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Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .

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POLITIQUE ET RELIGIEUX

Politique et religion : sacrée union !

dimanche 14.09.2008, 04:53 - La chronique de Jean-Michel BRETONNIER

 PHOTO AFP PHOTO AFP
| La chronique de Jean-Michel BRETONNIER |

C'est au nom de la laïcité que certains ont dénoncé la visite officielle du pape à Paris, et les frais engagés sur fonds publics. Ce refus se fonde sur le postulat d'une distinction totale entre politique et religion, alors que tout démontre le contraire.

 

Depuis l'âge des cavernes, croyances, coutumes, organisation des groupes humains sont imbriquées. Affirmer l'Europe actuelle comme chrétienne est discutable. Nier les origines chrétiennes de l'Europe est absurde. Qu'on revendique cet héritage ou qu'on le rejette, il est partout, brut ou transformé.

Dans nos traditions, notre calendrier, notre vocabulaire, notre morale, notre philosophie, nos productions artistiques et même scientifiques.

En croyant s'affranchir de l'opium du peuple, un certain socialisme a inventé une religion idolâtre dont les saints furent Staline ou Mao. En voulant réinventer le paganisme, le national-socialisme a fabriqué un fou satanique. Dans un registre moins tragique, des altermondialistes ont transformé la photo d'actualité d'un Che Guevara révolutionnaire en icône imprimée sur tee-shirt. Au nom des bonnes intentions, notre époque a fait de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen un livre saint. Dans le genre patriotique, les États-Unis ont fondé leur prospérité et leur miraculeuse unité sur ces éléments sacrés que sont la Constitution, la bannière étoilée et le dollar.

Il y a bien celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, selon leur disposition individuelle, mais aucun des deux n'échappe au fait religieux.

Dans une conférence sur « Politique et religion », Régis Debray offrait deux citations dont les auteurs étonnent. « Dieu est mort, mais l'homme n'est pas pour autant devenu athée. Ce silence du transcendant joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier » ; et « Je ne conçois pas une société sans religion, c'est-à-dire sans des croyances communes qui relient toutes les âmes en les rattachant à l'infini dont elles procèdent et où elles vont. » La première est de Jean-Paul Sartre ; la seconde de Jean Jaurès. La laïcité n'est pas le contraire de la religion. Elle consiste à faire cohabiter sans heurts des croyances. Elle doit donc commencer par les admettre, et en admettre la nécessité. La République, dont la laïcité est justement l'un des fondements, repose elle-même sur une adhésion collective à quelque chose qui nous dépasse, une transcendance. Elle a ses valeurs, sa mémoire, ses lieux. C'est leur caractère sacré qui fait tenir ensemble la société. Il n'est pas sûr qu'il faille ajouter un adjectif à la laïcité pour la renforcer. Il s'agit surtout qu'elle soit respectée par tous.

La négation ou l'oubli du religieux se paie, de façon tragique ou comique, ou tragi-comique, comme chez ces supporteurs allemands du club de Hambourg qui se font enterrer dans un carré aux couleurs de leur équipe.

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D
Commentaire bright écrit en réaction à ce texte ( trouvé sur le web) : <br /> C'est vrai, mais même ces passions peuvent être soumises à l'examen de la raison.<br /> Ce n'est pas la raison qui doit se soumettre à la passion mais l'inverse.<br /> La religion est un envoûtement. Dangereux et pouvant être contagieux.<br /> Les religions ne cherchent pas à convaincre mais à répandre la contagion.<br /> Écouter ces professionnels de la manipulation mentale comme l'auteur du dernier article que tu nous as proposé, c'est prendre le risque de se faire contaminer.<br /> Plus que jamais Il faut les fuir comme la peste.
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