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Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .

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LA QUESTION DU REEL : NOMINALISME-G. D'OCKHAM -C.ROSSET

NOMINALISME : Attitude philosophique admettant qu'aucune substance
métaphysique ne se tient derrière les mots : les prétendues essences
ne sont rien de plus que des mots ou des signes représentant des
choses toujours singulières .Contredit ainsi le réalisme de type
platonicien et le conceptualisme .

- Le nominalisme apparait dans l' Antiquité chez les cyniques dans la
critique de Platon ( " je vois bien le cheval mais non la
chevalité" ),mais on devrait en réserver l'appellation à l'école du
Moyen -Age (Roscelin , Ockham ) qui s'appuie sur cette élimination
des essences superflues pour ne retenir que deux sources de la
connaissance :l 'expérience et la logique .
" Il ne faut pas multiplier les ètres sans nécessité " , énonce
Ockham (on appelle ce principe d' économie de la pensée " rasoir d'
Ockham " ) .

- Aussi ses retombées ultérieures sont-elles décelables chez certains
empiriques (Hume ) ou logiciens ( Condillac). Au XXe Siècle ,le
nominalisme reparait notamment dans l'interprétation de la science
selon laquelle les lois et théories sont davantage des constructions
de l'esprit qu'une représentation des choses ; de son
coté ,l'empirisme logique en participe pleinement en affirmant que
la science porte non sur les choses ,mais sur les énoncés à propos
des choses .

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J 'ajoute donc ,aussi ce passage de Clément Rosset (
LE DEMON DE LA TAUTOLOGIE- P.34-35 ) complètant le texte précédent .

-Formule de la tautologie et expression juste du principe
d'identité , " A est A" est la juste expression de toute réalité ,qui
a pour définition d' ètre ce qu'elle est et de n'ètre en rien ce
qu'elle n'est pas ,comme l'enseignait Parménide . C'est pourquoi il
est vain de demander à la philosophie une autre et plus précise
définition du mot "réel" ,puisque celui-ci ne peut-ètre défini que
par son fait mème d' ètre réel ,ce qui constitue certes une sorte de
définition mais une définition qui , si elle est recevable et la
seule à l' ètre , est également tellement " minimaliste" ( et
aussi "nominaliste" puisque associant l'idée de réalité à celle de
singularité , à l'instar des nominalistes médiévaux ) qu'elle ne peut
que décevoir ceux qui attendraient d'une définition du réel un
supplément d'information philosophique .Mais tout supplément
d'information équivaudrait ici à un brouillage de la notion qu'on
voudrait éclairer ,puisque c'est justement la << définition >> du
réel que d' ètre sans définition - ou du moins sans autre définition
qu'une redite de son propre fait .De la mème manière ,comme le
suggère Alain Badiou , le nom étant ce qui nomme ne peut-ètre nommé
lui-mème : " Le nom n'est rien d'autre que le réel ,et c'est pourquoi
il ne saurait y en avoir de définition .(...)Le nom (...)est ce
qui "ouvre" la pensée , et qui doit ètre maintenu tout au long de
l'investigation ,sans jamais y ètre "objectivé" par une définition ou
un référent . ..


gse-multipart17883.jpgClément Rosset
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