Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .
Par DominiqueGiraudet
Martin Heidegger a caché ses intentions sociales-politiques jusqu’en 1933 sous des théorèmes philosophiques généraux qui furent pourtant révélés pendant la domination national-socialiste. L’interprétation, l’affirmation de Heidegger ainsi que la présentation académique de son enseignement esquivent l’éclairage posé par la recherche sur de nombreux « passages obscurs » dans ses textes. C’est la raison pour laquelle elle est basée sur une lecture heideggerienne éminemment mutilée. Son œuvre prétendument innocente politiquement est dissociée d’un prétendu gâchis politique durant la période nazie. Le discours fervent et systématique de Heidegger sur l’historicité est pourtant inhérent à la prétention d’être une force de retournement politique et réaliste qui est précisément celle de ses théorèmes. Il en démontra lui-même les orientations et applications sociales après 1933. La dépolitisation très répandue de la philosophie de Heidegger sert le plus souvent ses partisans pronazis. Néanmoins, ils dénient et minimisent ses véritables intentions parce qu’ils les connaissent et les approuvent. Ils croient pouvoir faire la promotion d’un prétendu « bon » nazisme en se fondant sur sa façon de penser apparemment dénuée de radicalité. L’analyse des théorèmes cardinaux heideggeriens comme le Dasein, « la précipitation dans la mort » et « l’élection du héros », montre qu’il n’accède absolument pas au niveau philosophique, sociopsychologique et théorico-politique qu’il croit avancer dans son argumentation. Il s’en sert pour doubler, grâce à une apparence ontologique, un « idéal ontique » qui est caractérisé par ce qui est « völkisch », étatiquement mené par un Führer et guerrier. Mots clés Heidegger, national-socialisme, pensée völkisch
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