Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .
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Qu'ils s'en aillent les aboyeurs aux meetings, qu'ils s'en aillent les racoleurs de voix. Ils assemblent des masses, les font bêler, les
font huer, les humilient et, en prime, les flattent d'applaudir. Ils exténuent la démocratie dans le slogan. Ils sont les auteurs de la bêtise dont nous crevons.
Qu'ils s'en aillent les "auteurs" qui nous cassent les oreilles, les essayistes, polémistes, analystes, chroniqueurs. Ils couvrent les petits bruits du
monde, les petits bruits de chacun de leur tintamarre. Ils transforment la délibération démocratique en foire à idées, les problèmes vitaux de l'humanité en quincaillerie idéologique. Ils sont
les auteurs de la bêtise dont nous crevons.
Mais, surtout, qu'ils s'en aillent les "philosophes". Certes, on les entend assez peu. Mais la raison en est simple : ils sont au coeur virtuel du dispositif millénaire de la bêtise. Ils sont les tueurs originaires de la démocratie. Ils ont toujours déjà fait leur sinistre boulot. Ils ont assez diffusé de modèles pour penser. Ils ont soigneusement rétréci le pouvoir de juger, méticuleusement mis sur des rails la créativité universelle (ne la connaissant que trop bien). Eux aussi aiment les applaudissements, cette infamie.