Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .
Marcel Conche, né le 27 mars 1922, est professeur émérite de philosophie à la Sorbonne.
J’ai ma vérité ; quant à posséder la Vérité, je ne saurais y songer.
Je parle de sagesse « tragique », car la seule chose qui soit l’objet de ma recherche – la Vérité – ne porte en elle aucune garantie de m’apporter un plaisir ou un bonheur quelconques.
Le philosophe doit assumer totalement la condition humaine : il doit vivre, et cela signifie aimer – et en assumer les conséquences.
Les dieux sont des produits culturels ; seule la Nature est là pour tous les hommes, Grecs, Chinois ou autres. Si, avec l’universalisation que l’on voit aujourd’hui, le temps est venu d’une philosophie œcuménique, une telle philosophie ne pourra être qu’une philosophie de la Nature.
Le grand bonheur est toujours extraordinaire et impréparé ; on ne peut ni le choisir ni l’organiser. Quant au petit bonheur courant, je n’y vois qu’ennui et promesse d’ennui.
Tout individu humain a vocation à devenir philosophe.
En droit, le sens de l’être se décide en chacun – en droit, dis-je, non en fait, étant donné le nombre de vies absentes d’elles-mêmes, cela parce que l’homme a abandonné à la collectivité, aux autres, la responsabilité de son être. La plupart des hommes sont des hommes collectifs, que leur éducation a faits.