Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .
La première phrase
Pendant les quinze premières années de notre vie, nous habitâmes, Danny et moi, à cinq blocs de distance, sans que ni lui ni moi soupçonnions l'existence de l'autre.
La plus belle phrase
'Regarde dans mon âme, lui dis-je. Tiens-toi dans mon âme et tu verras le monde par ses yeux. Tu connaîtras quelle douleur il ressent à cause de son ignorance, et tu ne riras pas.'
Morceau choisi
'Les êtres humains ne sont pas éternels, Reuven. Nous vivons moins de temps qu'il n'en faut pour ouvrir et fermer un oeil, si
nous mesurons nos vies à l'échelle de l'éternité. Si bien qu'on peut se demander quelle valeur a une vie humaine. Il y a tant de douleur dans le monde. Quest-ce que cela peut bien signifier, de
telles souffrances, si nos vies ne sont que le temps d'un clin d'oeil ? '. Il s'arrêta de nouveau, et il avait maintenant les yeux humides, puis reprit : 'J' ai appris, il y a longtemps, qu'un
clin d'oeil en lui-même n'est rien. Mais l'oeil qui cligne, ça c'est quelque chose. Le temps d'une vie n'est rien. Mais l'homme qui vit
ce temps, il est quelque chose. Il peut remplir de sens ce court espace, si bien que, qualitativement, il est au-delà de toute
mesure, quoiqu'il soit insignifiant quantitativement.'
- page : 288 - éditeur : 10/18 -
Morceau choisi
Quandj'étais très jeune, mon père, qu'il repose en paix, se mit à me réveiller au milieu de la nuit, et je pleurais.J'étais un enfant, mais il m'éveillait et me racontait l'histoire de la destruction de Jérusalem
et des souffrances du peuple d'Israël, et je pleurais. Pendant des années, il a agi ainsi. Un jour, il m'emmena visiter un
hôpital - ah, quelle épreuve ce fut ! - et souvent il m'emmenait avec lui visiter les pauvres, les mendiants, pour que je les écoute parler. Mon père lui-même ne me parlait jamais, sauf quand
nous étudiions ensemble. Il m'enseignait en silence. Il m'enseignait à regarder en moi-même en compagnie de mon âme. Quand les gens lui demandaient pourquoi il était silencieux avec son fils,
il leur disait qu'il n'aimait pas parler, que les paroles sont cruelles, que les paroles vous jouent des tours, qu'elles déforment ce
qu'on a dans le coeur, qu'elles cachent le coeur et que le coeur ne parle que dans le silence.
- page : 374 - éditeur : 10/18 -