La romancière Béatrix Beck est décédée
La romancière française d'origine belge Béatrix Beck, prix Goncourt 1952 pour «Léon Morin, prêtre», s'est éteinte à l'âge de 94 ans, a annoncé dimanche sa petite-fille Béatrice Szapiro. Elle
était née en 1914 à Villars-sur-Ollon (VD).
Béatrice Beck est morte dans la nuit de samedi à dimanche dans la maison de retraite où elle vivait, à Saint-Clair-sur-Epte (Val d'Oise). Elle laisse une trentaine d'oeuvres, des romans pour
l'essentiel, mais aussi des contes, poèmes et pièces radiophoniques.
«Léon Morin, prêtre» l'avait rendue célèbre en lui permettant de décrocher en 1952 le prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français.
Mariée en 1936 avec un Juif apatride, Naun Szapiro, elle perd son mari à la guerre et, veuve avec une petite fille, elle fait des petits boulots pour gagner sa vie. Elle publie en 1948 son
premier roman, "Barny", à la suite duquel André Gide l'engage comme secrétaire. Grâce à "Une mort irrégulière" (1950) et "Léon Morin, prêtre" (1952, Prix Goncourt) elle peut s'acheter un
appartement dans le même immeuble que Jean-Paul Sartre.
Elle est naturalisée française en 1955. Suivent encore quelques romans, puis elle part pour les États-Unis (1966), où elle est professeur à Berkeley, en Virginie, à Laval et puis au Canada à
Sherbrooke, Québec, et à l'université Laurentienne. Ce n'est que de retour en France, en 1977, qu'elle se remet à publier des romans, entre autres "Noli", sur la vie universitaire au Canada.
Mais c'est avec "La Décharge" qu'elle gagne une nouvelle renommée et le Prix du Livre Inter.
agences/lan