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Philosophie,coups de coeurs philosophiques et littéraires,éthique,morale,environnement,culture,réflexions personnelles .

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VERITABLE ADVAITA, PSEUDO-ADVAITA,ET RAMESH BALSEKAR A KOVALAM EN 2004


- Témoignage d'un participant au Seminar de Kovalam 2004 - Message de Wayne Liquorman, 14 février 2005 -
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Lettre Ouverte de Timothy Conway, 27 février 2005 - Ramesh, Wayne et le Véritable Advaita par Timothy Conway -
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Définition d'Advaita - Citations d'Advaita -

VERITABLE ADVAITA, PSEUDO-ADVAITA,
ET RAMESH BALSEKAR A KOVALAM EN 2004

" Le vrai gourou ne vous humiliera jamais, pas plus qu'il ne vous éloignera de vous-même. Il vous ramènera constamment à votre perfection inhérente et il vous encouragera à chercher en vous, à l'intérieur. Il sait que vous n'avez besoin de rien, pas même de lui, et il ne se fatigue jamais de vous le rappeler. Mais celui qui s'est lui-même institué gourou s'intéresse plus à lui-même qu'à ses disciples. "

                                                                - Nisargadatta Maharaj

Depuis 1996, InnerQuest fait la promotion des ouvrages et des vidéos de Ramesh Balsekar. De nombreuses personnes se sont rendues auprès de lui suite à nos recommandations. En conséquence, il est de notre devoir de vous informer de leurres et de contradictions qui sont récemment devenus évidents dans la conduite et l'enseignement de Ramesh Balsekar, qui dit enseigner l'Advaita, la Connaissance de Soi non-duelle.

Ranjit Maharaj et Nisargadatta Maharaj (le Maître de Ramesh) sont tous deux disciples du grand Maître Siddharameshwar Maharaj. J'ai eu l'extrême chance dépasser beaucoup de temps avec Ranjit Maharaj, dans sa petite chambre de Bombay, à Paris et en Bretagne. J'ai pu observer qu'il était un Maître authentique, vivant à partir de la Réalité Finale - Ce que nous sommes tous, au-delà des noms et des formes, au-delà de la connaissance. Lorsqu'il enseignait, il disait toujours : " Ce n'est pas mon enseignement. Tous les honneurs vont à mon Maître. " Maharaj était entièrement dévoué à son Maître et à la Libération. Il expliquait : " Vous souffrez parce que vous vous êtes associés au mental et que vous éprouvez de l'amour pour l'illusion. Dans la Réalité, il ne se passe rien ; il n'y a rien de réel. Le choix vous appartient maintenant : soit vous prenez ceci à Cœur, soit vous n'en faites rien. " Sri Ranjit vivait ce qu'il disait et ne s'intéressait nullement aux affaires du " monde ". L'essentiel de son message était : " Comment quelque chose peut-il exister dans le rien ? ", cela constitue le véritable enseignement de l'Advaita, la Connaissance de Soi. Je vous invite à écouter votre coeur après avoir lu le récit ci-dessous.

Darrell
InnerQuest, Paris


Temoignage d'un Participant au Seminaire de Kovalam 2004

J'espère que mon témoignage ci-dessous servira de révélateur aux faits réels, afin d'amener le lecteur à examiner le sens de la réalité profonde en arrière-plan de ces faits.

Il y a deux ans, je me rendis à Bombay pour une première rencontre avec Ramesh Balsekar, afin de vérifier par moi-même si son enseignement était authentique. D'autres séjours suivirent à son domicile jusqu'à cette dernière rencontre à Kovalam en décembre 2004. Ce dont je parle ici sont des événements que j'ai observés à Bombay et à Kovalam.

A son domicile de Bombay, dans la grande pièce annexe à celle de satsang, je remarquerai l'exposition d'une profusion de photographies de Ramesh Balsekar, certaines de ces photographies le représentant jeune homme posant tel un athlète grec de l'Antiquité. Chaque photo était à vendre à un prix plutôt élevé pour l'Inde. J'étais surpris, mal à l'aise, trouvant étonnant et même incongru qu'un "sage" puisse exposer son corps physique de la sorte et gagner de l'argent par de telles images.

Peu de temps avant, je venais d'entendre un discours assez rudimentaire de sa part sur l'humilité, l'absence d'orgueil et de fierté chez le sage, qualités certainement attendues chez tout sage supposé et je me retrouvais face à ces photos plus ou moins douteuses, vendues dans une évidente contradiction avec le discours entendu.

Il y avait aussi la vente des livres. Beaucoup de gens achètent sur place les ouvrages de Ramesh et j'ai souvent entendu ce dernier inciter les visiteurs à les acheter. La vente de l'enregistrement audio du satsang du jour sous forme d'un CD a également attiré mon attention en raison de son prix : 500 roupies (environ 9 Euros) qui est un prix élevé pour l'Inde.

J'ai toujours été choqué par le fait que Ramesh rappelle souvent qu'il n'enseigne qu'à ceux qui vivent confortablement, à ceux qui n'ont pas de soucis matériels. Il est clair que les visiteurs de Ramesh ne sont ni pauvres ni nécessiteux et que beaucoup sont fortunés. On ne peut pas s'empêcher de remarquer que l'argent tient manifestement une place très importante dans la vie de Ramesh.

Durant mes séjours à Bombay, je poserai à Ramesh Balsekar des questions relatives à la vérité essentielle absolue : " paramartha satya " et à la vérité relative essentielle exprimée : " samvritti satya ", questions se rapportant aux enseignements traditionnels Indiens (entre autres). Je n'obtiendrai jamais que des réponses vagues, superficielles, qui ne m'apporteront rien. Si Ramesh ne répondait pas clairement, je me demandais si c'était par ignorance ou par incompréhension de mes questions ?

Puis ce fut l'arrivée au séminaire de Kovalam 2004. Une vingtaine de pays étaient représentés pour un total de 155 participants, dont 2 indiens aisés. La moitié des participants rencontrait Ramesh pour la première fois. L'organisation du séminaire était assurée par un groupe d'Allemands qui a priori connaissaient Ramesh depuis longtemps.

Le contenu général du séminaire fut identique à ce que j'avais déjà entendu à Bombay.

Ma première surprise fut la réponse de Ramesh à un médecin psychiatre d'origine Juive qui lui parla de la souffrance qui l'avait poursuivie toute sa vie : son père était mort dans les camps nazis. Le fait de ne pas avoir connu son père avait toujours été pour lui source d'une grande souffrance. Son récit sincère était touchant car il s'exprimait ouvertement devant tous les gens.

La réponse impassible de Ramesh fut : " Ceci n'est qu'un " happening " [événement] et vous n'avez pas eu le choix, vous ne pouvez qu'accepter ! "

J'ajouterai qu'à plusieurs reprises Ramesh mis sur le même plan un " Hitler et des centaines de 'Mère Térésa' ! " Je me demanderai pourquoi Ramesh abordait-il la douleur d'autrui par des propos aussi choquants qu'inutiles ? (A noter que plusieurs participants étaient d'origine Juive).

Puis ce même médecin demanda à Ramesh : " J'ai le sentiment de ressentir de l'énergie en votre présence, pourriez-vous m'expliquer pourquoi ? "

Ramesh lui répondit abruptement : " Vous avez dépensé 1000 Euros pour ce séminaire, mais si vous venez chez moi c'est gratuit. Ce qui ne doit pas vous empêcher de faire une donation ". Le personnel Allemand s'amusa de cette réplique.

Le sujet des donations fut abordé à plusieurs reprises par Ramesh, qui nous rappela à chaque fois que les donations bénéfiques pour le donateur sont celles qui lui font "mal" et que sans cette "douleur ressentie" la donation n'est pas bénéfique pour…le donateur !

Un jeune Américain d'origine russe qui fut très choqué d'entendre ces propos, en parla à plusieurs d'entre nous et nous exprima son indignation ultérieurement : " Mais comment un guru peut-il demander ainsi de l'argent ? "

Jusqu'au jour du départ, ce dernier fut très malheureux de la tournure que prenait le séminaire. Il ne fut pas le seul à en être tant choqué.

Nous fûmes plusieurs à comprendre que le bénéfice du séminaire représentait en fait une somme énorme pour Ramesh. Il est bien connu que la pseudo-spiritualité comme instrument de pouvoir a toujours été un moyen commode de s'enrichir au dépend d'autrui.

L'avant-dernier jour, l'organisateur allemand remis à chacun un papier expliquant le dur travail des cuisiniers de l'hôtel où nous prenions nos repas. dans ce papier, il suggérait à chacun d'entre-nous de verser un pourboire de 1500 roupies avant la fin du séminaire, pourboire qu'il redistribuerait lui-même, (Aux cuisiniers ? nous nous sommes posés la question). Plusieurs personnes me dirent leur indignation de se voir demander une telle somme (le prix du séminaire étant déjà élevé) ainsi que leur doute quant à la destination de cet argent.

Un d'entre-eux me dit : " ce n'est pas possible qu'il redistribue 225 000 roupies (approximativement 4000 Euros) aux cuisiniers, je n'y crois pas ! "

Je remarquai également que les livres vendus au séminaire étaient tous plus chers que leurs prix habituel.

Vers le milieu du séminaire, plusieurs femmes semblaient mal à l'aise, tristes, alors qu'elles ne l'étaient pas les premiers jours.

Le personnel Allemand de Ramesh était lui-même quelque peu agité, distant, préoccupé et difficile à approcher.

J'observais tout cela me demandant quelle en était la raison.

Une jeune américaine plus triste que les autres et qui paraissait très affectée, restait isolée dans son coin le regard perdu dans ses pensées. Un Américain d'origine mexicaine (je crois) la réconforta. Il fit de même pour plusieurs autres femmes qui semblaient aller vers lui comme pour rechercher du soutien. Deux autres hommes les réconfortèrent également. Je me demandais ce qui se passait.

En fin de l'avant-dernier satsang, un jeune médecin occidental ayant étudié la médecine traditionnelle Indienne demanda à Ramesh : " Pensez-vous le guru capable de justifier ses propres actes, son propre comportement, par son enseignement ? "

La question était directe. Ramesh parut surpris et donna une réponse vague : " Quoi qu'il arrive ce n'est jamais qu'un événement, la volonté Divine, une loi cosmique… et le guru n'est pas concerné par l'événement. " Comme c'était la fin du satsang, une femme joua de l'harmonium et commença à chanter un chant de dévotion.

Durant la semaine Ramesh dit une histoire qu'il avait déjà racontée à Bombay, à propos de la sexualité d'un guru célèbre vivant non loin de Bangalore.

Un disciple ayant vécu 20 ans avec ce guru surprit ce dernier en plein acte sexuel avec de jeunes garçons. Il ne connaissait pas cette pratique de son guru. Très choqué, il revint voir le guru lui disant qu'il ne pouvait pas accepter un tel acte et qu'il quittait l'ashram sur le champs. La réponse du guru fut la suivante : " Vous avez créé le problème, maintenant vous devez le résoudre ! "

Et, Ramesh de nous dire son accord avec cette réponse : " Tout n'est simplement qu'événement dirigé par la loi cosmique et la volonté divine… c'est dans la programmation de l'organisme corps-mental… et l'on ne peut rien y faire… le guru n'est pas concerné ! "

Puis, Ramesh nous raconta une histoire identique concernant un autre guru vivant non loin de Bombay. Je supposa ensuite qu'il faisait référence à Satya Sai Baba et à Muktananda respectivement.

Mais il essaya aussi de s'attaquer à la réputation morale de Nisaragadatta Maharaj lui-même.

Je me demandai : " pourquoi Ramesh raconte-t-il ces histoires navrantes qui choquent tant de gens dans l'assemblée ? " J'avais le sentiment qu'il cherchait à "démolir" le critère de ce qui constitue un guru authentique.

Ramesh ajouta que Nisargadatta Maharaj enseignait une voie "positive" et que, Ramesh lui seul, enseignait une voie "négative" ! Ramesh nous signifiait ainsi qu'il enseigne le "neti, neti", "pas ceci, pas ceci" (l'approche "négative" utilise les concepts pour amener au-delà des concepts) et que Nisargadatta Maharaj enseigne la voie "positive", qui repose sur ce que les concepts désignent comme étant réel.

Je me souviens qe ce propos créa une indignation chez plusieurs. Après le satsang, une anglaise vint me voir pour me dire son mécontentement : " Nisargadatta, enseigner une voie "positive" ?!… Qu'est-ce que Ramesh veut dire sur Maharaj ? C'est faux. Nisargadatta a toujours enseigné une voie "négative" ! J'étais également en désaccord avec les propos de Ramesh.

Un moment important fut lorsque Ramesh affirma que la Bhakti (dévotion envers Dieu) n'était d'aucune utilité, et n'avait aucun sens, mais que seul Jnana (Connaissance) était importante. Il ajouta : " Vous devez être étonnés d'entendre cela car c'est la première fois que vous l'entendez, n'est-ce pas ? "

Un homme assis derrière moi se mit à sangloter comme s'il avait perdu ses repères. Je le réconfortais le mieux que je pouvais. J'étais ainsi troublé et ému de voir l'impact de Ramesh sur la psyché d'un être sensible et en recherche.

Tout simplement, Ramesh sous-entendait que lui seul avait une juste compréhension mais pas les autres gurus avant lui. J'étais sidéré. Plus tard, un jeune étudiant australien en neuropsychologie me dira que la conduite et l'attitude de Ramesh l'inquiétaient.

Le jour précédent la dernière matinée, je fus informé par une des participantes que Ramesh avait une maîtresse depuis plusieurs années (et d'autres femmes avant elle) et que cette maîtresse souffrait de cette situation anormale et insupportable, d'autant qu'il fallait cacher les faits. J'appris aussi que ce qui se passait à Kovalam, se passait régulièrement au sein même de l'appartement de Ramesh à Bombay. Je n'en croyais pas mes oreilles. Je me demande si Madame Balsekar et ses enfants sont au courant de tout ceci, et si c'est le cas, comment ils le vivent ?

Puis vint la dernière matinée. L'organisateur du séminaire prit la parole face à nous sur l'estrade et parla pendant 20 minutes avant l'arrivée de Ramesh. Manifestement, il était troublé et mal à l'aise : " Je connais Ramesh depuis 25 années. Chacun a ses défauts et ses qualités. Même si Ramesh a ses défauts, je lui suis reconnaissant. pour moi, ce séminaire est important… " puis il retraça son parcours avec Ramesh.

J'échangeai un regard avec quelques participants et nous comprenions sans aucun doute à présent le sens de son malaise ! Mais nous n'imaginions cependant pas la suite de ce dont nous allions être les témoins.

Dès le début du satsang, une femme d'environ 50 ans connaissant Ramesh depuis longtemps, en pleurs, face à lui, lui dit : " Pourquoi ? Pourquoi faites-vous cela?… avec votre enseignement… " Elle était bouleversée et perdue entre un enseignement qu'elle considérait essentiel et une série de faits qu'elle découvrait et dont elle était à présent témoin.

Puis le jeune docteur demanda à Ramesh : " Avez-vous une maîtresse ? "

Ramesh répondit : " Non, non… Chaque événement est un " happening " [événement], une programmation du corps-mental, et le guru n'est pas concerné… "

Il mentait. Puis il prit un papier près de lui et nous lut une lettre d'excuses qu'il avait préparée la veille : " Si je vous ai blessés, je m'en excuse… Mais tout cela n'est qu'un événement et je ne suis pas concerné… "

A l'arrière-plan des participants, l'organisateur Allemand que j'observais était vraiment mal en point… Il savait tout cela manifestement ; et depuis longtemps.

Finalement, il m'est clairement apparu que Ramesh se fichait tout simplement de la peine qu'il causait : " Vous avez créé le problème. résolvez-le… Vous me demandez des accolades et ce qui arrive ensuite est bien de votre faute… Je n'y suis pour rien. C'est vous qui créez le problème. "

La jeune Américaine, qui m'avait parue si triste les jours passés, et dont la condition émotionnelle me semblait vraisemblablement venir des avances que Ramesh lui avait faites, se leva et s'adressa à lui en lisant une citation de Shakespeare. Ramesh lui répondit n'avoir rien lu de Shakespeare.

Elle lui demanda alors et à plusieurs reprises : " Avez-vous l'intention d'arrêter de vous comporter ainsi, de cette façon aussi délictueuse ? " Elle fit preuve de fermeté. (Ce qui est curieux et incroyable est que certains participants dirent au moment du repas qu'elle n'aurait pas dû parler.)

Ce moment fut probablement le plus difficile pour Ramesh car cette jeune femme était très déterminée dans ses propos.

Puis une autre femme d'origine Allemande, mais vivant aux US, se leva et exprima son indignation car elle lui dit avoir eu confiance en lui et qu'il allait devoir affronter d'autres personnes, ainsi que ceux qui croyaient encore en lui ou ceux qui ne croyaient plus en lui, y compris des hommes.

Une ancienne disciple de Ramesh du nom d'Elka prit sa défense, mais elle n'était pas convaincante, après ce qui venait d'être dit et entendu.

Il était saisissant de voir les visages des gens à la fin de ce séminaire, de voir combien le "déni" jouait son rôle de protection contre l'anxiété et peut-être l'angoisse, de voir combien de pauvres participants étaient encore sous le choc, ne sachant plus ce qu'il leur restait à faire ou même à penser.

Pour ma part, je quitterai ce séminaire avec un sentiment de dégoût mais aussi de compassion pour toutes celles et ceux qui sans aucun doute auraient à souffrir de cette expérience si particulière. Ce qui me choqua le plus à la fin, fut de constater que ce qui venait d'être indéniablement entendu était cependant "dénié" par certains participants.

J'ai rédigé tout ceci de mémoire et je regrette de ne pas avoir eu la présence d'esprit d'écrire ce que j'entendais ou d'enregistrer ce qui a été dit. Je sais que certains participants l'ont fait. j'aimerais les encourager à partager leurs enregistrements avec nous tous.

Mon conseil est de pratiquer "viveka" (discrimination) au sujet des événements, et de reconsidérer la valeur de Ramesh Balsekar en tant que maître spirituel.

Je suis en accord total avec Timothy Conway dans ses deux articles (ci-dessous). ceux-ci nous montrent une érudition évidente guidée par une compréhension authentique du chemin de la Réalisation, dont fait partie l'Advaita Vedanta.

Nirodhânanda
le 25 mars 2005

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Message de Wayne Liquorman
- 14 Fevrier 2005 -

(Wayne Liquorman est un disciple de Ramesh. Sur le quatrième de couverture de son dernier livre (que sa propre maison d'édition américaine, l'Advaita Fellowship Press, vient de publier) il se décrit comme étant " l'un des principaux enseignants de la non dualité du monde ". Pour une définition de ce qu'est l'Advaita (la non dualité) voir ci-dessous.)

Voici ce que dit Wayne (dans son "message à tous" du 14 février) au sujet de la situation (Ram Tzu est son pseudonyme) :

Vous voulez que ceux qui vous dispensent la Vérité
Apparaissent et se conduisent de façon spéciale.
Vous les voulez différents
Et séparés
Et puissants.
Vous préférez vous les représenter
Baignant dans la lumière
Plutôt qu'assis sur les W-C.
Vous les préférez sans passion, sans sexe,
Doux, gentils et bons.
Vous êtes attirés par les idées des miracles
Et vous les inventerez si nécessaire.
Votre stratégie est de les conserver
Là bas
Loin de vous
Exotiques et mystérieux.
Vous vous délectez du mythe
De l'individu Illuminé
Dans l'espoir qu'un jour vous aurez autant de pouvoir.
Ce que vous ne pouvez tolérer
C'est qu'ils vous apparaissent
Comme étant aussi ordinaires que vous.
Ram Tzu sait cela...
Vous passez toujours à côté de la Vérité
Car elle est trop ordinaire à voir.

J'ai eu la chance d'avoir eu la possibilité au début de ma quête spirituelle de passer pas mal de temps en dehors des limites formelles du satsang avec mon gourou Ramesh. Cette intimité a donné toute sa substance à ce que Ramesh répète sans cesse, à savoir : que le sage est vraiment quelqu'un d'ordinaire. J'ai ainsi pu observer ses diverses qualités humaines, je les appréciais pour la plupart, et certaines me déplaisaient aussi. Malgré ses caractéristiques humaines qui me déplaisaient personnellement, je continuais à demeurer conscient de sa présence dans ma vie en tant que mon gourou. Merveilleusement, la réalité de l'homme ordinaire nommé Ramesh et le gourou coexistaient parfaitement pour moi.

La tendance chez la plupart des aspirants spirituels est d'idolâtrer et d'idéaliser le gourou. Il en est déshumanisé, positionné dans une position distante et de haut rang, puis les espérances sont projetées sur lui. On lui attribue différents standards de Conduite Illuminée qui sont en fait impossibles à suivre, si ce n'est pour la simple raison que ceux-ci varient en fonction de celui qui les évalue. L'ironie c'est qu'il n'y a aucun lien entre l'Illumination et le comportement. Tous les grands sages ont souligné le fait que l'Illumination est transcendante. Elle n'est pas personnelle. Pourtant, la plupart des chercheurs se concentrent sur le personnel. La question qui revient perpétuellement dans les satsangs se résume à : "Comment serais-je (le chercheur) lorsque j'aurais obtenu l'Illumination ?" L'espoir perpétuel véhiculé par cette vision de "l'illumination personnelle" est que le chercheur devenu illuminé vivra à partir de ce moment une vie parfaite. "Je ne blesserai jamais plus qui que ce soit, ni ne serai blessé par qui que ce soit. Je me conduirai toujours en fonction de mes valeurs (quelles qu'elles soient)". Ceci en revient à dire que je deviendrai autre que ce que je suis maintenant... un être Parfait.

Cet enseignement suggère que nous sommes TOUS déjà des êtres parfaits. Même, ce que nous appelons nos défauts sont parfaits du fait qu'ils sont le produit de forces Universelles. Nous n'avons pas créé les aspects de nous-même qui ne nous plaisent pas et, plus important, les autres n'ont pas créés ces aspects d'eux-mêmes qui ne nous plaisent pas. Au fur et à mesure que cette compréhension s'approfondit, la culpabilité et les reproches, la haine et le dégoût de soi-même prennent de moins en moins de place... ceci est la Paix.

Affectueusement,
Wayne

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Lettre Ouverte de Timothy Conway
- 27 Fevrier 2005 -

(Timothy Conway, spécialiste de la spiritualité contemporaine et disciple de Nisargadatta Maharaj explique avec de nombreux exemples le piège dans lequel un instructeur tombe si sa réalisation n'est pas stable.)

(Le traducteur a légèrement adapté sa traduction en ajoutant des notes, définitions et explications afin de faciliter la compréhension du lecteur français. Le texte n'en demeure pas moins dans sa totalité.)

Dimanche, 27 février, 2005

Je discuterai brièvement le sujet du comportement de Ramesh Balsekar, et de l'attitude de Wayne Liquorman à ce sujet, mais tout d'abord une présentation en détails :

Au sein même du rêve non-duel que la Conscience fait apparaître, qui n'est autre que Conscience, nous trouvons la "vérité relative", le monde convenu du "bien et du mal", du "juste et de l'injuste", de "l'aise/bien-être et du malaise/mal-être".

Afin de guérir les différentes formes de mal-être, de mal-heur, et d'injustices nous trouvons trois sortes de figures spirituelles authentiques :

1. Les "libérés" dont le comportement demeure conforme à la conduite traditionnelle des sages, saints ou pratiquants d'une Voie, modèles authentiques de cette libération de tout attachement et de toute aversion, c'est-à-dire des samskaras et des vasanas, notions fondamentales issues de la philosophie et la métaphysique hindou et bouddhiste. Ces Libérés sont aussi Témoins de paix, de béatitude, de compassion, de générosité, de courage, d'équanimité et de sacrifice de soi, dans l'intérêt des êtres humains sensibles apparents ; (rappelez-vous le magnifique paradoxe exposé par le Bouddha dans le Vajracchedika Sûtra : le Sûtra du Diamant : " Il faut sauver tous les êtres sensibles / il n'y a pas d'êtres sensibles ". Ces libérés exemplaires transmettent une sagesse traditionnelle en insistant sur la Transcendance et l'Immanence de l'Absolu, l'impermanence, la non-essence et le manque de fiabilité de tous les phénomènes, le réveil du rêve égocentrique, la nécessité du sérieux et de l'effort vers la Liberté ainsi que sur la Grâce Divine, les moyens d'Eveil,…

Puis nous trouvons :

2. Ces hommes et ces femmes excentriques ou saints extravagants (avadhutas, majdhubs, masts, saloi, yurodivye, idiota, yu jen, mahasiddhas, etc.) constituants le corpus de ce qui est souvent nommé " la tradition de la sagesse excentrique ". Ces êtres effectivement assez mystérieux, évoluent soit de façon spontanée, soit délibérée au-delà des conventions sociales, parfois simplement parce que la réalisation du divin leur est venue avec une force inhabituelle balayant alors les circuits des normes de fonctionnement psychologique et social. Ces excentriques qui n'affichent habituellement aucune considération pour leur propre confort, même pour les besoins élémentaires du corps (nourriture, boissons, sommeil, logement, hygiène élémentaire) sont connus pour être capables de crier, frapper, bousculer autrui, uriner en public, ne tenant absolument aucun compte des règles sociales, se permettant de "malmener" ceux qu'ils rencontrent, ayant au travers de cette "sainte insulte", un bel effet transformateur inattendu sur ces personnes. En d'autres termes, il est manifeste que tout comme avec les Libérés de la catégorie #1, un sentiment intense de bénédiction divine ou d'une transmission particulière (saktipat, kripa, baraka, wang, descente de l'Esprit saint, etc.) est expérimenté a l'instant même ou après la rencontre étrange d'un "excentrique fou" de la catégorie #2 avec pour effet une incroyable sensation de liberté, de paix, d'équanimité, de félicité, d'amour, et d'une identité non-duelle avec l'Un et tous les êtres.

J'ajouterais qu'il existe par ailleurs une troisième et authentique figure spirituelle :

3. L'Ami Noble sur la Voie, le kalyâna mitra qui tel un guide spirituel, mentor, conseiller, même s'il peut (elle ou lui) ne pas être établi à 100% dans la Liberté Spirituelle, ni être pleinement Eveillé ou constamment lucide à l'intérieur du rêve, reste cependant d'un grand secours, éclairant et donnant du pouvoir à ceux qui l'approchent. Ce Kalyâna mitra ne cherche pas à "jouer le rôle de Guru" en prétendant être pleinement éveillé, ni assume la responsabilité de guide pour le bien-être des chercheurs au cœur sincère. Elle/Il sert seulement autrui le mieux qu'il peut en partageant par le Cœur cette Sagesse, cette compassion et reconnaissance à la grâce Divine qui l'a servi jusqu'à présent sur le non-chemin sans espace vers chez lui, lieu de la présence complète et libre. Ce Kalyana mitra peut en fait, être un professeur talentueux, un guérisseur ou un catalyseur pour ses semblables et véritablement leur transmettre de merveilleuses qualités. Il peut arriver que certains chercheurs s'éveillent pleinement au contact de ce genre de guide/guérisseur qui n'est lui-même pourtant pas totalement libéré et éveillé.

En plus des figures 1 et 2, Spirituellement Pleinement Eveillées et du guide/mentor/ami spirituel pas-tout-à-fait-pleinement-réalisé, il y a une autre figure dans le rêve divin de la manifestation : le simulateur (prétendant) ou imposteur (non authentique). Ce dernier qui, « au mieux » n'est pas plus spirituellement accompli (ou libre) que l'instructeur/ami mentionné à la catégorie 3, prétend être de la catégorie 1 ou 2. En d'autres termes, s'il a eu quelques (voire de nombreux) éclairs de compréhension, de sublimation, sa lucidité défaille fréquemment pour faire place à de nombreux états égocentriques d'attachements et d'aversions envers le rêve phénoménal. Ces attachements-aversions, la contrainte du « j'aime/j'aime pas » ; ce que le Yoga-Vedanta Indien appelle : 'raga-dvesa' et le bouddhisme Theravada : 'lobha-dosa', font également partie des samskaras et des vasanas de l'individu. L'inauthentique prétendant, que son cœur soit béni, ne peut pas admettre aux autres et probablement même pas à lui-même qu'il demeure lié et sous le joug des samskaras, par conséquent qu'il ne soit pas lui-même totalement libéré. Ainsi le prétendant est obligé de rationaliser (classique mécanisme de défense freudien contre l'anxiété) son manque de liberté en justifiant son comportement comme "OK", "divinement ordonné", "appartenant à la parfaite manifestation", "comme n'étant pas vraiment un problème parce que quoiqu'il arrive, cela demeure parfait". Au lieu de chercher à faire des efforts sincères pour réaliser le manque de substance du sens de l'ego bercé d'illusions avec ses attachements-aversions, de façon à vraiment vivre à partir de la LIBERTE, le prétendant s'efforce de convaincre les autres et lui même qu'il est, en fait, libre, tout en contiuant à traîner avec lui, les chaînes des samskaras. D'une manière fallacieuse et insidieuse, les prétendants redéfinissent la liberté en lui incluant les états d'attachements (donnant par ailleurs une fausse interprétation de cette notion antique du Mahayana : nirvâna = samsara).

Ces figures sont assez nombreuses sur le marché compétitif de la "spiritualité" que ce soit en Inde, au Japon, en chine, en Europe aux USA, ect… Ces personnages ont l'habitude de se présenter comme des êtres plus évolués et plus libres qu'ils ne le sont réellement, afin de s'attirer l'attention et la reconnaissance de leurs élèves et disciples, de s'enrichir, de devenir célèbres, de s'enivrer (psychiquement gonflé) de l'exitation plus ou moins subtile que procure le pouvoir, l'influence et le confort procurés par un groupe social qui gravite autour d'eux en les flattant et se réfèrant à eux comme "autorités spirituelles".

Portons maintenant notre attention sur un phénomène très spécifique : Que se passe-t-il lorsqu'un tel prétendant, ou un tel enseignant pas-tout-à-fait-libéré (ou charlatan pas-du-tout-libéré), est démasqué en raison d'un comportement exploiteur, habituellement issu de ces bons vieux sujets que sont le "désir et l'avidité" - comportements sexuellement ou financièrement inadéquats ?

Au moment où il est exposé, le prétendant spirituel et ceux de sa cour qui s'identifient ou se réfèrent à lui ont de plus en plus de problèmes, au lieu de se référer au Dharma (spiritualité authentique). Le prétendant et ses dévoués-valets, (que la paix et la bénédiction du Divin soit avec eux !) au lieu d'agir avec un véritable courage, une vraie sincérité, et du repentir, ce qui pourrait également inclure le fait de reconnaître humblement leur propre manque de liberté ainsi que de s'excuser sincèrement du fond du cœur, et s'amender d'un geste significatif envers ceux qu'ils ont exploités, tissent encore plus leur toile samskarique de complications. Les fâcheux mécanismes de défense contre l'anxiété sont alors déployés avec empressement. Ceux-ci ne comportent pas seulement une identification passionnelle à ce qu'ils considèrent comme une juste cause (attachement samskarique majeur), mais également la rationalisation comme quoi finalement rien de très grave n'est advenu, ou encore le déni face aux blessures engendrées à autrui ou face à la gravité de la situation (cette forme de déni s'exprime le plus souvent par une attitude de défense agressive et par des types de mensonges éhontés), et bien-sur, la projection dans laquelle le prétendant et sa cour blâment les victimes et leurs sympathisants qui s'efforcent d'apporter quelques éclaircissements à la sombre situation et de remédier à l'injustice en essayant de rétablir quelques formes de justice et de tranquillisation (ceci inclut la clarification de ce que le Dharma est et de ce qui n'est pas Dharmique).

N'oublions pas que l'une des rationalisations les plus classiques que le prétendant et ses "adorateurs" exploitent constamment, tout spécialement lorsque les défauts du prétendant sont exposés au grand jour, est l'idée que "rien n'est réellement mal", et que le manque de liberté, tel qu'il se reflète dans le comportement d'exploiteur, est d'une manière ou d'une autre "parfait", "voulu par le Divin", "part du rêve Divin", et que par conséquent "il n'est pas un problème en soi". Hélas cette rationalisation est utilisée sans retenue par ces prétendants qui oeuvrent dans le champ de la mystique spirituelle non dualiste, car les traditions non duelles font fréquemment référénce de façon évidente à ce niveau absolu de la vérité : Paramartha Satya plutôt qu'au niveau phénoménal conventionnel ou relatif de la vérité : Samvritti Satya.

Il est nécessaire de souligner avec certitude qu'en fait ces prétendants sont des anarchistes, car ils essayent de détruire les bases rationnelles ou intuitives de la morale et de l'éthique. Dans ce domaine du pseudo non-dualisme, "tout est acceptable" - tout au plus pour eux-mêmes et leurs copains. Pour eux, il n'existe donc aucune normes éthiques par lesquelles il soit possible de déterminer les comportements appropriés et inappropriés.

Le lecteur doué de discernement se rappellera que le type de "saints frustes et extravagants" appartenant à cette tradition de sagesse excentrique, figure authentique de la spiritualité de la catégorie #2, ne respecte pas non plus les règles de bienséance et autres normes de l'éthique sociale. Habillés de haillons, parfois quasi ou complètement nus, pas du tout soignés, voire même crasseux, souvent anormalement silencieux ou usant de formes langagières bizarres, se maintenant dans des postures étranges ou effectuant des mouvements singuliers, ces frustes, quoique libérés, comme nous l'avons mentionné, sont connus pour maltraiter sans ambages leurs visiteurs ou ceux qui voudraient être leurs disciples (de tels saints excentriques ne laissent le plus souvent personne demeurer auprès d'eux pendant très longtemps, comme on peut le retrouver dans la relation d'apprentissage conventionnelle au sein des lignées traditionnelles entre disciples et gurus, maîtres et novices ou professeurs et étudiants). Il arrive d'entendre des histoires de gens ayant étés frappés, heurtés, injuriés, totalement ignorés, et en certaines occasions traités plutôt de manière scandaleuse par ce type de sage au caractère singulier.

Mais il y a d'énormes DIFFERENCES entre les prétendants et ces saints excentriques authentiques.

En effet, les disciples des saints "considérés comme dingues" se sentent bénis et non pas exploités après les avoir rencontrés, tout le contraire de ce que ressentent les disciples confiants et exploités par les prétendants. En bref, le disciple se retrouve "incapacité" et avec le sentiment d'avoir été exploité au profit du prétendant. Pour faire court, le prétendant fonctionne comme un vampire non comme un donateur.

Deuxièmement, les saints extravagants sont totalement détachés de tout ce qui se passe au cours du rêve de l'existence, en particulier pour tout ce qui se rapporte à leur corps, tandis que les prétendants sont généralement très soucieux d'être assurés qu'ils seront bien nourris, habillés, logés, honorés et, oui, rémunérés. Plutôt que de s'en remettre à la grâce Divine spontanée pour tout ce qui peut arriver, ces prétendants et leurs admirateurs élaborent des plans, arrangent les choses afin de s'assurer de l'obtention des résultats les plus agréables et les plus lucratifs possibles. Ils opèrent uniquement et de manière évidente au niveau mental, aucunement au niveau transcendantal/trans-personnel dans leur planification et calcul de leurs revenus et de leurs dépenses, stratégies de marketing, projets, arrangements des réunions, entrerpises d'écriture et d'édition, etc. Bien sur, certains prétendants ne sont pas si occupés par ces aspects des choses - ils ont des admirateurs bienveillants qui sont prêts à s'occuper de tout ou presque pour eux, ainsi les prétendants peuvent facilement "suivre le courant" et avoir confiance en leurs acolytes (et non en Dieu) pour s'occuper des choses, et de cette manière les prétendants paraissent sereins et "au-dessus de tout".

Par conséquent, la revendication qu'ont tels prétendants et leurs serviles adeptes à l'appartenance à la "tradition de sagesse extravagante" est une simulation. Ils ne se sont ni totalement remis à la Divine Providence et sont loin d'avoir réalisé l'abandon total. En effet, d'une manière ou une autre, ils sont toujours attachés aux résultats. Le fait est qu'ils agissent encore sous l'effet du sentiment d'être celui qui agit, étant des acteurs egocentriques.

J'ajouterais, que de telles personnes jouent sur les deux tableaux suivants : ils veulent être reconnus comme héritiers d'une lignée au sein d'une tradition &endash; ce qui évidemment ajoute à leur statut et à leur influence en tant qu' "autorité". Et cependant, ils ont l'audace d'ignorer et/ou de falsifier les enseignements de leur tradition au sujet de l'éthique, de la morale et de la nécessité de demeurer aussi libre que possible de tout attachement et de toute aversion de type samskariques. Et lorsque quiconque essaye de soulever le sujet des règles morales traditionnelles qui s'appliquent aussi bien aux disciples qu'aux gurus, ils affirment aussitôt ne pas être "limités par la tradition" et que "la leur est une tradition vivante qui se doit de secouer les gens de leur état hypnotique de transe" et autres âneries.

Ceci en convaincra certains parmi les plus assidus adorateurs des prétendants, mais quiconque doué de discernement verra que ces prétendants ne cherchent qu'a obtenir le meilleur de deux mondes antinomiques : une autorité fondée sur une tradition d'un côté et de l'autre, une permission anarchique donnée au "tout est acceptable" afin de pouvoir agir sous la domination des samskaras. Pour être encore plus précis, afin d'être reconnus et d'avoir de la renommée, ils exploitent le concept, l'institution sociale et la lignée qui constituent le Guru. Mais ils refusent toute responsabilité quant aux critères établis par les gurus de cette tradition qui les ont précédés et qui ont défini ce qui est ou n'est pas un maître spirituel authentique.

Par conséquent, nous avons ici une violation grave de "la publicité de la Vérité" : les prétendants se faisant passer pour des "gurus" appartenant à une "lignée" (sampradaya) à l'intérieur d'une "tradition" de l' "Advaita". Ainsi et à chaque fois qu'il leur plaît, ils s'écartent anarchiquement de ce que cette tradition valorise comme étant authentique et se conduisent comme des gredins.

Ces prétendants (que le Soi Divin les sauve du fardeau de leur karma) revendiquent une immunité particulière en se posant comme au-dessus des règles sociales élémentaires de décence, de même qu'en se mettant au-delà des conventions au sein même de leurs propres traditions sacrées et a partir desquelles ils essaient de s'ériger un statut élèvé.

(Le restant de la lettre de Timothy fait référence à la réponse que Wayne Liquorman a envoyé à Anne (voir ci-dessous) dans laquelle il apelle les Grands Maîtres de l'Advaita des "Indiens morts".)

________________________________

Anne, d'InnerQuest, a écrit à Wayne à la suite de son message du 14 février, soulignant ce qu'elle voit comme étant une contradiction majeure entre ce qu'elle sait de la Vérité et d'un vrai Gourou d'un côté, et comment Ramesh semble vivre de l'autre. Elle lui indiquait que Ramesh semblait vivre dans la contradiction et la dualité, se conduisant de façon abominable, au lieu de vivre dans la Vérité et l'Unité. Car un Maître Véritable vivant l'Unité n'abuserait jamais ni ne blesserait jamais quelqu'un car il sait que l'"autre" n'existe pas - Tout est Lui. Anne a écrit ceci à Wayne :

" Pour moi, un vrai Gourou est ce que nous sommes véritablement ; comme il est notre Soi réel, le Gourou n'a aucun intérêt personnel égocentrique, aucune motivation. Aucun désir ne surgit de Lui vers quelque nom ou forme que ce soit. Pourquoi cela ? Car il sait qu'ils ne sont pas réels. Pourquoi courir après une illusion ? Lorsqu'un chercheur spirituel rencontre un vrai Gourou, jamais le Gourou ne demanderait quoi que ce soit du chercheur, même par allusions (argent, objets, traitement de faveur, confort physique, sexe, régime alimentaire spécial, médicaments, etc.). Le chercheur prendra peut-être l'initiative de proposer une offrande, un service ou autre demande issus de son ego ignorant. Mais le Maître véritable (Qui n'a plus d'ego et chez Qui les vasanas (tendance latentes) ont toutes été éradiquées jusqu'à la dernière, et Qui connaît toutes les astuces de l'ego puisqu'Il les a toutes déjouées en Lui au préalable pendant Sa propre quête) ne réagira jamais de façon personnelle ou avec un quelconque intérêt, car Il sait que tout est le Soi, donc pour Lui le gain ou la perte ne signifient plus rien. Pourquoi vouloir abuser de soi-même ?

En Inde, la tradition encourage les chercheurs à tester les Maîtres en les remettant en question afin de les découvrir véritablement et afin d'essayer de déterminer ce qui les motive vraiment. Le problème de nos jours, c'est qu'une fois qu'on entend parler d'un maître comme étant exceptionnel, on a tendance à s'en tenir à ce qu'en disent les autres et nous oublions de vérifier par nous-même. Car, il est aisé de parler de la Vérité en utilisant une compréhension intellectuelle élaborée, mais il en est une toute autre affaire de La vivre. Ainsi, si l'on ne fait qu'écouter ce que dit un maître, on peut oublier d'observer et voir la façon dont ce maître vit et se conduit effectivement. "

Dans sa lettre adressée à Wayne, elle fait référence au Yoga Vashistha et cite les deux sages suivants : (la première citation prouve l'absurdité de croire que nous n'avons aucun choix). Les dernières causeries d'Annamalai Swami (extrait) :

" L'oubli et le non-oubli ne font pas partie de votre destinée. Il s'agit d'un choix que vous faites d'instant en instant. C'est ce que Bhagavan (Ramana Maharshi) a dit. Il a dit que vous avez la liberté soit de vous identifier au Soi et en cela de comprendre que le corps ne fait qu'exécuter ses activités prédestinées, animées et soutenues par le pouvoir du Soi, ou bien vous pouvez vous identifier aux activités du corps et du mental, et de ce fait oublier le Soi. Si vous choisissez d'agir ainsi, ne rejetez pas la faute sur Dieu ou la Volonté de Dieu, ou encore sur la prédestination. Ce n'est pas Dieu qui vous a fait oublier le Soi. C'est vous-même qui faites ce choix à chaque seconde de votre vie. "

Supplément aux quarante strophes de Ramana Maharshi (Oeuvres Réunies) :

" A quoi bon la science de ceux qui ne tendent pas à effacer les lettres de la destinée (de leur front) par la recherche : " D'où vient notre naissance, nous qui connaissons les lettres ? " Ils ont sombré au niveau d'une machine à paroles. Que sont-ils d'autre, ô Arunachala ? "

Dans sa réponse Wayne rétorque :

" Les citations des Ecritures et de divers Indiens morts mises à part, votre revendication comme quoi le chercheur doit tester le gourou afin de découvrir ce qui le motive présume que le chercheur soit capable de le faire. Le chercheur ne peut rien observer d'autre en dehors du comportement ; il lui est absolument impossible de voir s'il y a motivation ou absence de motivation derrière le comportement. La motivation et le comportement sont deux choses différentes. Malheureusement, si l'on suppose pouvoir discerner le réel de l'irréel, le Vrai du faux, l'egocentrisme du désintéressement, il y aura toujours quelqu'un qui ne sera pas d'accord. Comment déterminer qui a raison ? La plupart des gens pensent que leur opinion est la Vérité. "

(Veuillez noter que dans le véritable Advaita (
voir ci-dessous) il est essentiel que le chercheur discerne l'irréel du réel. La notion d'"autre" est considérée comme irréelle, ainsi, tout désaccord à ce sujet n'a pas sa place sinon cela impliquerait 'deux', la dualité. Une fois que toutes les apparences irréelles ont été rejetées, l'Eternelle, non-objective, indivisible Réalité demeure.) ________________________________

(La lettre de Timothy continue :)

Venons-en maintenant au cas nous concernant : Wayne Liquorman qui défend la façon dont son professeur, Ramesh Balsekar exploite ses élèves sexuellement et financièrement. J'ai déjà rédigé quelques pages sur ce sujet il y a peu de temps, aussi me contenterai-je seulement ici de souligner quelques points.

Wayne utilise de façon désinvolte l'expression péjorative d' "Indiens morts" pour mettre en doute l'argument développé par des enseignants que nous connaissons sincères, alors que ceux-ci s'efforcent d'illustrer les critères impeccables de la morale de la tradition de l'Advaita Vedanta Hindoue en citant des extraits provenant des textes et des enseignants hautement respectés de cette tradition (e.g., Sankara, Yoga Vasishtha, Ramana Maharshi Annamalai Swami, etc.). Wayne sous-entend : ils ne sont que des "Indiens morts"… aussi pourquoi vous donner la peine d'y faire référence alors que vous avez la liberté incomparable et la noblesse infinie de quelqu'un comme Ramesh sur lesquels vous pouvez compter pour établir votre connexion au guru ?

Mais l'on pourrait demander à Wayne ou à quiconque en accord avec lui, " Que seriez-vous précisément aujourd'hui sans ces indiens morts ? ". D'une manière spécifique, sa renommée vient du fait qu'il est le fils flagorneur de Ramesh, et celle de Ramesh quant a lui, vient de l'exploitation du nom et de la mémoire d'Indiens morts ; avec en premier celles son Guru dont le corps à disparu, Nisargadatta Maharaj ainsi que la lignée des "types morts" avant Nisargadatta au sein de la Navnatha Sampradaya. (i.e., Siddharameshvar Maharaj, et al.). Comme je l'ai écrit antérieurement, Nisargadatta aurait probablement (on ne peut le dire avec certitude) donné une gifle magistrale à Ramesh pour avoir souillé la mémoire de la Lignée Navnatha de ses ignominies (bassesses) financières et sexuelles, et pour avoir, par quelque rationalisation de tout nier en bloc qui confond le niveau de l'Absolu avec celui du conventionnel ou du relatif , tenté de tout rejeter.

Ceci n'est PAS l'Advaita authentique. Nisargadatta était toujours extrêmement soucieux de savoir si les gens qui disaient être des jnanins (sages) étaient véritablement entièrement libres des désirs et des peurs. Ceci est bien connu et fut clairement entendu par ceux qui parmi nous passèrent un certain temps avec Maharaj. Wayne n'a jamais rencontré Nisargadatta et, autant que je sache, ne rencontra jamais aucun enseignant de l'Advaita avant Ramesh dans les années 80 (que l'on me corrige si je me trompe sur ce point). Même si Nisargadatta donna quelque autorisation d'enseigner à Ramesh, cela ne signifie en rien que celle-ci puisse être définitive et ne puisse pas être révoquée pour raisons de comportement malsain et d'une falsification de l'enseignement de Maharaj ; comportement et falsification dont Ramesh nous a maintenant affublés de preuves suffisantes.

Pour ajouter à ce thème des "Indiens morts ", un des premiers importants projets de Ramesh fut d'oser la rédaction d'un commentaire/interprétation de l'Amritanubhava, ouvrage écrit au 13ème siècle par le Sage, Saint et Poète de grande renommée, Jnaneshvar (publié par Wayne Liquorman, leur profitant ainsi à tous les deux financièrement). Dès cet instant, Ramesh continua sur sa lancée !

Encore une fois, je repose la même question : " Que seraient à présent Wayne et Ramesh sans ces illustres Indiens morts ? ".

Bon, assez de paroles, sauf pour souhaiter un complet Eveil et une totale Libération à Wayne et Ramesh, aussi tôt qu'il leur conviendra, et, qu'ils soient entièrement pardonnés ("Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font") pour leur manque de clarté et de cohérence, qui du point de vue de l'ultime n'est pas de leur faute - La Divine Shakti est, du point de vue de l'Absolu, seule actrice et seule responsable de tous les karmas.

Je ne verrais, tout comme ceux qui portent intérêt a l'Advaita Vedanta Authentique, aucun inconvénient à ce que Ramesh et Wayne fassent quelque progrès et admettent qu'ils furent les représentants de l'école du pseudo dharma du "tout est permis" "mauvais garçon", et non plus revendiquer (comme Ramesh le fait) être le successeur de Nisargadatta Maharaj et par suite descendant de la lignée Navnatha Sampradaya. Ceci dit, si Ramesh et Wayne se présentaient ainsi, je doute qu'ils auraient beaucoup disciples, voire même un seul disciple.

Aussi laissez moi vous proposer le challenge suivant :

Ou Ramesh et Wayne
1/ Annoncent publiquement n'avoir aucun lien avec la lignée à laquelle appartient Nisargadatta, et l'Authentique Advaita Vedanta, (incluant Yajnavalkya, Sankara, Jnaneshvar, etc.) mais qu'ils sont des représentants isolés d'une nouvelle école de "compréhension" du "tout est permi".

Ou ils
2/ S'excusent véritablement, font amende honorable envers ceux qu'ils ont exploités et s'efforcent alors de régulariser leur conduite.

J'éspère qu'aucun des propos ci-dessus n'offenseront quiconque mais plutôt, qu'ils seront reçus dans un esprit d'Amour et de Vérité, qui est celui dans lequel ils sont offerts. Wayne et Ramesh, j'ai apprécié le temps passé avec vous. Je vous souhaite à tous les deux mes meilleurs vœux.

Puisse tous les êtres s'éveiller, devenir libres, mais aussi être dotés d'une infinie compassion, et demeurer consciemment "impliqués" dans le rêve divin.

Votre frère dans le rêve
Votre Propre Soi

Timothy Conway
Santa Barbara, CA

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Ramesh, Wayne et le Veritable Advaita
par Timothy Conway

Les écrits récents de Wayne Liquorman sur cette question du comportement de Ramesh (et du comportement des gurus en général) est un cas classique de rationalisation par manque d'appréciation et de fabrication de l'argument d'un " homme de paille ".

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G
Bonjour Antoine , oui évidemment il faut la chercher en nous -mêmes ,je comprend cette pensée sur la recherche de la vérité . J'ai parlé de ces personnes sur mon blog (Nisargadatta, Ranjit et Ramesh) parce que j'avais lu les livres ou étaient retranscrits leurs nombreux entretiens . J'ai trouvé leurs pensées intéressantes , souvent justes et profondes , je ne dis pas que c'est la vérité absolue mais leurs démarches de pensées restent intéressantes .
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G
Bonjour LKS , merci pour ta question , il m'est difficile de répondre , je ne me sens pas capable de distribuer les bons ou les mauvais points à ces personnalités si différentes,si contrastées . Ils semblent tout les 3 authentiques , vrais . Je suppose qu 'il faut laisser au lecteur la possibilité de se faire son propre jugement , je respecte la perception de chacun sur ce sujet difficile , difficile dans ma mesure ou les discours de ces maitres indiens émanent de champs culturels très vastes ,très anciens ,très riches et profonds , voir complexes ..
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L
j'aurais savoir quelle est la différence entre l'enseignement de Ramesh Balsékar et les classiques que sont Nigargadatta et Ranjit Maharaj? C'est surtout cela qui compte. MERCI
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A
Si je puis me permettre, la question qu'il faudrait se poser est : la vérité peut-elle être apprise par l'ouïe ou les yeux ? Ramana Maharshi disait que ce qui est appris peut être oublié et que par conséquent, rien de ce qui est appris ne peut être la vérité vraie, absolue. Dans le même esprit, Bodhidharma, le fondateur du Zen en Chine, disait : les gens du commun considèrentt une vérité conventionnelle comme la vérité ultime ; les sages considèrent la vérité ultime comme conventionnelle." En d'autre terme, rien de ce que vous pouvez penser, entendre, lire n'est la vérité absolue : sachant qu'elle seule peut vous libérer, ce qui importe est, comme l'ont dit tous les éveillés, de la trouver en vous-même, d'interroger votre propre esprit. Si vous ne la trouvez pas en vous-même, vous ne la trouverez nulle part : au mieux croirez-vous l'avoir trouvée en tel enseignement, en tel sage, mais vous serez dans l'illusion. Ce n'est pas Nisargadatta ou Ranjit ou Balsekar qu'il faut interroger, mais vous-même ! Bien entendu, si vous voulez vraiment la vérité : si vous voulez un gourou, n'importe lequel fera l'affaire puisque votre démarche sera fausse de toute façon !
C
"j'avoue ne plus savoir trop quoi en penser" écrivez-vous : c'est à l'évidence que cet enseignement vous a fait du bien ! Et combien ce bien a profité à d'autres, nul ne peut le dire mais il est certain qu'il l'a fait. Quelle logique y aurait-il à renier le bien reçu d'une personne ou d'une chose sous prétexte que cette personne ou cette chose a été néfaste pour d'autres ? Qu'un médecin vous ai soigné, tandis qu'il a aggravé le mal d'autres personnes, ne change rien au bienfait que VOUS avez reçu. Et serait-ce juste que vous rompiez avec un ami qui s'est toujours montré fidèle envers vous, sous prétexte qu'il a été infidèle dans d'autres amitiés ? Nous sommes dans le paradoxe de la vie que citait M. Timothy Conway : "il n'existe pas d'êtres sensibles / tous les êtres sensibles doivent être sauvés" selon le soutra du Diamant. De même, la réalité est la même pour nous tous, mais la voie qui mène à sa réalisation nous est personnelle : celle de X n'est pas celle de Y, elles ne sont pas comparables entre elles. Quand X aura atteint le but, il pourra de là rayonner sur TOUTES les voies.
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C
Quelle leçon tirer de tout cela ? Les accusations sont graves, et nul n'en sort grandit : le doute est jeté sur Ramesh Balsekar sans que nous n'ayons aucune preuve tangibles, en tout cas nous simples lecteurs ; et la réponse de Timothy Conway verse dans les considérations dogmatiques et conceptuelles, et montre bien peu de spiritualité. Il reste l'enseignement de Ramesh Balsekar qui a été longtemps reconnu comme authentique, avant ces accusations. Je rappelle que le plus authentique et profond enseignement n'est rien sans celui qui le lit : il ne signifiera rien pour un corps mort. C'est vous, lecteurs, qui êtes la clé : n'écoutez ni les uns ni les autres, ne participez pas à la confusion mais écoutez uniquement votre coeur profond dont Ramana Maharshi disait qu'il est le Soi. C'est ainsi que vous serez les plus bénéfiques et pour vous-mêmes, et pour vos semblables. Comment aider quand nous avons nous-mêmes besoin d'aide ?
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D
Bonjour CEDRIC , merci pour votre juste et profond commentaire ! Il y a bien longtemps maintenant que j'ai lu Ramesh , j'avoue ne plus savoir trop quoi en penser ..<br /> Vous avez raison de citer aussi Ramana Maharshi qui est aussi un sage dont les paroles m'ont beaucoup impressionné . Oui écouter son coeur profond est sans doute le meilleur conseil , et comme vous le dites si bien : "Comment aider quand nous avons nous-mêmes besoin d'aide ? " là aussi c'est une vraie question !<br /> <br /> Merci pour votre excellent commentaire, avec toute mon amitié, <br /> <br /> Dominique