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Ecosia : Le Moteur De Recherch

14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 11:44
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DominiqueGiraudet - dans penser
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 19:45

La citation du jour

"La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol."

Youssef Chahine
Le Destin

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DominiqueGiraudet - dans penser
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:36
Alan Watts, initiateur de la pensée orientale à San Francisco - On ...
... Collection Denoël/Gonthier a interrompu la traduction de son oeuvre en français. ... La pensée d'Alan Watts est celle d'un mode d'approche de la Réalité ...
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DominiqueGiraudet - dans penser
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:40

 

SCÈNE D'APOCALYPSE À JÉRUSALEM
Une bataille rangée entre prêtres éclate à l'intérieur même de la basilique du Saint-Sépulcre.

Des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens se sont battus comme des chiffonniers dimanche 9 novembre 2008, dans la basilique du Saint-Sépulcre de la vieille ville de Jérusalem, où la police israélienne a dû intervenir pour séparer les deux camps.
Les bélligérants utilisaient tout ce qui leur tombait sous la main. Certains se servaient de cierges comme gourdins tandis que d'autres tentaient d'arracher par derrière les soutanes de leurs adversaires.
Les raisons exactes de ce pugilat ecclésiastique ne sont pas connues, mais l'on sait que de très anciennes rivalités opposent les représentants des différentes églises qui se partagent le contrôle du Saint-Sépulcre, où selon la tradition chrétienne Jésus-Christ a été crucifié et enterré.
Des bagarres entres prêtres des différentes communautés éclatant régulièrement. Les célébrations au Saint-Sépulcre sont réglées comme du papier à musique, pour tenter d'éviter des frictions entre les différentes églises (grecque-orthodoxe, catholique et arménienne) qui se partagent jalousement chaque pouce de ce site sacré.
Les règles de la cohabitation établies en 1852 par les Ottomans régissent très strictement le Saint-Sépulcre et toute modification du statu quo ( telles que les horaires des prières, des messes et des processions ) est absolument impossible.
Ils s'épient en permanence du coin de l'oeil et tout empiètement d'horaire ou de territoire des uns ou des autres déclenche immédiatement une bagarre généralisée.
Pour éviter tout conflit, les clés de l'église sont depuis sept siècles entre les mains de deux familles musulmanes.
En décembre 2007 une bagarre à coups de barres de fer qui avait fait des blessée parmi les prêtres et les policiers israëliens avait éclaté..... à propos d'un différent territorial sur le nettoyage des lieux.

 

__._,_.___
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DominiqueGiraudet - dans penser
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 00:20
il devrait être évident que les êtres humains sont un avec l’univers entier. Même si on dit dans le langage populaire, ‘je suis venu au monde’, il serait plus juste de dire ‘je suis sorti du monde’. De la même manière qu’une fleur sort d’une plante ou qu’une pomme sort d’un arbre.”

“…la plupart des gens seraient d’accords avec le poète qui a dit, ‘moi, un étranger dans la peur, dans un monde que je ne connais pas.’ (I, a stranger and afraid, in a world I have never made) Parce que nous avons le sentiment très fort que notre être intérieur est très différent du monde extérieur. Que même s’il y a de l’intelligence, une morale en nous, le monde extérieur n’est qu’un ensemble de mécanismes qui se fout des individus et qui n’est pas intelligent.”

“…cela ne nous vient pas à l’idée de nous considérer comme une expression de l’univers entier. Il devrait être évident à nos yeux que nous ne pouvons pas exister sans l’environnement qui nous entoure. La Terre, l’air, l’eau, la température du soleil. Toutes ces choses vont avec nous, au même titre que nos organes internes. Ce qui se trouve en dehors ne notre peau participe autant à notre survie que ce qui se trouve à l’intérieur. Ainsi, vous êtes unis à votre environnement de la même manière que votre tête va avec votre corps. Vous, et votre environnement, ne peuvent être considérés l’un sans l’autre. Un être humain n’est pas planté au sol comme un arbre, il bouge librement, mais il n’en est pas moins un avec l’environnement. Le fait que nous nous considérons comme une entité séparée du monde qui l’entoure est une grosse erreur, qui explique entre autres pourquoi nous avons si peu de respect pour l’environnement. Cela nous mène à notre perte.”

“…cette mauvaise perception de nous-même a comme résultat de nous faire agir de façon inappropriée envers notre environnement naturel. Lorsque cette façon d’agir se mêle à une technologie puissante comme la nôtre, on commence rapidement à voir les résultats de cette dissonance entre l’homme et la nature. Comme vous le savez, nous somme maintenant en train de détruire notre environnement, à cause de notre tentative de vouloir le conquérir et le maitriser. Nous ne réalisons pas que notre environnement n’est rien d’autre que nous-même. En croyant qu’il est autre, nous faisons une grande erreur et nous payons le prix.”

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DominiqueGiraudet - dans penser
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:25
 
La question centrale posée par
 
l’ouvrage Il futuro della religione dirigé par Santiago Zabala est claire : la religion a-t-elle encore un avenir ? Car dans un monde éblouit par les sciences, un monde obsédé par les progrès fulgurants de la technique et soumis aux questions les plus radicales, le problème du statut (ou de l’avenir, car décider de son statut revient à décider de son avenir) de la croyance ne peut laisser personne indifférent. La question devient des plus pertinentes si elle assure un débat entre deux grandes figures de la philosophie contemporaine : l’herméneute italien Gianni Vattimo et le pragmatiste américain Richard Rorty. C’est ce que nous propose le petit ouvrage pétillant dirigé par Zabala et bien plus comme nous le verrons plus bas. Or quels seront donc les résultats de ce débat inusité opposant un catholique italien (et proeuropéen) fier de sa tradition d’interprétation et un pragmatiste américain athée, heureux de révoquer en doute toutes les croyances irrationnelles ?

Cette plaquette se divise en trois parties assez égales : la première intitulée Une religion sans théistes ni athées est une introduction rédigée par Zabala ; la seconde partie se compose de courts textes des auteurs :  Anticléricalisme et théisme présente la position de Rorty et L’ère de l’interpértation donne la réplique de Vattimo. L’intérêt de la troisième et dernière partie, Quel avenir pour la religion après la métaphysique ?, réside dans la formule retenue par le responsable du débat : dans une discussion à trois, les auteurs cherchent à s’entendre en aménageant un espace ouvert et respectueux afin de faire émerger des pistes nouvelles et quant à l’avenir de la religion. Avant de présenter l’essentiel des positions défendues dans l’ouvrage, il importe de revenir sur le contexte historique et philosophique encadrant ce débat.  

D’abord, au niveau historico-mondial, les événements récents ont tendance à montrer qu’il existe un besoin réel de mieux comprendre la religion et, plus précisément, les pratiques religieuses particulières. En effet, à ce besoin général, il faut ajouter que l’on réalise, à tous les jours un peu plus, en fait, que les politiques occidentales, sinon internationales, interprètent le monde à partir des préjugés les plus commodes ; pensons ici par exemple à la soi-disant montée de l’Islam, la supposée chute du christianisme et le fameux intégrisme lié la religion musulmane. Dans un monde où toute personne qui ne pense pas comme soi est « terroriste », il convient de réfléchir sur le pouvoir des mots, mais aussi sur la force de nos peurs et de convictions. Si, à cette pratique de la politique, on ajoute une fixation sur les progrès des sciences et des techniques – mettons les effets abrutissants de l’idéologie scientiste qui cherche toujours à opposer sophistiquement et banalement science et religion –, il devient urgent de réfléchir à nouveaux frais sur la place de la religion, mais aussi sur son histoire et ses célèbres contradictions. Cela, d’autant que de nombreux professionnels de la philosophie, ayant fait vœu de chasteté religieuse, restent incapables en 2006 d’admettre le rôle positif que les sentiments jouent dans la recherche de la vérité et la construction du monde.

Dans ce nouveau contexte donc, celui de la méfiance envers toute croyance religieuse, nous ne comprendrons bien les positions avancées dans L’avenir de la religion que si nous admettons au départ un constat philosophique puissant : nous sommes désormais entrés dans « l’ère de l’interpréation ». Cela signifie précisément que le cadre du débat sera celui d’une pensée postmétaphysique pour laquelle l’objectivité demeure une question de consensus linguistique intersubjectif et la méthode, un problème d’interprétation. Plus que jamais auparavant, la philosophie doit prendre acte des effets multiples de la déconstruction de l’histoire de la métaphysique réalisée par Niezsche, Heidegger et Derrida. Nos deux auteurs, influencés par le pragmatisme de Dewey et l’herméneutique de Gadamer, s’entendent d’ailleurs pour affirmer que trois événements ont marqué cette nouvelle rationalité de la pensée occidentale : la Révolution Française, le christianisme et le romantisme. Or, ces trois événements culturels mettent en scène trois concepts sur lesquels il faudra méditer durant le débat, soit la solidarité, la charité et l’ironie. Cela signifie donc que le sort de la religion, dans son rapport à la vérité, se jouera ici, c’est-à-dire dans une réflexion neuve sur sa propre histoire conceptuelle.

Ainsi, si nous résumons la relecture de Dewey, Gadamer et Croce présentée par Zabala afin de situer le débat entre Rorty et Vattimo, nous dirons que désormais « la religion peut reprendre son rôle sans masques, ni dogmatismes, et peut occuper à nouveau dans le monde contemporain une place à côté des sciences et de la politique, sans plus aspirer à l’absolu » (14). Ici cependant, certains lecteurs éprouveront peut-être un malaise : comment en effet la religion peut-elle aujourd’hui, en gardant  son statut, faire l’économie d’une prétention à l’absolu ? Dit en d’autres termes, ce qui fait d’une religion une religion, n’est-ce pas ce besoin « humain trop humain » d’atteindre quelque chose qui échappe au relatif et ce, peu importe les époques ? Le malaise se laissera sentir d’une autre manière : comment « croire » au dogme si nous congédions, au nom des nouvelles exigences post-métaphysiques, le besoin de l’au-delà ?

Afin de répondre à ce grave problème, Rorty et Vattimo tombent d’accord pour développer une pensée « faible », c’est-à-dire une pensée qui hérite du devoir de déconstruction. Cette nouvelle forme de pensée faible, donc moins prétentieuse, implique, explique Zabala, une théorie de l’affaiblissement comme caractère constitutif de l’être à l’époque de la fin de la métaphysique (17). Ainsi, la pensée de l’être s’en trouve assez bouleversée : elle n’est qu’une « interprétation » parmi d’autres…

Cette idée a pour effet de placer Rorty et Vattimo presque à égalité devant le problème du rapport entre la science et la religion. D’entrée de jeu, les deux auteurs reconnaissent que la distinction est moins marquée qu’avant et qu’elle relève de l’espace public. Cela s’entend bien, car pour eux la sécularisation n’est rien d’autre que l’histoire de la pensée faible évoquée plus haut. La philosophie change ainsi de vocation : incapable d’assurer le savoir dernier, elle développe plutôt l’humanité et la culture. Si la philosophie doit accepter le fameux mot de Nietzsche (« Dieu est mort »), c’est qu’il est devenu impossible de ne pas accepter l’expérience postmoderne du monde. Et que dira cette expérience, demande Zabala, sinon que l’homme postmoderne (la postmodernité, on le sait, n’est que la réflexion moderne appliquée sur elle-même) est celui qui, revenu du besoin de l’assurance d’un Dieu, accepte la possibilité que l’histoire « ne soit pas de son côté » (32). Cela signifie que l’homme apprend à vivre dans l’angoisse existentielle de sa finitude, que la raison présente un caractère fragmentaire, que les textes religieux restent des mythes visant à rassurer les sociétés et que, en bout de ligne, l’homme est condamné à accepter les demi-vérités et à pratiquer la solidarité, la charité et l’ironie. C’est ainsi que les deux textes tentent de dessiner la possibilité d’une foi sans préceptes et sans l’image d’un Dieu métaphysique. Mais que retenir ici des positions plus personnelles de Rorty et Vattimo ?

La position anti-cléricale de Rorty est claire : la religion n’est pas un problème si elle demeure une « affaire privée ». Selon lui, la religion ne doit pas être confondue avec l’épistémologie quant à la question de la vérité. D’après Rorty, Vattimo, qui propose une théologie pour les demi-croyants, cherche le sens du sacré dans le passé et tente de rester fidèle au message de l’Église, un message qu’il ne peut « entendre » n’ayant pas été élevé dans la même culture religieuse. Rorty pense donc qu’il faut se rallier au courant « anti-essentialiste » et se débarrasser des distinctions greco-latines inopérantes. Quant à Vattimo, qui a rappelons-le débattu de cette question avec Derrida au Colloque de Capri en 1996, il souligne que l’herméneutique ne contredit pas la vérité religieuse. Au contraire, la sécularisation, dit-il en provocateur, est plutôt le « fait constitutif d’une expérience religieuse authentique » (56). Ainsi, l’herméneutique ne serait rien de moins que la « maturation du message chrétien ». Mieux encore : le nihilisme post-moderne serait la « vérité actuelle du christianisme » (74). Contre le néopragmatisme de Rorty, la réplique de Vattimo relève de l’espérance : l’histoire véritable de Dieu est amour (caritas), une vérité qui n’est pas épistémologique, mais une participation à un horizon de sens. La position américaine de Rorty, résume Vattimo, n’est donc possible qu’à l’intérieur de l’histoire européenne du christianisme, ce qui signifie que l’on ne peut écarter le christianisme sans perdre de vue en même temps le sens de notre culture occidentale.

Finalement, la plaquette, qui s’adresse à un large public, est utile parce qu’elle permet de faire progresser les discussions sur une question brûlante d’actualité. Elle montre avec force qu’il est stupide d’opposer encore science et foi, raison et passion, philosophie et théologie. Elle se présente aussi comme une chance pour les pragmatistes de croiser le fer avec les héritiers de Heidegger. Les chercheurs d’arguments profiteront de ces pages pour défendre avec plus d’acuité leurs écoles. Enfin, plus important peut-être, le lecteur se verra obligé de penser la finitude, de situer les sciences à l’intérieur des cultures auxquelles elles appartiennent et d’historiciser les expériences-limites, ce qui représente sans doute un acquis fort estimable à une époque mobilisatrice et techno-scientifique pour laquelle les planètes du sytème solaire diminuent en nombre et les adeptes d’astrologies et de sectes religieuses augmentent en proportion contraire…

Pour citer cet article

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DominiqueGiraudet - dans penser
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 23:06

Revue de Jacques Derrida, Séminaire. La bête et le souverain : volume 1, 2001-2002, Galilée, 480 p., 33 €, au Monde (30.10.2008) :

Ne pas se laisser tromper par le caractère apparemment anecdotique de l'événement - "encore un livre de Jacques Derrida, un livre de plus..." Depuis un certain temps déjà, le public s'était habitué à la parution régulière de ses oeuvres : les brèves retranscriptions d'une conférence (Eperons, en 1978) ou d'un discours (Fichus, en 2002), aussi bien que les livres copieux et labyrinthiques (Politiques de l'amitié, en 1994, ou encore, plus récemment, L'Animal que donc je suis, publié à titre posthume en 2006). Ses ouvrages étaient certes reçus avec l'attention due à un philosophe majeur, dont l'influence internationale est considérable, mais on n'était pas sans noter un certain ronronnement dans cet accueil : toujours le même respect, de plus en plus silencieux peut-être, sinon religieux, de la part des "professionnels de la philosophie", toujours le même psittacisme ampoulé des clones et des clercs ; toujours les mêmes âneries haineuses émanant de jaloux ou d'incompétents. Comme si on croyait désormais savoir à quoi s'attendre, avoir finalement "digéré" cet auteur, avoir absorbé l'effet traumatique qu'il suscita tout d'abord. Oui, encore un livre de Derrida, un de plus...

Mais le texte qui paraît sous le titre Séminaire. La bête et le souverain. Volume I (2001-2002) pourrait bien nous réveiller de cet assoupissement rassuré, et redonner tout son tranchant et sa puissance éruptive à la pensée de ce poisson torpille - pour reprendre l'une des comparaisons animalières dont Platon avait gratifié Socrate, qui lui non plus n'avait pas son pareil pour tétaniser la bêtise. Car il ne s'agit pas d'un "livre de plus", mais de la première étape d'un vaste projet de publication aux éditions Galilée : celle de l'intégralité des séminaires et cours de Jacques Derrida (1930-2004), dispensés à la Sorbonne (1960-1964), à l'ENS de la rue d'Ulm (1964-1984), puis à l'EHESS (1984-2003), soit quarante-trois volumes dont la publication devrait s'étendre sur une quarantaine d'années. Un pareil projet donne corps, par sa simple existence, à certains des concepts majeurs de Derrida, il les réfléchit ou les met en abyme. D'abord parce qu'il a beaucoup à voir avec les thèmes de l'héritage, de la dette, du deuil et de la survie : car il s'agit, selon la belle expression de l'éditrice Cécile Bourguignon, d'un "projet qui empêche que la maison (Galilée) meure, sinon même qui l'interdit".

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 19:10
Vattimo, G., Espérer croire. Paris: Éditions du Seuil, 1998, 116 p., Traduit de l'italien, ISBN: 2-02-030410-4.

 

 

Georges-Claude Guilbert -- Université de Rouen, France

 

 


 

    La réputation de Gianni Vattimo n'est plus à faire: il a collaboré avec Derrida, écrit le désormais classique La Société transparente, et ses relectures de Nietzsche puis Heidegger figurent dans quantité de savantes bibliographies. Son ouvrage La Fin de la modernité: nihilisme et herméneutique dans la culture postmoderne est devenu incontournable pour quiconque prétend théoriser sur le postmoderne. Lorsque l'on aura examiné les écrits de Lyotard, Jameson ou Habermas sur la question, on se penchera sur Vattimo comme on prendra en compte Scarpetta ou Raulet. Sa contribution au débat a la mérite de la clarté, mais de plus elle inscrit le postmoderne dans un vaste cadre philosophique qui fait parfois défaut ailleurs.

    Aussi ce nouveau livre peut-il surprendre, au premier abord. Dans Espérer croire Vattimo exprime le désir de concilier sa foi catholique et une réflexion philosophique débarrassée de bien des carcans. On pourrait être tenté de ne voir là que contradiction, toutefois ses arguments s'enchaînent de manière saisissante, même si comme il le reconnaît lui-même il y a quelques brèches dans son discours ("je n'écris pas ici un traité philosophique"). Il ne s'agit aucunement d'une tentative de prosélytisme, mais plutôt d'une sorte de récit autobiographique, dans lequel Vattimo livre le cheminement de sa pensée "chrétienne". Il serait donc possible de croire encore ("credere di credere"), après avoir consacré des années à l'examen de la fin de tous les métarécits? On peut suivre l'enseignement du Christ quand on a tant écrit sur "la fin de la métaphysique", sur "la sécularisation de la pensée"?

    Précisément, Vattimo a déniché dans les textes de Heidegger des espaces inexplorés dans lesquels pouvaient s'infiltrer sa réflexion chrétienne. A l'aide de ce concept d'"ontologie faible" qu'il a mis en oeuvre (cf. Il Pensiero debole), il conduit à se poser des questions que l'on croyait périmées. Mais finalement, si le postmoderne a véritablement dépassé les tentatives forcenées des modernes de tout rationaliser, si la faillite des métarécits modernes est consommée, pourquoi ne pas opérer un retour vers ce métarécit prémoderne qu'est le christianisme? "Le fait est que la fin de la modernité, ou en tout cas la crise de la modernité, a aussi apporté avec elle la dissolution des principales théories philosophiques qui considéraient qu'elles avaient liquidé la religion", nous dit Vattimo. En matière de production artistique postmoderne, on recycle abondamment les créations d'antan, se moquant de la volonté d'innovation désespérée des modernes. Vattimo en fait autant en matière de credo. On lira avec intérêt la façon dont il développe sa conception de la kénôse; son catholicisme est très personnel, il ne fait que peu de cas du Pape et de ses positions sur la contraception ou le SIDA. C'est un catholicisme "démythologisé", tout entier tourné vers l'amour du prochain.

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 18:05
Jésus - article sur Larousse.fr
On y parle la langue araméenne, quoique Jésus ait dû savoir des rudiments de .... se doit d'interroger les paroles de Jésus et ainsi d'accéder à sa pensée. ...
 ww
w.larousse.fr/ref/personnage/Jesus_125884.htm - 136k -
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 13:02
Introduction à Nietzsche - Résultats Google Recherche de Livres
de Gianni Vattimo, F. Zanussi - 1999 - 148 pages
Gianni Vattimo, certainement le plus grand philosophe italien contemporain, propose ici une introduction à la fois simple et originale à la pensée de...
books.google.com/books?isbn=2804114821...

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