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Ecosia : Le Moteur De Recherch

21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:12
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DominiqueGiraudet - dans penser
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 11:51

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Lundi 20 février 2012

 escalierjpac

Les progrès psychiques de l’humanité au cours des quarante ou cinquante derniers millénaires ont été d’une ampleur extraordinaire.

Ils s’expliquent par l’apparition de quatre faits absolument nouveaux dans l’histoire de l’évolution des espèces :

+ le travail, rendu possible par la découverte et l’utilisation des outils

+ le développement de la coopération entre les hommes et des échanges

+ la réalisation par la collectivité d’un patrimoine social accumulé et transmis de génération en génération

+ l’acquisition du langage et la genèse de la pensée

Chez l’animal, les progrès se manifestent sous la forme d’une modification de l’organisation biologique, dans le développement du cerveau.

homme et son milieu

Chez l’homme, les progrès de l’espèce ne se fixent pas dans un patrimoine biologique transmis héréditairement, mais dans un patrimoine social accumulé, c’est-à-dire le patrimoine constitué par l’accumulation des outils, des instruments de production, du savoir transmis de génération en génération par l’oral, puis par l’écrit, l’ordinateur, les bibliothèques, les institutions scolaires.

Texte de Lévi-Strauss :

"Claude LÉVI-STRAUSS. - C'est la distinction fondamentale pour l'ethnologie et souvent un peu embarrassante chez nous, parce que le terme de culture, qui est d'importation anglaise, n'a pas exactement le même sens traditionnel, en français, que celui que les fondateurs des sciences anthropologiques lui ont donné. La nature, c'est tout ce qui est en nous par hérédité biologique ; la culture, c'est au contraire, tout ce que nous tenons de la tradition externe et, pour reprendre la définition classique de Tylor [1] - je cite de mémoire et inexactement sans doute - enfin, la culture ou civilisation, c'est l'ensemble des coutumes, des croyances, des institutions telles que l'art, le droit, la religion, les techniques de la vie matérielle, en un mot, toutes les habitudes ou aptitudes apprises par l'homme en tant que membre d'une société. Il y a donc là deux grands ordres de faits, l'un grâce auquel nous tenons à l'animalité par tout ce que nous sommes, du fait même de notre naissance et des caractéristiques que nous ont léguées nos parents et nos ancêtres, lesquelles relèvent de la biologie, de la psychologie quelquefois ; et d'autre part, tout cet univers artificiel, qui est celui dans lequel nous vivons en tant que membres d'une société. L'ethnologie ou, au sens large, l'anthropologie, essaie de faire, dans l'ordre de la culture, la même oeuvre de description, d'observation, de classification et d'interprétation, que le zoologiste ou le botaniste le fait dans l'ordre de la nature. C'est dans ce sens, d'ailleurs qu'on peut dire que l'ethnologie est une science naturelle ou quelle aspire à se constituer à l'exemple des sciences naturelles.

G. CHARBONNIER - La culture, d'une certaine manière, doit provenir de la nature ?

C. L.-S. - Disons qu’elle implique une quantité de facteurs d'ordre naturel. Il est bien certain que dans toute société, quelle qu'elle soit, les hommes ont fondamentalement les mêmes besoins : se nourrir, se protéger contre le froid, se reproduire, d'autres encore.

G. C. – Mais pour s'élaborer ?

C. L.-S. - Dans la mesure où, précisément il s'agit de besoins fondamentaux et de besoins dont l'origine est naturelle, ils sont identiques au sein de l'espèce homo sapiens. Ce qui intéresse l'ethnologue et ce qui relève de la culture, ce sont les modulations, si je puis dire, différentes selon les sociétés et les époques, qui se sont imposées à une matière première, par définition, identique toujours et partout."

 

                                                        Georges Charbonnier, Entretiens avec Lévi-Strauss (1961)

claude levi-strauss 1988 zuritj053



" En posant l'homme dans sa relation avec la nature ou dans sa relation avec l'homme, par le truchement du langage, nous posons la société. Cela n'est pas coïncidence historique mais enchaînement nécessaire. Car le langage se réalise toujours dans une langue, dans une structure linguistique définie et particulière, inséparable d'une société définie et particulière. Langue et société ne se conçoivent pas l'une sans l'autre. L'une et l'autre sont données. Mais aussi l'une et l'autre sont apprises par l'être humain, qui h'en possède pas la connaissance innée. L'enfant naît et se développe dans la société des hommes. Ce sont des humains adultes, ses parents, qui lui inculquent l'usage de la parole. L'acquisition du langage est une expérience qui va de pair chez l'enfant avec la formation du symbole et la construction de l'objet. Il apprend les choses par leur nom; il découvre que tout a un nom et que d'apprendre les noms lui donne la disposition des choses. Mais il découvre aussi qu'il a lui-même un nom et que par là il communique avec son entourage. Ainsi s'éveille en lui la conscience du milieu social où il baigne et qui façonnera peu à peu son esprit par l'intermédiaire du langage.

À mesure qu'il devient capable d'opérations intellectuelles plus complexes, il est intégré à la culture qui l'environne. J'appelle culture le milieu humain, tout ce qui, par-delà l'accomplissement des fonctions biologiques, donne à la vie et à l'activité humaine forme, sens et contenu. La culture est inhérente à la société des hommes, quel que soit le niveau de civilisation. Par la langue, l'homme assimile la culture, la perpétue : ou la transforme. Or comme chaque langue, chaque culture met en œuvre un appareil spécifique de symboles en lequel s'identifie chaque' société. La diversité des langues, la diversité des cultures, leurs changements, font apparaître la nature conventionnelle du symbolisme qui les articule. C'est en définitive le symbole qui noue ce lien vivant entre  l'homme, la langue et la culture. "

                                                                       Benvéniste  Problèmes de linguistique générale, t.I

 

sans-titre1

Ce glissement d’un plan à un autre représente un événement fondamental dans l’histoire des évolutions de l’espèce humaine : à des fonctions d’acquisition et de transmission individuelles de type organique, tels l’hérédité et l’instinct, se substituent des progrès collectifs d’ordre social, culturel.

Ainsi, chez l’homme, ce ne sont pas les changements biologiques qui jouent le rôle capital, mais les progrès sociaux. Et quelques millénaires d’histoire sociale et culturelle ont permis à l’homme de réaliser plus de progrès que les centaines de millions d’années d’évolution biologique des animaux.

L’homme est donc un être de culture au point qu’il est impossible de démêler en lui ce qu’il y a d’originaire et d’artificiel. Il n’existe aucune nature biologique de l’homme qui serait séparée de toute culture. En lui, tout est fabriqué et tout est naturel.

 

« Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasser dans l'amour que d'appeler table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions.
Il est impossible de superposer chez l'homme une première couche de comportements que l'on appellerait "naturels" et un monde culturel ou spirituel fabriqué. Tout est fabriqué et tout est naturel chez l'homme, comme on voudra dire, en ce sens qu'il n'est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose à l'être simplement biologique, et qui en même temps ne se dérobe à la simplicité de la vie animale, ne détourne de leur sens les conduites vitales, par une sorte d'échappement et par un génie de l'équivoque qui pourraient servir à définir l'homme »

                                                                                 Merleau-Ponty

merleau ponty

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DominiqueGiraudet - dans penser
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:24

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.himalayantrekking.com/Tibet/images/tibet_map_complete.jpg&sa=X&ei=PoE-T7qbPMOq0QWJxIisDw&ved=0CAwQ8wc44QE&usg=AFQjCNGT8olezeylm9TJYysdpWE4AbHHhA

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://shugdensociety.files.wordpress.com/2008/10/hh-dalai-lama-age-three.jpg&sa=X&ei=2II-T8yBB8eK0AWglNCrDw&ved=0CAwQ8wc47AE&usg=AFQjCNGWXh8vVnkplqf37DGFlMnzWNBCIg

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://4.bp.blogspot.com/-r33gUFC1qBU/Ti25qrxWtPI/AAAAAAAA1t0/3xGj6lCIkWQ/s400/40-dalai-lama-0509-lg-37323555.jpg&sa=X&ei=GIQ-T6DqIqnL0QW5v6CsDw&ved=0CAwQ8wc46AU&usg=AFQjCNEWtggyRCra0fNUqCccv19zNezAqw

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://1.bp.blogspot.com/_q4oWqPBhpk8/S_Cosje0EVI/AAAAAAAAAEc/nWxouov6TIg/s1600/tibet_tertulia.jpg&sa=X&ei=WYQ-T8zfG-am0QX75N2sDw&ved=0CAwQ8wc41QM&usg=AFQjCNHvsx0Gju0fIHcNMxCZgNUdBQtotQ

 

 

http://4.bp.blogspot.com/_q4oWqPBhpk8/S_CQsLvxrHI/AAAAAAAAAD8/5xD-Wh3aVrE/s1600/Avalokitesvara-Dalai-Lama-Elton-Melo-Buddhism.jpg

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://kyn.pagesperso-orange.fr/images/tibet/taradolma.jpg&sa=X&ei=8IQ-T5zSKoGm0QX4mIisDw&ved=0CAwQ8wc44QM&usg=AFQjCNH7JpZw0m7L35wHcs2lysUd6yXI0Q

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.dokhyi.be/img/wallpaper_4.jpg&sa=X&ei=SIU-T6iaB-K80QXExNGrDw&ved=0CAwQ8wc4hQQ&usg=AFQjCNFSQhVem2PndRGKw3Y7R12oeLRVcQ

 

 

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 18:32

Pro-corrida : La France des hideux et des lâches .

 

Grâce à cette vidéo vous connaitrez la réalité sordide du milieu tauromachique ainsi évidemment que celle du "public" .

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://s4.e-monsite.com/2011/04/04/02/resize_550_550//401-Tete-de-taureau-III.jpg&sa=X&ei=Ap06T7CWKITx8QP4sLznCg&ved=0CAwQ8wc4hwI&usg=AFQjCNFDkiCdLEdFfx77UMvqWSfiDpSjaA  

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.histoire-drole.net/image-drole/albums/Humour_sport/corne_taureau_corrida_fesses.jpg&sa=X&ei=-Z46T4DZK5T08QOg-uGKCw&ved=0CAsQ8wc46QU&usg=AFQjCNG8HKZIHcxRNgOTTEWkfsHnH48cHw

 

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 19:23

 

 

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 17:33

LIEN :  link

 

 

" Dès qu 'un homme cesse de se confondre lui-même avec la définition que les autres donnent de lui, il devient à la fois universel et unique .

Il est universel en ce qu'il est précisément cet organisme et non un quelconque stéréotype de la fonction , de la classe ou de l'identité assumées pour la nécessité de la communication sociale . "

 

Alan Watts - Extrait de CAZA ( Les humanoïdes associés caza en 78 )  

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.reclusland.com/compass/wp-content/uploads/HLIC/a36b738fff6b82e3694a8e56293d6e47.jpg&sa=X&ei=Z-03T6ibEsqh0QXs5-CiAg&ved=0CAsQ8wc4Tw&usg=AFQjCNHFeB-6m8pXJUKnQghBLvg0KZw1TQ  

 

 

Le paradis que je me souhaite( LIEN : link  )

par Alan Watts

En fouillant dans mes vieux albums photos, j'ai retrouvé un texte qui m'avait marqué lorsque, dans les années 70, je cherchais un sens à ma vie. En le relisant, j'ai trouvé qu'il était encore d'actualité, surtout en ces temps de crise, aussi j'ai décidé de le mettre sur mon site.
Alan Watts (1915-1973) est l'un des pères de la contre-culture américaine des années 60. Philosophe, écrivain, conférencier et expert en religion comparée, il a écrit vingt cinq livres. Alan Watts était un autodidacte réputé et c'est son interprétation des philosophies asiatiques qui l'a rendu populaire. Le texte qui suit est paru dans le journal Actuel en 1971.

alan watts

 

"Que faisons-nous sur terre ? A l'exception de quelques simples d'esprit, personne ne semble réaliser que vivre c'est sentir le parfum des fleurs, écouter la mer, regarder les arbres frissonner dans le vent, escalader les montagnes, manger du pâté en croûte, boire du vin de Malvoisie et caresser une jolie femme. Et pourtant, cela ne coûte pas cher à côté de ces milliards engloutis pour les dépenses du Royaume, la Puissance et la Gloire. (...)

L'idéal des hommes fous de puissances est de s'offrir une poupée en plastique. Elle ne parle pas, bien calme quoiqu'il advienne, elle se met dans toutes les positions et se laisse tripoter sans se plaindre. On traite les femmes de nanas, de jolies morceaux de gonzesses, de poulettes ou de vieilles biques. Arrivée à ce point toute l'entreprise de la technologie consiste à transformer la nature entière en de tels jouets dociles, manoeuvrables et prévisibles. (...)
Voltaire disait sagement qu'il faut cultiver son jardin. Nous payons des fermiers pour ne pas travailler, ni même récolter. Nous n'aimons pas les légumes, les plantes, tout ce monde vivant : il nous paraît au-dessus de notre dignité d'en jouir, hypnoptisés que nous sommes par l'érection des boites rectilignes.
Une longue pratique de la méditation empruntée au yoga et au bouddhisme zen m'a permis de comprendre qu'il n'y avait rien de dégradant à se servir de ses mains. Ecrivain, intellectuel et travailleur sédentaire, je crois ne pas avoir la force de bêcher mon champ, mais le poète Elsa Gidlow, ma belle et frêle voisine septuagénaire, cultive un jardin qui fournit en légumes toutes notre communauté. Pommiers, rangées de laitues, carrés d'herbe, buissons de haricots ou plantations de pommes de terre, peuvent vous apporter un plaisir, érotique et mystique, d'une intensité insoupçonnable et admirable. (...)

Je ne nie pas la compétence de la technique si elle maîtrise le feu, fabrique des métaux, de l'électricité et des ordinateurs. Je pose la question simplement : que voulons-nous ? Et je n'arrête pas de la poser partout où je vais. Je suggère qu'à l'examen d'entrée de l'université on demande à chaque étudiant un exposé détaillé sur l'idée qu'il se fait du paradis. Quitte à le juger sur son imagination, sa logique et son rapport à la réalité. Dans un groupe de discussion j'ai lancé le projet suivant : si nous parlions de ce que pourraient-être, ici et maintenant, les plus agréables relations entre nous ? Mais ce qui divise les gens, cela seul les retient. Si nous ne savons pas ce que nous voulons, c'est que nous n'avons pas conscience de nos possibilités et de nos désirs. Lâchés dès notre enfance derrière des buts aussi abstraits et mal perçus que le bonheur, l'amour, la bonté, le don aux autres, la gaieté, la bonne réputation, la fortune, la puissance, la paix ou même Dieu, nous possédons tous plus de mots que d'expériences réelles.

Je vais vous dire ce que je veux, et ce qui me satisfait. Je veux passer ma vie à méditer dans le silence, marcher lentement, éprouver le sens fondamental de l'existence dans l'émerveillement, surprendre tous les sons, sentir les nuages et les étoiles me caresser les yeux. Je veux bannir l'angoisse, la tourner en dérision, saisir la vie et la mort comme deux faces indissociables d'une même médaille. Je veux une compagne qui tour à tour m'obéisse et me contredise, m'admire et me surpasse, se fonde en moi et lutte contre moi. Je veux écrire et parler pour des gens qui écoutent, les charmer et me jouer de leurs questions, mais écouter aussi celui qui vient m'apprendre ce que j'ignore, avec une curiosité sans ennui. Je veux regarder dans l'eau les reflets de la lumière et les ondes du vent, pays des mouettes, des pélicans, des goélands, des flamands et des canards sauvages. Je veux m'asseoir sur un rocher lointain ou sur une plage déserte, entendre les vagues et regarder le ciel de l'Ouest que vient laver l'aurore. Je veux décocher des flèches si haut dans le ciel qu'elles deviennent oiseaux. Je veux contempler les montagnes, errer dans leurs vallons et leurs forêts, percevoir au crépuscule d'invisibles cascades.

Je veux m'asseoir devant ma machine à écrire et faire passer ce que je sens au travers des mots - défi, car tout ce qui s'agite en moi ne peut précisément se réduire en mots. Je veux aller dans ma grande cuisine chatoyante de couleurs essayer une nouvelle soupe ou un nouveau ragoût, cuire le poisson à la vapeur, jouer avec ces brosses chinoises si fines et ces bâtons d'encens que l'on frotte dans l'eau et qui dansent sur le papier. Je veux apaiser la douleur et éteindre la maladie rien qu'en apposant mes mains sur un corps. Je veux allumer un brasier, brûler des feuilles de cèdres et du bois de santal tard dans la nuit, au son d'une musique classique ou au rythme d'un rock que je danse.

Je veux voir les éclats de lumière sur le verre et le cristal; allongé sur le sol, je veux regarder les branches des arbres découper le bleu vif du ciel. (...)
Je veux entendre à quatre heures du matin la cloche de Nanzenji, temple de Kyoto qui bourdonne comme un gong. Je veux aller au Sikkim et au Népal voir l'Himalaya sans songer à le gravir. Je veux jouir de la compagnie de certains amis, manger du fromage de Stilton, des melons, un gros pain noir, du jambon, et boire une Gardner's Old Strong, cette rarissime bière anglaise.
Aussi terre à terre que cela puisse paraître, c'est là tout le paradis que je me souhaite. (...)

Alan Watts

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTrQc4oCGLNfQQL1NCkLvZruvuuy1f7SEY54bIX9ei7KVkUzka3A491W3Uycg

 

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:18

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Association Internationale Jacques Ellul - : link

 

 

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 12:20

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://yogi.y.o.pic.centerblog.net/o/8670b7d8.jpg&sa=X&ei=dhUtT47tEMbG0QXnseysCA&ved=0CAwQ8wc4dA&usg=AFQjCNGwDSekLjtHxKHtMUwLsObIlgF29A

 

 

 

 

 

 

 

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Il y a présentement une tendance très sérieuse à ne plus considérer Montaigne comme le type même du scepticisme et à chercher dans les Essais, au contraire, ses traces, que l'on trouve certaines, de son esprit positif, de son esprit scientifique même. Le sceptique pur et simple n'existe pas, ou bien ce n'est qu'un imbécile. La nature, qui est remplie de mystères, ne l'est pas moins d'évidences. Ce n'est pas faire acte de foi que de les admettre, mais seulement acte de bon sens. La vraie forme du scepticisme philosophique, c'est l'esprit critique, qui est une qualité rare. Le scepticisme vulgaire n'en est que la caricature. La réputation sceptique de Montaigne s'est surtout établie aux siècles de foi qui ont opposé son esprit à l'esprit religieux, à l'esprit de soumission, et de crédulité. Mais on ne jugera bien Montaigne qu'en le considérant au milieu de son époque, qui n'est pas sans quelque ressemblance avec la nôtre. « Il importe d'abord, dit le docteur Cancalon, dans sa récente étude sur Montaigne de situer l'auteur des Essais à l'époque précise de l'évolution philosophique où il a vécu, époque critique où les opinions qui avaient régné pendant tant de siècles étaient ruinées et dépassées et continuaient à dominer pratiquement, n'étant pas remplacées. » Montaigne ne fit guère que de formuler les doutes où se débattaient alors les esprits. Son scepticisme ne fut négateur qu'envers les idées qui s'en allaient. Il fut libérateur à l'égard des idées qui venaient. « Déblayer le champ intellectuel encombré de survivances, désarmer le dogmatisme persécuteur en lui enlevant toute autorité morale, faire appel au bon sens et à la bonté, prendre l'attitude non du doute inactif, mais du doute expectant et enquêteur, telle fut en gros l'œuvre de Montaigne. » J'ai tenu à citer ce passage parce qu'il précise bien l'importance de ce rôle critique d'un homme qui sut, au milieu de tant de querelles, garder la liberté de son jugement et qui n'écrivit jamais qu'avec bonne foi, avec mesure, avec sagesse. Montaigne, parmi toute son érudition et toutes ses citations latines, se met toujours en face de la vie qu'il regarde avec tendresse. Il aime autant les animaux que les hommes et probablement davantage. Ne voilà-t-il pas de quoi être particulièrement accusé de scepticisme ? Oyez ce qu'il dit de la cruauté, en un temps où la cruauté régnait : « Je hais entre autres vices, cruellement la cruauté, et par nature et par jugement, comme l'extrême de tous les vices : mais c'est jusques à telle mollesse, que je ne vois pas égorger un poulet sans déplaisir, et ois (entends) impatiemment gémir un lièvre sous la dent de mes chiens, quoique ce soit un violent plaisir que la chasse. Je ne prends guère bête en vie à qui je ne redonne les champs. Il y a un certain respect qui nous attache et un certain devoir d'humanité, non aux bêtes seulement qui ont vie et sentiment, mais aux arbres même et aux plantes. Nous devons la justice aux hommes et la grâce et la bénignité aux autres créatures qui en peuvent être capables ; il y a quelque commerce entre elles et nous et quelque obligation mutuelle. » On voudrait voir un scepticisme de ce genre à tous les hommes, mais bien peu en sont capables.

Montaigne n'a pas une grande admiration pour l'orgueil humain qui lui paraît plutôt le fruit de la présomption, et c'est cela que les hommes lui ont le plus reproché. En attendant que la planète fut enfin mise à sa place naturelle et non plus considérée comme le centre du monde, les navigateurs viennent de l'enrichir de terres, de nations et de religions nouvelles, qui ne sont pas sans diminuer beaucoup l'importance des anciennes. A son esprit sagace, les civilisations européennes, ou pour mieux dire, la grande civilisation chrétienne n'apparaît plus aussi lumineuse et aussi incontestable. Elle n'est pas la seule. Cela suffirait à jeter des doutes sur sa légitimité. L'architecture du monde se trouve bouleversée et du même coup les vieilles conceptions de la vie. Montaigne en profite pour dire aux hommes : quelle différence essentielle trouvez-vous donc entre vous et les animaux ? Il n'y a partout qu'une même nature sous des aspects différents. Et il entreprend de le prouver. L'homme a la parole, mais la parole n'est qu'une des manières du langage et le langage appartient à tous les animaux. Il y a là-dessus, dans Montaigne, un long chapitre qu'il est inutile de résumer, car les faits sur lesquels il s'appuie ne sont plus toujours ceux que l'on invoquerait maintenant, mais le principe n'est pas réfutable. La faculté de la parole n'a été qu'un événement heureux et dont tous les hommes ont été loin de profiter également. La civilisation, d'ailleurs, ne repose pas sur la parole articulée, mais plutôt sur l'écriture, qui l'a peut-être précédée, et des hommes, presque muets, mais intelligents, en seraient plus capables que des hommes seulement abondants en paroles, comme le sont certains sauvages. Il reste que, en ce qu'il a d'essentiel, le langage est commun aux animaux et à l'homme, qui ne saurait à bon droit « se tirer soi-même et séparer des autres créatures, tailler les parts des animaux ses confrères et compagnons et leur distribuer telle portion de facultés et de forces que bon lui semble. » Un grand amateur de Montaigne, M. Villey, ne veut pas prendre trop au sérieux ce qu'il a dit de l'intelligence des animaux. Cela, c'est un point de vue tout moderne. Du temps de Montaigne, les observations étaient encore trop imparfaites pour que l'on pût choisir à coup sûr entre toutes les anecdotes rapportées à ce sujet par Plutarque ou par Pline. Montaigne les accueille toutes sans beaucoup de critiques, mais il n'avait aucun moyen de faire autrement et d'ailleurs la crédulité générale était encore bien supérieure à la sienne. L'intérêt de toutes ces histoires, c'est l'interprétation qu'il leur donne, c'est le but en vue duquel il les rassemble, qui est de rabaisser la vanité de l'homme et de remettre l'ancien roi de la création à son rang dans la nature. La seule supériorité est de croire qu'il la comprend, mais c'est encore une vanité, car malgré toutes les explications qu'il en donne, il n'est pas beaucoup plus avancé que les autres animaux, ses frères, qui ont au moins la sagesse de vivre ou de tâcher de vivre tout simplement. C'est ce que Montaigne admire lui-même, et sans plus se préoccuper des anciens, en se promenant dans la campagne, en bon observateur : « Selon mon opinion, qui contrôlera de près ce que nous voyons de près ordinairement ès animaux qui vivent parmi nous, il y a de quoi y trouver des effets autant admirables que ceux qu'on va recueillant ès pays et siècles étrangers. C'est une même nature qui roule son cours, qui en aurait suffisamment jugé le présent état, en pourrait sûrement conclure et tout l'avenir et tout le passé. » Ce sentiment de la continuité et de la permanence des choses n'est pas médiocre.

C'est Montaigne qui a fait entrer dans le grand courant de la littérature française l'étude des animaux et toutes les questions que soulève leur instinct et leur intelligence. Il aura, au dix-septième siècle, où l'on s'occupa tant de ces problèmes, une influence au moins aussi grande que celle de Descartes, dont les opinions mécanistes soulevaient l'indignation de La Fontaine et aussi celle du public, qui ne put jamais, malgré d'illustres autorités, arriver à admettre que les animaux ne sont que des machines, « des machines qui aiment, dit Mme de Sévigné, des machines qui ont une élection pour quelqu'un, des machines qui sont jalouses, des machines qui craignent. Allez, allez, vous vous moquez de nous. » C'est le bon sens. Si les animaux sont des automates, l'homme aussi est un automate. Cette extension de la doctrine cartésienne a d'abord été soutenue par La Mettrie. En un certain sens, c'est la suprême conséquence de l'opinion de Montaigne. Ce n'est pas le contredire, bien au contraire, que d'affirmer qu'il n'y a qu'une psychologie de valable, celle qui ne sépare pas l'intelligence humaine de l'intelligence animale. Il est possible, selon les plus récentes études sur la matière vivante, que nous ne soyons que des machines chimiques. Tout n'est que chimie dans la nature, dont, redisons-le, nous ne sommes qu'un des atomes.

REMY DE GOURMONT.

 

[texte communiqué par Mikaël Lugan]

           http://img.over-blog.com/630x470-000000/2/81/75/37//animaux-sauvahes/calin-felins.jpg  
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:03

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:36

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DominiqueGiraudet - dans penser
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