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Ecosia : Le Moteur De Recherch

24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 18:56
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Résumé

 

Le nazisme demeure, malgré la profusion maintenant des travaux des historiens, un non-pensé de l’Occident. L’auteur commente, ici, la thèse du sociologue Zygmunt Baumann qui inscrit l’extermination des Juifs dans la logique instrumentale de la modernité, via les schèmes de l’action bureaucratique et l’établissement criminel d’un principe « d’ingénierie sociale ». S’il salue la percée bienvenue de cette construction, il en pointe aussi une insuffisance. Il y a dans le nazisme un précipité de destructivités fondamentales, de jouissances thanatophiles, dont la thèse de Baumann ne parvient pas à rendre compte.

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 14:02
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Martin Heidegger et sa conférence Sérénité 1955 - Blog de philo ...

Martin Heidegger et sa conférence Sérénité 1955. 22/03/2010 16:55. La véritable entrée en matière de la conférence Sérénité s'opère lors de la distinction ...



Je signale ce texte qui ,malgré une certaine difficulté d'accès , me semble remarquable ,trés intéressant, je dirai qu'il est un peu difficile mais accessible néanmoins .

Bien amicalement,

Dominique Giraudet


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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 11:31

Zygmunt Bauman est un sociologue possédant la double nationalité anglaise et polonaise né à Poznan en Pologne en 1925 ; il enseigne à l'université de Leeds.

 

Il a enseigné la philosophie et la sociologie à l'université de Varsovie avant d'être contraint par le régime communiste de quitter la Pologne en 1968 lors des persécutions antisémites. Il rejoint l'université de Leeds en 1973.

 

Il décrit la télé-réalité comme une métaphore du monde global, où « ce qui est mis en scène, c'est la jetabilité, l'interchangeabilité et l'exclusion[1] ». Les problèmes sont globaux et la politique locale, le lien entre pouvoir et politique est desserré. Il décrit la société comme liquide, parce que les liens permanents entre homme et femme sont devenus impossibles. Plus exactement il définit les relations sociales comme de plus en plus impalpables dans la société actuelle. Il prend l'exemple de l'amour ou du sentiment comme témoin de l'impalpabilité des nouvelles relations. Il définit comme responsable la société de consommation actuelle et le modèle économique.

 

Le concept de redondance de la misère peut aussi lui être attribué. Dans Vies perdues, il le définit comme le développement de zones de pauvretés concentrées autour des villes, et dans les zones de récupération des déchets consommables. Il prend pour illustrer ce concept la métaphore d'Italo Calvino de la ville des nouveautés et des montagnes de récupération.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/Zygmunt_Bauman_by_Kubik.JPG/198px-Zygmunt_Bauman_by_Kubik.JPG

 

 

 

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 11:51

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La philosophie est plus que jamais nécessaire

 

par Thomas De Koninck

 

Titulaire de la chaire La philosophie dans le monde actuel, de l'Université Laval

 

Lettre ouverte publiée sur cyberpresse.ca

 

L'auteur écrit au nom d'un collectif d'universitaires des départements de philosophie du Québec.

 

La proposition de rendre optionnels les cours de philosophie au cégep trahit une conception étriquée de cette dernière et manque singulièrement de réalisme. L'éducation supérieure doit apprendre à penser toujours mieux. Ce qu'il s'agit de former avant tout, c'est le jugement critique ; lui seul rend autonome, libre.

 

Les problèmes de société et les problèmes politiques s'avèrent de plus en plus globaux, complexes au sens de tissés ensemble, cependant que le déploiement des connaissances va dans le sens opposé, suivant des labyrinthes toujours plus spécialisés, fragmentés, détachés du tout. Paradoxalement, de moins en moins de personnes sont préparées, par leur formation, à faire face à ces problèmes globaux. On sait pourtant ce que risque de donner au niveau collectif l'écoute exclusive d'un expert — en économie, par exemple, mais quel que soit le domaine —, expert qu'on ne comprend souvent du reste plus guère.

 

En même temps, les nouveaux pouvoirs de communication restructurent tant l'action politique que le monde de l'économie et de la science et façonnent la société selon de nouveaux modèles culturels. Leur impact sur la vie des personnes et des peuples, le libre afflux des mots et des images à l'échelle mondiale transforment les relations humaines à tous les niveaux, et même la compréhension du monde, démontrant à neuf à quel point l'évolution des sociétés est déterminée par la culture d'abord, bien avant les modes de production ou les régimes politiques. On le voit, jamais une bonne formation générale n'a été aussi nécessaire, et à la base de celle-ci, la philosophie.

 

Le sens de la vie

 

Toute démocratie dépend de la qualité de la formation des citoyens, de leur jugement, et, par conséquent, du langage et de la capacité de discerner, de détecter ce qui est démagogique, de tenir de véritables débats rationnels sans lesquels la démocratie périclite vite en son contraire. L'histoire l'a démontré d'innombrables fois : à proportion que la faculté d'expression, de communication, de penser dépérit dans une société, la violence croît. Cette violence prend notoirement au Québec la forme d'une violence faite à soi-même : le suicide.

 

La démocratie véritable est extrêmement concrète et complexe. Elle implique le dynamisme constant de recherches, de découvertes, de développements, de choix en vue du bien commun, qu'on s'efforce dès lors sans cesse de réaliser de manière pratique. Elle suppose une éducation aidant chacune et chacun à se forger, de façon critique, une culture philosophique propre. Seule une telle culture peut sauver l'expert de son expertise, le technicien de sa technique, les sociétés humaines de la montée de l'insignifiance.

 

Tout être humain a une philosophie implicite, consciente ou point, certes souvent peu critique, mais qui commande sa vie entière. Les questions les plus « brûlantes » (Husserl) sont les questions qui portent sur le sens ou sur l'absence de sens de la vie. Ces questions engagent la totalité de l'expérience humaine. Or, cette préoccupation est au cœur même de la philosophie.

 

L'importance que l'on accorde à la démarche des sciences pures vient de ce qu'elle est la seule qui paraisse rendre possible un accord universel, en reposant sur une réduction préalable de l'expérience humaine à deux domaines, extrêmement limités l'un et l'autre : celui de la perception et celui du raisonnement formel. La décision méthodique de s'en tenir à leur double évidence implique la mise entre parenthèses de dimensions fondamentales de la vie humaine qui toutes doivent trouver à se dire, s'expliciter et se comprendre. Les arts, les lettres et la philosophie s'avèrent en cela indispensables.

 

L'implication réciproque de tous les problèmes au niveau planétaire et les effets de la techno-science sur la nature mettent chaque jour davantage en relief l'importance de l'humain. Il y a lieu de s'en réjouir s'ils suscitent leur pendant éthique, le lien de solidarité, le fait de tenir et de porter ensemble la responsabilité de l'humain comme tel. Cette personne-ci, chacune et chacun d'entre nous, est ce qu'il y a de plus complexe et de plus concret à la fois en ce monde. De là vient la difficulté de l'éthique et le défi majeur qu'elle pose à la philosophie.

 

Repère indispensable

 

L'éducation vise l'être humain concret, donc total. Dans le respect de tout ce qu'il est, dans le concret de la dignité égale de tous les humains, quels qu'ils soient. La Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 a posé en principe « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables », comme constituant « le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Une prise de conscience accrue de cette valeur fournit un repère indispensable aujourd'hui dans la pluralité des cultures, parmi tant de morales différentes, permettant la convivialité, le vivre-ensemble.

 

La dignité humaine, rappelle la philosophie, signifie que chaque être humain est au-dessus de tout prix, unique au monde, devant être considéré comme une fin, et jamais réductible à un moyen — ainsi que l'affirmait si justement Kant — avec toutes les conséquences pratiques que cela entraîne. Seule la philosophie peut, dans le contexte pluraliste actuel, pleinement assurer une telle prise de conscience et la porter à maturité.

 

On a d'autre part raison d'insister aujourd'hui sur l'urgence d'éveiller plus que jamais à « la connaissance de la connaissance », c'est-à-dire à l'évaluation critique du savoir, permettant de mieux prévenir la part d'illusion qui aura été si considérable dans l'histoire, s'agissant de l'être humain lui-même ou de telle forme de savoir qu'on croyait définitive alors qu'elle ne l'était pas du tout. La connaissance de la connaissance, en premier lieu la connaissance de l'illusion, revient à savoir discerner, être critique, devant les vues simplettes qui se présentent comme autant d'absolus. On reconnaît là encore une des tâches les plus aisément identifiables de la philosophie.

 

Le goût de l'avenir

 

En ce moment, l'éducation publique s'aligne sur les besoins du marché de l'emploi. Cette approche d'apparence pratique ne l'est pas du tout, elle est largement illusoire. Se concentrer sur la technologie, par exemple, générera des diplômés obsolètes. Il saute aux yeux, en pleine révolution technologique, que cela signifie enseigner ce qui sera périmé dans 5 ou 10 ans — à l'instar des ordinateurs du même âge — et qui ne fera par la suite qu'accroître davantage encore les frustrations.

 

Le problème n'est pas celui de créer des habiletés au sein d'une technologie galopante, mais bien plutôt d'enseigner à des étudiants à penser et leur fournir les outils intellectuels qui les rendront aptes à réagir à la myriade de changements, y inclus de changements technologiques, auxquels ils auront à faire face dans les prochaines décennies.

 

Les gouvernements doivent s'appliquer à redonner aux humains le « goût de l'avenir », selon l'expression de Tocqueville. En pareille perspective, le premier défi de l'éducation est de générer l'enthousiasme qui poussera les jeunes, les décideurs de demain, à progresser d'eux-mêmes vers de nouvelles quêtes de sens et de savoir et de nouvelles questions, en n'évitant pas les questions les plus brûlantes, à savoir les questions ultimes dont nous parlions, comme celle du sens de leur vie elle-même et de leur collectivité. Rien n'est plus nécessaire à cet égard encore, dans le présent contexte, que la philosophie.

Thomas De Koninck

 

Titulaire de la chaire La philosophie dans le monde actuel, de l'Université Laval

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:41
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Une analyse historique intéressante .

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 15:56
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http://www.space-blogs.com/makethumb.php?id=34191292&sq=Y&w=143&h=155


21/03/2010 11:11

Artaud Antonin, le Pèse Nerf 0 commentaire

 

"Toute l’écriture est de la cochonnerie.Les gens qui sortent du vague pour essayer de préciser quoi que ce soit de ce qui se passe dans leur pensée, sont des cochons.

Toute la gent littéraire est cochonne, et spécialement celle de ce temps-ci.

Tous ceux qui ont des points de repère dans l’esprit, je veux dire d’un certain côté de la tête, sur des emplacements bien localisés de leur cerveau, tous ceux qui sont maîtres de leur langue, tous ceux pour qui les mots ont un sens, tous ceux pour qui il existe des altitudes dans l’âme, et des courants dans la pensée, ceux qui sont esprit de l’époque, et qui ont nommé ces courants de pensée, je pense à leurs besognes précises, et à ce grincement d’automate que rend à tous vents leur esprit,

— sont des cochons."

 

Considération d’Oriane (crayon de couleur jaune d’or) : quelle tentation ! La tentation de tout rejeter pour n’être que soi, inventer une nouvelle forme d’être et d’être dans l’écrit. Je ne dirai pas que je ne l’ai jamais éprouvée. De façon très différente d’Artaud, certes, mais avec presque autant de radicalité car je sens que tout en moi se refuse au moule reçu de l’écriture que je veux le rejeter, le changer parce que je ne le connais que trop bien. Être un moi autre dans une écriture autre… Je cherche.

 

Contexte : Le Pèse-nerfs

 

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:54
Des extraits de son journal réellement trés droles !

Bonne lecture !

Bien amicalement,

Dominique Giraudet .

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:28
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:01
Daniel Vidal « Søren Kierkegaard, Exercice en christianisme », Archives de sciences sociales des religions 4/2007 (n° 140), p. 202-310.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 23:02

Résumé

 

Trois méditations à partir de la parole évangélique, dans lesquelles le philosophe livre ses dernières réflexions sur le devenir chrétien, auquel il disait avoir consacré l'ensemble de son oeuvre. Le texte explicite également les catégories philosophiques essentielles bâties tout au long de cette oeuvre.

Quatrième de couverture

 

Indøvelse i Christendom [Exercice en christianisme] paraît en 1850. Publié sous le nom d'Anti-Climacus, c'est le dernier grand livre pseudonyme de Kierkegaard et peut-être le moins lu. Rassemblant trois grandes méditations sur la Parole, il constitue pourtant, à de nombreux points de vue, l'achèvement d'une production particulièrement abondante, extraordinairement diversifiée et déroutante. Achèvement, d'abord, d'une longue réflexion sur le «devenir chrétien» qui trouve ici son expression la plus intransigeante, la plus acérée, parfois la plus violente : écrit par un pseudonyme «supérieur», c'est-à-dire supérieur à Kierkegaard lui-même, «chrétien au plus haut degré» ou représentant de l'idéalité du christianisme, ce livre n'est pourtant rien de théologique et si l'on voulait y voir par ailleurs une apologie du christianisme, c'en serait une forme bien particulière, luttant contre toute défense émolliente qui en affaiblirait la difficulté, stigmatisant la trahison par la religion instituée du scandale essentiel qu'il représente pour l'esprit, renvoyant brutalement le croyant au Modèle paradoxal et souffrant et à la solitude vertigineuse de la décision de croire. Mais c'est aussi l'achèvement d'une philosophie qui s'est inlassablement employée à faire ressurgir le fait, la structure et la tâche de la subjectivité existante contre toute tentative de dilution ou de dépassement dans le «Système», produisant à vif des catégories, découvrant des structures (contradiction, situation, compréhension, contemporanéité) et une théorie de la vérité qui marquera le XXe siècle. Enfin, ce livre constitue, et notamment par le dernier état d'une réflexion continue sur la communication, une forme de point final à une stratégie d'écriture philosophique totalement inédite, qui a vu s'entrelacer écriture pseudonyme et écriture autonyme et se bâtir une pratique discursive à la fois multiple et cohérente, bousculant les frontières entre philosophie, littérature et langage religieux, que réclamait un «objet», le fait d'exister, irréductible au Concept et au discours philosophique traditionnel. Par le truchement d'Anti-Climacus et de son rapport à tous les auteurs qui se rassemblent sous le nom de Kierkegaard, le philosophe trouvait, définitivement, sa voix.

 

Fiche technique

 

* Famille : Philosophie

* Sous famille : Philosophie contemporaine

* Sous sous famille : Kierkegaard Soren

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782866456306.jpg
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