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Ecosia : Le Moteur De Recherch

20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 12:14

Invitation au voyage

Mise à jour le lundi 19 janvier 2009 à 15 h 18

Hélène Dorion, Hublot des heures
 

À première vue, elle semble fragile. Charpente frêle d'elfe. Pourtant, en entrevue avec Radio-Canada.ca, Hélène Dorion se révèle une femme solide. Un être solidement ancré dans la réalité, dont la voix grave d'alto module ses mots tout en douceur. Poète? Bien sûr! Elle a publié plus de 15 recueils depuis 1983.

Le dernier, Le hublot des heures, est une invitation au voyage. Authentique. Mais pas question de voir « sur ces canaux dormir ces vaisseaux dont l'humeur est vagabonde », chantés par Baudelaire. Hélène Dorion est femme du XXIe siècle: elle prend l'avion et le train. Avec tous les plaisirs et les inconvénients:

« Tu rouvres les yeux,
et le carré rouge
apparaît sur l'écran
qui annonce le retard de ton vol. »

Carrousel de bagages, promiscuité, retards, angoisse des autres. Rien n'échappe à son regard.

La poésie, clé de la réalité

Elle s'interdit d'être une poète enfermée dans sa tour d'ivoire, de béton ou de verre, perdue dans ses ailleurs, avec de petits oiseaux plein la tête. La poésie l'amène à entrer davantage dans la réalité.

Pour moi, c'est une plongée au coeur de la réalité et, bien sûr, dans ce livre-ci, toutes les dimensions du voyage.

— Hélène Dorion

Le hublot des heures, un récit poétique, raconte l'expérience du voyage. Une expérience qu'Hélène Dorion a acquise en voyageant beaucoup, dit-elle, pour le travail principalement. Elle suit ses livres, dit-elle, qui ont été traduits dans plus de 15 pays. Elle part quatre ou cinq fois par année.

Donc, j'ai eu envie de faire l'expérience de l'ailleurs et d'entrer dans cet ailleurs.

— Hélène Dorion

Dialoguer avec la vie

Son héroïne est une femme qui écrit en déplacement. Elle se déplace, dit Hélène Dorion, par rapport à elle-même, pour apprendre de ce monde-là. « Se déplacer, c'est être autre, dit-elle, c'est être en mouvement. Pour moi, bouger, se déplacer, mais pas dans l'agitation, mais au contraire entrer dans le mouvement, c'est entrer en dialogue avec la vie. »

Être figé équivaut, pour elle, à refuser de dialoguer avec la vie.

C'est fondamental, ce dialogue avec la vie. Donc, avec le monde contemporain dans lequel on vit.

— Hélène Dorion

Le monde contemporain, elle le revendique, non seulement en entrevue, mais aussi dans son livre. Elle le questionne. Elle y parle, par exemple, de Las Vegas, sans nommer la ville des illusions.

On reproduit des lieux. On n'est plus seulement dans un ailleurs, on est dans l'illusion d'un ailleurs, dans un faux ailleurs. Il me semble qu'on ne peut pas vivre ça sans le questionner.

— Hélène Dorion

Entre réel et virtuel

Pourquoi le questionner? Pour accroître notre lucidité, notre présence au monde, répond la poète, pour qui c'est le rôle même de la poésie. C'est pourquoi elle pose la question du rapport entre le vrai et le virtuel.

L'auteure constate que des gens vivent complètement sur Internet, qu'ils donnent leur vie au virtuel. Malgré ça, Hélène Dorion refuse de diaboliser le web. Pour elle, le problème n'est pas là, mais dans le rapport qu'on entretient avec lui.

« Peu importe à qui on donne son âme, ça peut de toute façon créer un vide intérieur. Qu'on donne son âme à la réalité, au quotidien, ou qu'on soit submergé par Internet, qu'on ne soit plus capable de décoller d'un écran, pour moi, c'est exactement la même chose. Il faut retrouver le rapport à soi », insiste l'auteure.

La liberté, c'est la capacité de choisir

Selon elle, préserver le contact avec sa propre identité et avec l'humanité qui la définit est primordial. Pour cela, il faut garder, dit-elle, ce qui est fondamental chez l'être humain: la liberté. Qu'elle définit comme la capacité de choisir.

La première chose qu'on fait sur Internet, on choisit. On ne fait que choisir sur Internet. À un moment donné, on peut aussi perdre la conscience de la liberté comme instrument fondamental.

— Hélène Dorion

Comment l'être humain, confronté au choix multiple des instruments qu'on lui propose quotidiennement, « ...tondeuses, souffleuses, climatiseurs, scies sauteuses... »; comment, confronté à ce que la poète appelle l'instrumentation de la vie, peut-il retrouver un espace de liberté? Par la parole, répond-elle. Et elle cite le philosophe allemand Martin Heidegger: « Le langage, c'est la maison de l'être. »

Dans la mesure où le langage est atrophié, c'est aussi l'identité, c'est aussi la conscience qui est atrophiée.

— Hélène Dorion

C'est pour ça qu'Hélène Dorion écrit.

Pour réduire l'atrophie en chacun de nous. Pour appréhender le monde, le rendre accessible aux autres et à elle-même, pour que quelque chose grandisse en chacun de nous, en ouvrant pour nous ce monde

« ...plein de futur jamais
décodé où l'on s'engouffre
comme des taupes.... »

Le hublot des heures
Hélène Dorion
Édition de la différence
Collection Clepsydre

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DominiqueGiraudet - dans penser
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 11:56
Les religions possèdent toutes leurs "fonctionnaires de Dieu"
(référence au célèbre ouvrage d' Eugène Drewermann ) . Ces fonctions
n'existent qu'en fonction justement de l'existence de croyants qui
projètent sur eux par habitude et traditions des roles -fonctions qui
sont charger d'animer et de rendre vivant des gestes et des paroles
plus ou moins rituelles et dites "sacrées " . Derrière ces
marionnettes
animées et bavardes , moralisatrices et bénissantes , il n' y a
évidemment rien du tout , un vide -néant hallucinant par sa réalité
abyssale .Certes , il faut avouer aussi ,que finalement ,c'est aussi
le cas de chaque ètre humain sur terre : derrière nos actes et nos
pensées , il n' y a personne au sens stricte du terme , sinon un
agglomérat complexe d'habitudes,de pensées,d'émotions . Et pourtant le
"film " se déroule et continue sous nos yeux ébahis et interrogateurs
.

Amicalement,
Dominique Giraudet

 
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 20:11

Maître Eckhart, le procès de l'Un

par Hervé Pasqua

 

( Livre )
Cerf (Éditions du) 
2006, 433 p., 45 euros

Collection : La nuit surveillée - ISBN : 2204082651

La figure de Maître Eckhart fait l'objet d'études nombreuses. Sa doctrine a été analysée sous l'angle de la philosophie, de la théologie, de la spiritualité. Loué par les uns, Maître Eckhart soulève le soupçon chez les autres : son œuvre ouvre la porte à l'hérésie et à l'anticléricalisme voire même elle est hérétique. La pensée du maître rhénan se comprend à partir de son inspiration de fond, sans quoi elle demeure incompréhensible. Dans l'œuvre latine, on rencontre de nombreuses contradictions. Certains auteurs ont essayé de résoudre ces contradictions en postulant une évolution de la pensée eckhartienne. Hervé Pasqua souhaite ici montrer la cohérence de l'oeuvre à partir de son hénologie et, plus précisément, de sa conception de la Déité conçue comme « Unité pure et nue ».

« Penser avec Eckhart et, le cas échéant, contre lui, tel est le dessein de l’auteur de Maître Eckhart. Le procès de l’Un. Dans cet ouvrage important, Hervé Pasqua, directeur de l’Institut catholique de Rennes, présente l’œuvre du maître rhénan à la lumière de son néoplatonisme.

Le titre peut s’entendre à la fois comme mise en accusation de l’Un et processus de développement ou d’émanation de l’Un, au sens où tout en procède. S’opposant à la thèse de ceux qui considèrent qu’il y aurait deux Eckhart, celui pour qui Dieu est l’Être et celui pour qui Dieu est l’Un, Hervé Pasqua tranche résolument dans les ambiguïtés du Thuringien et propose une lecture fortement néoplatonicienne de Maître Eckhart.
Dans une première partie, il considère la Déité comme étant le nom de l’Un, dans la seconde il montre la misère de l’Un sans l’être. Il tente ensuite de dénoncer les faiblesses de cette pensée et de faire le procès de l’Un.

Ce livre d’Hervé Pasqua s’inscrit dans une vaste réflexion qu’il mène depuis plusieurs années sur le thème du rapport entre l’Un et l’Être, visant à dégager la perspective d’un Être qui, au-delà de toute ontothéologie réduisant l’être à l’étant, occuperait le rôle que joue l’Un dans la pensée d’inspiration néoplatonicienne. Sa visée est sans doute aussi de mettre en garde contre une théologie qui porte exagérément l’accent sur l’apophatisme. » (Benoît Beyer de Ryke->http://www.bibliomonde.com/auteur/benoit-beyer-ryke-421.html])


Dans BiblioMonde

Maître Eckhart 

Maître Eckhart, une mystique du détachement

Mystique : la passion de l'Un, de l'Antiquité à nos jours

____________________________________________

Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site. 



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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 00:33

 

L’athéisme marche du feu de Dieu http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif“Il n’y a probablement pas de Dieu, alors cessez de vous en faire et profitez de la vie” : 800 bus britanniques arborent désormais ce slogan. Un divin succès pour la journaliste du Guardian Ariane Sherine, initiatrice de la campagne pour l’athéisme lancée en réponse aux messages placardés en juin 2008 sur les bus londoniens, qui renvoyaient à un site promettant aux non-croyants une “éternité de tourment en enfer” et un “lac de feu”. Ariane Sherine et le scientifique Richard Dawkins attendaient 5 500 livres de dons, ils en ont récolté plus de 135 000 – de quoi faire rouler à l’athéisme tous les bus de Grande-Bretagne. Hors de l’île aussi, la campagne fait des émules. A Barcelone, on a opté pour la traduction castillane et catalane du slogan britannique. En Italie, la version génoise est plus catégorique. Exit le “probablement”. A partir du 4 février, deux bus proclameront “La mauvaise nouvelle, c’est que Dieu n’existe pas. La bonne, c’est que tu n’en as pas besoin”, rapporte La Repubblica. A Washington, l’American Humanist Association a choisi “Pourquoi croire en Dieu ? Soyons bons par amour de la bonté, c’est tout”. L’approche australienne, plus pragmatique, n’a pas plu au principal afficheur du pays. APN Outdoor a refusé l’accroche “Athéisme – dormez le dimanche matin”. A Madrid, on contre-attaque, note El País : “Oui, Dieu existe, profitez de la vie en Jésus-Christ”, clame le message financé par l’Eglise évangélique de Fuenlabrada. http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif




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DominiqueGiraudet - dans penser
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 19:20

 

Georg Philip Telemann
(1681-1767)
Catalogue TWV


Oeuvre Publications Références

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Oeuvre


En cliquant sur cette image, il est possible d'entendre des extraits d'oeuvres (fichiers MIDI)


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Publications


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Références
  • Hoffmann, Adolf
Die Orchestersuiten bei Georg Philipp Telemann
Zurich, Moseler, 1969, 183p.
  • Kross, Siegfried
Das Instrumentalkonzert bei Georg Philipp Telemann
Tutzing, Hans Schneider, 1969, 172p.
  • Menke, Werner
Thematisches Verzeichnis der Vokalwerke von Georg Philipp Telemann,
volume 1
Frankfurt, Vittorio Klostermann, 1982, 234p. ISBN 3-465-01512-6
Thematisches Verzeichnis der Vokalwerke von Georg Philipp Telemann,
volume 2
Frankfurt, Vittorio Klostermann, 1983, 126p. ISBN 3-465-01583-5
  • Ruhnke, Martin
Georg Philipp Telemann: Thematisch-Systematisches Verzeichnis seiner Werke, volume 1
Kassel, Barenreiter, 1984, 246p. ISBN 3-7618-0655-8
Georg Philipp Telemann: Thematisch-Systematisches Verzeichnis seiner Werke, volume 2
Kassel, Barenreiter, 1992, 245p. ISBN 3-7618-1043-1
Georg Philipp Telemann: Thematisch-Systematisches Verzeichnis seiner Werke, volume 3
Kassel, Barenreiter, 1999, 274p. ISBN 3-7618-1398-8

 


 


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Musique vocale sacrée

1. Cantates religieuses

 

Temps de l'Avent
Temps de Noël
Temps du Carême et de la Passion
Temps de Pâques
Temps de la Pentecôte
Fêtes
Divers
2. Cantates pour la consécration d'églises
3. Musique pour l'introduction de prédicateurs
4. Cantates pour les funérailles
5. Oratorios de la passion et Passions
6. Oratorios sacrés
7. Psaumes
8. Motets
9. Messes, Magnificat, Oeuvres à mouvement unique
10. Collections
11. Cantates et sérénades pour le mariage
12. Compositions pour les anniversaires de naissance
13. Oeuvres pour les fêtes politiques
14. Compositions pour les écoles de Hambourg et d'Altona
15. Musique pour le Bourgmestre (Oratorios et Sérénades)

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Musique vocale séculière

20. Cantates séculières
21. Opéras et airs d'opéras
22. Contributions aux opéras d'autres compositeurs
23. Prologues pour opéras
24. Oratorios séculiers
25. Travaux pédagogiques, Odes, Leider, etc

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Musique pour instruments à clavier et luth

30. Fugues pour clavier
31. Préludes de chorals
32. Suites pour clavecin
33. Fantaisies, Sonates, Concerti pour clavecin
34. Menuets pour clavecin
35. Pièces individuelles pour clavecin (Einselstucke)
36. Recueil de manuscrits (Sammelhandschrift)
37. Lustiger Mischmasch
39. Oeuvres pour luth

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Musique de chambre

40. Musique de chambre sans basse continue
41. Musique de chambre pour 1 instrument avec basse continue
42. Musique de chambre pour 2 instruments avec basse continue
43. Musique de chambre pour 3 instruments avec basse continue
44. Musique de chambre pour 4 instruments ou plus avec basse continue
45. Danses polonaises du manuscrit Rostock

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Musique pour orchestre

50. Sinfonies, Divertimenti, Marches
51. Concertos pour instrument solo avec orchestre
52. Concertos pour 2 instruments avec orchestre
53. Concertos pour 3 instruments avec orchestre
54. Concertos pour 4 instruments ou groupes avec orchestre
55. Suites pour orchestre

 


 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 13:11

DEUXIEME CHRONIQUE DU REGNE DE NICOLAS IER, Patrick Rambaud

  • DEUXIEME CHRONIQUE DU REGNE DE NICOLAS IER
  • 12,83€

Remise : - 5%

  • Prix éditeur 13,50€
  • soit 0,67€ d'économie

Commentaire sur le livre DEUXIEME CHRONIQUE DU REGNE DE NICOLAS IER

Depuis Chronique du règne de Nicolas Ier (janvier 2008) notre Précieux Souverain a-t-il changé ? Le sacre paraît loin, et son cortège de festivités, de yachts luxueux, de résidences très surveillées. L'impératrice Cécilia a refait sa vie. Efficacité, tempérance, froideur, et même sagesse, tels seraient donc les nouveaux habits de Nicolas Ier. Mais Patrick Rambaud ne s'en laisse pas compter. La légende officielle, les tableaux dorés, les communications princières ne sont pas pour lui. Il a donc choisi de continuer sa cruelle et désopilante chronique, dressant ainsi le véritable tableau du règne... Du même auteur : La Bataille ; Il neigeait...

Caractéristiques du livre DEUXIEME CHRONIQUE DU REGNE DE NICOLAS IER

 

  • Auteur : Patrick Rambaud
  • Date de parution : 07/01/2009
  • ISBN : 9782246752318
  • Editeur : Grasset et Fasquelle
  • EAN : 9782246752318
http://www.alapage.com/img/commun/spacer_blanc.gif

 



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DominiqueGiraudet - dans penser
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 12:16

" L ' absence  de maladie est peut-ètre la santé ,mais ce n'est pas la vie "(1)

"Nous sommes pauvres en vérité si nous ne sommes seulement que sains d'esprit " (2)

Citées par le Dr Olivier Labergere.


(1) : réf . Oeuvre " Jeu et réalité " (1971)

(2) : réf . Oeuvre " De la pédiatrie à la psychanalyse " ( 1968 )




 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 10:41
Portrait
 
 
 
    Abdoul Majid Thiam, secrétaire de rédaction de « Les Echos » : «La liberté est une réalité dans la presse, l’indépendance, non»
 
 Bamako Hebdo, 17/01/2009 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer
 
Abdoul Majid Thiam (photo Bko Hebdo)
 

Abdoul Majid Thiam, Secrétaire de rédaction du journal «Les Echos», livre ici pour nos lecteurs son point de vue sur la presse malienne. Il explique surtout ce qui fait la spécificité d’un bon secrétaire de rédaction.

Bamako Hebdo :Présentez- vous à nos lecteurs ?
Abdoul Majid Thiam : Je m’appelle Abdoul Majid Thiam. Je suis journaliste à Jamana depuis mai 1991. C’est à la suite d’un concours du meilleur reportage que j’ai eu la chance de décrocher un certificat du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) de Paris en 1997 grâce à une bourse du ministère français de la Coopération à l’époque dirigé par Charles Josselin.

 Comment vous est venue l’ambition de faire carrière dans le journalisme ?
J’ai aimé la presse à travers un nombre de parents qui ont été des professionnels du métier. Parmi eux, je cite mes oncles Amadou Thiam et Thierno Ahmed Thiam (paix à son âme). Ils ont été des exemples pour moi. Je n’aime certes pas le micro, mais lorsque j’étais adolescent, je me permettais de faire la narration des matches inter-quartiers quand je n’avais pas la chance de jouer. Plus tard au second cycle à Hamdallaye Marché ou au lycée, je participais, sous la conduite de mes professeurs, à la rédaction du journal de l’école.

 Parlez- moi de votre parcours et de vos expériences professionnelles ?
 Ayant arrêté les études en classe de terminale, j’ai chômé pendant plusieurs années jusqu’à ce que le groupe Jamana décide, en mai 1991, de relancer la revue des jeunes «Grin-Grin». J’ai été recruté sans passer le test.

Depuis lors, je travaille à Jamana. J’ai écris des articles sur divers sujets dans la revue des jeunes, dans la revue Jamana et surtout dans ‘Les Echos’ où j’officie comme secrétaire de rédaction depuis plusieurs années maintenant. En réalité, j’ai tâté de tout : politique, société, sports et faits divers. Grâce à la presse, j’ai pu visiter le Mali divers. J’ai aussi effectué quelques déplacements à l’étranger où j’ai eu l’occasion de me confronter à d’autres confrères. Toutes choses qui m’ont permis d’accumuler une somme d’expériences que je suis disposé à partager avec les autres à condition qu’ils en expriment le besoin. Je suis Toucouleur, né à Bamako en 1966. Je suis marié et père de deux enfants (une fille et un garçon).

De manière générale, quelle est votre vision de la presse malienne ?
 La presse malienne continue son petit bonhomme de chemin, malgré des imperfections çà et là. Je pense qu’elle peut encore faire mieux pour mériter sa place de 4e pouvoir. Il est regrettable que beaucoup de journalistes, surtout les jeunes, n’aient pas toujours à l’idée cette célèbre phrase de Jean-Paul Sartre qui dit que : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres». Appliquée en journalisme, cette sentence pourrait prévenir bien des malentendus et incompréhensions après la publication d’un article. Autrement dit, il y a toujours lieu de recouper même si l’on est à 100 % sûr de sa source. A ce moment-là, la presse et les journalistes seront encore plus crédibles et contribueraient davantage à l’ancrage de la démocratie, à la quête de la transparence et donc à plus de justice, d’équité et de solidarité, qui sont, me semble-t-il, les bases fondamentales du développement.

 La liberté de la presse est- elle une réalité ?
Il n’y a pas lieu d’espérer que la presse ira très bientôt dans le sens souhaité en éclairant mieux le public sur les sujets de proximité, l’économie réelle, les valeurs de la société. Je crois très humblement que ce sont les politiciens, avec leurs querelles interminables, les chercheurs de poste, toujours prompts à casser du sucre sur le dos de leurs adversaires  qui induisent la presse en erreur. Oui la liberté de la presse, au vu du nombre d’organes écrits et audiovisuels, est une réalité. Mais pour ce qui est de l’indépendance, les débats restent ouverts. Pour ma part, je constate que beaucoup d’organes restent sous la coupe des groupes de pressions. Il leur faudra trouver les moyens d’être à équidistance des forces politiques et sociales pour assurer leur pérennité.

Les qualité d’un bon  journaliste ?
J’ai souvent la satisfaction d’avoir écrit ce que les gens pensaient réellement. Il me plaît de discuter de la pertinence de certaines analyses. Il arrive aussi que de nombreuses personnes ne soient pas d’accord avec moi. Je les écoute et note leurs remarques. Nul n’a le monopole de la vérité, nul n’est parfait. Vérités d’hier, vérités, d’aujourd’hui, vérités de demain.

  Avez-vous eu des déceptions dans l’exercice du métier, si oui, qu’est ce qui vous a le plus marqué ?

 J’avoue que personnellement et pour paraphraser Pierre Boule dans son   La Planète des singes, je n’attends rien des humains. J’essaye de donner le maximum en me disant que Dieu le Tout-Puissant en tiendra compte. Je n’attends donc aucun ascenseur de qui que ce soit. Toutefois, j’ai un faible pour ces hommes qui cultivent la discrétion, la franchise, l’honnêteté.

 Qu’est ce qui fait un bon secrétaire de rédaction ?
Le secrétariat de rédaction est un métier passionnant qui exige sans cesse une mise à niveau. A partir de ce poste, on peut faire preuve de beaucoup de générosité, améliorer le contenu d’un article, mettre en valeur un journaliste. Mais, là aussi, on ne rencontre pas que de la sympathie. Je n’aime pas la politique en tant que moyen d’arriver à ses fins. Je crois qu’elle doit être l’occasion de rendre service au peuple. Malheureusement, ce n’est pas totalement le cas au Mali. Tant et si bien que je m’éloigne un peu des hommes politiques. Je ne suis pas affilié àla Fédération malienne de Scrabble. Mais, mon oncle Adam Thiam, qui est aussi un bon pratiquant de ce jeu, sait que je suis un passionné du scrabble et il me«répudie» de chez lui chaque fois que je lui donne du fil à retordre. Je joue à la belote sans en être un mordu. Je lis aussi quand j’en ai l’occasion la presse internationale (Jeune Afrique, Courrier International, etc.) J’aime un homme qui dit vrai et voit de haut le menteur, le délateur.

 Quel est votre plat préféré ?
J’aime le riz à la pâte d’arachide même si je sens qu’il est à la base de certains de mes ennuis de santé.

Fatoumata Mah THIAM

 
Bamako Hebdo, est seul responsable du contenu de cet article  
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Vos commentaires  
 
Posté par TELIMAN,  le 17 Jan 2009 09:43:18 GMT
  Du courage petit Thiam bonne année 2009
  Répondre à < TELIMAN >
Posté par oslonj,  le 17 Jan 2009 06:47:35 GMT
  Abdoul fidele a lui meme, toujours honnete.
  Répondre à < oslonj >
 
     
 
 
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DominiqueGiraudet - dans penser
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 20:02
 





.: texte
.: images
.: biographie
.: site web
.: vidéo 

 

 

 

 


  
_______________________________________________8
     
 
     

Les Paradis Artificiels sont constitués de plantes et de fleurs virtuelles, qui poussent chaque jour en temps réel, visibles sur des écrans à plasma ou projetées sur des écrans de différentes tailles. Ces images pures ne sont plus immobiles, mais sont en quelque sorte générées dans et par le temps. Ces fleurs virtuelles ont leur propre trajectoire évolutive sur une année et se transforment à contre courant du cycle des saisons. Aussi, ces créations retrouvent-elles la sensibilité cosmique de Monet, son exploration de la lumière et du temps et son goût des séries, dans Les Nymphéas en particulier.

« Sur-Nature » est une installation de grande dimension constituée de plantes et de fleurs virtuelles , qui poussent chaque jour en temps réel grâce à la création spéciale du logiciel de Music2eye.

C'est une nouvelle étape dans les recherches artistiques de Miguel Chevalier qui s’emparent des bio-technologies et de la génétique. Ce nouvel Art «transformationnel» permet de donner vie à des œuvres fixes ou en perpétuelle métamorphose. Ces créations ne sont pas sans rappeler l’univers créé et développé aux frontières de la nature de l’artifice dans une série d’œuvres antérieures de Miguel Chevalier : «Baroque et Classique», «In vitro», les serres botaniques ou les installations vidéo et interactives comme «Paysage Artificiel», «grand/verre/nature liquide» et «Pensée numérique» (cf monographie Flammarion. 2000).


Nuit Blanche 2005
Projection sur la façade de la Galerie S.Tarasiève. 171 rue du chevaleret. Paris 
“Les Impromptus”. 2005
Centre Pompidou. Paris.
Un dimanche à Beaubourg dans le cadre de l’exposition Jeune Public “Ombres et
Lumière”.
"Digital Paradise" 
Exposition collective 2005 
Daejeon Museum of art, Corée du sud 
"Ultra-nature" Oslo 2004
En collaboration avec le Astrup Fearnley Museum of Modern Art, le métro d'Oslo et Siemens 2004. Galerie souterraine du métro d'Oslo, Norvège 

La nature à l’âge de sa production numérique
Françoise Gaillard - Philosophe


Des graminées d’un vert, d’un bleu, d’un rouge tous aussi improbables, croissent sur l’écran lumineux et ondulent au gré d’un souffle alizéen. Leurs nervurations, visibles par transparence à chaque balancement de leurs feuilles, composent des architectures complexes. D’abord fragiles pousses, elles s’enhardissent et dressent leurs tiges vers un invisible ciel. Tant que rien ne vient contrarier leur expansion, elles prolifèrent et tendent à saturer tout l’espace. Ce qui les meut c’est cette volonté de puissance du vivant si bien analysée par Nietzsche. Ce vouloir vivre sans autre finalité que la perpétuation de lui-même. Le procès de leur développement et de leur déclin paraît naturel, à sa rapidité près. On dirait un film en accéléré. Sauf que le cycle nous semble ne connaître ni début ni fin. Nous comprenons alors que ce que nous regardons est une nature de synthèse ; que ces végétations luxuriantes qui se balancent au vent, sont le produit de logiciels tout spécialement créés. Un végétal surgit puis disparaît, sans laisser de trace, cédant simplement la place à un autre possible. En fait à une autre possibilité de l’œuvre. Car le cycle des apparitions et des disparitions que l’on trouvait si mimétique de la vie, renvoie à l’ouverture de l’?uvre sur ses propres potentialités. Ce que l’on prenait pour la volonté d’expansion de la plante est celle de l’?uvre en perpétuelle tension évolutive. Chaque plante a son programme morphogénétique, mais, dans sa sophistication, le calcul a prévu de l’aléatoire dans sa croissance. Et c’est en vain qu’on guetterait sa réapparition au lieu de son évanouissement. Elle repoussera, elle ou son clone, quelque part sur l’écran, en fonction du hasard ménagé dans sa programmation germinative. Peut-être au lieu où on l’a perdue. Plus probablement ailleurs. Mais elle repoussera. Car cette « autre nature » (1), ou cette sur-nature, est le contraire d’une nature morte. Elle est vivante. Elle est vivace. Elle est même prolifique. Et cette prolifération imprévisible, quoique savamment calculée, nous enchante parce qu’elle crée des effets de transparences et de surimpressions qui nous font rêver. Rien à voir avec la prolifération anxiogène d’une nature envahissante. Nous ne sommes pas au bord du chaos par saturation de l’espace. Nous ne sommes pas devant l’imminence d’un péril végétal. Nous sommes dans un rapport d’immanence joyeux avec l’organique. Car l’œuvre de Miguel Chevalier est aussi jubilatoire que réflexive. Elle nous entraîne dans le monde voluptueux et langoureux des paradis artificiels (2)? Mais tous les paradis ne sont-ils pas artificiels ? Nous en oublierions presque que ce qui nous émerveille ce n’est pas la croissance ni la prolifération des plantes, mais celle des images qui en donne l’illusion ; que ce qui nous ravit c’est d’être pris dans la ronde joyeusement colorée des pixels. Nous en oublierions presque que ce que nous voyons c’est le travail du passage de l’algorithme à l’image et non celui de l’évolution du vivant, du germen à la plante, de l’ADN végétal à ces plans de maïs gorgés d’une chlorophylle de couleur électrique, qui naissent et grandissent sur des écrans à plasma, sur des voiles de tulle ou dans une bulle de plastique. La science a toujours cherché à transformer notre univers phénoménologique constitué d’événements, d’accidents, de sensations, en modèles et en calculs afin de le rendre intelligible. La modélisation a un prix. Au cours de l’opération ce qui se perd c’est la part de l’imagination, de l’émotion, du rêve. Avec Miguel Chevalier l’intelligible prend sa revanche. C’est la raison calculante qui vient à produire du sensible et du poétique. C’est elle qui engendre ces formes végétales qui incitent à la rêverie et qui reculent les bornes de notre imaginaire. Il se peut que ces frêles forêts artificielles ne soient pas propices aux épanchements romantiques et que nul Olympio (3), s’il s’entrouve aujourd’hui, ne les choisirait comme confidentes de sa douleur. Il est vrai qu’elles s’adressent plus à la sensorialité, notamment aux perceptions visuelles qu’excitent leurs couleurs vives, qu’au sentiment. Mais elles comblent en nous et l’enfant toujours en demande d’images, et l’adulte qui s’étonne que tant de fragilité émouvante sorte du nombre, du calcul, du « comput ». Miguel Chevalier appelle certaines de ses efflorescences rose fushia : « pensées numériques »(4). Pas de meilleure dénomination pour cette flore de l’intelligence mathématique, générée par le calcul et non par la numérisation d’images volées à la nature. Les « pensées numériques » ne représentent pas le réel que pourtant leur forme évoque. Elles le simulent. Tout comme les plans de maïs transréels dont la morphogenèse simule des processus de développement empruntés à la botanique. Le règne de la nature de synthèse n’est pas celui du simulacre annoncé par Jean Baudrillard, lequel reste encore mélancoliquement attaché au réel dont il a pris la place. C’est celui de la simulation affranchie de toute réalité phénoménale. Et c’est précisément à cet affranchissement que les végétations numériques de Miguel Chevalier doivent cette légèreté au sens physique et métaphysique du terme, qui nous fascine et nous séduit. Elles sont sans attaches. Sans enracinement dans le sol matériel . Sans ancrage dans le ciel philosophique des idées. Elles ne font signe vers aucun en deçà, ni aucun au-delà de l’image. Rompant avec des siècles de pensée théologique de l’icône, leur visibilité ne louche plus vers l’invisible. Si le romantique peut les juger sans consolation, c’est qu’elles sont sans promesse. Car il est vrai qu’elles ne promettent rien au-delà d’elles-mêmes. Elles se contentent de n’offrir que ce qu’elles sont et que l’instant où elles sont. Mais elles l’offrent à profusion, sans retenue et sans réserve. Tout comme l’?uvre, en qui elles se confondent, elles se livrent totalement et immédiatement à notre jouissance. Tout, tout de suite. C’est le régime de sens de l’enfant, et celui qui sommeille en nous jubile devant les écrans colorés et leurs jeux de transparences animées. C’est aussi celui du surhomme nietzschéen délivré de l’inquiétude métaphysique du sens. Et celui-là, qui n’existe en nous qu’à l’état de gestation, prend un plaisir sans réserve à la beauté fugitive des formes, et s’émeut de leur précarité. Car, par la poésie de ses images, Miguel Chevalier a rendu l’indifférence d’un monde réduit à son apparence, enchanteresse et séductrice. La nature, révélée par l’artifice à sa vérité an-humaine, n’a chez lui rien de tragique. Bien au contraire. Elle est magique et nous invite ironiquement, à passer, comme Alice, de l’autre côté de l’écran dans le temps même où elle nous dit qu’il n’y a rien d’autre à y voir ni à y trouver que ce que l’on regarde. Les « pensées numériques » et « autres natures » ou sur-natures font résolument sortir l’art de la métaphysique à l’œuvre dans toutes les grandes esthétiques occidentales, celles de Kant, de Hegel et même d’Adorno. Le séjour au Japon que fit Miguel Chevalier, aurait-il eu cette vertu de déprise ?. Elles mettent également un terme à l’injonction faite à l’art d’imiter la nature. Baudelaire s’était élevé contre l’impératif de mimésis prétendument aristotélicien. Il a chanté l’artifice et rêvé de paradis qui ne devraient plus rien à notre décevante réalité. Ailleurs hors du monde? Hors de ce monde dont le défaut à ses yeux, était, précisément, d’être trop naturel. Le rapprochement s’arrête là. L’antiphysis fin de siècle traduisait un dépit philosophique à l’égard de la nature, transformé en haine. Les sur-natures de Miguel Chevalier sont, à l’inverse, un hommage polychromique rendu à sa richesse foisonnante etpleine de gaieté. Cette nature s’il la met, réellement, en boîte dans des constructions de verre et d’acier ou s’il l’enserre, virtuellement, dans des programmes informatiques, c’est par amour. Aussi ne se dégagent-il pas de ses « Serres »(4) le parfum vénéneux et la touffeur morbide qui s’exhalaient de celles des décadents. Il s’y respire, au contraire, un air de santé et d’allégresse. Les plantes y dansent, comme emportées par un rythme matissien. Car c’est bien à Matisse, au Matisse de la danse et des papiers collés que tant d’audace chromatique et rythmique fait songer. A Monet aussi. Au Monet de la série des « Nymphéas ». A Warhol encore. Au Warhol des variations sérielles sur les fleurs. Mais en dépit de certaines analogies formelles ou conceptuelles, le processus de création des « autres natures » opère une radicale discontinuité dans une histoire de l’art que l’on sent pourtant présente. Gilles Deleuze a dit de l’organique, qu’il était la vie dans les formes, il suffit d’ajouter : « et dans les couleurs », pour comprendre pourquoi la réflexion de Miguel Chevalier sur la mutation des formes a trouvé une source d’inspiration dans la modélisation du règne du végétal.

(1) Titre générique sous lequel Miguel Chevalier range des œuvres réalisées et exposées depuis 1992.
(2) Paradis artificiels, 1994
(3) Pensées numériques, 1997
(4) « L’air joue avec la branche au moment où je pleure… » in « Tristesse d’Olympio », Victor Hugo
(5) Effet de serre, 1986

biographie

Né à Mexico en 1959, il travaille principalement à Paris où il est installé depuis 1985.

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1980 et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 1983. Il a reçu la bourse Lavoisier pour le Pratt Institute à New York en 1984 et a été lauréat de la villa Kujoyama à Kyoto au Japon en 1994.

Miguel Chevalier, a acquis grâce à sa formation pluridisciplinaire et lors de ses voyages à travers le monde une grande expérience artistique .

Son art se caractérise par une exploration depuis 1982 des technologies d’aujourd’hui . Son champ d’investigation prend ses sources dans l’histoire de l’art dont il reformule à l’aide de l’outil informatique les données essentielles .Ses thèmes se rapportent à son observation des flux et des réseaux qui organisent nos sociétés contemporaines .

Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique.

Les images qu’ils nous livrent interrogent perpétuellement notre relation au monde.

De nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger lui ont permis de développer une démarche très particulière, notamment au Musée d’Art Moderne de Paris en 88 à l’ARC, à la galerie Vivita à Florence (Italie) en 89, aux Jeux Olympiques d’Albertville et de Barcelone en 92, au Muséo de artes visuales à Caracas (Venezuela) en 93, au Centre G. Pompidou ”vision urbaines” en 94, au Musée Carrillo Gil à Mexico en 96, à la Staatsgalerie de Stuttgart ”La magie du chiffre” en Allemagne en 97,  à l’Espace Cardin ” Périphérie”  à Paris en 98, à la Fabrika à Beyrouth ” Mémoires & mutations” (Liban) en 1999, à la Biennale de Kwangju (Corée) en 2000, au Musée Marco de Monterrey ”Metapolis”  (Mexique) en 2002, au Domaine Orenga de Gaffory  ”Sur-Natures”  (Corse), ”la croisée des réseaux” à la bourse du commerce de Paris à l’occasion des Nuits Blanches (France), et ”Tisser des réseaux” à la cité internationale de Lyon  (France), en 2003. Cette année : ” Paradis artificiels ” au centre d’art de Vitry sur Seine et " Métacités ”  à la galerie Tarasiève (Paris), au New Zendai Art Museum de Shanghai (Chine) pour "Ultra-Nature", "Supra-Natura" à l’Alliance Française de Buenos Aires (Argentine), "La croisée des réseaux"à la kunstverket Gallery à Oslo, (Norvège), "Ultra-Nature" au Daejon Museum, (Corée) en 2005…

Une monographie en Français de 1985 à 2000 a été publié aux éditions Flammarion avec la collaboration de Pierre Restany , de Laurence Bertrand Dorléac et de Patrick Imbard. Un CD-Rom avec Christine Buci-Glucksmann des installations vidéo et de réalité virtuelle complète cet ouvrage.

 

 



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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 19:32
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