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Ecosia : Le Moteur De Recherch

8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 11:29
Egypte ésotérique (L') : le savoir occulte des Egyptiens et son influence en Occident
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Erik Hornung (1933-....), Auteur; Nathalie Baum, Traducteur
Editeur : Ed. du Rocher (Monaco)
Année de publication : 2001
Collection : Champollion
Importance : 274 p.-[8] p.
Présentation : ill., couv. ill. en coul.
Format : 24 cm
ISBN/ISSN/EAN : 2-268-04066-6
Prix : 21 EUR : 137,75 F
Langues : Français (fre) Langues originales : Allemand (ger)
Catégories : Europe
Antiquité
Ésotérisme
Égypte
Influence égyptienne
Index. décimale : 130 Phénomènes paranormaux. Pseudo-sciences
Résumé :
Quatrième de couverture
Dès l'Antiquité s'est développée une image de l'Égypte qui n'a que peu de rapport avec la réalité historique. Elle montre une Égypte considérée comme la source la plus profonde de tout savoir occulte. Son symbole est la figure d'Hermès Trismégiste, associant l'ancien dieu égyptien Thot à l'Hermès grec.
À partir de la Renaissance, la force d'attraction de cette représentation de l'Égypte s'est exercée de façon à peu près ininterrompue sur l'histoire spirituelle de l'Europe. Non seulement l'alchimie, l'astrologie et d'autres sciences occultes se réclament de l'Égypte ésotérique, mais les rose-croix, les francs maçons et les théosophes s'en sont également nourris. Les tendances ésotériques actuelles, qui ont considérablement gagné en importance dans la vie publique, trouvent dans la culture de l'Égypte ancienne un inépuisable réservoir. En même temps, elles contribuent à donner aux conceptions égyptosophiques une incroyable ampleur.

Or, l'égyptologie scientifique est jusqu'ici notoirement passée à côté de ce phénomène. Égyptologue de renommée internationale, Erik Hornung dépasse ici ces préventions et montre quelle influence l'Égypte ésotérique a exercée depuis deux millénaires sur l'histoire spirituelle de l'Europe.
Permalink : http://cnl.bibli.fr/opac/index.php?lvl=notice_display&id=588
Commission : Philosophie
Année d'attribution : 2001
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 12:23
Subject: [brightsfrance] mentalité de troupeau ? (une chronique, critique, de Steve Proulx)

 

 

Steve Proulx

Steve Proulx est auteur, chroniqueur et journaliste indépendant depuis 2000. Depuis 2004, il signe la chronique « Médias » dans l’hebdomadaire Voir. Il a publié quatre ouvrages: -Boycott en 2003 (Les Intouchables) -Les saisons du parc Belmont en 2005 (Libre Expression) -L’opération Passe-Partout en 2007 (Trécarré). -S'amuser au masculin en 2008 (Les Intouchables).

Richard Dawkins
Sur son blog, Steve Proulx a écrit:
L'athéisme en croisade

"Dieu n'existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie." Pour les quatre prochaines semaines, c'est le message que portent sur leurs flancs dix autobus de la STM. [Montréal] Cette pub, signée et payée par l'Association humaniste du Québec, s'inspire de campagnes identiques menées à Londres, Washington et dans trois grandes villes espagnoles. "Nous voulons dire aux gens que c'est correct d'être athée, dit Michel Virard, le président de cet organisme qui compte un peu moins de 200 membres. Nous aimerions que la religion ne serve plus à l'épanouissement des personnes."

4,9 millions de Canadiens disent n'appartenir à aucune religion, selon le recensement de 2001. Parmi ceux-ci, 18 605 personnes ont clairement indiqué qu'elles étaient athées. 4,9 millions de non-croyants, c'est du monde à messe! Cela fait de l'absence de foi la troisième religion en importance au pays, après le catholicisme et le protestantisme.

Michel Virard veut attirer les athées du Québec dans sa gang. "Dans plusieurs régions, j'ai rencontré des athées qui se sentaient isolés, dit-il. Des gens adhèrent à l'Association en disant: "Enfin! Des gens qui pensent comme moi!" Puisque plusieurs athées se sentent dépossédés d'une identité, nous leur disons qu'ils n'ont pas de raison de souffrir." Auprès de l'Association humaniste du Québec, les athées trouveront les ressources pour approfondir et construire leur vide spirituel.

Un athée croit que la vie sur Terre est le résultat non pas d'une intervention divine, mais d'une série de conditions gagnantes (de l'eau, de la lumière, une température adéquate et l'Évolution). Ainsi, les humains ne sont que de simples organismes vivants qui naissent, se reproduisent et meurent. Tout comme les huîtres, les chats et les algues bleues. Pour les athées, il n'y a ni Enfer, ni Paradis, ni vie après la mort, ni destin, ni Secret. Et l'humanité n'a aucun objectif précis à atteindre aux yeux de l'Univers. Elle existe, un point c'est tout.

L'athéisme a ses penseurs. L'éthologiste britannique Richard Dawkins a publié en 2006 The God Delusion (en français, Pour en finir avec Dieu). Un véritable exercice de déconstruction du "mythe" de Dieu qui s'est écoulé à plusieurs millions d'exemplaires. Ces jours-ci, le journaliste Christopher Hitchens fait jaser au Québec avec la parution en français de son bouquin Dieu n'est pas grand (Belfond). Cet athée notoire en a plein le culte de la religion. Pour lui, elle empoisonne tout.

Avec ses sorties publiques et ses pubs sur les autobus, l'athéisme est officiellement parti en campagne. Dieu n'existe pas, il faut que ça se sache. Cela me fait penser à un truc qui vient d'une autre religion que je connais un peu. Ça s'appelait: "propager la Bonne Nouvelle".

***

Oui, on a tué, torturé, brûlé vif et massacré bien des humains au nom de Dieu. En revanche, depuis des millénaires, Dieu et ses produits dérivés ont inspiré des artistes, solidarisé des communautés, donné de l'espoir à un paquet de gens.

Où je veux en venir? L'homme a toujours su faire preuve du meilleur et du pire. Religion ou pas. Ainsi, je doute fort qu'un monde athée devienne subitement un monde de paix et d'amour fraternel. S'il ne tue pas pour Dieu, l'homme tuera pour autre chose. On a tué pour la démocratie, pour des théories économiques, pour une couleur de peau, une origine, une langue. On a même tué pour une équipe de foot.

Le problème de fond n'est pas religieux, il est bêtement humain. C'est la mentalité de troupeau. Quand les hommes se regroupent autour d'une croyance, d'une idée, il y a un risque de dérive. Même lorsque la croyance est aussi positive qu'aimez-vous les uns les autres, il y a toujours cette possibilité que deux groupes finissent par s'affronter autour du thème: "Ma croyance est meilleure que la tienne, na!"

Avant cette semaine, je pensais que j'étais athée. Mais quand j'ai vu que l'athéisme voulait devenir une gang... j'ai débarqué. Se prétendre athée et prôner la tolérance envers les autres religions, tout en levant des fonds afin de placarder des autobus pour dire que "Dieu n'existe probablement pas", ça me semble contradictoire comme approche. C'est chercher soit à provoquer ceux qui croient, soit à recruter des adhérents à la cause.

C'est parce que les religions génèrent une mentalité de troupeau qu'elles ont fini par écrire de sombres pages de l'Histoire. Tu crois comme nous ou tu crèves. Ça m'étonnerait beaucoup que Dieu existe, mais je ne ressens pas le besoin de me coller à d'autres athées pour réconforter ma foi en l'inexistence de Dieu. Être athée, à mon avis, c'est d'abord refuser tout réflexe religieux. Celui de partir en croisade, par exemple.

Source : http://www.voir.ca/blogs/steveproulx/archive/2009/03/04/l-ath-233-isme-en-croisade.aspx


 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 16:53





 
Agent Orange Vietnam : les juges de la Cour suprême des États-Unis d’Amérique ont fui leur responsabilité


Le 4 mars 2009

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 20:20

Audio-Clés

L’inévitable dialogue, par Raimon Panikkar.
>>> Ecoutez l'extrait
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:03

L’université ou la philosophie

Par Guillaume Pigeard de Gurbert •

Sans doute l’idée que la philosophie ne commence pas par elle-même mais se trouve en son principe happée par ce qui est autrement que philosophie nous paraît-elle étrange en ces temps de réussite qui sont notre détresse. Mais il n’est pas du tout sûr qu’à cet égard notre époque ne soit pas parfaitement inactuelle : ce n’est pas d’aujourd’hui que l’universel bavardage (érudit ou inculte) soit la seule «pensée» supportée sur l’agora, et que la philosophie ait à se créer des marges imperceptibles où exister.
Descartes déjà, pour ne pas remonter à Socrate qui en est mort, réclamait à Mersenne dans une lettre du 30 septembre 1640 «un abrégé de toute la philosophie de l’École» professée par les docteurs de la Sorbonne, n’ayant pas de temps à perdre à «lire leurs gros livres». Il est vrai que ces derniers lui avaient refusé leur approbation pour ses Méditations métaphysiques, preuve de la constante cécité de la philosophie instituée.

Aujourd’hui, ce n’est plus le carcan théologique mais l’écran capitaliste qui tient désormais lieu d’espace de pensée et qui rend aveugle à cela dont on ne sait que faire tant cela nous plonge dans une impuissance peut-être incurable, et qui est le bien commun de la philosophie. Sartre a expliqué les raisons de cette cécité antiphilosophique au début des années 1960 dans le numéro de la revue aixoise L’Arc qui lui était consacré, où l’on vérifie que le diagnostic n’est pas récent :

«Dans une civilisation technocratique, il n’y a plus de place pour la philosophie, à moins qu’elle ne se transforme elle-même en technique. Voyez ce qui se passe aux États-Unis : la philosophie a été remplacée par les sciences humaines. Il y a d’ailleurs un signe très net de cette évolution : la philosophie tend à devenir l’apanage des universitaires. Certes, les philosophes, chez nous, ont toujours été des professeurs. Mais autrefois on s’efforçait d’amener les élèves à prendre conscience des problèmes, en leur laissant le soin de les résoudre eux-mêmes. Aujourd’hui, on les tranquillise. Le philosophe technicien sait, et dit ce qu’il sait.»

Il n’est donc pas anodin, soit dit en passant, que ce qu’il reste aujourd’hui de philosophie en France soit institutionnellement localisé dans l’enseignement secondaire où l’essentiel est encore la passion du problème plutôt que le contrôle des connaissances. Significatif aussi le fait que ce soit justement l’esprit philosophique du programme du baccalauréat qui soit l’objet régulier d’attaques politiques déguisées d’un nez rouge, celui de la réforme nécessaire, qui est tout autant un chiffon rouge (gare à l’immobilisme !).
Lorsque, de son côté, l’université évalue un travail en philosophie à l’aune du critère de «scientificité», elle trahit, ou plutôt claironne par là non seulement son ignorance complète de la science et son incapacité à penser une évaluation philosophique de la philosophie, mais son asservissement au paradigme économique de la rentabilité : on ne va tout de même pas recruter (et payer) un «enseignant-chercheur» pour qu’il arpente le je-ne-sais quoi ! C’est bien là la lèpre de l’époque que de prendre le je-ne-sais-quoi pour du n’importe-quoi.

Et pendant que dans la représentation universitaire de la philosophie on idolâtre la science (idolâtrie où il ne faut voir que l’expression superstructurelle du principe capitaliste de rentabilité), on en fait aveuglément une valeur intouchable sans se demander si le non-scientifique n’habite pas le scientifique et sans interroger le concept même de scientifique dans ses entrelacs intimes avec le métaphorique, le métaphysique ou le religieux, comme le font judicieusement par exemple Evelyn Fox Keller dans Le rôle des métaphores dans les progrès de la biologie, ou encore Richard Lewontin dans Le rêve du génome humain et Henri Atlan dans La fin du «tout génétique» ? à propos des notions de «programme» et de «génome».

Ce qui est estampillé comme «philosophique» par l’université n’est plus qu’un produit qui apporte (ou prétend apporter) des connaissances, autant dire qui rapporte. Le fonctionnement capitaliste du savoir universitaire fait de celui-ci un gain. Non pas au sens d’un gain pour ainsi dire gratuit, ayant sa valeur d’usage en lui-même, comme l’entendaient les Grecs, et notamment Aristote qui pose cette distinction dans La Métaphysique (livre A, chap. 2) : «Parmi les sciences, celle que l'on choisit pour elle-même et à seule fin de savoir est considérée comme étant plus vraiment Sagesse que celle qui est choisie en vue de ses résultats.»

La philosophie dans sa réalité socio-économique actuelle doit être redéfinie comme l’amour, non du savoir, mais du gain marchand qu’il représente. C’est ce que confirme notamment l’argument fétiche à la mode, dénoncé à juste titre par François Châtelet, selon lequel «les études désintéressées se révèlent socialement fructueuses», lequel argument, sous couvert de promouvoir un savoir prétendument gratuit, avalise la soumission de l’École au projet du Capital et à son désir obsessionnel de fructification. C’est que la philosophe n’a pas d’essence mais des fonctionnements, et notamment un fonctionnement social non-philosophique qui considère la philosophie «en termes de valeur ajoutée» ou comme placement, selon le diagnostic de Charles Nugue dans son inappréciable Place de la culture.

Avec ce critère institutionnel de «rentabilité scientifique», c’est un véritable système d’autocontrôle qui s’est mis en place à l’université par le biais de la mise en concurrence des travailleurs – équivalent intellectuel du système d’autosurveillance que l’on trouve par exemple dans l’industrie automobile (cf. Beaud et Pialoux, Retour sur la condition ouvrière, Fayard, 1999, chap. 3) mais plus généralement dans le monde du travail productif –, dissuadant ceux qui auraient encore quelque penchant philosophique d’y céder, et ce de façon d’autant plus efficace que la norme institutionnelle de rentabilité a été intériorisée par les agents eux-mêmes.

La soumission de la «philosophie» à la valeur-savoir comme un bien monnayable inscrit celle-ci dans le stock des marchandises en circulation, faisant de la pensée un travail productif, créateur de valeur d’échange. Il faut savoir gré bien sûr à nos marchands de «philosophie», sans en être toutefois dupe, de dissimuler sous le voile pudique de la valeur d’usage (utilité d’un art de vivre, d’un sens de l’existence, d’une culture, d’un savoir, d’une insolence) la réalité économique de leur pensée-marchandise productrice de plus-value sonnante. Dans ce commerce de la pensée, simple marché aux idées, la mise au premier plan de la personne qui parle en son nom propre et dont l’image étiquette la «pensée» (si elle n’en tient pas lieu), confirme que «philo» est de nos jours un logo vendeur.

Là encore l’analyse n’est pas nouvelle. Dans la Lettre sur l’humanisme, Heidegger dégageait déjà la logique économique qui détermine le partage actuel de la philosophie entre l’affaire de techniciens détenteurs d’un savoir spécialisé et l’affairement rhétorique des nouveaux «sages» : «dans le jeu de la concurrence, de telles occupations s’offrent alors au domaine public sous forme d’…ismes et tendent à la surenchère. La suprématie de semblables étiquettes n’est pas le fait du hasard. Elle repose, et particulièrement dans les temps modernes, sur la dictature propre de la publicité.» On le voit, l’opposition entre la représentation universitaire et la représentation publicitaire de la philosophie est superficielle. L’une et l’autre obéissent à l’économie de marché qui transforme l’espace public (la publication) comme lieu de rencontre ouvert à l’improbable en espace publicitaire réglé par l’échange concurrentiel.

Ici et là les «philosophes» sont à la lettre les nouveaux vendus de la société du spectacle. Et que des individus isolés y échappent ponctuellement ne change rien au diagnostic concernant le système. Chose amusante, l’administration universitaire distingue comme deux catégories distinctes les thèses de doctorat faites en «histoire de la philosophie» et celles faites en «philosophie» (ces dernières étant réputées non monnayables et par là même sans valeur), validant ainsi officiellement l’exclusion du savoir rentable amassé sur la philosophie hors de la philosophie elle-même. Ô joie du lapsus bureaucratique !

Guillaume Pigeard de Gurbert est professeur de philosophie en khâgne et en terminale.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 08:45

Montaigne vous est conté

Philippe Plisson, député-maire, Bernard Bournazeau, Conseil régional et maire de Saint-Aubin et Allain Gandré maire de Reignac ont assisté, samedi après-midi à une conférence passionnante donnée par Anne-Marie Cocula, agrégée d'histoire et qui enseigne l'histoire des temps modernes à l'Université de Bordeaux 3 sur « Montaigne et ses fonctions municipales » dans le cadre de la Bourse des savoirs instituée par la Communauté des communes de l'estuaire.

Un sujet d'actualité puisque la légitimité du maire puise dans trois sources : l'histoire, le suffrage universel et l'apolitisme.

Deux textes clés

Pour bien comprendre le rôle de Montaigne, comme maire de Bordeaux, la conférencière s'est appuyée sur son oeuvre « Les Essais » pour expliquer le rôle de ce maire qui a été une référence et le plus célèbre des maires.

« Il faut lire deux textes : le chapitre premier du livre III des « Essais » écrit entre 1586 et 1588 où il relate son serment de maire qu'il a prononcé en 1581 : un engagement sacré vis-à-vis du peuple et de la religion, et le récit de son élection », expliquait le professeur.

Pour Montaigne, cette charge « n'a ni loyer, ni gain autre que l'honneur », et il sent être : « Sans mémoire, sans vigilance, sans expérience et sans vigueur, sans ambition... » Montaigne s'engagera à protéger les droits de la cité, à la fois parce qu'il admire les moeurs républicaines de l'Antiquité. Son attachement au catholicisme et sa compréhension de l'esprit calviniste l'éloignent du fanatisme, mais il a voulu aussi se rendre digne de l'exemple de son père qui a été aussi maire de Bordeaux.

Élu à son insu

Cette ville était à l'époque une ville rebelle et bannie, difficile à gouverner. Montaigne a été élu « à son insu » par Henry 3 parce qu'il est l'homme du rapprochement entre France et Navarre. La mairie a été pour Montaigne un poste d'observation idéal qui lui a permis de poursuivre son enquête sur la comédie sociale. Il inaugurera une ère de paix religieuse.

Il a fait clairement un choix politique conforme à ses enga- gements : pour la cité contre les clans et contre l'absolutisme royal, mais pour la légalité mo- narchique contre la Ligue (parti catholique en Aquitaine), et c'est à lui que Bordeaux doit d'avoir échappé à la domination de celle-ci.




Auteur : Françoise Millot



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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 17:02

Territoire: victoire d’un mot, défaite des mots

 

 Rénovation urbaine, Grand Paris, réforme administrative, décentralisation, un mot triomphe: territoire. 

 

Est-ce de la nostalgie ? J'aimais le mot commune et pas seulement à cause des Fédérés mais aussi à cause de monsieur Madeleine à Montreuil-sur-mer, à cause des Montaigne à Bordeaux,  de la famille Raspail à Arcueil, de Saint Vincent de Paul à Clichy-la-Garenne. À cause de  tous ces personnages de l'histoire ou de la littérature qui habitaient non pas un territoire mais un village, une ville ou un hameau. La commune est  un passage entre le passé et le présent. Elle est une garantie de généalogie tandis que le territoire nous coupe de celle-ci. Le territoire est sans mémoire et sans chemin. Sans passage et sans trace.

Territoire, beurkkkk! Ça sent l'animalité sans animal,  la marque pour la marque, depuis l'urine jusqu'à la publicité (Michel Serres « le mal propre ») en passant par l’inévitable bruit de mobylette sans chicane. Bruit pour bruit, saleté pour saleté.

Territoire, c’est le néant, la tyrannie de ne venir de nul part, le délire de croire devoir tout bâtir ou tout laisser, tout construire ou tout brûler.

Territoire, c’est l’anthropocentrisme triomphant, fier comme un dindon sans bassecour. Il n’y a plus rien que les projets qu’un « Nous » ignorant du «Moi», fait.  Projet de territoire, territoire de projets, rien que de l’avenir, rien que du vide, du devant.

Territoire, c’est la manie du changement pour le changement, la perte de sens. C'est la pathologie et le comportement qui donnent des coups de boule à la pensée.

Territoire, c’est la connexion qui écrase le sentiment. Le réseau qui marche sur la tête de l’amitié.

Même plus la haine, le territoire est violence, défaite des mots.

J'aime bien la commune, moi aussi, qui, au substantif féminin, n'a pas subit les dégradations du commun, j'aime voir, toucher, entendre, comprendre de près plutôt que de loin, le territoire, c'est vai, ça fait penser à la défense malade de sa petite propriété, un espace où le con est roi en toute trompette, et où le roi croit tenir les rennes, les reines? de son pouvoir en arrosant la surface de ses humeurs.
La communauté de commune, avec un nom aussi technocratique, c'est sans avenir autre qu'administratif, quelque chose comme le département qui sent son préfet et son président qui font la pluie et le beau temps sur les pauvres.
Par contre la région garde pour moi les frontières poétiques d'une patrie d'élection. Un peu polluée, il faut bien le dire, par le regard touristique, cette engence multinationale qui ne sait que folkloriser les sentiments, l'intelligence ou l'histoire pour hacher du déplacement digérable sans se frotter aux indigènes.
Et il est vrai que le projet en cour dérive vers une juxtaposition de petites multinationales qui vont tâcher de se vendre au lieu de songer à se produire.
Bon dimanche

Le mot territoire perd la rondeur du terroir. Il parle de frontières, d'interdictions, d'expulsions, de guerres de défense ou conquête, et sa richesse se compte en euros, sans odeur ni saveur.

Avez-vous remarqué que l'on n'a jamais autant parlé de territoire que depuis que l'on assassine une discipline: la géographie?

 

Terroir
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 16:46
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 11:55
 
David Hume et le bon usage des passions
Boccara, Nadia
L'Harmattan , Paris
collection Ouverture philosophique
Parution :  Janvier 2007
  29,00 € | habituellement expédié sous 8 jours environ

Résumé

Exposé de la pensée du philosophe écossais Hume concernant les concepts de raison, passion et leur rôle dans la culture et la société européenne moderne.

Quatrième de couverture

David Hume et le bon usage des passions

Dans une époque caractérisée, d'une part, par la crise de la raison et d'autre part, par la prétention concomitante des religions de s'ériger en uniques détentrices des valeurs morales, Nadia Boccara repense les Lumières de David Hume, les concepts de raison, de passion et tous ceux qui leur sont rattachés, leur rôle dans la culture et la société européenne moderne.

En particulier, l'auteur met en question la vision caricaturale d'une raison totalitaire et réussit à nous convaincre que sont rares les époques qui se sont penchées avec une telle intensité sur la subjectivité de l'homme, ses pensées, ses passions, ses émotions. En remontant aux fréquentations littéraires et philosophiques du penseur écossais, ce livre révèle d'une part, une sagesse riche de bon sens qui permet à Hume d'éviter le risque de la solitude et de la mélancolie - risque que court la raison positiviste - et de l'autre, l'exaltation de la sensibilité qui mène à la conversation et à une raison respectueuse des passions. Il montre en fin de compte comment l'homme de lettres, le philosophe, peut concilier la possibilité de s'établir en un territoire personnel et privé, en donnant à la distance réflexive solitaire sa location, sans s'éloigner des affaires humaines.

Fiche technique

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 09:44
Petits conseils aux enseignants-chercheurs qui voudront réussir ...
Fabula - France
Nietzsche l'avait prédit : nous sommes entrés dans l'ère des marchands. Leur culture a triomphé. C'est essentiellement une culture de l'évaluation. ...
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NIETZSCHE IN ROCKEN - THE PHILOSOPHER ' S TOMB .
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