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Ecosia : Le Moteur De Recherch

4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:47
M. GUILLAUME PAYEN - Racines et combat. L’existence politique de Martin Heidegger : patriotisme nationalisme et engagement d’un intellectuel européen jusqu’à l’avènement du nazisme (1889-1933).       LIEN :link
 
 

samedi 4 décembre 2010
14h
Salle des commissions, Rectorat,
17 rue de la Sorbonne, 75230 Paris cédex 05 (entrée au coin de la rue des Ecoles et de la rue St Jacques (n°46), 1e étage)

M. GUILLAUME PAYEN soutient sa thèse de doctorat :

Racines et combat. L’existence politique de Martin Heidegger : patriotisme nationalisme et engagement d’un intellectuel européen jusqu’à l’avènement du nazisme (1889-1933).

En présence du jury :

M. BARASH ( AMIENS )
M. BLED ( PARIS 4 )
M. HUDEMANN ( PARIS 4 )
M. HUSSON ( AMIENS )
M. LAZZAROTTI ( AMIENS )
M. OTT ( Fribourg )

Résumés :

Cette thèse de doctorat est une biographie historique et politique de Martin Heidegger, comparé à d’autres intellectuels européens ; elle traite de l’amour de ce philosophe pour sa Heimat (pays natal) et pour l’Allemagne, articulé avec son appartenance à l’Europe et à l’Histoire de l’Être ; cette identité politique complexe va de pair avec une critique sévère du monde moderne en continuité avec ses origines catholiques conservatrices et avec une conception de la pensée « apolitique » bien qu’engagée, cela bien avant l’avènement du nazisme et le rectorat de Heidegger. De ce fait, cette thèse, qui n’évite pas la question de son engagement nazi, couvre un champ historique bien plus large et tente de mettre en lumière l’arrière-plan complexe et changeant, qui bien avant l’ascension de Hitler, permet de comparer le philosophe avec des intellectuels de droite révolutionnaire en Allemagne (Révolution conservatrice) aussi bien qu’en Europe : après la découverte du Mouvement de jeunesse et l’expérience de la guerre en 1918, Heidegger abandonna son conservatisme catholique et se convertit à l’idée d’une révolution philosophique inspirée par les idéaux de responsabilité et d’authenticité de ce mouvement de réforme de la vie. Durant les années 1920, il conçut la philosophie de plus en plus avec les idées de combat et de racines ; l’importance reconnue à la violence politique, y compris pour un but philosophique, fait clairement de Martin Heidegger un fils de ces sociétés européennes “brutalisées” par la Grande Guerre et le met nettement au milieu de ces intellectuels de droite révolutionnaire.

“Roots and Struggle. Martin Heidegger’s political Existence : Patriotism, Nationalism and Engagement of an European Intellectual until the Coming of Nazism (1889-1933)“

This Ph.D. dissertation is a historical political biography of Martin Heidegger, compared with other European intellectuals ; it deals with the philosopher’s love for his Heimat (homeland) and for Germany, articulated with his belonging to Europe and to the history of being ; this complex political identity goes with a severe criticism of modern world in continuity with his conservative catholic origins, and with an apolitical though engaged conception of thought, long before the coming of Nazism and Heidegger’s rectorate. For that matter, this thesis, which does not avoid the question of his Nazi engagement, has a much larger scope and tries to bring into the light the complex and changing background, that even before Hitler’s elevation, allows to compare the philosopher with revolutionary right-wing intellectuals in Germany (Conservative Revolution) as well as in Europe : after the discovery of the German Youth Movement and the experience of war in 1918, Heidegger left his catholic conservatism and converted to an idea of philosophical revolution inspired by the ideals of responsibility and authenticity of this life reform movement. During the 1920’s, he conceived philosophy more and more with the ideas of struggle and roots ; the importance recognized to struggle and violence in politics, even for a philosophical goal, makes clearly Martin Heidegger a son of these “brutalized” European after-war societies and put him in the middle of these revolutionary right-wing intellectuals.

Position de thèse (PDF,174.4 ko)

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:58

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:34

Entretiens avec Sylvie Jaudeau


Cioran  (José Corti, 1990)

— Pourquoi avez-vous rompu avec la poésie ?

Par épuisement intérieur, par affaiblissement de ma capacité d’émotion. Il vient un temps où l’on se dessèche. L’intérêt pour la poésie est lié à cette fraîcheur de l’esprit sans laquelle on perce rapidement à jour ses artifices. Il en est de même pour l’écriture. Au fur et à mesure que j’avance en âge, écrire me semble inessentiel. Sorti désormais d’un cycle de tourments, je connais enfin la douceur de la capitulation. Le rendement étant la pire des superstitions, je suis heureux de n’y être pas tombé. Vous savez l’immense respect que je voue aux inaccomplis, à ceux qui ont eu le courage de s’effacer sans laisser de traces.

Si je me suis laissé aller à écrire, il faut en imputer la responsabilité à mon oisivité. Il fallait bien la justifier, et que faire d’autre qu’écrire ? Le fragment, seul genre compatible avec mes humeurs, est l’orgueil d’un instant transfiguré, avec toutes les contradictions qui en découlent. Un ouvrage de longue haleine, soumis aux exigences d’une construction, faussé par l’obsession de la continuité, est trop cohérent pour Être vrai.

— Votre vérité ne réside-t-elle pas dans ce silence que vous opposez aujourd’hui a ceux qui attendent encore de vous des livres ?

Peut-être ; mais si je n’écris plus c’est parce que j’en ai assez de calomnier l’univers ! Je suis victime d’une sorte d’usure. La lucidité et la fatigue ont eu raison de moi — j’entends une fatigue philosophique autant que biologique — quelque chose en moi s’est détraqué. On écrit par nécessité et la lassitude fait disparaître cette nécessité. Il vient un temps où cela ne nous intéresse plus. En outre, j’ai fréquenté trop de gens qui ont écrit plus qu’il n’aurait fallu, qui se sont obstinés à produire, stimulés par le spectacle de la vie littéraire parisienne. Mais il me semble que moi aussi j’ai trop écrit. Un seul livre aurait suffi. Je n’ai pas eu la sagesse de laisser inexploitées mes virtualités, comme les vrais sages que j’admire, ceux qui délibérément, n’ont rien fait de leur vie.

— Comment envisagez-vou sujourd’hui votre " œuvre " (si ce mot garde pour vous un sens) ?

C’est une question qui ne me préoccupe absolument pas. Le destin de mes livres me laisse indifférent. Je crois toutefois que quelques-unes de mes insolences resteront.

— Que diriez-vous à celui qui découvre votre œuvre ? Lui conseilleriez-vous de commencer par un ouvrage plutôt qu’’un autre ?

Il peut choisir n’importe lequel, puisqu’il n’y a pas de progression dans ce que j’écris. Mon premier livre contient déjà virtuellement tout ce que j’ai dit par la suite. Seul le style diffère.

—Y a t-il un titre auquel vous soyez attaché en particulier ?

Sans aucun doute De l’inconvénient d’être né. J’adhère à chaque mot de ce livre qu’on peut ouvrir à n’importe quelle page et qu’il n’est pas nécessaire de lire en entier.

Je suis aussi attaché aux Syllogismes de l’amertume pour la simple raison que toute le monde en a dit du mal. On a prétendu que je m’étais compromis en écrivant ce livre. Au moment de sa parution, seul Jean Rostand a vu juste : " Ce livre ne sera pas compris " a-t-il dit.

Mais je tiens tout particulièrement aux sept dernières pages de La chute dans le temps qui représentent ce que j’ai écrit de plus sérieux. Elles m’ont beaucoup coûté et ont été généralement incomprises. On a peu parlé de ce livre bien qu’il soit à mon sens, le plus personnel et que j’y ai exprimé ce qui me tenait le plus à cœur. Y a t-il plus grand drame en effet que de tomber du temps ? Peu de mes lecteurs hélas ont remarqué cet aspect essentiel de ma pensée.

Ces trois livres auraient certainement suffi et je n’hésite pas à redire que j’ai trop écrit.

- Est-ce votre dernier mot ?

Oui.


Bibliographie de Michel Emile Cioran


OEUVRES DE CIORAN

Précis de décomposition, Paris, Gallimard, 1948 Réédité in Tel / Gallimard

Syllogisme de l’amertume, Paris, Gallimard, 1952, Réédité, in Idées/Gallimard

La Tentation d’exister, Paris, Gallimard, 1956. Réédité, in Idées/Gallimard

Joseph de Maistre : Introduction et choix de textes, Paris, éd. du Rocher, 1957. Introduction rééditée, Essai sur la pensée réactionnaire, Fata Morgana, 1977.

Histoire et utopie, Paris, Gallimard, 1960, Réédité in Idées/Gallimard, (éd. utilisée)

Chute dans le temps, Paris, Gallimard

Le Mauvais démiurge, Paris, Gallimard

De l’lnconvénient d’être né, Paris, Gallimard, 1973, Réédité in Folio-Essais, Gallimard

Écartèlement. Paris, Gallimard, 1979 Coll. Arcades

Exercices d’admiration, Paris, Gallimard, 1986.

Des larmes et des saints, traduit du roumain par Sanda Stolojan, éd. de L’Herne, 1986

Réédité in Biblio-Essais, éd. du Livre de Poche.

Aveux et anathèmes, Paris, Gallimard, Coll. Arcades, 1987.

Sissi ou la vulnérabilité, in "Vienne 1880-1938"

l’Apocalypse joyeuse, Paris, éd. du Centre Pompidou, 1986.

Sur les cimes du désespoir, traduit du roumain par André Vornic, éd. de L’Herne, 1990

PRINCIPALES ETUDES SUR CIORAN

AMARIU C. "Cioran à la recherche de Dieu", la Nation roumaine n° 259, 24 ème année.

AMER HENRI "Cioran le docteur en décadences" NRF, n° 92, 1960 (p. 297-307).

BOSQUET ALAIN "Un cynique fervent : EM Cioran", le Monde, 19 décembre 1964.

COMPAGNON ANTOINE "Eloge des sirènes", Critique n° 396, mai 1980 (p. 457- 473).

 DUPONT JACQUES "Cioran, le vide, l’ortie et le saxophone" in Territoire de l’imaginaire : hommage à J. P. Richard, éd. du Seuil, 1986 (p. 115-126).

FUMAROLI MARC "Cioran ou la spiritualité de la décadence", Commentaire.

GARRIC ALAIN "L’autre Sissi, exercice d’admiration", Libération, 7 avril 1986.

GEORGES FRANÇOIS "L’époque de Cioran" Critique, n° 479, 1987 (p. 267-282)

GROSJEAN JEAN "Cioran : Écartèlement", NRF n° 324, 1980 (p 112-114).

HENRIOT EMILE "Le prix Rivarol", le Monde, 28 juin 1950.

JAUDEAU SYLVIE’` En hommage nocturne à EM Cioran", ORACL n° 6, 1983 (p. 29- 32).

NADEAU MAURICE "Un penseur crépusculaire", Combat, 29 septembre 1949.

NUCERA LOUIS " Rencontre avec Cioran", Magazine Littéraire n° 83, décembre 1973.

"Cioran : le salut par le rire", Magazine Littéraire n°83, décembre 1988.

ROSSET CLEMENT "Le mécontentement de Cioran" in la Force majeure, éd. de Minuit 1983.

ROUDAUT JEAN "De l’inconvénient d’être né" in Cahiers du Chemin, n° 26, 15 janvier 1976 (p. 150-162).

SIGAUX GILBERT "Cioran ou la vocation métaphysique", Figaro Littéraire, 6 août 1960.

SORA MARIANA Cioran jadis et naguère, suivi de Entretien à Tubingen, Paris, éd. de L’Herne 1988.

SORESCU MARIN "Triste avec méthode", Lettre Internationale n° 24, Printemps 1990.

VUARNET JEAN-NOEL " Cioran, les larmes et les saints" in NRF n° 411, 1987 (p. 67- 77).

 

 

LIEN :  link

 

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 10:30

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:55

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UNE PHOTO QUI FAIT MOUCHE...

 

 

 

Ce superbe cliché, realisé avec une infinie patience mais sans aucun trucage, vient de remporter le prix de la photo environnementale 2010, accordé par un jury anglais qui l'a choisie parmi 4 500 tirages, emanant de 93 pays differents.

 

Le laureat est un jeune photographe bulgare, adepte du teleobjectif, et convaincu que " pour avoir la beaute qui se cache en toute chose, il suffit de la regarder de tres pres"... au risque, toutefois, qu'elle ne s'envole.

 

il lui a fallu s'y reprendre a maintes reprises, installe au fond de son propre jardin, avant de parvenir a declencher son flash sans que la mouche, affolee, ne creve la goutte de rosee qu'elle pousse.

 

.......................................

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:51

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:29
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 12:58

Nous sommes toujours en mesure de recevoir l’absolu.

Il suffit de s’y abandonner,

d’entrer en cette part d’Eternité qui compose notre réalité.

Nous sommes au cœur d’un silence sacral où règne l’acte d’amour.

En cet absolu il n’y a ni commencement ni fin.

 

 

 

Pascal Ruga , poète

 

 

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:13

Mort et vie du respect aujourd’hui

 

 

 

Par Christophe Gallaz

 

www.contrepointphilosophique.ch          LIEN :link

 

Rubrique Humorales

 

25 novembre 2010

 

 

 

Pour évaluer ce qu’il en est du respect dans nos sociétés actuelles, il faut rappeler la signification de ce terme au gré des dictionnaires. Elle est simple. Respecter quelqu’un, c’est se comporter envers lui d’une façon réservée. C’est éprouver à son égard un sentiment de considération sereine.

 

 

 

Autrement dit le respect traduit un désir de comprendre l’Autre et participe de l’intelligence, qui vise elle-même à comprendre le monde. Il en résulte qu’aucune communauté d’humains ne se fût formée dans l’Histoire si la pratique du respect n’avait marqué la majorité de ses membres.

 

 

 

Cette conduite n’était inspirée par aucune autorité laïque ou religieuse. L’obligation de survie suffisait. Pour surmonter l’hostilité du monde ambiant, il fallait conjoindre la force et la débrouillardise de chacun. Cet impératif impliquait qu’il prît soin de ses voisins comme de lui-même.

 

 

 

Les circonstances actuelles sont incomparables, bien sûr. Aucune force extérieure ne menace d’extinction nos communautés humaines. Le respect n’y représente plus une condition de perpétuation pour l’espèce. Il n’est plus nécessairement perçu comme une façon d’être utile. Ainsi s’est-il réfugié dans le discours moral et religieux, qui l’invoque au nom ténu de l’idéal antique ou des valeurs chrétiennes.

 

 

 

Les jeunes adultes sont évidemment sourds à cette injonction. Ils vivent à des années-lumière des forêts ancestrales emplies de dangers mortels, à des années-lumière des temps reculés où l’humain devait s’agréger pour ne pas disparaître, et même à des années-lumière du monde bipolaire explosif accouché par la Deuxième Guerre mondiale.

 

 

 

Ainsi le mot respect prononcé par leurs aînés n’est-il plus qu’un fétiche à leurs oreilles, d’autant que ces derniers ne cessent de manifester sur ce point leur illégitimité d’énonciateurs: rien n’est plus pourri, pervers, inique, tendu vers l’inculture, menteur et frappé d’irrespect que le modèle du néolibéralisme globalisé façonné par ceux-là même qui se gargarisent du mot respect, et le diffusent en bonne parole autoritaire.

 

 

 

La situation n’en est pas pour autant désespérée. Elle est même prometteuse à la condition suivante: de même que les cours de justice se déplacent parfois sur les lieux du crime pour en juger plus précisément le coupable présumé, il faut aujourd’hui se déplacer sur les lieux de la jeunesse pour déceler comment s’y esquissent, peut-être, les nouvelles manifestations du respect.

 

 

 

Dans cette perspective, comprenons que les jeunes adultes réinventent aujourd’hui la notion de l’origine et ses espaces. Ils recréent confusément, au sein des villes éperdues de consommations immédiates, des territoires primitifs dont ils se réservent les accès. On peut formuler cela différemment: une part des vivants se trouve à nos côtés en phase d’auto-invention communautaire, qu’on peut rapprocher par le raisonnement de celle caractérisant jadis l’humanité balbutiante.

 

 

 

Tenter de reconstituer une préhistoire au milieu de l’Histoire contemporaine épuisée, d’instaurer une microsociété débutante dans la socialité finie qui se déficelle alentour, d’élaborer un corps d’attitudes et de langages propre à greffer un chez-soi spécifique dans le nulle part de l’urbanité générale, voilà l’entreprise. Elle revient pour les jeunes adultes à se concevoir comme une communauté d’exception, minoritaire et fragile, voire inversée selon le symptôme parmi d’autres du verlan, où les liens de respect mutuel puissent à nouveau valoir de façon décisive.

 

 

 

Les observateurs s’inquiètent, en songeant aux jeunes adultes, de la violence qui marque leurs comportements. On peut à cet égard énoncer deux postulats éloignés de toute considération morale. Le premier: cette violence est symétrique à celle qui mine aujourd’hui nos usages congénères de la base au sommet des hiérarchies économiques et politiques — simplement son degré de symbolisation perverse est moindre, et de brutalité physique supérieur. Et le second: cette violence ne désigne peut-être rien d’autre que le besoin, manifesté par ceux qui s’y livrent, de se mettre en état d’effroi collectif comparable à celui qui rendit le respect nécessaire aux yeux des premiers humains.

 

 

 

Deux parts au moins de la vieille humanité sont donc juxtaposées dans nos milieux citadins présents, qui connaissent et pratiquent chacune deux lexiques éloignés du respect. La tâche qui reste à tout honnête homme ou femme consiste à déceler leurs enracinements communs, leurs rituels voisins, leurs nervures parallèles et peut-être leurs portées convergentes. Quelle autre démarche intellectuelle et sensible, pour défragmenter vaille que vaille la Cité moderne émiettée ?

 

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© Christophe Gallaz

 

www.contrepointphilosophique.ch

 

Rubrique Humorales

 

25 novembre 2010

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 13:43

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