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Ecosia : Le Moteur De Recherch

10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 08:38

Écouter est, peut-être, le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un.

C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là, tu vas m’enrichir car tu es ce que je ne suis pas . . .

Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c’est d’être écoutée par une autre ! 

 Écouter, c’est commencer par se taire. . .

Avez-vous remarqué combien les « dialogues » sont remplis d’expressions de ce genre :

« C’est comme moi quand. . . », ou bien « ça me rappelle ce qui m’est arrivé. . . ».

Bien souvent, ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi.

Écouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser habiter par l’autre.

C’est accepter que l’autre entre en nous-même comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, en prenant ses aises.

Écouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre.

C’est comme une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui.

Écouter, c’est ne pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions.

C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques.

Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Apprendre à écouter quelqu’un, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses. . .

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a, peut-être, encore jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, notre corps et toutes nos émotions, c’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c’est devenir poète, c’est-à-dire sentir le cœur et voir l’âme des choses.

À celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant, il commence à découvrir l’infini qui vit à la fois la richesse et l’originalité de l’autre.

C’est alors qu’il entrevoit combien la rencontre est source d’être et non pas d’avoir. « Tu ne vaux que ce que valent tes rencontres, le seul luxe est celui des relations humaines » (Saint-Exupéry).

C’est le seul luxe gratuit car offert à la décision et à la liberté de chacun.

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 22:01

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Et pour approfondir : un beau texte sur son oeuvre : 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:28

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" Les grandes pensées viennent du coeur "

 

              Vauvenargues

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 07:55

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 14:29

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 11:07

Martin Heidegger a caché ses intentions sociales-politiques jusqu’en 1933 sous des théorèmes philosophiques généraux qui furent pourtant révélés pendant la domination national-socialiste. L’interprétation, l’affirmation de Heidegger ainsi que la présentation académique de son enseignement esquivent l’éclairage posé par la recherche sur de nombreux « passages obscurs » dans ses textes. C’est la raison pour laquelle elle est basée sur une lecture heideggerienne éminemment mutilée. Son œuvre prétendument innocente politiquement est dissociée d’un prétendu gâchis politique durant la période nazie.
Le discours fervent et systématique de Heidegger sur l’historicité est pourtant inhérent à la prétention d’être une force de retournement politique et réaliste qui est précisément celle de ses théorèmes. Il en démontra lui-même les orientations et applications sociales après 1933.
La dépolitisation très répandue de la philosophie de Heidegger sert le plus souvent ses partisans pronazis. Néanmoins, ils dénient et minimisent ses véritables intentions parce qu’ils les connaissent et les approuvent. Ils croient pouvoir faire la promotion d’un prétendu « bon » nazisme en se fondant sur sa façon de penser apparemment dénuée de radicalité.
L’analyse des théorèmes cardinaux heideggeriens comme le
Dasein, « la précipitation dans la mort » et « l’élection du héros », montre qu’il n’accède absolument pas au niveau philosophique, sociopsychologique et théorico-politique qu’il croit avancer dans son argumentation. Il s’en sert pour doubler, grâce à une apparence ontologique, un « idéal ontique » qui est caractérisé par ce qui est « völkisch », étatiquement mené par un Führer et guerrier.

Mots clés

Heidegger, national-socialisme, pensée völkisch

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:53
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:38

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:55
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 10:28

 

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     Moi, si peu badaud pour tout ce qui touche à l'humain, je le suis à l'extrême pour l'animal. Je m'arrête pour écouter la stridulation d'un criquet, pour voir un carabe traverser le chemin ; j'attends que s'envole une cétoine venant d'entrouvrir ses élytres ; je suis des yeux le balancement d'un capitule qui a fléchi sous le poids d'un bourdon.

     Beauté innocente de la vie. Plaisir reposant à considérer ces chefs-d'oeuvre anonymes qui ne s'adressent à personne, ne prétendent à rien, n'attendent aucune louange...

     Oeuvres sans arrière-pensée, sans intention, sans visée, pures de ce relent d'exhibitionnisme qui gâte toute production humaine.

     C'est vrai, je ne connais guère le Louvre, je ne fréquente ni les musées ni les cathédrales, je me désintéresse des plus hautes créations de l'art. J'ignore presque tout de ce qui excite l'enthousiasme des connaisseurs... Mais vous, connaissez-vous les yeux des Perles, le ventre des Copris, les ailes des Caloptéryx ?

   
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