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Ecosia : Le Moteur De Recherch

1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 18:58

HEIDEGGER Martin (1889-1976)
Nazi n° 312.589. il reprit régulièrement sa carte du parti de Hitler de 1933 à 1945, écrivit et discourut en faveur de son régime : en 1933, il fut nommé recteur de l'université de Fribourg. Philosophe allemand, par ailleurs. Il étudia la théologie, les sciences et la philosophie. Husserl, dont il fut l'assistant, lui transmit sa chaire. On lui doit, notamment : L' Être et le temps           ( I927). Qu'est-ee que la métaphysique ? ( 1930). Kant et le problème de la métaphysique ( 1930), Hölderlin et l'essence de la poésie (1936). Lettre sur l'humanisme (1949). Chemins qui ne mènent nulle part (1950). Introduction à la philosophie (1956), Identité et différence ( 1957). Acheminement vers la parole, Qu appelle-t-on penser ? (1959). Sur Nietzsche ( 1961 ) et Essais et conférences (1962).
Le journal Die Zeit vient de publier une lettre de Heidegger datant du 2 octobre 1926 : " [... ] Ou bien nous dotons à nouveau notre vie intellectuelle allemande de forces et d'éducateurs authentiques, émanant du terroir, ou bien nous la livrons définitivement à l'enjuivement croissant (der wachsenden Verjudung) au sens large et au sens restreint du terme. " La première des questions que pose aujourd'hui l'œuvre de Heidegger est : comment est-il possible d "avoir écrit une ontologie qui a influencé Sartre, Merleau-Ponty, Lévinas, Derrida et tant d'autres, tout en ayant été nazi ? Y-a-t-il un lien entre le nazisme et la pensée de Heidegger ? Le débat reste ouvert. Après avoir revisité les Grecs, Heidegger forge son ontologie. Elle cherche le sens (herméneutique) de l'être, alors que l'ontologie de la tradition métaphysique se serait contentée de dire : " Qu'est-ce que l'être ? " Pour lui. l'être est à saisir avec le temps, comme existant (existentialisme), ou mieux comme " étant ". L' " étant " est ce qui dans l'être est en situation, dans l'" ek-sis-tence ". Heidegger distingue l'" ontique ". qui concerne l'existence concrète et quotidienne des " étants " (Dasein. " être-là " de l' " ontologique ", dont l'objet est l'" être de l'étant ". L'homme dans son " historicité " d' " être au monde " vit " l'angoisse " de son " être pour la mot ". Le nihilisme, induit notamment par le monde de la technique, est l'horizon de l'homme moderne qui perd le sens de l' " être de l'étant ". Seul le langage du poète est à même de " dévoiler ", d' " éclairer " cet " être de l'étant ", destin de l'homme, " liberté pour la mort ".

Textes  de François Aubral
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DominiqueGiraudet - dans penser
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 18:33

Heidegger en procès: Ouvrir toutes ses archives

Sélection RELATIO. Dans un  « Point de vue » du Monde du 05/01/06, le philosophe Emmanuel Faye regrette que Heidegger soit au programme de l’agrégation de philosophie et demande l’ouverture des archives personnelles de l’auteur d’ « Etre et Temps », archives interdites en grande partie  d’accès jusqu’en 1926. Cela relance évidemment les controverses autour de Heidegger. Des controverses qui avaient été bien développées en 2004 au Parlement européen des philosophes de Strasbourg.

Le fait que Heidegger demeure ainsi à la mode, soit  considéré souvent comme « le plus grand philosophe du XX ième siècle »  et reste en partie très mystérieux  dans sa vie comme dans sa pensée pose problème en effet. Au cœur des controverses : la nature exacte des engagements du philosophe au nazisme. Nous en saurions beaucoup plus si la correspondance privée du philosophe  était accessible aux chercheurs.

Comme le pressentaient nombre d’auteurs (Victor Farias, Philippe Lacoue-Labarthe) le « maître à penser » n’a pas attendu Hitler au pouvoir pour adhérer à l’idéologie nationale-socialiste. Emmanuel  Faye avait déjà établi qu’il avait voté pour le Parti nazi dès 1932.Et une anthologie de lettres à son épouse Elfride viennent de noircir encore le  « dossier Heidegger ». Emmanuel Faye met notamment en relief :

* « la radicalité de l'antisémitisme et du racisme qui habite Heidegger dès les années 1910. Voilà ce qu'il dit le 18 octobre 1916, en pleine guerre, à sa fiancée : "L'enjuivement (Verjudung) de notre culture et des universités est en effet effrayant et je pense que la race allemande (die deutsche Rasse) devrait trouver suffisamment de force intérieure pour parvenir au sommet" (p. 51). Pour que la race allemande accède au sommet, elle a besoin d'un guide (Führer) ».

Ces formules , revèle Emmanuel Faye, constituent «  l'amorce d'un programme de domination raciale qu'il exposera une quinzaine d'années plus tard dans ses cours de philosophie, alors qu'Hitler sera au pouvoir ». Il parlera alors d'"exploiter à fond les possibilités fondamentales de l'essence de la souche originellement germanique et de les conduire jusqu'à la domination " [Gesamtausgabe (œuvres complètes), t. 36-37, p. 89].

*  «  Dans sa lettre du 17 octobre 1918, il déplore "la perte complète de but et le vide" dans "la vie et la constitution de l'Etat" et il conclut : "Je reconnais de manière toujours plus pressante la nécessité du Führer."

* « Son adhésion intellectuelle au nazisme est manifeste dès 1930. Dans une lettre du 2 octobre 1930, à propos du procès de Leipzig où trois officiers de la Reichswehr sont accusés de haute trahison pour avoir formé une cellule nazie, il indique à Elfride qu'il possède déjà un exemplaire du Völkischer Beobachter et il se réjouit que "le procès de Leipzig semble déjà retomber sur les fameux accusateurs". C'est donc à un quotidien nazi qu'il se fie pour s'informer de l'actualité politique et la commenter. Si Heidegger critique avec Alfred Bäumler, nazi inconditionnel qu'il évoque constamment dans les lettres de cette période, le niveau culturel des nationaux-socialistes et de leur presse, il n'en souligne pas moins que "le mouvement a sa mission" (lettre du 18 juin 1932).

*  « L'antisémitisme foncier d'Heidegger se voit aussi à ses réflexions sur Jaspers et sur l'affection profonde de ce dernier pour sa femme, qui est juive.(…)  Heidegger voudrait que le Dasein allemand renonce à toute pensée de l'humanité comme telle et coupe tout lien avec les juifs, pour se rattacher exclusivement à une Grèce mythifiée.

.

Il nous semble essentiel de soutenir  la démarche d’ Emmanuel FAYE, qui est maître de conférence en philosophie à l’université Paris X-Nanterre : « Nous lançons un appel solennel aux responsables allemands et européens pour que le droit à la vérité historique et philosophique soit enfin assuré et que, soixante ans après la fin du régime nazi, ces archives soient ouvertes à tous les chercheurs ».

DR

  

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 12:08

L'art d'enseigner de Martin Heidegger

Parution
Vendredi 26 octobre 2007

Information publiée le mercredi 18 juillet 2007 par Bérenger Boulay (source : Marie-Pierre Ciric)

 Valerie Allen, Ares Axiotis

L'art d'enseigner de Martin Heidegger

 

Editions Klincksieck

collection « Pouvoirs de persuasion » 1

2007

isbn : 978-2-252-03639-6
13 €

Présentation de l'éditeur:

En juillet 1945 Martin Heidegger comparaît devant la commission de dénazification pour y répondre de deux chefs d'accusation : avoir mis l'université de Fribourg, dont il avait été recteur, au service du parti national-socialiste; avoir asservi son enseignement philosophique à un endoctrinement. Il s'agit, pour les autorités françaises d'occupation, de faire un exemple du plus célèbre philosophe européen. Paradoxe : il ne reste de cet épisode crucial, qui reviendra hanter la carrière et la postérité de Heidegger, que l'acte d'accusation et le verdict. La plaidoirie de Heidegger a disparu.

Deux éminents spécialistes anglo-saxons ont reconstitué cette défense, en renouvelant le geste de Platon qui écrivit la plaidoirie, perdue elle aussi, de Socrate, la fameuse Apologie. Heidegger, comme Socrate, y répond de l'accusation d'avoir corrompu la jeunesse et, comme Socrate, il y réplique par une analyse de la relation enseignante et le péril d'avoir à se justifier devant une autorité politique. Il était temps de faire connaître au public français cet Art d'enseigner du penseur de la Forêt noire, qui est à la fois une remarquable introduction à la philosophie de Heidegger et une brillante démonstration de ce qu'une connaissance intime de son oeuvre peut produire d'actuel – au point que ce texte passe parfois, dans le monde anglo-saxon, pour être de Heidegger lui-même.


Responsable : Editions Klincksieck

Url de référence : http://www.klincksieck.com
Adresse :
6, rue de la Sorbonne 75005 Paris.
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 18:46

La Terre sans nous

 (Photo AP)
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Photo AP

Mathieu Perreault

La Presse

Comment la nature réagirait-elle si l'être humain disparaissait soudainement? En reprenant ses droits comme si de rien n'était, répond un nouveau livre. Les tunnels des métros seraient submergés en quelques jours, les routes et les gratte-ciel ne tiendraient que quelques années.

Bien sûr, les environs des centrales nucléaires deviendraient radioactifs à cause d'explosions à la Tchernobyl. Mais les traces visibles de l'homme dureraient beaucoup moins longtemps que l'aventure de la civilisation: moins d'un millénaire. Le souvenir le plus tenace de l'homme serait une myriade de petits granules de plastique, qui survivraient des centaines de milliers d'années.

Les gratte-ciel s'écrouleraient en quelques années, tout comme les routes, puisque les anciennes rivières reprendraient leurs cours. Les animaux domestiques ainsi que les fruits et légumes adaptés à la culture disparaîtraient rapidement. Les réacteurs nucléaires et les complexes pétrochimiques exploseraient, suscitant des mutations importantes dans la faune et la flore des environs. Les grands mammifères reviendraient sur tous les continents. Seule consolation: rats et blattes péricliteraient parce qu'ils ne bénéficieraient plus de nos ordures et de nos immeubles chauffés. Le legs le plus durable de l'humanité? Le plastique, qui resterait pendant des centaines de milliers d'années.

Un professeur de journalisme de l'Université de l'Arizona, Paul Weisman, vient de publier un livre expliquant comment la nature reprendrait possession de la Terre si l'humain cessait subitement d'exister. The World Without Us, publié en français sous le titre Homo disparitus, présente une évaluation structurelle des villes modernes tout en dénonçant l'impact de l'homme sur la nature. En contrepoint, une interrogation plus substantielle: sera-t-il possible de protéger nos descendants contre les périls des cavernes souterraines où nous avons entreposé nos déchets nucléaires et nos gaz à effet de serre?

L'aventure de M. Weisman a commencé en 2003, alors qu'il fuyait des incendies de forêt au chalet d'un ami, dans l'État de New York. «Une éditrice du magazine Discover a réussi à me joindre pour me demander d'écrire un article sur la réaction de la nature à la disparition soudaine de l'homme, explique-t-il en entrevue téléphonique. Elle avait lu un article que j'avais écrit sur la faune qui avait envahi Tchernobyl après l'évacuation due à la catastrophe nucléaire. Ça lui avait donné l'idée d'une nouvelle manière d'aborder la dégradation de la planète par l'homme. Rapidement, je me suis rendu compte que peu de gens avaient abordé ce sujet. Curieusement, les deux essais portaient sur Londres. J'ai compris qu'il fallait que j'écrive un livre.»


Changements rapides


Les changements seraient rapides et inexorables. Les animaux domestiques et les végétaux cultivés par l'homme disparaîtraient rapidement, incapables de survivre sans notre aide. Les grands mammifères reconquerraient tous les continents - Darwin estimait qu'il y avait 20 millions d'éléphants en Afrique avant l'arrivée des Blancs, et il n'en reste qu'un demi-million. Les villes seraient recouvertes par les forêts en moins d'un quart de siècle, à cause des incendies et des infiltrations d'eau. Les ponts dureraient un peu plus longtemps, particulièrement ceux qui ont été construits avant la Deuxième Guerre mondiale, parce que les techniques de capacité étaient rudimentaires et que les ingénieurs préféraient multiplier les redondances structurelles.

Pour illustrer la rapidité avec laquelle la nature reprend ses droits, M. Weisman donne l'exemple des dernières voies de métro surélevées de New York, qui ont été abandonnées en 1980 et qui sont maintenant couvertes de ronces. Il se rend aussi à Chypre, dans une station balnéaire inaugurée juste avant le conflit de 1974 et qu'il était impossible de restaurer dès la fin des années 70.

Le détail le plus frappant concerne toutefois les tunnels des métros, qui seraient inondés après quelques jours à peine. À Montréal, une centaine de pompes retirent des tunnels jusqu'à 12 millions de litres d'eau par jour.

Une bataille rangée opposerait les plantes rustiques et étrangères. «Pour ce qui est de la vigne, je pense que les espèces rustiques l'emporteraient. Mais certaines espèces étrangères gagneraient certainement aussi.» Une lutte sans merci aurait également lieu entre les moustiques et les grenouilles, affaiblies par un champignon vorace apparu chez les espèces de laboratoire.


Convictions écologistes


Au fil des pages, on sent les convictions écologistes de M. Weisman. Ainsi, il se moque de notre impatience, qui nous pousse à construire des maisons économiques avec du placoplâtre plutôt que des blocs de pierre. Il évoque le «massacre» de centaines de millions d'oiseaux qui meurent sur les tours de télécommunications et les fils électriques. Il disserte longuement au sujet des méfaits du plastique. Il dénonce un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui abaisse le nombre de victimes de Tchernobyl, parce que l'Agence internationale de l'énergie atomique y a collaboré. Et il lance une flèche aux banques et à l'industrie de la construction, qui sous-estiment les coûts d'entretien des maisons pour nous pousser à devenir propriétaires.

D'ailleurs, l'entreprise n'est pas innocente. Il termine son livre en présentant le plan d'un démographe russe qui propose de limiter la procréation à un enfant par femme pour diminuer la population mondiale. «C'est vrai, j'ai la conviction profonde que nous courons à notre perte, admet-il. J'ai écrit ce livre sans moralisme, pour établir les faits. Mais à la fin, je pense que le lecteur est mûr pour ma prescription. Je pense qu'il n'y a pas d'autre solution que la décroissance démographique. Il vaut mieux abaisser nous-mêmes notre population plutôt que de le laisser faire par des guerres, des catastrophes environnementales et des épidémies.»

Pense-t-il réellement que la population mondiale accepterait de n'avoir qu'un enfant par famille? A-t-il lui-même des enfants? «J'avais un enfant mais il est mort, répond-il après un silence. J'aime les grandes familles. Après ma femme, la personne que j'aime le plus est ma soeur. Mais je crois qu'il y aurait bien assez d'enfants en adoption et d'orphelins pour satisfaire les besoins de tout le monde.»


HARA-KIRI


Plusieurs organismes, dont le Mouvement pour l'extinction volontaire de l'humanité, affirment que la seule manière de sauver la Terre est de se faire hara-kiri. Sur son site, vhemt.org, l'organisme de l'Oregon affirme que la fin de la procréation est la seule manière d'éviter les guerres entourant les ressources comme l'eau, qui iront en s'aggravant. De plus, sans enfants, fini les parents qui perdent tragiquement leurs enfants et la délinquance juvénile. Earth First, une autre ONG plus combative, propose quant à elle l'utilisation de «tous les instruments disponibles», jusqu'à la guérilla environnementale, pour protéger les dernières régions sauvages de la planète.


LE COMPTE À REBOURS DE L'APOCALYPSE


À l'Université d'Oxford, l'Institut pour l'avenir de l'humanité calcule les risques d'une extinction catastrophique de la race humaine. La dernière évaluation est d'une possibilité sur un milliard chaque année. C'est-à-dire qu'il y a une possibilité sur 10 millions (davantage qu'à la loterie) que l'humanité soit exterminée du jour au lendemain dans les 100 prochaines années. Dernière en date parmi les causes possibles de l'apocalypse: la nanotechnologie.


CONTROVERSE SUR LA MÉGAFAUNE


Selon l'une des thèses les plus importantes sur lesquelles Paul Weisman appuie son livre, l'homme est responsable de l'extinction des grands mammifères d'Amérique survenue il y a 13 000 ans. Mais d'autres paléontologues pensent que des virus ou des changements climatiques ont pu causer cette extinction. «En effet, les causes sont probablement multiples, concède M. Weisman. Mais il reste que, chaque fois que l'homme est apparu sur un continent, les grands mammifères se sont éteints peu après. En Amérique, on peut penser que les glaciations ont poussé les grands mammifères vers de petits refuges autour des fleuves, où les chasseurs ont pu facilement les exterminer. Sans glaciation, pas d'extinction. Mais l'homme est tout aussi indispensable.»


LE SUCCESSEUR DE L'HOMME


Si l'homme disparaissait, qui le remplacerait? Quel primate acquerrait le premier la capacité du langage et maîtriserait l'agriculture? Paul Weisman pense que les chimpanzés en seraient les plus susceptibles, au fil de quelques millions d'années. «On parle souvent de l'intelligence des singes bonobos, dit-il. C'est vrai qu'ils sont plus intelligents que les chimpanzés. Mais ils sont aussi trop pacifiques. Leur nombre périclite à cause de cela. Les chimpanzés sont plus agressifs, ils prendraient probablement pied dans tous les écosystèmes d'Afrique et finiraient par migrer ailleurs, dans des environnements plus difficiles, où il devraient évoluer pour s'adapter.»


LA REVANCHE DE LA NATURE


Le sida est-il la revanche de la nature sur l'homme? Il est possible que la raison de la vulnérabilité de l'homme devant ce virus, auquel les chimpanzés ont résisté, se trouve dans les mutations génétiques responsables de l'intelligence. Seulement 4% de notre code génétique est différent de celui des singes les plus évolués, et là se trouve la clé de l'énigme.

LA NATURE SANS L'HOMME

Que se passerait-il si l'homme disparaissait du jour au lendemain? Alain Weisman, professeur de journalisme à l'Université de l'Arizona, a imaginé les étapes que suivrait la nature pour reprendre ses droits sur la planète dans son livre The World Without Us, publié en français sous le titre Homo disparitus.


Deux jours après la disparition de l'homme


Les métros de plusieurs villes, dont celui de Montréal et de New York, sont inondés parce que les pompes qui vident les tunnels ne fonctionnent plus.


Sept jours


Les réservoirs de carburant diesel d'urgence qui refroidissent les réacteurs nucléaires sont épuisés. Les centrales explosent.


1 an


Les rues des villes nordiques, comme Montréal, sont couvertes de nids-de-poule.


De deux à quatre ans


Les mauvaises herbes envahissent rues et trottoirs. Les racines des arbres se dirigent vers les égouts, qu'elles briseront en seulement quelques années.


Quatre ans


Les gratte-ciel commencent à s'écrouler en raison des infiltrations d'eau qui ont affaibli leur structure métallique.


Cinq ans


Des incendies allumés par la foudre dans le bois mort des parcs ravagent les villes.


20 ans


Les toits des maisons commencent à s'effondrer. Les plus résistantes dureront un siècle.


25 ans


Les ruisseaux et marais ont regagné leur lit d'origine dans les villes.


300 ans


Les ponts suspendus s'écroulent.


500 ans


Des forêts matures recouvrent les villes


600-700 ans


Les ponts à arches s'écroulent


5000 ans


Les capsules métalliques des bombes thermonucléaires sont fissurées et laissent s'échapper le matériau radioactif.


35 000 ans


Les effets de la pollution par le plomb ne sont plus perceptibles.


100 000 ans


L'impact des gaz à effet de serre est devenu imperceptible.


250 000 ans


La radiation des infrastructures nucléaires est redevenue assez faible pour se confondre avec la radiation naturelle.


Quelques milliers d'années


Les seules structures qui résistent encore sont le tunnel sous la Manche et les sculptures représentant les présidents américains sur lemont Rushmore. Les pyramides ont finalement succombé aux outrages des ans parce qu'elles sont dénuées de leur protection de marbre depuis les invasions arabes. Les bâtiments de pierre couverts de marbre, dans les villes occidentales, ont survécu longtemps parce que la pollution a cessé de les attaquer.


Quelques centaines de milliers d'années


Des microbes acquièrent la capacité de dégrader le plastique, la dernière trace de l'homme.


 
 
 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 11:47
 
 
 

RENCONTRE AVEC CELUI DU PAYS DE L'OURS

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que jean-Claude nous parle des Druides et de leur histoire. Druide, écrivain, conférencier, sculpteur, il me restera le souvenir d'une après-midi formidable et fort instructive.

Je vous invite donc sur les traces de l'Ours.

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RENCONTRE AVEC GOBANNOGENOS

C'est avec un immense plaisir que je vous présente Alain Le Goff, Grand Druide de la KREDENN GELTIEK HOLLVEDEL, qui a accepté de nous rencontrer sur Bretagne Celtic. Discret, peut-être le plus discret des guides bretons, cet ingénieur agronome, et ancien professeur au Lycée agricole de Morlaix, s'occupe aussi du Conservatoire de la faune celtique à Commana.

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RENCONTRE AVEC ARIAXS-DRUUIS BOUTIOS

Je vous invite à traverser l'Atlantique, à la rencontre des Druides du Québec, et de Druide Boutios qui a accepté, sans hésitation, de répondre à mes questions, .

A la fois si loins et si proches de nous .......

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RENCONTRE AVEC MYRDHIN

Vous connaissez le harpiste, je vous propose de découvrir une autre facette de Myrdhin : Le Druide

Au détour d'un chemin de Brocéliande .......

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RENCONTRE AVEC EMMA RESTALL ORR

Emma Restall Orr est chef du British Druid Order et l'initiatrice du Druid Network, un portail druidique.

Voici son interview ........

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RENCONTRE AVEC AMORGEN DUBHART

Amorgen est Wiccan, cette entrevue m'a permis d'apprendre beaucoup de chose sur la Wicca initiatique, et je remercie Amorgen pour sa sincérité.

Découvrez les dires du sorcier ...............

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ASSEMBLEE INTER-OBEDIENTIELLE DES DRUIDES D’ARMORIQUE 2006 e.v.

Depuis quatre ans, les représentants de plusieurs Collèges Druidiques de Bretagne Armoricaine se rencontrent régulièrement dans l’optique d’un échange constructif. De ces rencontres est né ce rassemblement pour un cérémonial annuel, dit des "Retrouvailles"............

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ASSEMBLEE INTER-OBEDIENTIELLE DES DRUIDES D’ARMORIQUE 2007 e.v.

L'assemblée c'est tenue cette fois à l'Hostié de Viviane en Brocéliande.

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John Dewey (20 octobre 1859 à Burlington dans le Vermont - 1er juin 1952 à New York) est un philosophe américain spécialisé en psychologie appliquée et en pédagogie.

Son système philosophique se rattache au courant pragmatiste développé par Charles S. Peirce et William James.

Sommaire

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Biographie [modifier]

John Dewey (timbre-poste américain, 1968)
John Dewey (timbre-poste américain, 1968)

Il a enseigné à l'Université de Chicago, où il dirigeait le département de philosophie, de psychologie et d'éducation. Il y a fondé une école expérimentale,dite "école laboratoire de Chicago".

De 1896 à 1904, il ouvre et dirige un laboratoire d'études sur la psychologie appliquée pour mieux comprendre la pédagogie, science appliquée de la psychologie.

En Russie, de 1900 à 1930, ses travaux seront étudiés et repris.

Idées [modifier]

Dewey est principalement influencé par Hegel, qui est tout sauf pragmatiste. Il doit également beaucoup à Charles Darwin. Ses idées politiques et sociales sont proches du socialisme.

Dewey considère l'esprit humain comme un instrument qui continue d'évoluer et qui permet à l'homme de s'adapter à son milieu. Grâce au langage et à l'éducation, l'individu s'enrichit des expériences de vie d'autres personnes et d'autres époques. Néanmoins, les connaissances doivent toujours s'enraciner dans l'expérience et l'action de la personne. Il condamne donc l'enseignement purement verbal.

Il affirme que c'est la nature et la culture qui influencent l'homme. Selon lui, les besoins de l'homme dépendent de sa constitution biologique (par exemple, boire, manger et se déplacer). Tandis qu'il progresse, le reste est influencé par des facteurs externes, tels que la culture, les coutumes et l'organisation sociale. Ces idées seront appuyées par les découvertes archéologiques de l'époque.

Dewey ne voit pas la guerre comme faisant partie de la nature humaine, ceci pour la simple raison que la compassion en fait également partie. Ces deux natures s'annuleraient donc. Il croit plutôt que la guerre résulte de l'organisation sociale, la culture, etc. Il propose de canaliser au besoin le besoin de combattre dans des aventures favorables à l'homme.

Pédagogie [modifier]

Dewey est également l'initiateur de la pédagogie du projet: "learning by doing" (Apprendre par l'action). Il crée une école laboratoire loin de l'autorité habituelle où le maître est un guide et où l'élève apprend en agissant. Dewey souhaite réconcilier esprit et action, travail et loisir, intérêt et effort. Il pense que l'enfant doit agir plutôt que d'écouter. Cette pédagogie du projet vise à ce qu'en anticipant les résultats, les élèves s'engagent volontairement dans l'action car pour être motivé, il faut avoir un but. Il est un des principaux pédagogues du mouvement d'éducation nouvelle.

Publications [modifier]

En langue française (dernières traductions)
  • Démocratie et éducation, A. Colin, 1990
  • Logique : la théorie de l'enquête, Presses universitaires de France, 1993
  • Œuvres philosophiques, Université de Pau, 2003
  • Le public et ses problèmes, Université de Pau, 2003
  • Reconstruction en philosophie, Université de Pau, 2003
  • Comment nous pensons, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004
  • L'école et l'enfant, Fabert, 2004
  • L'art comme expérience, Université de Pau, 2005
En langue anglaise
  • Human nature and conduct  : An Introduction to Social Psychology, Carlton house, 1922.
  • Art as Experience, 1934
  • A Common Faith, 1934
  • The Educational Situation, Arno press & the New York Times, 1969
  • The Early Works, 1882-1898, Southern Illinois University Press, London, Amsterdam, Feffer and Simons, 1969, 1972
  • Dictionary of Education, Greenwood press, 1972
  • Moral Principles in Education, Southern Illinois University Press, London, Amsterdam, Feffer & Simons, 1975.
  • The Middle Works, 1899-1924, Southern Illinois University Press, London, Amsterdam, Feffer & Simons, 1977
  • Freedom and culture, Prometheus Books, 1989
  • The School and Society ; The child and the curriculum, The University of Chicago Press, 1990
  • Lectures on Ethics, 1900-1901, Southern Illinois University Press, 1991
  • Philosophy & Education in Their Historic Relations, Westview Press, 1993
  • The Political Writings, Cambridge (Mass.) : Hackett, 1993

Bibliographie [modifier]

  • John Dewey and American education, Thoemmes press, 2002
  • Philip W. Jackson, John Dewey and the Lessons of Art

Liens externes [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur John Dewey.

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DominiqueGiraudet - dans penser
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 18:21

Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur :

il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.

(Auguste Rodin)

 

21007-auguste-rodin.jpg
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DominiqueGiraudet - dans penser
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 18:05
LA LETTRE DU CONCOMBRE
ON VOUS DIT TOUT ON VOUS CACHE RIEN
dimanche 8 juillet 2007

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DominiqueGiraudet - dans penser
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