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Ecosia : Le Moteur De Recherch

27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:23

Les animaux du Futur


Depuis le 5 avril 2008, le Futuroscope propose une nouvelle attraction qui associe une nouvelle technologie en imagerie numérique et un scénario possible d'évolution des espèces.

Une équipe britannique a échaffaudé une théorie de l'évolution des habitats et des animaux en tenant compte des connaissances actuelles sur la tectonique des plaques, le climat et les capacités de résistance de la faune d'aujourd'hui.

Dans ce scénario, les continents n'en feraient plus qu'un : la Pangée. Les habitats se feraient plus contraignants : les déserts seraient plus chauds et plus secs, les montagnes plus hautes, les forêts plus denses. Seules des espèces animales très résistantes seraient capables de survivre dans de telles conditions.

Les animaux du futur proposent donc une vision de ce que seraient la faune et la flore dans un futur très lointain.

A lire sur l'Internaute


Les dinosaures comme vous ne les avez jamais vus
Le Futuroscope invente le safari du futur

Consulter

Les animaux du futur
Le Futuroscope
Diaporama réalisé par Sébastien Cuvier , L'Internaute.
Oisson des forêts
 
La pieuvre-singe
 
Oisson
 
L'oiseau crache-feu
 
Calmar arc-en-ciel
 
Suceur-sauteur
 
Requin-lumière
 
 
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 16:56
Langage et démocratie.
Dans un courrier envoyé à Libération, en octobre 2004, Alain Bentolila raconte une audience judiciaire. "Alors, de quoi voulez-vous donc nous entretenir qui ne puisse attendre l'ultime fin de ma péroraison ?". Le jeune black, accusé, ne comprend rien de ce que lui dit le procureur. Alain Bentolila commente : "Lorsqu'on ne peut pas s'inscrire pacifiquement sur l'intelligence des autres, la seule façon d'exister, c'est de laisser physiquement des traces sur le corps de l'Autre." Effectivement le prévenu bondit sur l'estrade et empoigne le procureur...
Depuis les fameux textes dans lesquels Giono démontrait tout ce que ne pouvait pas comprendre Gaston Dominici pendant son procès, rien n'a changé.
L'intégration commence par mettre le monde à la portée des mots de chacun.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 12:55
Philosophisches Institut: Veröffentlichungen von Prof. Dr. Lutz ...
"Sic et non" sive "Sic aut non" (2002) La méthode des questions chez Abélard et la stratégie de la recherche. Lutz Geldsetzer. La méthode des questions est ...
www.phil-fak.uni-duesseldorf.de/philo/geldsetzer/sicetnon.html - 33k -
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:03
Dubitando enim ad inquisitionem venimus; inquirendo veritatem percipimus.
En doutant nous venons à la recherche, en cherchant nous percevons la vérité. Pierre Abelard .

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 19:37

Communiqué

Les spécialistes des neurosciences et de la psychanalyse se réunissent au Collège de France Mardi 27 mai de 9h00 à 19h00

L’existence de processus psychiques inconscients est un sujet d’intérêt et de recherche commun aux neurosciences et à la psychanalyse. Toutefois le dialogue entre ces deux disciplines a été pour le moins difficile. Quelles en sont les raisons ? Certes les cadres de référence sont sans commune mesure, le langage propre à chaque champ est différent et ces deux disciplines ont des histoires divergentes, difficiles à concilier, qui font aussi leur originalité. Pourtant neurosciences et psychanalyse partagent l’incontournable question de l’émergence de la singularité.

Neurosciences et psychanalyse Une rencontre autour de l’émergence de la singularité

C’est dans ce contexte que s’inscrit le colloque «Neurosciences et psychanalyse : une rencontre autour de l’émergence de la singularité ». L’idée de ce colloque est de réunir d’éminents spécialistes des neurosciences et de la psychanalyse pour explorer les points de convergence potentiels entre ces deux disciplines que tout apparemment sépare et que l’on pourrait qualifier d’incommensurables. Dans ce type d’exercice, il convient de bien se garder de tomber dans un syncrétisme simplificateur dans lequel les principes des deux ordres pourraient être interchangeables et par lequel psychanalyse et neurosciences y perdraient leur nature et leur tranchant.

La démarche qui anime ce colloque est d’identifier des points d’intersection à partir desquels les concepts d’un domaine fertilisent la réflexion de l’autre, ouvrent vers des perspectives de recherche nouvelles. Un de ces points d’intersection est sans doute la notion de trace et de plasticité neuronale. D’autres, comme par exemple ceux qui concernent les états somatiques et le maintien de l’homéostasie, notions du champ biologique qui sont à rapprocher de celles de pulsion et du principe de plaisir du champ freudien méritent d’être explorées. Ce sont ces points d’intersection potentiels qui seront abordés par les représentants de premier plan des deux disciplines invitées à ce colloque organisé par le Pr Magistretti.

Colloque ouvert à tous, dans la limite des places disponibles, sans inscription préalable.

Pierre Magistretti Professeur de Neurosciences ; Titulaire de la chaire Internationale du Collège de France. Co-Directeur du Brain Mind Institute de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Directeur du Centre de Neurosciences Psychiatriques du Département Universitaire de Psychiatrie du CHUV, Université de Lausanne. Né en 1952, Pierre Magistretti est Docteur en médecine de l'Université de Genève. Il est particulièrement intéressé à la réflexion autour des liens entre neurosciences et psychiatrie qui a notamment abouti à la rédaction du livre récemment publié aux éditions Odile Jacob « A chacun son cerveau », avec un collègue pédopsychiatre et psychanalyste, le Professeur François Ansermet. Dans ce livre, la plasticité neuronale, c’est-à-dire la capacité que les neurones ont de modifier leurs connexions suite à l’expérience vécue, est prise comme point de rencontre entre deux disciplines que tout sépare à priori, comme les neurosciences et la psychanalyse.

Possibilité de télécharger la vidéo de sa leçon inaugurale sur le site de l’Institution

 

__._,_.___
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 10:45
 
 



« Mémoïd 2008 »
Paris – France – 27, 28 et 29 juin 2008

Lieu :

EUROGROUP
Tour Vista - Le Bistrot 22e étage
52-54 quai de Dion Bouton
92806 PUTEAUX


Soirée d’ouverture - Vendredi 27 juin
Conférence publique à 17h45

Quelle sorte d’humanité après l'individu ?
Une discussion proposée par la Société Francophone de Mémétique
Avec les voix de Jean-Michel Besnier, Alain Cardon, Hervé Juvin et Luc Legay
Animé par Pascal Jouxtel


Nous sommes à peine entrés dans l’ère de l’individu, qu’il conviendrait peut-être déjà d’en sortir...

Nous vivons aujourd'hui une apparence de libre accès et de libre choix qui nous donne l'illusion de pouvoir être et faire toujours davantage, à notre guise. Nous prolongeons notre intellect par des agents technologiques d'information. Nous accordons nos émotions et nos idées en partageant des clips comme du pollen. Alors entre la personne et le réseau, la frontière disparaît. Le socio-net bloggeur fait de nous des clones égocentrés mais fonctionnant de plus en plus ensemble. L’individu ne nous suffit plus à représenter l’humain.

Pendant ce temps, tout ce que nous croyons faire nous fait. Les outils nous utilisent. Les modèles franchisés se mondialisent à l'emporte-pièce, tandis que le marché pilote nos sensibilités comme un synthétiseur d'émotions. L’action violente se déplace à la vitesse de l’argent et des idées, tandis que l’ambition citoyenne se ramène à la moralisation des flux économiques et écologiques. Le monde devient trop complexe pour être appréhendé par un cerveau isolé. Il nous faudrait des « coachs » pour tout. Le sujet dépossédé se rebelle pour ne pas devenir trop vite objet. En Asie les vies s’effacent par dizaines de milliers. Chez nous l’euthanasie progresse. Notre intuition à beau sonner l'alerte, nos ego se rebiffer, à quoi bon tourner le dos à l'avenir ? L’individu ne nous suffit plus à être au monde.

Pour un méméticien, la société des hommes n'est guère plus qu'un terrain où poussent les créatures culturelles et les technologies. Du point de vue de ces phénomènes, afin de bien cultiver le terrain, il faut le mailler étroitement, tout en préservant sa souplesse de reconfiguration permanente. Au minimum, chacun doit rester suffisamment conscient pour assurer sa propre survie et maintenir sa connexion au réseau.

Par ailleurs, la mémétique questionne le libre-arbitre et décrypte l'origine même de notre notion d'individu responsable comme une nécessité co-adaptée avec la pratique des contrats, ciment des sociétés dominantes. Elle n'existe pas partout et n'a pas toujours existé. Combien de temps s'imposera-t-elle ?
Pour l’instant, on n’a pas encore mis en évidence de « conscient collectif ». La singularité autonome n’allume les foules que dans la barbarie, rarement dans l’éveil. On appelle aujourd’hui intelligence collective ce qui n’est encore qu’une capacité de résolution de problèmes inspirée des fourmis. Mais nous n’en sommes qu’au début d’un début…

La question que nous poserons à nos invités est la suivante :
« l'humain comme individu conscient sera-t-il prochainement dépassé et, si oui, comment l'humanité poursuivra-t-elle son aventure ? Evoluera-t-elle vers de multiples existences parallèles, vers le soi collectif des hyperêtres, vers un homme artificiellement augmenté, concubin de la machine pensante ou vers un simple repli du sujet, laissant les choses exister pour leur propre compte ? »

Messieurs, je vous donne la parole...



Ateliers du Samedi

10h00 à 12h30 : Concepts de Base de la Mémétique

Pour les novices et les moins novices, rien ne vaut un bon décrassage autour des définitions de base de quelques mots comme : mème, solution, instance, coperception, terrain humain, etc. Le but de cet atelier est de préciser le cycle de vie des créatures culturelles, tordre le cou à certaines idées reçues, et mettre à niveau les esprits curieux qui voudront ensuite participer plus à leur aise aux ateliers de l’après-midi.
Au passage, nous constatons qu’il est temps de refonder quelque peu la mémétique, dans la mesure où, malgré sa survie médiatique, elle n’est pas à ce jour portée par des travaux de recherches en nombre suffisant. Au point ou nous en sommes, il n’y aurait rien à perdre à tailler un peu violemment dans le flou conceptuel transdisciplinaire où le mème des mèmes se complait pour augmenter ses chances de survie.

C’est le travail auquel se livreront Pascal Jouxtel et Jean-Paul Baquiast, autour d’une nouvelle notion à explorer, celle d’organisme zootechnique.
Pour vous chauffer l’esprit, lisez ceci :
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2008/88/zootechnocene.htm


14h00 à 15h45 : Mémétique et Enseignement
Préparé et animé par Christophe Jouxtel.

On entend là enseignement au sens très concret de l'école, prof, élève, tableau noir, etc. L’expression « tableau noir » en elle-même invite au décodage méméticien des processus habituels de transmission du savoir.
Nous ouvrons donc ici un double questionnement, sur ce que la mémétique peut apporter aux enseignants et, réciproquement, sur le regard que pourraient porter les "sciences de la pédagogie et de l'apprentissage" sur la pensée méméticienne. Le propos initial s’appuiera sur le domaine particulier de la pédagogie de l’art.

Le principe de l'atelier sera de poser une ou plusieurs questions (commande) à laquelle les participants devront formuler ensemble la meilleure réponse possible. Les résultats seront ensuite publiés sur le site de la SFM.


16h00 à 18h00 : Mémétique et Transformation de la Société
Préparé et animé par Eric de Rochefort.

La "société" a toujours changé, la seule différence est aujourd'hui une question de vitesse, de volume et de rythme. L’essence du militantisme est de vouloir soit accélérer, soit freiner ces changements. Pour un méméticien la question de l'engagement devient rapidement centrale.

Un méméticien étudie volontiers les mécanismes de l’adhésion massive; il sait pourquoi et comment le marketing de l‘éthique (par exemple, «  Ethicable » est une marque déposée…) permet de faire réellement changer les habitudes de consommation, entraînant des modifications progressives de l’appareil économique et des rapports de forces que celui-ci implique.

Du coup, cela le rend-il capable de conseiller, voire de créer des mutations plus rapides des comportements sur une échelle massive ? L’ingénierie culturelle est-elle science émergente potentiellement utile malgré ses dangers ?

A contrario, la mémétique offre une capacité de décoder les manipulations de l’adhésion individuelle et collective dont nous sommes continuellement témoins. Cette capacité lui vaut de trouver des adeptes dans les deux camps, celui des « libérateurs » et celui des « asservisseurs ». Sommes-nous devant une nouvelle et décisive étape dans la course aux armements que se livrent les systèmes qui tentent de régir la vie des hommes ?
L'essence de la posture du méméticien lui impose-t-elle la plus stricte neutralité, le conduisant à exercer sa discipline de manière quasi-clandestine, ou au contraire lui procure-t-elle les moyens d’un prosélytisme le plus actif et efficace possible, au service de ses propres engagements ? Pour finir, doit-il mettre en question ses propres engagements ?

Ici encore, le principe de l'atelier sera de poser une ou plusieurs questions (commande) à laquelle les participants devront formuler ensemble la meilleure réponse possible. Les résultats seront ensuite publiés sur le site de la SFM.


18h00 à 19h00 : Echanges et prolongations diverses

On ne saurait dire à quelles réflexions, communes et diverses, cette succession d’ateliers va nous conduire. Probablement à une meilleure approche partagée des concepts de base de la mémétique, et aussi probablement à une interrogation d’ordre éthique sur la posture à laquelle sa pratique nous invite.
Il n’est pas dans notre coutume de réellement conclure, mais plutôt de laisser les liens se construire et les échos résonner…

à partir de 20h00 : Dîner de la SFM



Atelier du Dimanche 29
10h00 à 12h30 : Etat de l'art des simulateurs mémétiques

On reproche parfois aux méméticiens d’être avant tout des modélisateurs qui croient pouvoir plier le monde aux caprices de leurs modèles et de leurs concepts. On reproche également à ces mêmes concepts d’être trop vagues.

C’est précisément le but des simulateurs mémétiques - des programmes qui modélisent la vie des solutions culturelles sur un terrain composé d’individus en relation mutuelles - que d’être des « enclumes à battre les concepts ». C’est ainsi que depuis 4 ans, Memsim par exemple permet à quelques méméticiens d’avancer régulièrement vers une approche stable du cycle de vie des créatures culturelles dans une espace de coperception.

Ce dimanche matin, comme chaque année, les experts se donnent rendez-vous pour montrer leurs résultats en cours, leurs maquettes en l’état et leurs idées en équilibre précaire.






 
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 07:44
 
Société
Les évangélistes, accros à Dieu et prosélytes en diable
Religion. Samedi, la Marche pour Jésus a rassemblé ce courant protestant très militant.
CATHERINE COROLLER
QUOTIDIEN : lundi 26 mai 2008
      
 

«Ça décape, hein ?» lance l’homme avec un grand sourire. Le bruit est effectivement infernal. «On parle toujours du "petit" Jésus mais Dieu, c’est la puissance» , hurle-t-il. Samedi à Paris. Dans un déluge de décibels, la 19e Marche pour Jésus vient de quitter la place de la République pour celle de la Nation. Un premier camion emportant un prédicateur et des musiciens, sono à fond, enfile le boulevard Voltaire, suivi d’un groupe de danseurs du Centre de formation artistique chrétien Psalmodia, vêtus d’un pantalon de treillis et d’un tee-shirt blanc. «Cet après-midi, vous voyez des milliers de personnes qui marchent et chantent joyeusement dans les rues de Paris. Savez-vous pourquoi ?» interroge le tract distribué aux passants. Réponse : pour proclamer leur foi urbi et orbi.

 
  Sur le même sujet  
   
 

Finie l’époque des catacombes. Les religions ne se cachent plus. Elles entendent exister au grand jour. Créée en 1991 par des «chrétiens de toutes dénominations» appartenant majoritairement à la mouvance protestante évangélique, la Marche pour Jésus rassemble chaque année quelques milliers de fidèles, noirs pour la plupart.

Retape. Le cortège a à peine quitté République qu’il s’arrête. Le pasteur, juché sur le camion de tête, bénit «M. Sarkozy, les membres du gouvernement, le maire de Paris». Certaines banderoles affichent cette même tonalité patriotique : «France, nous prions pour toi.»

Sur les trottoirs, les fidèles évangélisent les badauds. Distribuant des tracts au son d’un vibrant «Jésus vous aime», entrant dans les magasins pour porter la bonne parole à des commerçants éberlués. Un homme propose à une passante sceptique de lui donner son numéro de portable pour qu’elle l’appelle si elle décidait enfin d’ouvrir son cœur à Dieu.

Yolande et Colette, 59 et 65 ans, se présentent comme des «missionnaires». Enfants, elles ont eu une éducation catholique, mais ont entendu un jour «l’appel de Dieu» et se sont converties au protestantisme évangélique. Depuis, elles font de la retape. «Mais ça n’est pas nous qui convertissons, c’est le Seigneur qui touche les cœurs.» Au-dessus de deux grosses cylindrées, un calicot : «Association des motards évangéliques.» Edy est l’un de ses membres. D’«origine catholique» , blanc, il a été militaire pendant vingt-cinq ans. Aujourd’hui, il est musicien professionnel, membre de la très sérieuse Eglise réformée de France, mais participe également à des «groupes de louanges» .

Sectes. Aux côtés des 66 églises membres de l’association Marche pour Jésus, les fidèles de l’église évangélique Charisma sont présents en nombre. Leurs revendications sont plus politiques. Ils sont venus avec des panneaux sur lesquels on peut lire : «Nous voulons des temples», «Athées en voie de disparition», «Pour la liberté de croire» , «Laïcité, la cité pour tous».

Les protestants évangéliques se plaignent d’être maltraités. Par les médias qui en font des agents des sectes américaines accusées de vouloir conquérir le monde . Et par les municipalités qui leur refusent les lieux de culte qu’elles accordent désormais aux musulmans.

Pour François Célier, pasteur et écrivain, chargé de la communication de la Marche pour Jésus, le climat est toutefois en train d’évoluer :«On peut plus facilement exprimer sa foi.» Les prises de position de Nicolas Sarkozy sur la place du religieux y ont-elles contribué ? «Il a libéré la parole», confirme-t-il. Mais qu’est-ce que ces protestants évangéliques ont à dire ? «Nous sommes très attachés aux valeurs de la famille, et contre l’avortement», résume Dominique Leuliet, président de la Marche pour Jésus. Pour lui, les religions doivent «sortir des lieux de culte et impacter toutes les sphères de la société». Autre position typiquement évangélique : «Il y a de grandes probabilités créationnistes», avance François Célier. En résumé, contrairement à ce qu’a montré Darwin, l’homme ne descendrait pas du singe.

Shofar. Ces militants affichent d’autres sympathies. Avant le départ de la manifestation, on avait aperçu dans la foule des petits drapeaux israéliens. Le départ du cortège a été donné au son du shofar, corne de bélier utilisée dans la tradition juive pour appeler les fidèles à des cérémonies ou au combat. Au passage du cortège apparaît soudain un petit groupe arborant des grands drapeaux hébreux. Ce sont les juifs messianiques. Pour eux, Jésus était le Messie attendu par le peuple juif. Officiellement toutefois, la Marche pour Jésus ne roule pas pour Israël. Si 54 % des protestants évangéliques américains soutiennent l’Etat hébreu, leurs homologues français sont plus pudiques. François Célier est pourtant vice-président de la très droitiste Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF) et membre directeur de France-Israël. Fabienne Petit, co-organisatrice de la Marche pour Jésus, qui sonnait gaillardement du shofar, affiche aussi ses sympathies pour l’Etat d’Israël et était présente, hier, aux cérémonies du 60e anniversaire de l’Etat hébreu.


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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:21
reçu de Patrick Tort
 
----- Original Message -----
From: Patrick Tort
Sent: Sunday, May 25, 2008 5:03 PM
Subject: DARWIN 2009. EXPOSITION DU BICENTENAIRE SUR CD-ROM

Le CD-ROM prêt à imprimer de l'EXPOSITION DARWIN destinée au BICENTENAIRE de 2009 est dès à présent à la disposition des villes, services culturels, musées, institutions d'enseignement et de recherche, organismes de diffusion des connaissances et associations engagés dans la promotion de la culture scientifique et des valeurs de la laïcité. Commande sur www.darwinisme.org (page d'accueil).

Merci de bien vouloir nous aider à diffuser cette information auprès des personnes et instances concernées. N'hésitez pas à nous contacter.

 

Bien sincèrement à vous,

 

 

Patrick Tort, Directeur de l'Institut Charles Darwin International
E-mail :
patrick.tort@wanadoo.fr
Site web de l'ICDI : www.darwinisme.org
Site web personnel : www.patrick-tort.org

Tél : 06 18 03 01 18

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 17:22
« Sans la foi et sans ce besoin qu'il a toujours ressenti de posséder — et de se créer — des attachements et des convictions, Gabriel Marcel n'aurait peut-être pas réussi à éviter l'expérience durable, obsédante, du non-sens, et cela d'autant plus que le nihilisme n'est nullement une position paradoxale ou monstrueuse, mais la conclusion normale à quoi est acculé tout esprit qui a perdu le contact intime avec le mystère, ce mot pudique pour désigner l'absolu. »

E.M. CIORAN, extrait tiré de: Paul A. Schilpp et Lewis E. Hahn, éd., The Philosophy of Gabriel Marcel, La Salle [Illinois], Open Court, 1984, pp. 75-76.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 15:40
Qu'est-ce donc que le moi?


Quel est donc ce "moi" que certains philosophes considérent comme notre réalité "substantielle"? Il est bien difficile à appréhender!

"Il est des philosophes qui imaginent que nous sommes à chaque instant intimement conscients de ce que nous appelons notre moi, que nous en sentons l'existence et la continuité d'existence, et que nous sommes certains, avec une évidence qui dépasse celle d'une démonstration, de son identité et de sa simplicité parfaites. La sensation la plus forte, la passion la plus violente, disent-ils, loin de nous détourner de cette vue, ne la fixent que plus intensément et nous font considérer, par la douleur ou le plaisir qui les accompagne, l'influence qu'elles exercent sur le moi. Tenter d'en trouver une preuve supplémentaire serait en atténuer l'évidence, puisqu'on ne peut tirer aucune preuve d'un fait dont nous sommes si intimement conscients, et que nous ne pouvons être sûrs de rien si nous en doutons. [...]
Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, à aucun moment, à me saisir moi-même sans une perception et je ne peux jamais rien observer d'autre que la perception. Quand mes perceptions sont absentes pour quelque temps, quand je dors profondément, par exemple, je suis, pendant tout ce temps, sans conscience de moi-même et on peut dire à juste titre que je n'existe pas. Et si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort, si je ne pouvais plus penser, ni éprouver, ni voir, aimer ou haïr après la destruction de mon corps, je serais entièrement anéanti et je ne conçois pas du tout ce qu'il faudrait de plus pour faire de moi une parfaite non-entité".
David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, L'Entendement (1739),

IV, partie, section VI, trad. Ph. Saltel et Ph. Baranger,

Flammarion, coll. «GF», 1995, p. 342-344.
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