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Ecosia : Le Moteur De Recherch

1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 11:38

Une série de videos intéressantes sur ce beau sujet .

Bien à vous,

Dominique

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DominiqueGiraudet - dans penser
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 11:09
Le temps de penser, Richard Michel reçoit P.-H. Tavoillot.

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DominiqueGiraudet - dans penser
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 09:04
Accueil
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Don Quichotte de retour ! Email
News - Terry Gilliam
Écrit par Ben   
Lundi, 04 Août 2008 16:52

La mauvaise fée qui déclenche les tempêtes, fait déferler les torrents de boue et provoque des hernies a, semble-t-il, pris congé et Terry Gilliam en profite pour relancer L'Homme qui tua Don Quichotte ! Pour mémoire, le tournage avait dû être interrompu en 2001 à cause des manifestations du Malin évoquées ci-dessus (tous les détails dans le documentaire Lost in la Mancha) ! :)

La notoriété acquise par Johnny Depp avec Pirates des Caraïbes n'est surement pas étrangère à la reprise du projet, il suffisait de garantir mass pognon aux garants du script. C'est simple le cinéma.

Terry annonce que "Quand John sera prêt, nous le serons. On est seulement en attente de dates précises pour filmer. [...] Il sera tourné l'année prochaine, avant l'été prochain quoi qu'il arrive."

Deuxième bonne nouvelle, le plus anglais des Pythons américain affirme que L'Homme qui tua Don Quichotte sera entièrement "reshooter" : ses dernières expériences lui ont appris qu'il pouvait écrire un film (encore) bien meilleur...


My god, comme j'ai hâte...

 
Hihi (glousse) Email
News - John Cleese
Écrit par Jennifer (reportrice de l'extrême)   
Mercredi, 23 Juillet 2008 19:46

Aujourd'hui dans Star Club, la nouvelle girl friend de Johny Sweetie Cleesy ! lol

Alors qu'on annonçait recemment la rupture (ooooooooooh) du couple le plus glamour de Californie (John et Alice), notre chouchou s'est précipité sur une jeunette de 34 ans : Miss Veronica Smiley ! LOOOoooL :-)))
John déclare à ce sujet : "Lachez-nous la grappe bandes de *BIIIIP* ! Ramène ton appareil ici co***** ! Allez viens !". Hihihi, sacré John !

 

Pour vous lecteurs et au mépris des droits d'auteurs, voici une photo du couple probablement en quasi-exclusivité :

Cleese et Smiley :))) LOOOL
Photo de Michael Winner (c'est le photographe pas l'homme sur la photo ! Hihi !)

 
Wanda singing in the water ! Email
News - John Cleese
Écrit par Ben   
Mardi, 24 Juin 2008 09:52

La conquête du monde par John Cleese est en bonne voie.

Après avoir bêtement refusé les royalties de Spamalot, pensant que la comédie musicale n'aurait aucun succès, John, furieux, entre en pleine écriture d'une nouvelle comédie musicale basée sur... Un poisson nommé Wanda (1988), la comédie du même John Cleese avec Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael P...P...Pa...Pa...Palin. La vénalité du business man n'a pas de limite puisqu'il y fait travailler sa propre fille en échange d'un quignon de pain quotidien et d'une serpillère qui lui fera office de robe.

Que peut-on attendre de moins de ce monstre ignoble qui cache sous sa moustache un sourire sardonique à nous glacer le sang ?!

Evil Cleese ! Tu ne bernes plus personne !

 
For something completely different Email
News - Général
Écrit par Millie   
Mardi, 24 Juin 2008 09:52

ARTE, chaîne partenaire des séries anglaises completely silly, frappe quatre fois!

En effet, pour la rentrée, la chaîne culturelle allemande (oui, le non-sens anglais ne connaît pas de frontières) va créer une case comédie avec quatre series anglaises cultes: The Monty Python flying circus, Ab fab, The office et Extras... Par contre, pour cette série, je me fie à ma source secrète (bon, o.k, je vous la donne, c'est mon... Téléstar! Mais chut!) car je ne connais pas. Alors si en fait c'est nul, c'est à la rédaction de ce journal télé honteusement aliénée à la chaîne chleu qu'il faudra envoyer vos lettres d'insultes, vos colis piégé à l'anthrax, à eux qu'il faudra arracher la carotide avec les dents, éventrés à la pioche courbée (est-ce que la pioche courbée existe?), piétinés, massacrés, éviscérés, parce que ce serait une honte mes bons messieurs! Harro sur les menteurs! .. Heu, bon, je m'emporte. Ces quatre séries délicieuses et charmantes seront diffusés en version originale sous-titrée mais pour le moment pas plus de renseignements sur le jour et l'heure de diffusion.

Nous vous tenons informer si bla bla bla! 

 
Le 7ème monty python ! Email
News - Général
Écrit par Ben   
Samedi, 31 Mai 2008 14:24
Affiche du filmToujours à la pointe de l'information, vif comme le guépard qui, tapit dans les hautes herbes, fait sa sieste digestive, French Taunters vous présente le nouveau film biographique musical qui relate la vie de Neil Innes : The Seventh Python !
Pour mémoire, Neil Innes est l'homme qui "a composé toute la musique originale de "Holy Grail" et bien d'autres chansons pour les spectacles et les albums des pythons. Il est d'ailleurs l'une des deux seules personnes ne faisant pas partie du noyau de la troupe à être créditée pour l'écriture" (merci Miss Chapman).

Ce biopic est présenté comme un documentaire d'un nouveau genre : un "documentaire interactif" qui proposera de découvrir des scènes inédites sur le Net et utilisera des techniques d'animation pythonesques...
Le film sera présenté pour la première fois au festival "Mods & Rockers Film Festival" le 26 juin à Hollywood.
Je vous tiens au courant s'il est distribué dans nos contrées !

Vous trouverez le trailer du film la bas ---> http://www.theseventhpythonmovie.com/
 
«DébutPréc12345SuivantFin»

Page 1 de 5
 

You know what ?

A propos de Holy Grail :

"La plus grande surprise vint de la séquence du Chevalier Noir," se rappele Gilliam, "parce que, rappelez-vous, nous étions en plein guerre du Vietnam. Le public avait ri jusque là, et le premier bras est coupé et soudain, plus rien. Plus un rire. Le chevalier perd son deuxième bras, ce n'est toujours plus drôle. On a du attendre la première jambe coupée avant qu'ils réalisent qu'ils pouvaient rire..."

Le fameux thème...

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DominiqueGiraudet - dans penser
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 08:19
Terry Gilliam : Monty Python, sacré Graal - Interview de Terry ...
Voir Monty Python, sacré Graal - Interview de Terry Gilliam (Français). Voir aussi les 20.000 autres vidéos disponibles.


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DominiqueGiraudet - dans penser
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 09:04
Particularités et finesses de la langue française
AMBROGI Pascal-Raphaël
Collection : Bibliothèques 10x18
Sous-collection : Bibliothèques 10/18
Titre original : Particularités et finesses de la langue française

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Agrandir la couverture
Date de parution : 18/10/2007
Prix : 7,90
Nombre de pages : 304
Code ISBN : 2-264-04475-6
Code CLIL : 221406
Sériel : 4014

 www.fnac.com
 www.amazon.fr

 www.alapage.com
 www.aligastore.com



« Voici un cabinet de curiosités d’un genre original, puisque, au lieu de rassembler des objets, il réunit des mots de la langue française. En véritable entomologiste, Pascal-Raphaël Ambrogi choisit les mots et se livre à une observation minutieuse : il décrit, compare, oppose, souligne une différence, remarque la présence d'un accent, d'une majuscule. De A à Z, cette promenade studieuse dans notre lexique procède d'une double démarche. Celle de l'amateur d'abord, du collectionneur qui déniche les « finesses » de la langue et en fait apparaître toute la complexité et la saveur. Celle du pédagogue aussi, soucieux avant tout du bon usage, qui signale, pour les résoudre, les difficultés orthographiques, sémantiques, syntaxiques.
Ce guide du français correct est aussi un livre à feuilleter librement, pour le plaisir de découvrir ou de retrouver ces particularités qui font la difficulté mais aussi la richesse de la langue française. »

Xavier North
Délégué général à la langue française et aux langues de France

 


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A travers la presse

« Loué soit M. Ambrogi : il nous aide à nous débarrasser des altérations cumulées, des emprunts indignes, des constructions hasardeuses. Il entretient le "bon usage". On s'en délectera. »
B. G. F., Le Figaro littéraire

« Le français appartient, comme toutes les langues, au trésor linguistique de l'humanité. Pascal-Raphaël Ambrogi [...] continue ainsi de participer, avec ténacité et intelligence, à son illustration et à sa dynamique. »
M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie


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DominiqueGiraudet - dans penser
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 08:30
l’éclat  

       
  Giorgio Colli

 

   
       
         

 


Giorgio Colli (1917-1979) a enseigné pendant trente ans l'histoire de la philosophie ancienne à l'université de Pise. Son travail de philologue et d'historien, depuis l'édition et la traduction de l'Organon d'Aristote jusqu'à la grande édition des œuvres complètes de Nietzsche, avec son ami Mazzino Montinari, reste exemplaire, et trouve son accomplissement dans La Sagesse grecque.

DU MÊME AUTEUR
chez d’autres éditeurs
(en français)

Naissance de la philosophie (1975) éditions de l'Aire, 1981.
Pour une encyclopédie des auteurs classiques (1983), éditions Christian Bourgois, 1990.
 

 

Livres

Giorgio Colli
La Sagesse Grecque

Les textes des penseurs grecs de l'Antiquité en édition critique, traduits et accompagnés d'une introduction et de commentaires.

« Notre intention par cette nouvelle édition est de cerner de façon exhaustive ce que l'on désigne habituellement — par une indication chronologique réductrice — sous le nom de philosophie présocratique», mais qu'il me semble plus pertinent d'appeler «la sagesse grecque». Car ceux dont les paroles sont recueillies ici étaient appelés «sages» par leurs contemporains, et Platon les désigne encore par ce nom. A cette époque, «sagesse» signifiait également habilité technique, ou encore sagesse pratique, prudence politique : mais sage était une épithète qui se référait —non pas à ce qui qui était tel en certaines choses et en d'autres point — mais à qui était sage absolument, à qui possédait l'excellence du connaître.
Toute la pensée qui suivit dépend en quelque manière de la pensée de ces sages. Ce serait toutefois une erreur de vouloir récupérer la sagesse grecque à travers ce qu'en a dit la philosophie ultérieure: à l'égarde de ces paroles archaïques, nombre d'opinions qui font encore autorité — mais qui se sont fourvoyées — dérivent des falsifications aristotéliciennes de cette pensée, parfois reprises et élaborées par l'historiographie hégélienne. Afin d'échapper au danger d'adapter cette pensée très lointaine aux schémas et aux problèmes de l'homme moderne et contemporain, on aura recours ici à la tentative inverse : plutôt que de chercher des appuis dans des interprétations de la sagesse grecque par le truchement de philosophes postérieurs, on tentera de remonter en amont de la sagesse, de découvrir ce qu'il y eut avant la sagesse, quel fut son arrière-plan.»

«L'édition de Colli est foisonnante et prodigieusement excitante.» J. Pigeaud (Les Lettres françaises).
«Colli a rassemblé dans ce volume un ensemble de témoignages qui restaient dispersés. Tout est là.» Jean-Pierre Vernant (Le nouvel Observateur).
«Si on a toujours raison de se révolter, l'exigence tient de l'impératif pour qui, ayant fait de l'Antiquité son objet, refuse la chappe de plomb de la tradition. Parce que l'oeuvre de Giorgio Colli est exemplaire d'une telle démarche, il faut saluer l'entreprise des éditions de l'éclat qui s'engagent dans la publication d'une pensée que l'on connaît trop peu.» Nicole Loraux (Libération).

 

 

 

   

 

 

 

Les trois volumes sous coffret
isbn: 2-84162-022-0.
1997.
700 ff. 106,72 euros.

 

   

Volume I : Dionysos . Apollon . Éleusis . Orphée . Musée . Hyperboréens . Énigmes.

Le premier volume de la Sagesse grecque concerne les témoignages d'une époque archaïque dans lesquels nous chercherons les origines de la pensée grecque. Alors, les hautes figures individuelles n'ont pas encore surgi, ou n'ont pas laissé de trace historique d'une existence personnelle ; et c'est dans la sphère religieuse que nous pouvons trouver les documents de l'apparition inaugurale d'une grande expérience cognitive. En Grèce — au crépuscule des origines — la connaissance se manifeste, non pas comme technique de la maîtrise de la nature, ni comme réflexion sur la vie quotidienne, mais au contraire comme détachement du quotidien, comme intuition délirante. Et ceci prend corps dans certains mythes sur certains dieux, et les figures de Dionysos et d'Apollon apparaissent au premier plan. C'est à partir de ces témoignages que nous voulons commencer notre édition, ainsi qu'à partir de ce qui nous apporte une documentation sur la phase culminante —précisément cognitive — des mystères l'Eleusis. Viennent ensuite les documents —pour la plupart indirects —concernant la poésie archaïque qui émerge de ce fonds religieux. Poésie attribuée au nom mythique d'Orphée (et à la figure complémentaire de Musée), demi-dieu légendaire qui se présente comme chante des dieux, divulgateur de cette expérience cognitive culminante. Les documents de la poésie orphique sont très nombreux, mais proviennent malheureusement d'une tradition littéraire ultra-millénaire; aussi il s'est agi pour ce qui nous concerne de retrouver dans la poésie orphique les témoignages que l'on pouvait considérer comme les plus anciens (à travers une analyse très complexe des recherches modernes souvent contradictoires sur cet argument). Pour clore le premier volume, nous avons rassemblé les témoignages sur les Hyperboréens, peuple mythique qui symbolise l'art divinatoire d'Apollon — dans son caractère extatique : et les premiers personnages apparaissent ici au seuil de la tradition historique (Abaris et Aristéas) ; enfin certains textes sur l'énigme archaïque, autre instrument — aux côtés de l'oracle — de la manifestation verbale de la sagesse d'Apollon.

  traduit de l'italien par Marie-José Tramuta.
isbn 2-905372-41-9. 1990. 480 p. relié.
270 ff. 41,16 euros.
   
   

Volume II : Épiménide . Phérécyde . Thalès . Anaximandre . Anaximène . Onomacrite. (Suivi du premier livre des Opinions des physiciens de Théophraste)

Faisant suite au volume consacré à la sagesse archaïque collective de Dionysos et d'Apollon, ce deuxième volume propose les témoignages directs et indirects des premiers sages, des premiers hommes donc, qui ont laissé une trace individuelle de leur excellence cognitive. Il s'agit avant tout d'Epiménide et de Phérécyde, deux personnages apolliniens : le premier, devin du futur et du passé, chaman qui dormit — disent les textes — pendant cinquante sept années, homme religieux qui a purifié la cité d'Athènes de la malédiction divine, poète qui rivalisa avec Orphée dans l'élaboration des mythes sur les dieux; le second, maître supposé de Pythagore et premier prosateur énigmatique qui, par l'image des «noces sacrées» entre la Terre et Zeus, nous donne le chiffre, chargé de symboles, d'une interprétation métaphysique du monde. Suivent les témoignages sur Thalès, Anaximandre, Anaximène, lesdits Ioniens qu'Aristote et Théophraste présentent comme les initiateurs de la philosophie, au sens des premiers hommes de science de la nature. Cette interprétation a même fait dévier les recherches modernes, mais depuis quelques décennies, les premiers doutes ont surgi : nous voulons ici contribuer à dégager et à éliminer la perspective aristotélicienne.
Du point de vue textuel, les nouveautés de ce volume par rapport à l'édition Diels-Kranz, concernent surtout une série de citations aristotéliciennes que nous référons à Anaximandre et en outre à la très brève section sur Onomacrite, premier sage compromis dans la sphère politique, qui ordonna et établit le canon de la poésie orphique à la fin du sixième siècle av. J. C. [Les corpus d'Epiménide et de Phérécyde, s'ils figurent dans l'édition Diels-Kranz, n'ont pas été retenu dans l'édition française de la Pléiade. Ils constituent ainsi une "nouveauté" pour le public français.] Comme appendice aux textes, nous présentons une nouvelle édition des fragments du premier livre des Opinions des Physiciens de Théophraste ; un nouvel ordre de ces fragments permet de reconstruire dans ses lignes directrices, l'interprétation que donna le principal disciple d'Aristote de la pensée des Physiciens, interprétation qui orienta tout ela production historiographique sur l'argument à l'époque héllénistique, se maintenant dans la doxographie érudite de l'hellénisme tardif.

  traduit de l'italien par Pascal Gabellone & Myriam Lorimy.
isbn 2-905372-53-2. 1991. 380 p. relié.
230 ff. 35,06 euros.
   
   

Volume III : Héraclite

Héraclite d'Ephèse, écrivait Giorgio Colli, est le premier sage «qui se proclame le découvreur et détenteur d'une loi divine qui enchaîne les objets changeants de l'apparence, et il est le premier à donner lui -même à cette loi le nom de logos. Le logos est la trame cachée du dieu qui régente et fustige toutes les choses, mais il coïncide en même temps avec le "discours" d'Héraclite, avec ses paroles».
C'est à ses paroles qu'est consacré le troisième volume de la Sagesse grecque. Colli était sur le point de l'achever lorsqu'il fut surpris par la mort le 6 janvier 1979, et l'on mesurera aisément la radicale nouveauté de son interprétation de toute la pensée grecque archaïque à l'aune de ces paroles qui, au cours des siècles, ont suscité tant de commentaires.
En les rattachant étroitement dans leur ensemble à l'expérience mystérique et à l'énigme, Colli avait déjà indiqué, dans les deux précédents volumes, la perspective dans laquelle accueillir «la vibration du caché qui parcourt les paroles héraclitéennes». Pour Colli, en effet, Héraclite était à juste titre appelé l'Obscur, en tant qu'il est celui «qui énonce ses énigmes sans les résoudre». Mais pour nous approcher de telles énigmes, l'enquête philosophique est insuffisante, si l'on ne remonte pas aux deux dieux qui, de manière occulte, la régissent, Dionysos et Apollon, et au-delà d'eux, à cette archè où «la naissance commande». Dans la présente édition, la traduction des fragments d'Héraclite que Colli considérait comme définitive, est suivie de notes pour un commentaire, que nous avons préféré publier telles qu'elles furent laissées par l'auteur, en y ajoutant, en appendice, un choix des passages les plus significatifs d'autres œuvres de Colli, dans lesquelles il est fait mention d'Héraclite.

  traduit de l'italien par Patricia Farazzi
isbn: 2-905372-68-0.1992. 224p.relié.
200 ff. 30,49 euros.


Dans un autre registre, on pourra lire de la traductrice de ce volume : Le voyage d'Héraclite, l'éclat 1987 (voir collection Paraboles)
   
   

Giorgio Colli
La naissance de la philosophie

La naissance de la philosophie, associée au nom de Platon, marque, pour Giorgio Colli, l’amorce du déclin de l’excellence grecque, dont avait pu témoigner, entre le septième et le cinquième siècle, l’ère des «Sages». C’est de cette matrice originelle dont il est question dans ce livre écrit en 1975, et qui bouleverse notre vision d’un monde en perpétuel progrès. «La folie est la source de la sagesse» écrit Colli, et le regard à rebours qu’il porte sur ce moment décisif de l’histoire de l’humanité, sur cette « fête de la connaissance » à laquelle il nous convie au travers de neuf chapitres d’une très grande densité, nous conduit depuis les possédés de Dionysos, Apollon et Orphée, puis Héraclite et Parménide, jusqu’au seuil de la philosophie, dont l’autorité s’affirmera avec le passage à l’écriture et l’abandon de ce qu’il convient d’appeler, après Colli, la Sagesse grecque.

«Chaque livre de Giorgio Colli est, à y bien regarder, un succédané de l’action, et sous la forme de la littérature nous sentons l’exhortation à vivre différemment, à vivre une vie digne d’un éternel retour », écrivait son ami Montinari. Pour tous ceux qui aujourd’hui veulent s’initier à la philosophie, ce petit livre «sans notes» est une incitation à en vivre différemment les prémisses.

Table : 1. La folie est la source de la sagesse. 2. La maîtresse du Labyrinthe. 3. Le dieu de la divination. 4. Le défi de l'énigme. 5. Le pathos du caché. 6. Mysticisme et dialectique. 7. La raison destructrice. 8. Agonisme et rhétorique. 9. Philosophie comme littérature

 

 

PARUTION
MARS 2004

Collection POLEMOS

traduit de l'italien par Patricia Farazzi

CONSULTER LA PAGE AUTEUR

 

 

   
   

Giorgio Colli
Nature aime se cacher
physis kryptesthai philei

Dans Nature aime se cacher publié pour la première fois en 1948, nous voyons se dessiner avec précision les contours du continent philosophique et philologique que Colli arpentera ensuite, avec une constance irréductible, jusqu'à La Sagesse grecque. Tout ce qui concerne la pensée des premiers Grecs, il nous faut avant tout — dit Colli — nous débarrasser «de presque toute la critique moderne qui interprète les présocratiques selon ce que croit en avoir compris Aristote». Ainsi la première partie de ce livre est consacrée à un examen minutieux de ce qui, à travers Aristote et Théophraste, nous est transmis sur les premiers sages de la Grèce. Pour Colli, la philosophie et l'histoire ont un seul but commun : «la réduction des données historiques en expressions où l'intériorité primitive transparaît évidemment.» L'étude attentive et précise des textes doit nous permettre de faire résonner «l'affinité intérieure suscitée par une expression lointaine». Le but reste identique : «saisir les présocratiques à travers leurs propres paroles». Dans la partie centrale de ce livre, consacrée à Parménide, Héraclite et Empédocle, comme dans toute l'œuvre de Colli, cette tentative s'est manifestée de manière décisive. La troisième partie de l'ouvrage, consacrée à Platon, propose une lecture tout à fait inédite de celui avec qui s'achève «l'époque suprême».

traduit de l'italien par Patricia Farazzi.

isbn 2-905372-95-8. 1994. 356 p.
200 ff. 30,49 euros.
 
   
    Giorgio Colli
Philosophie de l’expression

 

Philosophie de l'expression est une tentative de repenser ex novo certains des thèmes essentiels de la métaphysique, et qui se situe en position de rupture évidente avec les courants dominants de la philosophie contemporaine.
La perspective de Giorgio Colli, c'est la connaissance, et allant à rebours du cours évolutif de l'histoire, s'attachant plus particulièrement aux origines de la pensée grecque, il s'emploie à récupérer le sens originel du logos, qui transparaît des formules énigmatiques des Présocratiques, ou encore de l'imposante somme aristotélicienne, où conflue toute la pensée grecque. Et c'est en référence constante à Aristote, en dialogue et constraste continu avec cette œuvre que Colli a conçu la partie centrale de ce livre, où se fait jour une théorie thès élaborée des catégories et des déductions.
L'expression renvoie à ce qui est représenté; elle est ici prise au sens métaphysique de «substance du monde», s'opposant à la représentation, qui enserre le monde entre le jeu et la violence. Elle participe de l'origine, de l'immédiat.
Philosophie de l'expression, dans son entreprise de remise en cause de l'édifice philosophique, reste l'œuvre maîtresse d'un homme qui a peu écrit, sa «plus grande émotion». Ses formulations fulgurantes, son génie expressif lui garantissent une place toute particulière dans le champ de la pensée contemporaine.

« Non, si la Philosophie de l’expression de Giorgio Colli ne renvoie à rien, c’est qu’elle est un corps à corps direct avec Aristote, une écoute silencieuse de cette ’parole’ grecque d’avant’ la philosophie. » R. Maggiori (Libération).

  traduit de l’italien par Marie-José Tramuta
suivi de « Souvenir de Giorgio Colli » par Mazzino Montinari

isbn 2-905372-28-1. 1988. 240 p.
89 ff. 13,57 euros.
   
 
   

Giorgio Colli
Philosophie de la distance
cahiers posthumes I

Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une œuvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des œuvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à l’Université de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis à-vis de l’écriture et de la publication, fait l’objet d’une réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourd’hui en français.
Philosophie de la distance rassemble ces notes sur le rapport de l’écrit à l’oral et, d’une manière générale, sur cette distance entre substance et expression. S’y ajoute un ensemble sur les rapports de l’État à la culture et à l’éducation.
Ces cahiers posthumes nous introduisent dans le laboratoire de la pensée de Giorgio Colli. Ils apparaissent comme son véritable ‘héritage’ philosophique, en contrepoint personnel et secret des différents livres qu’il a publiés, traduits ou édités. Bien qu’hostile à toute philosophie systématique, Colli ne se révèle pas moins, dans le cours de son élaboration théorétique, un extraordinaire architecte, qui peu à peu ajoute à son édifice les justes pierres, à l’exacte mesure.

 

 

Lire
Critères de l'édition
nde
ndt.

Texte établi par Enrico Colli.
Traduit de l’italien par Patricia Farazzi @

philosophie imaginaire

1999
isbn 2-84162-034-4
224 p.

   
   
   

Giorgio Colli
Philosophie du contact
cahiers posthumes II

Ce deuxième volume des Carnets posthumes rassemble différents fragments antérieurs à l’écriture de Philosophie de l’expression et constitue le laboratoire de cette œuvre importante, dont Colli dira lui-même qu’elle fut sa «plus grande émotion». Le contact grandit à l’ombre du fragment d’Héraclite : «Contacts : les totalités et les non-totalités, le convergent et le divergent, le consonnant et le dissonnant.» Il est «l’indication d’un rien représentatif, d’un interstice métaphysique, qui est pourtant un certain rien, puisque ce qu’il n’est pas ... lui confère une détermination expressive». La prodigieuse plongée dans ce «rien qui est» laisse apparaître un monde, au seuil duquel Colli s’arrête. La terre promise d’une pensée du contact a encore les contours flous d’une œuvre posthume. Elle attend une nouvelle génération de pionniers du concept. Qui tarde.

 

Texte établi par Enrico Colli.
Traduit de l’italien par Patricia Farazzi @


philosophie imaginaire

2000
isbn: 2-84162-044-1.
224 p. 140 ff.

   
   

Giorgio Colli
Nietzsche
cahiers posthumes III

Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte l’ensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contrepoint des préfaces qu’il a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Écrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d’un homme avec une œuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si «Nietzsche a tout dit et le contraire de tout», peu importe alors de le comprendre ou de l’interpréter. Le «comprendre» véritablement, c’est «faire quelque chose» dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette «action Nietzsche», qui confirment que sur le plan de l’honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés «après Colli».

 

 


Texte établi par Enrico Colli (@).
Traduit de l’italien par Patricia Farazzi (@) .


Lire la postface de Sandro Barbera : «Le Nietzsche grec de Giorgio Colli».



2000
isbn 2-84162-039-5. 224 p.

 
   

Giorgio Colli
Après Nietzsche

Les «grandes âmes ont peu à attendre de la justice des générations futures, dès lors qu’elles s’adressent à leur présent avec une dureté véritable». Et au lendemain de la cérémonie de clôture d’un siècle amer, c’est Nietzsche qui meurt une seconde fois, avec les festivités annoncées du centenaire de sa mort. Parce que les questions soulevées par lui sont encore là, suspendues, toujours plus inextricablement mêlées à notre incapacité d’y répondre. Piètres Œdipes modernes, pliant devant le sphinx, ou faisant mine de n’avoir pas entendu. Le vingtième siècle est terminé, et Après Nietzsche évoque un temps qui n’est pas advenu, le temps présent d’un «savoir non détaché de la vie».
Écrit au sortir de quinze années consacrées à établir, avec Mazzino Montinari, l’édition des Œuvres complètes de Nietzsche, ce «petit livre sans notes» parle des «conquêtes» de la pensée de Nietzsche, mais aussi de ses retentissantes et glorieuses défaites. Il témoigne contre une modernité qui, au nom d’une certaine science, d’une certaine perspective historique, d’une raison détachée du logos, n’a pas su aller après Nietzsche, et s’est abandonnée aux délices de Capoue des apparences.

« Un excellent recueil, un livre aigu, pénétrant, neuf, qui reprend les thèmes grecs de Nietzsche, en prolonge ou corrige le sens, revient avec une brutale franchise sur les ’acquis’ de la pensée de Nietzsche, sans hésiter à les contester ... Il est rare que nous soyons ainsi gâtés par la fermeté du jugement et par la force du style. » E. Blondel (Revue Philosophique).

 



Traduit de l’italien par Pascal Gabellone

1987. deuxième édition 2000.
isbn 2-84162-038-7.
192 p.

   
   
   

Giorgio Colli
Écrits sur Nietzsche

« En vérité, Nietzsche n’a aucunement besoin d’être interprété ... parce que son action sur la vie individuelle est directe », écrivait – en polémiste – Giorgio Colli, dans la présentation de l’édition critique de Nietzsche, préparée avec Mazzino Montinari, qui a permis de lire des milliers de pages inédites et de mettre au jour une fois pour toutes les falsifications subies par les textes.
Il n’est pas courant de trouver dans la littérature sur Nietzsche une telle distance par rapport à son œuvre en même temps qu’une telle intimité avec sa pensée. C’est le risque de Nietzsche – cela ne fait pas de doute – d’avoir « tout dit et le contraire de tout » ; c’est la force de Colli de l’avoir su dire et montrer, témoignant de cette indispensable action à distance, qui nous permet d’accéder à ces écrits, accompagnés d’un guide qui « ne dit, ni ne cache, mais indique ».
On ne peut trouver de meilleure introduction à l’œuvre de Nietzsche. De La Naissance de la Tragédie aux derniers écrits posthumes, ce livre rassemble les préfaces de Colli aux volumes parus en Italie entre 1959 et 1978. Vingt années passées à « serrer, presser, épuiser, tourmenter, mettre en pièces et remettre ensemble » une œuvre sujette, plus que tout autre, aux malversations et aux méprises.
Vingt années d’une existence placée sous le double signe de l’action éditoriale et de l’investigation philosophique, au cours desquelles Colli publia quelques rares ouvrages déterminants, dont Philosophie de l’expression (1969), Après Nietzsche (1974) et La Sagesse grecque (1977-1980), publiés en français aux éditions de l’éclat.

 

 Traduit de l’italien par Patricia Farazzi
isbn 2-84162-011-5. 1996. 192 p.

 

   
   
       
   


Liens

www.giorgiocolli.org (actuellement indisponible. On espère que ce sera rétabli)

Bibliographie, articles, inédits, etc. le site le plus complet sur Giorgio Colli, ouvert depuis quelques mois, à l'initiative des Archives Giorgio Colli de Florence.

www.adelphi.it/materiali/colli.htm

Biographie de l'auteur sur le site des Éditions Adelphi (en italien).

http://www.ilbolerodiravel.org/filosofia/cimminoa.htm

Un essai de Luigi Cimmino sur «Giorgio Colli et la crise de la raison» (en italien).

http://www.istitutocolli.org/

Site à l'initiative d'Andrea Rossato, en cours de restructuration.

 

 
       
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 22:43
Karl Kraus, contre l’empire de la bêtise, par Alain Accardo (Le ...
Le satiriste Karl Kraus fustigeait déjà ces formes de « bêtise » dans les années 1930. .... éminent que s’était acquise Heidegger, Kraus décocha ce trait, ...
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 22:03
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Editions Gunten

"L'enfant miroirs" de Dominique DUPREY 

l'enfant miroirs
La mort de sa mère agit sur Gabriel comme un "electrochoc émotionnel". Les souvenirs remontent à la surface, depuis son enfance blessée par un viol jusqu'à la rencontre avec Marcel son mentor et la mystérieuse Annouchkaïa...

Dans cet ouvrage, il raconte la vie de Gabriel, enfant puis adulte, sur un chemin chaotique entre névrose et guérison. La mort de la mère, au début du roman, met au monde l'adulte. Dominique Duprey emboîte le pas de ce personnage dans lequel il se fond avec sincérité et pudeur. Ses phrases coulent vers un « lac d'amour ». La plume de l'auteur suit le trajet du bout de la ferveur qui avec l'espoir sont les notes dominantes de ces morceaux de vie : Adagio, fugato, affetuoso, maestoso, autant de farandoles aux accords massifs et puissants.

Dominique Duprey est né à Rouen en 1950. Il est père de deux enfants. Poète, romancier, pianiste… et psychothérapeute. Professionnel non académique, formé à plusieurs démarches qui réveillent et libèrent l'énergie profonde de l'être humain, il explore le vécu à travers le souffle, le son, le rêve, la psycho-généalogie, la mémoire des cellules du corps et de l'âme. Il aime libérer ce qui ne demande qu'à éclore au plus profond de nous. .

Extrait "L'enfant miroirs"
«C'est pareil, finalement, les mots de l'amour. Cela s'accueille comme un bouquet de roses. Doucement parfumées. Dors maintenant, mon petit. Il ferma alors les yeux et laissa venir les larmes. Elles creusèrent une petite rigole se frayant un chemin délicat sur cette main vieillotte qui ne parlait plus. »



A visiter...

www.librairie-en-ligne.fr 
Notre site www.editionsgunten.com

  "L'enfant miroirs" est également disponible chez votre libraire (Distribution MLFC)
 
 
Editions GUNTEN, 10 place BOYVIN BP 332, 39100 Dole
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 16:49
Cahiers posthumes
Cahiers posthumes
Volume 3
Nietzsche
Colli, Giorgio
traduit par : Patricia Farazzi
Eclat , Paris
collection Philosophie imaginaire
Parution :  Février 2000
  17,00 € | habituellement expédié sous 8 jours environ

 

Résumé

Rassemble des notes du philosophe italien Giorgio Colli (1917-1979) sur Nietzsche.

Quatrième de couverture

Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une œuvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des œuvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte l'ensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces qu'il a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Ecrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d'un homme avec une œuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si «Nietzsche a tout dit et le contraire de tout», peu importe alors de le comprendre ou de l'interpréter. Le «comprendre» véritablement, c'est «faire quelque chose» dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette «action Nietzsche», qui confirment que sur le plan de l'honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés «après Colli».

Fiche technique

  • Reliure : Broché
  • Page : 224 p
  • Format : 22 x 15 cm
  • Poids : 313.00 g
  • ISBN : 2-84162-039-5
  • EAN13 : 9782841620395
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 15:16

Si Kraus pourfendait la bêtise sous toutes ses formes, ce n’était pas tant la bêtise puérile et honnête, si l’on peut dire, celle des esprits simplets, que celle des intelligents, la bêtise chic et distinguée, instruite et éloquente, spécialement chez ceux des intellectuels qui utilisent la culture et le raisonnement pour rendre acceptable, par eux-mêmes et par les autres, la démission intéressée de l’entendement en face de certaines situations réelles. Ainsi, pour n’en donner qu’un exemple particulièrement significatif, Kraus fustigeait-il « ces hommes de main qui font dans la transcendance et proposent dans les universités et les revues de faire de la philosophie allemande une école préparatoire aux idées de Hitler ».

Parmi eux, il s’en prenait particulièrement à Heidegger, dont les nazis avaient fait un recteur de l’Université et qui « align[ait] ses fumeuses idées bleues sur les brunes » en appelant ses étudiants au culte du Führer et au « service militaire de l’esprit ». Sans aucun égard pour la réputation de philosophe éminent que s’était acquise Heidegger, Kraus décocha ce trait, qui n’était pas chez lui simple banderille : « J’ai toujours su qu’un savetier de Bohême est plus proche du sens de la vie qu’un penseur néo-allemand. »

Plus généralement, Kraus excellait à souligner l’incohérence de tous les faiseurs de démonstrations s’ingéniant à bricoler des prémisses rationnellement acceptables pour justifier des conclusions dictées d’avance par des croyances affectives et des intérêts partisans, tels que les préjugés racistes ou nationalistes, ou, davantage encore, à tourner en dérision ceux qui, abdiquant toute exigence intellectuelle, se félicitaient de faire partie des gens qui, ainsi que l’écrivait un éditorialiste, «  ont appris, comme nous, à renoncer à tout degré dans l’ordre de l’intellect pour non seulement vénérer un tel Führer mais l’aimer tout simplement ».

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