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Ecosia : Le Moteur De Recherch

5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 17:20

Franc-Maçon, en toute simplicité...

mercredi 3 septembre 2008, 08:00:00 | Jiri PragmanAccéder à l’article complet
Une nouvelle impertinence de [Jissey]article:1334 !
Franc-Maçon, en toute simplicité...
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 17:14

A la demande de beaucoup de lecteurs de ce blog, je vais inaugurer aujourd'hui une nouvelle rubrique.

Il s'agit pour moi de commenter des ouvrages que j'ai aimé et dont je vous recommande la lecture. Il existe plus de 44 000 ouvrages rien que sur la Franc-maçonnerie, en langue française. Loin de moi donc l'idée de vouloir être exhaustif. Disons qu'il s'agira d'exposer mes coups de coeurs, ou les livres qui me semblent particulièrement intéressants. Après ce sera à vous de faire votre propre choix !

Je commence cette rubrique avec le livre de Thérèse Willekens intitulé "Lettres à Valérie au sujet de la Franc-Maçonnerie".

C'est un livre de 140 pages très bien fait. L'auteur explique la franc-maçonnerie sous forme de lettres à une amié intéressée, Valérie.

La forme épistolaire permet une lecture plus vive qu'un récit qui serait plus normatif. Mais toutes les questions de fond sont abordées. Mais il est d'un abord aisé, ce qui permet une première approche en douceur.

C'est donc dans un style épistolaire très naturel que Thérèse Willekens tente de répondre aux interrogations les plus courantes. Il s'agit d'ainsi définir la Franc-Maçonnerie, d'observer son évolution depuis les textes fondateurs, d'évoquer le symbolisme et la pratique de la méthode symbolique. Elle traite un grand nombre de sujets: les notions de progrès, de liberté ou de dogme, de discrétion et de secret. Eelle traite aussi des procédures d'admission en franc-maçonnerie... et de motivation des candidats.

C'est un point de vue certes personnel que livre l'auteure (et c'est bien celà qui est intéressant aussi!!) mais un point de vue tout en prudence et circonspection, sans faux semblants ou angélisme, ni diabolisation. C'est bien le fruit de réflexions remises sans fois sur le métier...

Loin des pensums maçonniques, ces courtes lettres à Valérie fournissent un véritable support à la réflexion de chacun, sans lui imposer la vision de l'auteure.

Je tiens à préciser que si j'ai chroniqué ce livre d'une auteure belge, si celui-ci contient en effet des informations sur les obédiences maçonnqiues belges, il reste très accessible aux français, suisses, luxembourgeois où les approches de la franc-maçonnerie sont sensiblement les mêmes.

Pour conclure, quelques mots sur l'auteure : Thérèse Willekens a été initiée il y a plus de 40 ans dans une loge belge de la fédération internationale mixte du Droit Humain. Elle a été membre fondatrice de plusieurs loges en Belgique. Elle a été Grand Maître du Droit Humain Belge de 1999 à 2001. C'est dire si elle connait parfaitement le sujet qu'elle traite dans ce livre.

Vous pouvez trouver ce livre soit en librairie soit sur le site internet de la librairie La Cale Sèche.

Bonne lecture !!

par Jean-Laurent Turbet publié dans : Chroniques de livres.
recommander communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 16:25
Enfin, je donne à lire le questionnaire que Laurent Schang, pour la revue Contrelittérature, adressa à Philippe Barthelet à propos de son livre d’entretiens avec Gustave Thibon, sur lequel j’avais écrit quelques lignes. Je laisse le lecteur juger de la très visible mauvaise humeur avec laquelle l’auteur de l'Éloge de la France répond à Laurent.

Le 19 janvier 2001, Gustave Thibon nous quittait. Aujourd’hui, sous l’impulsion de son directeur littéraire Pierre-Guillaume de Roux, le Rocher réédite ses entretiens avec Philippe Barthelet.

«Thibon est un homme libre – il se contente de l’être, sans en faire une étiquette ou un drapeau.»

Parlant de lui, Simone Weil un jour avait dit : «Vous êtes français comme on l’est plus depuis trois siècles.» Bel hommage de celle qui, en plein second conflit mondial, prophétisait déjà le renouveau occitan, au plus provençal des philosophes. Plus qu’une simple amitié, la rencontre de l’autodidacte ardéchois (la marque de l’honnête homme) et de la militante ouvrière normalienne fut un tournant dans l’histoire des idées. C’est Thibon qui fit connaître Simone Weil à titre posthume, une fois la paix revenue. C’est encore lui qui, en 1947, introduisit la première édition de La Pesanteur et la Grâce. Anarchiste conservateur, «poète métaphysicien» selon l’expression de Philippe Barthelet, Gustave Thibon (1903-2001) avait le goût de l’aphorisme et du beau style chevillé à l’âme. Lui qui disait : «Je ne peux passer une journée sans me dire et me redire des vers» savait que, depuis Platon, les dieux parlent dans la bouche des poètes. Vivant en félibre au pied de son mas, au rythme des saisons, sa vie consista à s’interroger, sur lui-même et sur le monde. Son premier livre, La science comme caractère, publié en 1934, Thibon connut, sans la chercher, la (toute relative) consécration du public en 1940, avec la parution des Diagnostics – essai de psychologie sociale. Nul moins désireux en effet de prouver quoi que ce soit que ce royaliste impénitent, expliquant la disgrâce de Dieu au règne de la quantité parce que ses bienfaits ne sont qu’intérieurs, la contemplation de l’Éternel comme finalité exclusive de l’art, pour qui partager ses idées est plus «inviter à penser qu’imposer une pensée : être un aiguillon et non un joug.» Cinquante et un ans d’écriture plus tard, Thibon laisse derrière lui essais, souvenirs, chroniques. Gustave Thibon, un homme en harmonie ? Pour le savoir, nous avons interrogé Philippe Barthelet, avec qui Thibon s’entretint à plusieurs reprises de longues heures durant, entretiens qui composent le recueil paru en 1988 aux Éditions de la Place Royale, aujourd’hui réédité au Rocher. Dans un dialogue à bâtons rompus, où sont invoqués Péguy, Bernanos, Nietzsche, Klages, Maurras, Cocteau, Céline, Proust mais aussi Héraclite, Parménide, Pythagore, Marc-Aurèle, deux hommes communient dans le même amour de la connaissance. Avec, en surimpression, le portrait de Gustave Thibon.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Philippe Barthelet : Non.

Dans ce cas, présentez-nous Gustave Thibon.

Ph. B. : Métaphysicien poète, comme je l’ai dit, est peut-être ce qui le définit le mieux...

Pourquoi avoir choisi la formule de l’entretien pour le faire connaître ?

Ph. B. : Thibon est un homme de l’oralité. (Cf. mon avant-propos)

Qu’entendez-vous par «poète métaphysicien» quand vous évoquez sa figure d’intellectuel ?

Ph. B. : Métaphysicien poète et non l’inverse : j’entends ce que les mots veulent dire...

L’intérêt porté par Thibon à Maurras est réel, pourtant il a ses limites. Peut-on dire dans ce cas de Thibon qu’il était maurrassien ?

Ph. B. : Thibon n’a jamais été maurrassien. Il a dit lui-même, non comme un regret mais comme un fait, que Maurras n’avait compté en rien dans sa formation littéraire et intellectuelle. Il ne l’a rencontré qu’à la fin de sa vie, comme il le raconte. Ils se sont rencontrés autour de Mistral, de la Provence et de la poésie. Rien de « maurrassien » au sens du catéchisme idéologique chez lui. Vous avez dû vous en rendre compte d’ailleurs, même sa conception de la royauté, de fondation poétique – et par là religieuse – est très loin de l’«empirisme organisateur». Les deux n’ont rien à voir.

Parlons-en justement. Sa vision de la royauté et la place qu’il lui assigne, entre Dieu et l’homme, est très belle. Pour lui, la royauté rejoint la religion par la poésie. Quatre des douze chapitres du livre sont même consacrés à la seule poésie. L’empreinte de Platon, sans doute. Que pouvez-vous nous dire de la dimension poétique de l’homme Thibon, vous qui l’avez connu ?

Ph. B. : N’y a-t-il pas assez de précisions dans «quatre des douze chapitres», comme vous le soulignez ?

Autre aspect du livre, sa connaissance prodigieuse de la culture allemande, notamment de Nietzsche, ce «Pascal qui a mal tourné» et de Ludwig Klages, quasiment inconnu chez nous. Jusqu’où selon vous l’influence de l’Allemagne est-elle allé chez lui ?

Ph. B. : Il aime l’Allemagne (mais aussi bien l’Espagne, l’Italie, la Provence dont il connaît aussi bien la culture) comme un Français peut l’aimer. Peut-être faut-il être français pour aimer l’Allemagne, en mesurer à la fois l’attrait et le danger (à l’inverse, les meilleurs parmi les Allemands sont francophiles – ou francotropes : Goethe, Hamann, Leibniz avant eux, jusqu'à Jünger, Stefan George, Hofmannsthal, Rilke, et j’oubliais Nietzsche, Heine... (Tout cela est un lieu commun, mais qui repose sur une profonde vérité).

Son intérêt pour la Tradition guénonienne, sans être explicite, n’en est pas moins diffus quand la conversation vient à aborder la question religieuse. Qu’en fut-il réellement ? Thibon, intellectuel traditionnel, pour ne pas dire traditionniste ?

Ph. B. : Traditionnel, oui, si l’on entend par là le sens, le souci, la nostalgie (dans l’état actuel du monde) de la Tradition mais au sens où Guénon la définit (ou avant lui Joseph de Maistre).

Pour un écrivain, son rapport à la littérature, tel qu’il ressort de la lecture des entretiens, est ambigu...

Ph. B. : Qu’entendez-vous par là ? Qu’il n’était pas un homme de lettres (ou un «gensdelettres») ? Aucune ambiguïté littéraire là-dedans. La littérature (au sens où «le reste est littérature» – Verlaine) ne l’intéresse pas.

Qu’est-ce qui selon vous fit que Thibon, à l’inverse de tant d’intellectuels, ne versa jamais dans aucun parti ?

Ph. B. : Pourquoi voulez-vous qu’il ait dû «verser» dans quelque parti que ce soit ? Thibon est un homme libre – il se contente de l’être, sans en faire une étiquette ou un drapeau (puisqu’il l’est, il n’a pas besoin de dire qu’il l’est...).

D’après vous toujours, que lèguera-t-il aux générations futures ?

Ph. B. : Ce qu’elles seront capables d’y trouver...

Dans ce cas, je vais vous poser la question autrement. Que pensez-vous lui devoir dans votre propre formation intellectuelle et spirituelle ?

Ph. B. : No comment.

Pouvez-vous au moins nous indiquer où le placer dans le grand panthéon des intellectuels français?

Ph. B. : Je vous citerai seulement à tout hasard une phrase de Paul Barta Negra, en 1986, pour le centenaire de Guénon, dans le Figaro Magazine : «Il y a deux traditions antagonistes en France. L’une, qui va de Voltaire à Jean-Paul Sartre, et qui est mortifère; l’autre, qui va de Joseph de Maistre à Gustave Thibon, et qui est vivifiante.» Ce qui n’est pas si mal vu...

 

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 22:08
4 septembre 2008
Le Monde diplomatique

La valise diplomatique

« L'injustice sociale tue »

par Pierre Rimbert

Ce constat sans nuances n'émane pas d'une organisation marxiste orthodoxe, mais d'une étude détaillée sur les déterminants sociaux de la santé dans le monde. Rendu public par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 28 août 2008, le rapport, intitulé « Combler le fossé en une génération », synthétise les résultats de trois années de recherches.

Il relève qu'aux inégalités sanitaires entre pays s'ajoutent celles entre riches et pauvres d'un même pays. Par exemple, si l'espérance de vie à la naissance d'un garçon américain est supérieure de dix-sept années à celle d'un Indien, l'espérance de vie d'un nouveau-né écossais d'une banlieue déshéritée de Glasgow est de vingt-huit ans inférieure à celle d'un nourrisson mis au monde dans un quartier huppé de la même ville. « L'injustice sociale tue à grande échelle », notent les auteurs réunis au sein de la Commission des déterminants sociaux de la santé. Installée par l'OMS en 2005, celle-ci compte parmi ses membres des chercheurs en sciences sociales, des médecins, des personnalités politiques, etc.

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Espérance de vie en bonne santé (2006)

« La répartition inégale des facteurs qui nuisent à la santé n'est en aucun cas un phénomène naturel, expliquent-ils. Elle résulte des effets conjugués de politiques et de programmes sociaux insuffisants, de modalités économiques injustes et de stratégies politiques mal pensées. » Réduire ces inégalités passe évidemment par un accès universel aux biens élémentaires (eau, nourriture, logement, soins, énergie), mais aussi par l'éducation, la culture, un urbanisme harmonieux et de bonnes conditions de travail. En outre, le fossé sanitaire ne se comblera « que si l'on améliore la vie des femmes, des jeunes filles et des filles », les pouvoirs publics devant s'engager plus fermement pour mettre fin aux discriminations qui frappes ces de (...)

Lire la suite de cet article inédit de Pierre Rimbert :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-09-02-inegalites

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 17:17
Tribune libre - Article paru
le 15 mars 2005

idéEs

La clairvoyance de Karl Kraus

Histoire des idées. Deux traductions majeures d’oeuvres de l’essayiste autrichien soulignent sa lucidité sur le militarisme, le renoncement intellectuel et la montée du nazisme.

Les Derniers Jours de l’humanité,

de Karl Kraus, version intégrale, traduit de l’allemand par Jean-Louis Besson et Henri Christophe,

Agone, 2005, 792 pages, 30 euros.

Troisième Nuit de Walpurgis,

de Karl Kraus, traduit

de l’allemand par Pierre Deshusses,

préface de Jacques Bouveresse, Agone, 2005, 562 pages, 28 euros.

Avec sa revue Die Fackel

(le Flambeau), Karl Kraus fut, entre 1899 et 1936, la conscience de la vie intellectuelle viennoise. Souvent invoqué en France comme modèle d’une critique radicale des médias, il y reste pourtant

méconnu, car peu traduit. Les récentes traductions de ses deux grands textes, consacrés respectivement à la Première Guerre mondiale et à l’avènement du nazisme, devraient enfin établir ce penseur, polémiste et satiriste comme l’un des plus grands écrivains de langue allemande.

Après la version scénique, parue en 2000, voici la version intégrale (amputée au passage de l’introduction de Jacques Bouveresse) des Derniers Jours de l’humanité, réquisitoire monumental, pièce apocalyptique, désespérée et tragiquement comique, à la fois revue, collage, satire - et on ne peut qu’admirer la prouesse des traducteurs de cette oeuvre foisonnante. Pour montrer l’humanité se précipitant vers sa propre destruction, Kraus juxtapose des tableaux dont l’ensemble pourrait donner une impression de cacophonie s’il n’était structuré par l’apparition récurrente de certains lieux et personnages, comme dans les débats entre « le râleur » (une incarnation de Kraus) et « l’optimiste ». Rédigée entre 1914 et 1918, cette mise en scène kaléidoscopique de la Première Guerre utilise comme matériau des documents et des citations, des événements et des personnages réels. Parmi ces derniers, les autorités militaires, les profiteurs de guerre, mais aussi et surtout les journalistes et les intellectuels ayant contribué à la propagande de guerre. Les personnages réels que Kraus met en scène et observe à la loupe ont valeur de symboles, de symptômes du déclin de la morale.

Kraus reproduit paroles et discours afin d’en dévoiler l’absurdité et la monstruosité. Citateur de génie, il fait littéralement toucher du doigt l’« opinion publique » de son époque. La juxtaposition et la répétition des slogans tracent l’encéphalogramme d’une société envahie et abrutie par un discours nationaliste et guerrier, à la fois créé et relayé par la « journaille ». Kraus montre que les formules figées et vidées de leur sens qui constituent le discours public masquent la réalité plus qu’elles ne la dévoilent. Pour lui, la presse, colportant et imposant ces formules, empêche toute réflexion autonome, et les personnages qumet en scène ont tout de marionnettes qui ne font que ruminer puis recracher un discours préexistant.

Troisième Nuit de Walpurgis, rédigé en 1933, n’est paru qu’à titre posthume - Kraus est mort en 1936, avant l’Anschluss et avant que le pire soit connu. Dans son introduction, Jacques Bouveresse retrace la genèse de ce texte hors du commun, labyrinthique et truffé d’allusions et de citations. Ce long commentaire, terriblement lucide, des premiers mois du régime nazi est écrit dans une langue que Kraus voulait délibérément difficile, à l’inverse du discours journalistique vite écrit et vite survolé. Le traducteur, aidé de spécialistes, a donc relevé le défi de rendre ce texte compréhensible au lecteur français, dans une édition enrichie d’annexes fort utiles.

« Rien ne me vient à l’esprit au sujet de Hitler », ce constat paradoxal et provocateur ouvre la Troisième Nuit de Walpurgis et façonna l’image, fausse, d’un Kraus muet face au nazisme. Or ce que Kraus veut dire, et qu’il démontre tout au long du texte, c’est que la catastrophe qui s’annonce est de nature si radicalement nouvelle qu’elle ne peut être ni saisie de manière rationnelle ni caricaturée puisqu’elle dépasse tout ce que pourrait imaginer le satiriste ; la seule lutte possible consiste à « tenter d’interpréter le langage de l’espèce aryo-germanique ». Poursuivant sa pratique de la citation, lisant l’époque à travers les représentations, les discours, mais aussi les faits, Kraus décrypte la réalité du IIIe Reich. Pour lui, il est d’emblée évident que la nature même du régime est la destruction et la barbarie. Il montre que les métaphores autour du « sang », constitutives du discours nazi, sont à prendre au pied de la lettre puisqu’elles trahissent une réalité, celle du meurtre à grande échelle - pour le savoir, il suffisait de savoir lire.

Valérie Robert,

germaniste

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 17:02

26 août
Parole
 

« CE QUI SE SENT SANS QUE CE SOIT PAR L’INTERMEDIAIRE D’UN SENS EST DANS SON ESSENCE AFFECTIVITE. L’affectivité est l’essence de l’auto-affection, sa possibilité non théorique ou spéculative mais concrète...L’affectivité est l’essence originaire de la révélation. »

(EM : p. 577-578)




plus de brèves
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 15:56

"Nietzsche, la menace de l'insensé", conférence de Paul Ballanfat
mercredi 17 septembre 2008 à 18 h 30, Valence, amphithéâtre Paul Ricoeur


Conférence organisée par l'association Les apprentis philosophes
Docteur en philosophie, maître de conférences en études turques et persanes à Lyon 3, actuellement détaché à l’université Galatasaray d’Istanbul, écrivain (« Ruzbekhan, le dévoilement des secrets »), orateur charismatique et libertaire décomplexé, J. Ballanfat est l’un des spécialistes français du soufisme et de l’Islam traditionnel et fait le lien entre le Sacré et la philosophie (Hegel, Heidegger, Levinas) qu’il enseigne avec jubilation. Il poursuit actuellement plusieurs séminaires sur Nietzsche. C’est un fin connaisseur de Heidegger et de Derrida et plus généralement des philosophes du XX° siècle.

Le site de l'association

News posted by: Johan Grzelczyk

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 18:53

D'aprés mes sources certains faits seraient vrais .

http://www.voltairenet.org/article157210.html

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 18:34
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Krisis

Vouée à la philosophie, la collection Krisis accueille tant des textes originaux que des études critiques, problématiques ou historiques, voire même des travaux érudits jetant un jour nouveau sur le devenir toujours énigmatique de la pensée et des idées.

Collection dirigée par Marc Richir

 

Anonyme -- Le Livre des XXIV philosophes

Barbaras Renaud -- De l'être du phénomène ; sur l'ontologie de Merleau-Ponty

Bégout Bruce -- Pensées privées. Journal philosophique (1998-2006)

Binswanger Ludwig -- Délire. Contributions à son étude phénoménologique et daseinsanalytique

Binswanger Ludwig -- Sur la fuite des idées

Breeur Roland -- Singularité et sujet. Une lecture phénoménologique de Proust

Breeur Roland -- Autour de Sartre. La conscience mise à nu

Breton Stanislas -- Matière et dispersion

Breton Stanislas -- Philosophie et mystique

Cairns Dorion -- Conversation avec Husserl et Fink

Combès Joseph -- Etudes néoplatoniciennes

Condillac -- Les Monades

Devarieux Anne, Maine de Biran. L'individualité persévérante

Duportail, Guy-Félix Les institutions du monde de la vie. Merleau-Ponty et Lacan


Escoubas E. et Richir M. [Textes réunis par] -- husserl

Fedida Pierre et Jacques Schotte [Textes réunis par] -- Psychiatrie et existence (colloque de Cerisy)

Féron Etienne -- De l'idée de transcendance à la question du langage - L'itinéraire philosophique d'Emmanuel Levinas

Fink Eugen -- Sixième Méditation cartésienne - L'idée d'une théorie transcendantale de la méthode

Fink Eugen -- Proximité et distance - Essais et conférences phénoménologiques

Fink Eugen -- Autres rédactions des Méditations cartésiennes

Garelli Jacques -- Rythmes et mondes - Au revers de l'identité et de l'altérité

Gil Fernando -- Traité de l'évidence

Greish Jean -- Paul Ricœur. L'itinérance du sens


Han Béatrice -- L'ontologie manquée de Michel Foucault

Haar Michel -- Heidegger et l'essence de l'homme

Haar Michel -- La fracture de l'histoire

Husserl Edmund -- De la synthèse passive

Husserl Edmund -- De la synthèse active

Husserl Edmund -- Autour des Méditations cartésiennes

Husserl Edmund -- Phantasia, conscience d'images, souvenir

Husserl Edmund -- Sur la phénoménologie de la conscience intime du temps

Husserl Edmund -- De la réduction phénoménologique. Textes posthumes (1926-1965)

assis Raymond -- De la phénoménologie à la métaphysique

Kimura Bin -- L'Entre - Phénoménologie de la schizophrénie

K

Lanciani Attilio -- Mathématiques et musique

Lannoy Jean-Luc -- Langage, perception, mouvement - Blanchot et Merleau-Ponty

Maldiney Henri -- Penser l'homme et la folie

Marquet Jean-François -- Singularité et événement

Montebello Pierre -- La décomposition de la pensée. Dualité et empirisme transcendantal chez Maine de Biran

Montebello Pierre -- Nature et subjectivité

Montet Danielle -- Les traits de l'Etre. Essai sur l'ontologie platonicienne

Montet Danielle -- Archéologie et généalogie. Plotin et la théorie platonicienne des genres

Murakami -- Lévinas phénoménologue


Patocka Jan -- Qu'est-ce que la phénoménologie

Patocka Jan -- Liberté et sacrifice. Ecrits politiques

Patocka Jan -- Introduction à la phénoménologie de Husserl

Patocka Jan -- Papiers phénoménologiques

Pierobon Frank -- Kant et la fondation architectonique de la métaphysique

Pierobon Frank -- Système et représentation - La déduction transcendantale des catégories dans la Critique de la raison pure

Pontremoli Edouard -- L'excès du visible. Une approche phénoménologique de la photogénie

Richir Marc -- Phénomènes, temps et êtres. Ontologie et phénoménologie

Richir Marc -- Phénoménologie et institution symbolique (Phénomènes, temps et êtres II)

Richir Marc -- La crise du sens et la phénoménologie

Richir Marc -- Méditations phénoménologiques - Phénoménologie et phénoménologie du langage

Richir Marc -- L'expérience du penser - Phénoménologie, philosophie, mythologie

Richir Marc -- Phénoménologie en esquisses - Nouvelles fondations

Richir Marc -- Phantasia, imagination, affectivité

Richir Marc -- Fragments phénoménologiques sur le temps et l'espace

Richir Marc -- Fragments phénoménologiques sur le langage

Richir M. Et Tasin E. [Textes réunis par] -- Jan Patocka, philosophie, phénoménologie, politique

Richir M. Et Tasin E. [Textes réunis par] -- Merleau-Ponty, phénoménologie et expériences

Rodrigo Pierre -- Aristote, l'eidétique et la phénoménologie

Rossi Paolo -- Clavis universalis - Arts de la mémoire, logique combinatoire et langue universelle de Lulle à Leibniz

Schelling F.W. -- Philosophie de la mythologie

Schelling F.W. -- Leçons inédites sur la philosophie de la mythologie

Schelling F.W. -- Philosophie de l'art

Simondon Gilbert -- L'individu et sa genèse physico-biologique

Simondon Gilbert -- L'individuation à la lumière des notions de forme et d'information

Schnell Alexander -- Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive

Straus Erwin -- Du sens des sens - Contribution à l'étude des fondements de la psychologie
Disputes métaphysiques XXVIII-XXIX

Suárez Francisco --

Taminiaux Jacques -- Lectures de l'ontologie fondamentale. Essais sur Heidegger

Taminiaux Jacques -- Le théâtre des philosophes

Tengelyi Laszlo --L'histoire d'une vie et sa région sauvage

Vetö Miklos -- De Kant à Schelling, les deux voies de l'Idéalisme allemand tome 1 et 2

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 16:52
mercredi 03 septembre 2008

Schopenhauer hors prisme

Arthur Schopenhauer [wikipedia]

Arthur Schopenhauer [wikipedia]

Arthur Schopenhauer est un philosophe radicalement pessimiste, dit-on.

Les admirateurs du philosophe ont, par leur propre prestige et ce qu'ils ont projeté sur lui, obstrué l'accès direct à sa pensée.

La noirceur  et la froideur du diagnostic que Schopenhauer pose sur le monde a fasciné et inspiré Wagner, Nietzsche, Proust, Freud et beaucoup d'autres.
Les plaisirs ne sont que des illusions fugaces, des apaisements possibles au creux des désirs et tracas ininterrompus. Ils n’apparaissent qu’en contraste avec un état de souffrance, et ne constituent pas une donnée palpable réellement pour les êtres en mouvement. Le bonheur, toujours fugace, peut constituer un repos de l’esprit mais reste un repos éphémère, puisqu'il est sans cesse troublé par l'apparition de nouveaux désirs, lesquels, s'ils restent inassouvis, constitue un obstacle au bonheur.

Parce que tous les êtres souffrent, la souffrance est la vérité commune aux êtres qui constituent le monde, et une vérité psychologique et archétypique de la condition humaine. ("Le Monde comme volonté et comme représentation")

Le pessimisme vitaliste du philosophe n'est qu'un versant de sa pensée, celui qui a donné les premières impulsions à Nietzsche.

Aux sources de sa pensée, il faut lui reconnaître un brillant développement des thèses de Kant sur la perception du monde.

Son invitation à l'ascèse libératoire le rapproche du boudhisme.

Dans son regard sur l'amour et la sexualité Schopenhauer se rapproche le plus de l'anthropologie et des neuro-sciences contemporaines.

Par Philippe Zibung

 

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