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Ecosia : Le Moteur De Recherch

16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 17:27
Sur le blabla et le chichi des philosophes
Un article de Puf.
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Caractéristiques

  • 112 pages
  • 14.00 €
  • ISBN : 978-2-13-052147-1
  • N° d'édition : 3
  • Date de parution : 01/03/2002
  • Sous-discipline : Sans

 

L'ouvrage

"Mélangeant comme Montaigne anecdotes et considérations philosophiques, écrit dans une langue simple et élégante, ce livre se lit d'une traite et très agréablement." (Clément Rosset)

Un peu à la manière de Cioran, ces réflexions philosophiques ou anti-philosophiques sont inséparables d'une humeur portée sur le septicisme et le pessimisme. Tel Schopenhauer, Frédéric Schiffter fait de l'ennui une composante essentielle de la vie humaine, tout en défendant la réalité contre les utopies, qu'il range dans les catégories soit du blabla (l'utopiste irréel est un charlatan) soit du chichi (l'homme qui dénie le réel est alors un précieux dégouté)

On lira ce pense-bête comme un essai de philosophie "consternante" n'ayant d'autre but que d'attirer l'attention du lecteur sur cette évidence : parce que la vie est courte, nul homme, à commencer par le philosophe, n'a le temps d'apprendre à vivre et à mourir.

A propos des auteurs

 

Frédéric SCHIFFTER est professeur de philosophie dans un lycée sur la côte basque. Ecrivain il a publié "Lettre sur l'élégance" en 1988 et un pamphlet "Guy Debord l'atrabilaire" Editions Distance, 1997.

Préface de Clément Rosset


 

Les directeurs

Paul Audi, Roland Jaccard

Où se procurer cet ouvrage ?


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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 16:08
Raison et religion
Qu'attendent les scientifiques et philosophes matérialistes pour réagir contre l'opération visant à mobiliser la raison au service de la foi, comme le pape Benoît 16 vient de tenter une nouvelle fois de la faire, avec la bénédiction du gouvernement français et devant un parterre de centaines d' « intellectuels de toutes provenances » apparemment muets d'admiration.

Rappelons l'argument, à peine caricaturé ici : face aux excès de toutes sortes que provoque le matérialisme et l'oubli des valeurs chrétiennes, il faut un retour à Dieu. Dieu s'exprime par les Ecritures et par l'Eglise dont les prêtres portent la parole. Dans l'esprit du pape et donc dans celui des catholiques, c'est l'Eglise de Rome qui est la mieux placée pour incarner  la parole de Dieu. Mais les autres religions peuvent également s'inscrire dans cette voie.

Cependant, pour éviter les déviations pouvant résulter d'interprétations  intégristes des Ecritures, la raison doit être utilisée. Elle seule est capable de nous montrer l'aspect rationnel de la foi et la nécessité de se fier à ses messages, plutôt que s'abandonner aux passions nées de l'oubli des prescriptions divines.

Pour nous matérialistes, ce discours représente un véritable retour au Moyen Age, avec les dangers résultant de l'omnipotence attribuée à une Eglise qui n'est pas autre chose qu'un organisme politique comme les autres à la conquête du pouvoir sur les biens et les personnes. La question est d'abord politique. Nous ne voulons pas que des religions, des sectes ou toutes autres mythologies nous imposent leur façon de voir le monde. Nous voulons le faire avec nos propres moyens intellectuels, dont notre raison et la façon dont grâce à la science celle-ci nous permet de construire un monde conforme à nos valeurs. En bref, nous n'avons rien à faire des impératifs de l'Eglise, que ce soit le pape ou un président de la République égaré hors de ses compétences qui prétendent nous les imposer.

Ce premier point posé, sur lequel nul matérialiste ne devrait accepter de céder sous prétexte de tolérance, nous pouvons évidemment nous indigner de voir la façon dont le Pape et le président de la République préemptent le concept de raison. Les scientifiques savent bien qu'il n'existe pas une Raison qu'il faudrait vénérer comme une déesse, selon le vœu des révolutionnaires de 1789. Les processus rationnels ne sont qu'une façon parmi d'autres utilisées par nos cerveaux pour organiser leurs perceptions. Quand ils sont associés à la recherche de modèles scientifiques du monde universellement acceptés par la communauté scientifique, ils fournissent des bases de connaissances sur lesquelles les esprits individuels peuvent s'appuyer, non sans prudence d'ailleurs. Mais on sait qu'ils peuvent aussi justifier les pires aberrations, soit d'une façon dont les sujets pensants n'ont pas conscience (il s'agit notamment des rationalisations décrites par les psychologues) soit de façon délibérée. Quelle tyrannie ne fait elle pas appel à des arguments rationnels apparemment de bonne tenue pour se justifier ? Pour nous, la raison invoquée par le pape et par Nicolas Sarkozy s'inscrit dans l'une ou l'autre de ces catégories.

Il est triste pour les matérialistes de voir qu'aucune des multiples tribunes ouvertes par les médias pour commenter et finalement louer les propos du pape n'ait donné la parole à quelques scientifiques ou philosophes capables de rappeler avec fermeté ce qui précède. Faisons le pour notre part, mais sans illusions. Ceux qui pensent ainsi demeurent bien seuls dans un monde pour qui, c'est le cas de le dire, la raison du plus fort doit rester la meilleure. Si nous évoquons cette question sur ce site, c'est parce qu'elle intéresse tous les matérialistes européens, et non les seuls français.
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 11:45
 Premier ouvrage de Georges Picard publié chez Corti, après la parution de deux autres courts textes aux éditions Calligrammes.

     Écrire une Histoire de l'Illusion, quoi de plus illusoire ? Ce projet impossible, l'auteur l'a longuement médité au cours de promenades à bicyclette dans le Valois. C'est la chronique de ce voyage – et de cette illusion – qu'il retrace ici.
     Au fil des pages, le lecteur croisera Gérard de Nerval, Tchouang-Tseu et son paillon, Éva rieuse et mythomane, un magicien métaphysicien, un taoïste reconverti dans la défense de la musique baroque et de la cuisine à l'huile d'olive...
     Une pérégrination, teintée de philosophie souriante, qui initie lentement à cette vérité : "Il est inutile de refaire les choses quand elles sont déjà faites en nous. Ce serait une vanité. Ce serait une faiblesse. Seul, l'esprit compte. Le monde est son valet. On ne dépense pas inutilement pour un valet.


     Le voyage minuscule a l’avantage d’être à la portée de tous les tempéraments contemplatifs. Il est facile à programmer, se transporte partout, ne coûte rien, apporte mille surprises. Quant à ses inconvénients, je n’en vois qu’un : c’est un condensé d’illusions, une caractéristique qu’il partage d’ailleurs avec tous les voyages, Claude Lévi-Strauss l’a admirablement montré dans Tristes tropiques. Partir, rester n’est pas une telle affaire. Malgré des centaines de kilomètres parcourus, certaines personnes donneront toujours l’impression d’être fichées en terre, raides, lourdes, comme des bornes kilométriques vouées à la rêverie des autres. Les moines bouddhistes marchent beaucoup ; ils peuvent tout aussi bien trouver ce qu’ils cherchent sans sortir de leur fissure de rocher. Merveilles des merveilles, la lumière, seule image plausible de la divinité, ne cesse de parcourir l’univers à 300 000 kilomètres par seconde. Performance sans égale. Mais qui m’éblouit moins que la douceur rosée d’un soir ou la nacre d’un matin.



     Histoire de l'Illusion décrit en 158 pages l'impossiblité pour l'éventuel auteur qui ne se sépare jamais de son carnet rouge aux pages désespérément blanches, d'écrire une Histoire de l'Illusion.
     Démonstration brillante, humoristique, philosophique, poétique, évocatoire, convaincante, où il est question du monde, de la vie et de la mort (...).
     La Quinzaine littéraire, 1/15 juin 1993.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 23:17

Politique et religion : sacrée union !

dimanche 14.09.2008, 04:53 - La chronique de Jean-Michel BRETONNIER

 PHOTO AFP PHOTO AFP
| La chronique de Jean-Michel BRETONNIER |

C'est au nom de la laïcité que certains ont dénoncé la visite officielle du pape à Paris, et les frais engagés sur fonds publics. Ce refus se fonde sur le postulat d'une distinction totale entre politique et religion, alors que tout démontre le contraire.

 

Depuis l'âge des cavernes, croyances, coutumes, organisation des groupes humains sont imbriquées. Affirmer l'Europe actuelle comme chrétienne est discutable. Nier les origines chrétiennes de l'Europe est absurde. Qu'on revendique cet héritage ou qu'on le rejette, il est partout, brut ou transformé.

Dans nos traditions, notre calendrier, notre vocabulaire, notre morale, notre philosophie, nos productions artistiques et même scientifiques.

En croyant s'affranchir de l'opium du peuple, un certain socialisme a inventé une religion idolâtre dont les saints furent Staline ou Mao. En voulant réinventer le paganisme, le national-socialisme a fabriqué un fou satanique. Dans un registre moins tragique, des altermondialistes ont transformé la photo d'actualité d'un Che Guevara révolutionnaire en icône imprimée sur tee-shirt. Au nom des bonnes intentions, notre époque a fait de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen un livre saint. Dans le genre patriotique, les États-Unis ont fondé leur prospérité et leur miraculeuse unité sur ces éléments sacrés que sont la Constitution, la bannière étoilée et le dollar.

Il y a bien celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, selon leur disposition individuelle, mais aucun des deux n'échappe au fait religieux.

Dans une conférence sur « Politique et religion », Régis Debray offrait deux citations dont les auteurs étonnent. « Dieu est mort, mais l'homme n'est pas pour autant devenu athée. Ce silence du transcendant joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier » ; et « Je ne conçois pas une société sans religion, c'est-à-dire sans des croyances communes qui relient toutes les âmes en les rattachant à l'infini dont elles procèdent et où elles vont. » La première est de Jean-Paul Sartre ; la seconde de Jean Jaurès. La laïcité n'est pas le contraire de la religion. Elle consiste à faire cohabiter sans heurts des croyances. Elle doit donc commencer par les admettre, et en admettre la nécessité. La République, dont la laïcité est justement l'un des fondements, repose elle-même sur une adhésion collective à quelque chose qui nous dépasse, une transcendance. Elle a ses valeurs, sa mémoire, ses lieux. C'est leur caractère sacré qui fait tenir ensemble la société. Il n'est pas sûr qu'il faille ajouter un adjectif à la laïcité pour la renforcer. Il s'agit surtout qu'elle soit respectée par tous.

La négation ou l'oubli du religieux se paie, de façon tragique ou comique, ou tragi-comique, comme chez ces supporteurs allemands du club de Hambourg qui se font enterrer dans un carré aux couleurs de leur équipe.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 17:47
 
 
 
Octavio Paz
DE VIVE VOIX
ARCADES 574 pages - 24,00 €
 
« "La conversation est chose humaine" écrivit Octavio Paz dans l'un des poèmes de sa dernière période. Et il ajouta : "La parole de l'homme/ est fille de la mort/ Nous parlons parce que nous sommes/ mortels (…)". L'écrivain mexicain nuançait ainsi une formule du poète portugais Alberto de Lacerda, pour qui "la conversation est chose divine". En mettant l'accent sur l'humanité de la conversation, Paz soulignait surtout la valeur dialogique du langage et sa dimension temporelle. De là son intérêt, très tôt manifesté, pour cette forme spécialisée de la conversation qu'est l'entretien long, une modalité du dialogue qui lui permettait d'élaborer de subtiles synthèses de sa pensée et, en même temps, de faire valoir la temporalité du langage. »
Andrés Sánchez Robayna.
 
DE VIVE VOIX. Entretiens (1955-1996) [2008], trad. de l'espagnol par Anne Picard, préface d'Andrés Sánchez Robayna, 574 pages, 125 x 190 mm. Collection Arcades (No 92), Gallimard -mémo. ISBN 9782070786237.
Parution : 22-05-2008.

 
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 19:37
Regards sur le siècle[11/09/08]

Du déclenchement de la Première Guerre mondiale aux préoccupations actuelles liées aux craintes d’une uniformisation du monde et d’une culture de l’instantané ou encore au souci de penser les rapports entre cultures, la philosophie ne s’est jamais tue tout au long du XXe siècle, accompagnant son époque, cherchant à l’éclairer, prétendant parfois la précéder.

Le numéro hors-série de Philosophie magazine, "XXe siècle. Les philosophes face à l’actualité", propose ainsi un ensemble de textes de philosophes, extraits d’ouvrages, de revues ou de journaux, qui, par leur contenu, entrent en résonance directe avec leur temps, sous ses traits politiques en premier lieu, mais aussi économiques, technologiques, artistiques et culturels.

On retrouve ainsi des textes attendus pour un tel recueil, tels que les craintes d’Albert Camus dans Combat face à la menace que fait peser désormais sur l’humanité l’existence de l’arme nucléaire, les positions – et, il faut bien le dire, l’aveuglement – de Sartre à propos de l’URSS, ou encore les thèses d’Arendt sur la banalité du mal .

Si le numéro est bien fourni sur les périodes d’entre-deux guerres et d’après guerre, il est cependant regrettable de voir que la période qui suit 1968 est traitée moins en profondeur : on aurait apprécié de voir des auteurs tels que Jean-Pierre Dupuy, René Girard, Jürgen Habermas, Axel Honneth ou encore Paul Ricœur. Il est appréciable cependant de trouver certains textes moins convenus, tel que ces plaidoyers de Blanchot ou Lévinas pour Youri Gagarine et la conquête de l'espace, en quoi ils voient le signe de l’arrachement aux particularismes et à la propriété par la technique, ou encore un entretien avec le philosophe tchèque Jan Patočka, quelques jours avant sa mort, à propos de la Charte 77, mouvement en faveur du respect du droit des citoyens.

Outre l’intérêt intrinsèque propre à chacun des textes proposés, ce numéro vaut également par sa capacité à interroger la place de la philosophie par rapport à son temps, sur la pertinence de son regard à propos de l’actualité et de l’histoire. Un premier constat, sévère, s’impose à la lueur de ces textes : le philosophe n’est pas toujours le plus lucide sur son époque, et le statut d’intellectuel ne préserve pas des erreurs. À cet égard, sont mentionnées les dérives d’Heidegger vers le nazisme, celles de Sartre dans sa complaisance envers l’URSS, mais est également relevé un certain aveuglement général vis-à-vis de l’effroyable chaos qui allait s’abattre sur l’Europe au moment de la Première Guerre mondiale, ou encore vis-à-vis des périls que faisaient courir les totalitarismes naissants dans les années 30.

Dès lors, si la philosophie peut légitimement se reconnaître comme vocation d’apporter une sagesse pour son temps, plus encore quand l’époque semble s’en éloigner dangereusement, de quelle manière doit-elle procéder ? Faut-il contester avec Vincent Descombes  l’éditorialisation de la philosophie et sa prétention à forger l’opinion ou bien regretter avec François Cusset  l’abandon par la philosophie des "utopies socioculturelles" et sa conversion aux réalités sociales et économiques qu’elles devraient se charger d’expliquer plutôt que de chercher à les modifier ? Selon Alain Renaut  la philosophie se doit désormais de devenir une "philosophie appliquée" et abandonner sa vocation de "savoir des principes", car ceux-ci sont désormais clairement établis. Rien n’est moins sûr cependant, car la réflexion sur les principes est aussi une manière de réfléchir à la meilleure manière d’appliquer les principes de justice.

C’est le mérite double de ce numéro de Philosophie magazine : en soulignant l’éclairage qu’apporte la philosophie, dans ses errances comme dans sa clairvoyance, il l’interroge sur ses fondements même.

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 19:18
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 16:57
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 16:47
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 16:04
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