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Ecosia : Le Moteur De Recherch

29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 12:27
 
Philosophie  
 

La vie philosophique
François Fédier   Entendre Heidegger - Et autres exercices d'écoute
Le Grand Souffle - La Contrée 2008 /  22.80 € - 149.34 ffr. / 425 pages
ISBN : 978-2-916492-23-0
FORMAT : 14,0cm x 22,0cm
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Ancien élève de Jean Beaufret en classe préparatoire, agrégé de philosophie et enseignant jusqu’à ces dernières années dans la khâgne du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, François Fédier a été un enseignant apprécié de ses élèves, dont certains sont devenus eux-mêmes professeurs, et, pour ceux qui ont embrassé la carrière philosophique, un maître respecté dans la meilleure tradition de l’Ecole républicaine. Certains de ses cours rendant aux nouvelles générations ce qu’il avait reçu d’un autre maître (et de quelle envergure !) ont d’ailleurs été édités ces dernières années et élargissent son public.

Fédier est aussi connu depuis le début de sa carrière comme éditeur et commentateur de l’œuvre de Heidegger, qu’il eut le privilège de rencontrer lors de séminaires organisés par Beaufret : seconde rencontre décisive de sa vie philosophique, un approfondissement du choc initial reçu au Lycée Condorcet en 1955. Sensible d’abord comme d’autres jeunes Français de sa génération à la grandeur de Bergson, Fédier découvre auprès de Beaufret un maître d’Allemagne, de moins en moins ignoré en France grâce aux traductions, aux écrits de Lévinas, Koyré et aussi à la méditation publique de Beaufret lui-même, qui devient bientôt le principal médiateur français et un exégète reconnu mondialement. A bien des égards, l’œuvre de Fédier est l’approfondissement d’un dialogue avec ces maîtres différents qu’unissaient des profondes affinités électives.

Les textes rassemblés ont été écrits entre 1983 et 2007 : la moitié en a déjà été lue ou publiée séparément ailleurs. L'ouvrage est divisé en trois sections sans titres : la première traite de la pratique phénoménologique et herméneutique chez Heidegger, la seconde porte sur Heidegger et le nazisme, la troisième sur penseurs et artistes devant la vie et la mort. Entre ces sections, il y a plus de cohérence qu’il ne semble au premier abord : à l’école de la phénoménologie avec Heidegger et Beaufret, à l’écoute, à leur suite des poètes, devant l’énigme du monde. A l’écoute dans le but d’entendre ce qui est dit! Cette capacité rare de suspendre ses propres «idées» - plus ou moins sérieuses et originales – et d’abord à laisser à autrui le temps d’essayer de se faire comprendre, sans piaffer d’intervenir au risque de créer de la «friture sur la ligne», cette étrange puissance de ne pas s’emparer de la parole, cette forme d’ascèse qui paraît aux agités de tous les temps «passivité» devant du bavardage «stérile», tant la fausse efficacité fascine les superficiels. Fédier prend le beau risque de nous inviter au contraire : prendre le temps de penser. Ce que cela signifie au juste de patience, d’attention, de précision se dévoile au rythme de ces exercices de réflexion sur divers sujets, où il ne tirent qu’à nous de décider de l’accompagner. Car le parcours, c’est à chacun de le faire pour soi ici et au-delà.

Si tout le recueil en un sens est un hommage à Heidegger et Beaufret, plusieurs textes sont consacrés explicitement à la vie et à l’œuvre de ces hommes d’exception. Car découvrir la pensée, c’est aussi avoir croisé des «maîtres», charismatiques au sens le plus profond. Pour paraphraser Pascal, ce n’étaient pas des docteurs pédants en longues robes mais (comme Wittgenstein) des vivants, à leur manière humbles et de cette profonde modestie devant le travail et l’essentiel, aussi conscients de la brièveté de la vie que des nécessités – de patience et parfois de solitude – de la méditation sérieuse : ce que certains, pressés ou inattentifs, parfois importuns ou malveillants a priori, confondirent avec de l’arrogance. Capables de respirer dans les hauteurs, Beaufret et Heidegger n’en étaient pas moins «normaux» au meilleur sens du terme : francs, ouverts et d’un grand naturel, car être philosophe signifie une sorte d’amour de la vie belle et bonne, digne d’être vécue, et n’impliquait nullement pour eux de sur-jouer ce rôle en poseurs dans la vie. Des origines campagnardes et populaires communes expliquent sûrement en partie cette simplicité et une entente immédiate entre les deux hommes.

Mais aussi une dignité d’êtres libres : le grand résistant Beaufret reconnaît en 1945 dans l’ancien recteur de Fribourg un homme qui n’a pas failli. Fédier rappelle ces vérités contre des décennies de rumeurs et de ragots, culminant dans les campagnes de diffamation sur le «nazi» Heidegger et le «négationniste» Beaufret, que leurs obsessions obscures auraient rapprochés. Beaufret n’avait rien non plus d’un disciple soumis recueillant on ne sait quels oracles de Heidegger : d’instinct Beaufret avait reconnu en lui un maître profond à visiter de toute urgence, d’instinct Heidegger comprit qu’il rencontrait un compagnon de route en questionnements essentiels, un lecteur exigeant et un auditeur attentif. D’où le respect mutuel et la complicité affectueuse qui liaient l’Allemand et le Français et compensaient leur différence d’âge et de statut. Ce qui n’excluait nullement de la part de chacun la plus grande simplicité (dénuée de démagogie) avec les étudiants : bien au contraire. Passages de relais entre mortels répondant à l’appel. Fédier transmet ce qu’il a reçu de ses maîtres et dont il ne cesse de leur être reconnaissant : cette liberté en acte qui cherche la compréhension et les mots justes.

Ce qui lie en effet Beaufret et Heidegger, ce qui a déterminé leur entente, c’est précisément cela qui motive le présent recueil et, au-delà, toute une vie d’enseignement de la philosophie : savoir écouter, chercher à entendre, prendre le temps de lire, faire attention aux choses, laisser apparaître les phénomènes. Autrement dit : la phénoménologie comme accomplissement de ce que la philosophie voulait être depuis l’aube grecque, l’attention à la fois sereine et passionnée au monde dans le recueillement d’une âme disponible et sensible, mettant de côté opinions et savoirs tout faits, à moins de les prendre pour ce qu’ils sont (des inventions de l’esprit conditionné). Cet étonnement devant le miracle, l’inattendu du monde, ce regard toujours vierge à force de pratique et de mise à distance résolue des habitudes, cette disposition qu’Aristote mettait au principe de la philosophie parce que créatrice d’un nouveau type de regard sur l’être, Heidegger y avait vu un moment phénoménologique de la pensée grecque classique avant la cristallisation doctrinale, le dogmatisme des concepts figés et la systématisation. Avant d’aller cueillir la pensée grecque sur les lèvres des «pré-socratiques» (par-delà la barrière de la doxographie pétrifiée), quand tout commençait : ce passage de l’humanité affairée à la profération nouvelle – «grecque» - d’un dire théorique.

Théôria, Idéa : conception abstraite, mais avant cela, vision d’une vue plus essentielle dans la façon d’être des choses. Revenir au sens naissant à l’esprit, à ce qui vient à l’idée, à une fraîcheur du regard et maintenir cette capacité par le va-et-vient entre les époques de la culture, en échappant au simplisme du Progrès dans l’histoire, de «l’Evolution» et aux dialectiques en blanc et noir grossières, être pleinement de son temps mais sans trop de naïveté, habiter cet espace mental – liberté et passion de penseur, l’existence portée à un sérieux et une nécessité où l’homme accomplit quelque chose de sa grandeur. Voilà l’émotion communiquée par Heidegger et en ses cours, à sa façon de penser et d’être par Beaufret. Apprendre à penser et à rester un éternel étudiant, qui sait, lui au moins, qu’il ne sait pas grand chose. Écho d’une émotion grecque elle aussi, éternel recommencement de l’invite à vivre plus hautement, plus intensément que les ombres et les esclaves de la Caverne: pure grâce, réponse à l’aspiration secrète et noblesse qui oblige.

Si écouter est une chose difficile, on s’explique que la pensée des grands restent encore souvent en attente de compréhension. Même Hannah Arendt a manqué le sens du silence chez Heidegger ; on ne s’étonnera donc pas de notre difficulté à donner sens et rendre justice à ce qui parfois passe pour complication inutile ou banalité. Mais plus grave la bêtise entêtée des caricatures : ainsi la supposée «techno-phobie» de Heidegger (p.68) qui dispense de penser «après la technique». Le travail sérieux sur l’œuvre consiste pour nous, comme pour Heidegger devant les Grecs, à savoir traduire, cet art suprêmement difficile intimement lié à la compréhension, préalable d’une explication honnête et fructueuse avec le monde des auteurs abordés. C’est à ce travail que s’est livré Fédier toute sa vie et dont il livre un exemple avec le cas d’«Ereignis» dont la traduction banale «événement» ne rend pas le sens dans le jeu lexical de la langue heideggerienne. Mais il s’agit aussi d’apprendre à voir les choses elles-mêmes, l’histoire, l’altérité culturelle, à l’occasion de la traduction et au contact d’auteurs maniant différemment différents mots : ainsi la polysémie de «Volk» et «peuple» ou de «Heimat» et «patrie». Polysémie du langage, dangereuse à différents égards, mais là où est le danger est aussi l’occasion de pensée et peut-être de «salut» : c’est toujours dans la langue que nous pensons, et notamment la politique ! A nos risques et périls : mais il y va de la dignité humaine.

Sensible à la poésie et poète lui-même, Fédier en appelle souvent dans ces textes à des lectures de prédilection : Péguy, Rilke mais aussi Tsvetaïeva. Impossible de présenter le recueil sans dire quelques mots de la Russie. A l’occasion d’un bref voyage récent à Moscou en réponse à une invitation d’amis héritiers d’une tradition d'intelligentsia pré-soviétique, le philosophe germaniste-helléniste découvre l’étrangeté russe avec l’œil du phénoménologue et l’intérêt du philosophe pour le sens du temps en orthodoxie (le défunt Père Boulgakov!) mais aussi (peut-on séparer si facilement les dispositions ?) avec un souci, nourri de lectures sur le passé (surtout Mandelstam et Chalamov) et de craintes pour l’avenir. La découverte sur son sol même de «l’âme russe» - qu’il faut sûrement prendre au sérieux, mais sans mysticisme fumeux – donne lieu à une des méditations sur le pouvoir, un des fils directeurs du recueil. A plusieurs reprises, Fédier laisse apparaître ses convictions sur les révolutions française et russe, l’origine de leur radicalisation et leur caractère terroriste, s’inscrivant sûrement dans le fil d’une lecture «libérale-conservatrice» (Furet) voire «réactionnaire» (J. de Maistre), en tous cas anti-communiste de l’historiographie. Mais comparaison n’est pas raison : ces rapprochements rapides ne doivent pas faire perdre de vue que c’est à partir de sa réflexion d’anthropologie philosophique (sur le «peuple», le pouvoir, l’égalité, l’histoire, etc.) que le philosophe énonce des positions qui ont leur logique et leurs attendus. Quoiqu’on en pense, on reconnaît volontiers à Fédier la liberté de plaider son point de vue, car aucun débat n’a lieu hors de cette liberté intellectuelle.

Animé du «grand souffle» promis par un jeune éditeur original et courageux, ce titre doit trouver des lecteurs également inspirés.


Max Lehugueur
( Mis en ligne le 18/06/2008 )
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A lire également sur parutions.com:
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 22:35
Traité du cafard
Frédéric Schiffter
Edition Finitude

 

La désinvolture est un art de vivre. Peu d'écrivains l'ont aussi bien montré que l'ancien champion de tennis Denis Grozdanovitch, qui publia, en 2002, un fascinant traité à ce sujet et dont on attend, impatient, le prochain ouvrage, prévu dans quelques semaines. D'ici là, les dilettantes, dandys et autres authentiques gobe-la-vie se précipiteront sur le Traité du cafard, de Frédéric Schiffter.

Frédéric Schiffter est un hédoniste contrarié. Et l'auteur de livres de philosophie drôles, clairs, percutants, provocateurs, qui font de la dérision le concept suprême d'un système où l'incohérence prend - enfin! - toute sa place. On lui doit un impayable pamphlet dans lequel il règle leur compte aux fausses valeurs de la pensée contemporaine (Sur le blabla et le chichi des philosophes), ainsi qu'une revigorante Petite Philosophie du surf. Eh oui, Schiffter, professeur en lycée du côté de Biarritz, passe plus de temps sur une planche qu'en salle de cours.

Ces temps-ci, il serait plutôt au creux de la vague. Du moins est-ce ce qu'il croit. Un rien dépressif, consommateur immodéré de Prozac et autres produits plus ou moins licites destinés à consoler l'être humain d'avoir été mis au monde, Frédéric Schiffter réussit à transformer sa morosité et son ennui en morceaux de littérature. Pour lui, la philosophie est non pas l'amour de la sagesse, mais plutôt l'attrait du vide. Il le dit en de savoureux aphorismes, philosophant ainsi comme il le faut: à coups de marteau. Il tape sur la religion, les jobards, Epictète ou BHL, loue Cioran et Clément Rosset, aime Françoise Hardy et Françoise Sagan. Trop flemmard pour être vraiment nihiliste, Frédéric Schiffter manie à merveille l'ironie, cette «élégance de l'indignation». Adepte de la forme brève, il parvient à tourner ses phrases «de telle sorte que l'on donne au lecteur la sensation qu'il lit ses propres pensées». Démagogie? Oui, mais démagogie de la qualité. On prend!

François Busnel
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:54
La politique est dans le néant
AgoraVox - Paris,France
... la pyramide du Louvre et la piètre dévotion à l’Histoire monumentale dont Nietzsche nous dirait des nouvelles dans un remake de sa seconde intempestive. ...
Afficher tous les articles sur ce sujet
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:24
TUYAU (4) Les sites de Didier Moulinier
Tuyau (5). Les BLOGS. > Les Livres de Philosophie. > Nouvelles philosophiques. > Apprendre la Philosophie. > Enseigner la Philosophie. > De la philosophie ...


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 15:01
http://parolesdesjours.free.fr

500 NATIONS
Un documentaire consacré à l'histoire et au génocide des Indiens d'Amérique

Introduction (2' 41)

Wounded Knee: la fin d'une époque (12' 27)

Les Ancêtres (3' 59)

Les Anasazis  (10' 15)

Cahokia et Palenque (14' 26)

Vallée de Mexico, 1519 (9' 09)

La montée du pouvoir aztèque et l'invasion du Mexique (18' 30)

La chute de l'empire aztèque (16' 34)

Les Caraïbes, 1492 (12' 54)

La révolte d'Enrique (6' 28)

Floride, golfe du Mexique, 1539 (9' 39)

La longue marche de De Soto, 1540 (15' 48)

Terre de Baffin, 1576 (11' 57)

La Confédération de Powhatan (12' 07)

Thanksgiving 1621 (8' 22)

Guerre de King Philip, Nouvelle Angleterre, 1662 (11' 23)

Le commerce dans le nord (8' 56)

Le commerce dans le sud: les Sewee (6' 08)

La guerre contre les Français et les Indiens: Pontiac (10' 55)

La première démocratie d'Amérique: l'hodenosaunee (11' 29)

La révolution américaine (7' 14)

La vallée de l'Ohio, 1782-1808 (10' 06)

Tecumseh (12' 20)

Le sud-est américain: la déportation (10' 14)

Les Cherokee (12' 34)

La côte californienne (12' 33)

Les plaines du sud (12' 30)

La résistance Kiowa (10' 12)

Sitting Bull et Crazy Horse, la résistance (9' 33)

Les Nez-Percés, Chef Joseph (12' 30)

Les Apaches, Cochise et Geronimo (11' 17)

La culture en péril (13' 21)

Conclusion (7' 40)

http://parolesdesjours.free.fr




Message propulsé par splio
> http://www.splio.fr/

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 12:10
Pugnacité du cafard
Frédéric SCHIFFTER
.  Philosophe
Ecoutez

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 10:15
Archives Françoise Dolto
Outil pour tous ceux qui portent de l’intérêt aux recherches théoriques et cliniques de Françoise Dolto : Biographie, Album-photos et inventaire complet des ...
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 19:17
 
Au Cœur de l'Extra-Ordinaire
Henri Broch
Editeur : book-e-book / Collection : Zététique
Nouvelle édition
"Un beau travail, fort salubre"
Georges CHARPAK

Fruit du travail d’une trentaine d’années sur tout ce qui touche au paranormal, à l’occulte ou au mystérieux, cet ouvrage - absolument sans équivalent - présente les résultats de l’enquête scientifique la plus complète qui ait jamais été faite sur l’ensemble des phénomènes “paranormaux”. Le Zodiaque et l’astrologie, l’électricité dans l’Antiquité et l’ordinateur préhistorique de Stonehenge, les mégalithes, les pyramides et les extraterrestres, l’iridologie et l’acupuncture, l’homéopathie et la “mémoire de l’eau”, le spiritisme et la radiesthésie, la perception extra-sensorielle et la parapsychologie, la marche sur le feu et... la marche sur les eaux, les colombes de Fatima et le miracle de Lourdes du Dr. Carrel, les voix du Saint Esprit et les secrets des temples antiques... la thèse de doctorat d'Elizabeth Teissier et tant d’autres choses encore. Rien n’échappe aux investigations et à l’esprit critique de l’auteur et nous découvrons ainsi - preuves à l’appui - la réalité, les explications et les “recettes” de tous ces mystères. Dans cette quête de la vérité, cet ouvrage brise beaucoup de tabous, bouscule les convictions toutes faites, les croyances et dogmes un peu vite établis et pose de nombreuses questions; il ne laisse personne indifférent et provoque de vives réactions. La Zététique dans toute sa puissance !
394 pages - Français • Date de parution : septembre 2005 • ISBN : 2-915312
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:39
26 septembre

Il fut un temps où les gens cherchaient dans les étoiles des réponses à leurs problèmes.

Il fut un temps où les gens se pressaient auprès des sorciers et des magiciens pour la guérison de leurs proches ; un temps où la vie ou la mort étaient suspendus à l'appel aux dieux et à un sacrifice rituel.


Il fut un temps où les gens étaient assujettis aux rois ; un temps où les hommes et les femmes étaient soumis à la torture, et même brûlés sur le bûcher, au motif de leurs croyances.

D’habitude,  nous reléguons de telles pensées arriérées au  rang de témoignages du passé de nos ancêtres qui étaient privés d’instruction, «des gens d’il y a longtemps et qui ne pouvaient s’appuyer sur rien de plus adéquat ». En fait, ce vieux mode de pensée, cette ignorance, imprègne toujours notre société d'aujourd'hui.

De nombreuses personnes continuent, aux États-Unis et partout dans le monde, à se référer à de vieilles croyances pour décider ce qui est bien et ce qui est mal pour eux,  pour déterminer qui aimer, et qui haïr. Ces personnes persistent à s'appuyer sur des textes anciens pour élaborer leurs politiques et pour guider leurs nations.

A cet âge de la modernité, nous devrions avoir de meilleures bases de savoirs ; nous avons de meilleures bases de savoirs. Les outils et les méthodes de la pensée scientifique ont étendu la connaissance que nous avons de la vie et de notre place dans cet univers.

Cette connaissance, fondée  sur l’expérimentation et la vérification des hypothèses, sur le recours au naturel plutôt qu’au surnaturel, a apporté d'énormes bienfaits à l'humanité.

Les valeurs de la science nourrissent notre curiosité et nous encouragent à rechercher de nouvelles informations sur notre monde. Elles nous donnent la liberté de poser des questions et nous ouvrent à l’examen de nouvelles et meilleures options.

De la médecine à l'industrie, à la démocratie, les valeurs de la science nous ont permis de remettre en question ce qui était établi, d'apprendre, de nous adapter et de prospérer.

Pour les décennies à venir, nous avons des défis sérieux à relever et des décisions politiques importantes à prendre, des décisions difficiles, sur l'énergie et le changement climatique, sur les bio- et les nano- technologies, sur la surveillance et la protection de la vie privée, sur la mondialisation économique et culturelle.

Il ne suffira pas à de croire, d’émettre des vœux, ni encore de prier, pour trouver des solutions. Nous avons des vrais problèmes qui exigent de vraies réponses.

Il fut un temps où le dogme, la superstition, et la pensée magique étaient le mieux de ce que les humains pouvaient mobiliser, mais ce temps est révolu. Aujourd’hui est venu le temps de la raison, de la science, et de la libre pensée.


Le Center for Inquiry se consacre à la science, à la raison au libre examen dans tous les domaines qui présentent un intérêt pour les humains. Notre objectif est de promouvoir l’esprit scientifique,  et de répandre dans le public la compréhension des méthodes de la science.
 
Nous vous invitons à faire plus avant connaissance de la façon dont nous mettons en avant la raison, les valeurs humanistes, et la laïcité tout autour de la planète. Si ces valeurs revêtent autant d’importance pour vous qu’elles en ont pour nous, nous vous invitons à rejoindre le Center for Inquiry. Faites que votre voix soit entendue. Avec votre aide, nous pouvons faire en sorte que notre temps, votre temps, soit un temps de la science et de la raison.

 036racines

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 14:24
 
TRADUCTION DU TEXTE EN FRANçAIS :
 
 Il fut un temps où les gens cherchaient dans les
>étoiles des réponses à leurs problèmes.
>
> Il fut un temps où les gens se pressaient auprès
>des sorciers et des magiciens pour la guérison de leurs
>proches ; un temps où la vie ou la mort étaient suspendus
>à l'appel aux dieux et à un sacrifice rituel.
>
>
>
> Il fut un temps où les gens étaient assujettis
>aux rois ; un temps où les hommes et les femmes étaient
>soumis à la torture, et même brûlés sur le bûcher, au
>motif de leurs croyances.
>
> D'habitude, nous reléguons de telles pensées
>arriérées au rang de témoignages du passé de nos
>ancêtres qui étaient privés d'instruction, «des gens d'il
>y a longtemps et qui ne pouvaient s'appuyer sur rien de
>plus adéquat ». En fait, ce vieux mode de pensée, cette
>ignorance, imprègne toujours notre société d'aujourd'hui.
>
> De nombreuses personnes continuent, aux
>États-Unis et partout dans le monde, à se référer à de
>vieilles croyances pour décider ce qui est bien et ce qui
>est mal pour eux, pour déterminer qui aimer, et qui
>haïr. Ces personnes persistent à s'appuyer sur des textes
>anciens pour élaborer leurs politiques et pour guider
>leurs nations.
>
> A cet âge de la modernité, nous devrions avoir de
>meilleures bases de savoirs ; nous avons de meilleures
>bases de savoirs. Les outils et les méthodes de la pensée
>scientifique ont étendu la connaissance que nous avons de
>la vie et de notre place dans cet univers.
>
> Cette connaissance, fondée sur l'expérimentation
>et la vérification des hypothèses, sur le recours au
>naturel plutôt qu'au surnaturel, a apporté d'énormes
>bienfaits à l'humanité.
>
> Les valeurs de la science nourrissent notre
>curiosité et nous encouragent à rechercher de nouvelles
>informations sur notre monde. Elles nous donnent la
>liberté de poser des questions et nous ouvrent à l'examen
>de nouvelles et meilleures options.
>
> De la médecine à l'industrie, à la démocratie,
>les valeurs de la science nous ont permis de remettre en
>question ce qui était établi, d'apprendre, de nous
>adapter et de prospérer.
>
> Pour les décennies à venir, nous avons des défis
>sérieux à relever et des décisions politiques importantes
>à prendre, des décisions difficiles, sur l'énergie et le
>changement climatique, sur les bio- et les nano-
>technologies, sur la surveillance et la protection de la
>vie privée, sur la mondialisation économique et
>culturelle.
>
> Il ne suffira pas à de croire, d'émettre des
>voux, ni encore de prier, pour trouver des solutions.
>Nous avons des vrais problèmes qui exigent de vraies
>réponses.
>
> Il fut un temps où le dogme, la superstition, et
>la pensée magique étaient le mieux de ce que les humains
>pouvaient mobiliser, mais ce temps est révolu.
>Aujourd'hui est venu le temps de la raison, de la
>science, et de la libre pensée.
>
>
> Le Center for Inquiry se consacre à la science, à
>la raison au libre examen dans tous les domaines qui
>présentent un intérêt pour les humains. Notre objectif
>est de promouvoir l'esprit scientifique, et de répandre
>dans le public la compréhension des méthodes de la
>science.
>
> Nous vous invitons à faire plus avant
>connaissance de la façon dont nous mettons en avant la
>raison, les valeurs humanistes, et la laïcité tout autour
>de la planète. Si ces valeurs revêtent autant
>d'importance pour vous qu'elles en ont pour nous, nous
>vous invitons à rejoindre le Center for Inquiry. Faites
>que votre voix soit entendue. Avec votre aide, nous
>pouvons faire en sorte que notre temps, votre temps, soit
>un temps de la science et de la raison

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