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Ecosia : Le Moteur De Recherch

2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 17:47
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 17:39

L'institut Kervégan

Un centre d’analyses et de réflexions de la société civile, Un laboratoire d’idées ayant pour objet la production d’observations et de propositions pour orienter les choix des politiques publiques, à l’échelle locale ou nationale et toujours à distance des idéologies politiques ou religieuses.

Les membres sont des acteurs de toutes les sphères socio-professionnelles: Leaders du monde économique, Universitaires, ou Militants associatifs.

Un principe : l’éthique de la discussion fondée sur le respect des autres, l’écoute et la tolérance, le souci de débattre en mobilisant l’intelligence collective au service de tous les citoyens.

Une agora, un espace de croisement et de partage des savoirs pour penser la société, valoriser les initiatives et développer la solidarité.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 15:36

Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur
1. Que puis-je savoir ? 2. Que dois-je faire ? 3. Que m'est-il permis d'espérer ? 4. Qu'est-ce que l'homme ? Telles sont, selon Kant, les quatre questions essentielles de la philosophie. je me les suis posées. A chacune j'ai répondu : rien. Mais sans doute ne suis-je pas ce qu'on appelle un "philosophe".


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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 10:24
Fabulons ensemble
S’il n’a absolument rien déplacé en nous lorsqu’on le borde de sa dernière page, un livre est un paquet de feuilles vaines qui a trahi la confiance qu’on lui a faite en lui abandonnant quelques heures de notre vie. Quelle que soit sa façon de le faire, souple ou profonde, folâtre ou redoutable, le livre qui nécessairement nous change, nous frôle ou nous fouette, mais en tout cas nous touche le creux du ventre ou les cordes de l’esprit, a rempli son rôle et accompli le destin de son auteur.


 
Ainsi de L’Espèce fabulatrice, le dernier opus de la perspicace essayiste et romancière Nancy Huston. Un livre court, mais éblouissant, qui laisse une trace généreuse dans la compréhension de ce que nous sommes et nous en offre même un paradigme. Un livre-pilier bâti en long, comme nombre d’ouvrages chez Actes Sud, solidement dressé sur son papier tissé de l’encre des pensées intelligentes. Nancy Huston en est non seulement l’auteur, mais aussi le peintre, colorant par petites touches précises ses déductions. Nancy Huston en est le chef-d’orchestre, convoquant en foule les instruments du savoir et de l’imagination, philosophie, anthropologie, éthologie, biologie, neurosciences, sociologie, psychologie, histoire, géopolitique, littérature, liés par un fil concis d’illustrations autobiographiques.

D’une voix de plume soyeuse et fuselée, tendue parfois d’humour grave, ce livre parle de nous tous, de la façon dont nous pensons, rêvons, espérons, nous confrontons et nous mêlons à autrui, de ce dont nous sommes intimement ourdis, de la trame de fiction dont nous tricotons sans cesse notre appréhension du réel. Nous ne pouvons faire autrement, nous assure Nancy, nous sommes entièrement pétris de récits. C’est notre humaine spécificité. Rien n’a de sens que celui que nous donnons sans nous lasser au monde. Il n’est aucune phrase accessoire, dans ce livre très sain, et en isoler quelques-unes met bien en peine lorsqu’on souhaiterait les faire toutes entendre. J’en pêche malgré tout, dans les premières pages d’exposition seulement, car il n’est pas forcément courtois envers un nouveau livre d’en montrer çà et là son déploiement aux yeux de ceux qui n’en ont pas encore caressé la couverture ; se dévêt-on volontiers devant des inconnus ?
 
« Nous seuls percevons notre existence sur Terre comme une trajectoire dotée de sens (signification et direction). Un arc. Une courbe allant de la naissance à la mort. Une forme qui se déploie dans le temps, avec un début, des péripéties et une fin. En d’autres termes : un récit. (…) Le récit confère à notre vie une dimension de sens qu’ignorent les autres animaux. »
 
« L’univers comme tel n’a pas de Sens. Il est silence. Personne n’a mis du Sens dans le monde. Personne d’autre que nous. »
 
« Nous ne supportons pas le vide. Nous sommes incapables de constater sans aussitôt chercher à ’’comprendre’’. Et comprenons, essentiellement, par le truchement des récits, c’est-à-dire des fictions. »
 
« Le sens est promu en Sens. Tout est par nous ainsi traduit, métamorphosé, métaphorisé. (…) Car la vie est dure, et ne dure pas, et nous sommes les seuls à le savoir. »
 
« La narrativité s’est développée en notre espèce comme technique de survie. Elle est inscrite dans les circonvolutions même de notre cerveau. (…) Sur des millions d’années d’évolution, l’Homo Sapiens a compris l’intérêt vital qu’il y avait pour lui à doter, par ses fabulations, le réel de Sens. C’est ce que nous faisons tous, tout le temps, sans le vouloir, sans le savoir, sans pouvoir nous arrêter.
 
« Parler, ce n’est pas seulement nommer, rendre compte du réel ; c’est aussi, toujours, le façonner, l’interpréter et l’inventer. Le réel est sans nom. Le nom ’’juste’’ ou ’’naturel’’ - d’un objet, acte ou sentiment, n’existe pas. »
 
« Ce qui est spécifiquement humain, ce n’est pas d’être gentil ou méchant, cruel ou compatissant, c’est de se dire que l’on est pour quelque chose ; or cette chose (religion, pays, lignée) est toujours une fiction. »
 
« La conscience, c’est l’intelligence, plus le temps : c’est-à-dire la narrativité. »
« En pénétrant notre cerveau, les fictions le forment et le transforment. Plutôt que nous les fabriquions, ce sont elles qui nous fabriquent – bricolant pour chacun de nous, au cours des premières années de sa vie, un soi. »
 
Notre mémoire est une fiction individuelle ; notre histoire une fiction collective, nos idéologies et nos religions, des fictions explicatives et tranquillisantes. Nos cultures, des groupes où nous fabulons ensemble une identité ; autrefois il en allait de notre survie. L’amour conjugal, un récit délicieux où nous construisons un portrait de l’autre, où nous nous comportons comme si. Comme s’il s’agissait de l’être le plus merveilleux du monde ; et de ce fait, il l’est. Parce que tout ce qui se trouve dans nos cerveaux existe vraiment. Il suffit d’en constater les preuves autour de nous : Lascaux, le plafond de la Sixtine, les Noces de Figaro, par exemple…
 
Mais aussi les guerres, les viols, les tortures, les massacres. Parce que nous ne produisons évidemment pas que des fictions sublimes et bienfaisantes ; il en est de primitives aux reliefs de peur, il en est de mauvaises aux couleurs de mort. La surinterprétation des fictions, c’est-à-dire la paranoïa, nous guette, seul ou en groupe. Il n’est pas suffisant d’anéantir les autres, mais de s’introduire dans leurs récits pour les changer. Le plus grand danger est représenté par les fictions qui n’ont pas conscience d’elles-mêmes : les fanatiques considèrent la vérité comme un trésor dont ils sont seuls propriétaires, et peuvent aller jusqu’à mettre en jeu leur corps et celui d’autrui à titre de preuves. Dans les temps de crise et de survie, ou dans les pays où il n’est pas autorisé de travailler à la critique des fictions identitaires et de changer d’opinion, on s’agglutine aux fables officielles comme à un fer glacé et on ne s’identifie qu’à ceux qui nous ressemblent. Quant à la facilité avec laquelle les vendeurs de produits et de consensus peuvent manipuler à leur seul profit notre capacité et notre besoin de narrativité, elle se nomme publicité et propagande.
 
Nous grandissons en civilisation quand nous recherchons des causes plus volontiers et plus souvent que des malédictions, et quand nous nous connaissons en tant que créateurs et interprètes de nos fictions indispensables. Le roman est un remède puissant pour nous guérir des mauvaises : de toutes nos créations, affirme Nancy Huston, rien n’est plus socialement important que lui. En nous identifiant à des personnages d’époques, de cultures et de milieux différents, nous percevons que les nôtres sont également des récits ; nous pouvons alors en décoller le nez et les humer avec un peu de distance ; en comprenant les autres, nous nous trouvons nous-mêmes. Nous n’aurions pas besoin d’armes si nous lisions tous, si l’éducation et l’accessibilité à la littérature mondiale étaient une stratégie. Le véritable art romanesque ne cherche pas à stupéfier forcément plus que ne le fait la réalité ; il nous donne un autre point de vue sur elle.
 
L’Espèce fabulatrice est un livre anti-nihilisme, anti-philosophie de l’absurde : que nous importe que la vie, au vu d’une transcendance vide et d’un dessein introuvable, n’ait aucun sens ? C’est nous qui lui donnons un sens. Et puisque nous le faisons, il existe vraiment. D’ailleurs, quand on extirpe de force du sens de l’esprit des gens, comme par exemple lorsqu’on retire de la responsabilité, de l’initiative et de la solidarité transversale dans l’accomplissement de leur travail, on les rend malades ; en gérant l’humain comme un stock, on le tue.
 
Avec ce décodage de notre permanente herméneutique du réel, Nancy Huston court parmi les grands athlètes de l’esprit – probablement qu’elle et son compagnon, le théoricien de la littérature et historien des idées Tzvetan Todorov, s’entraînent ensemble ; on imagine d’ailleurs la haute portée des conversations que ce couple tient entre la poire et le fromage ou le café et les croissants… – On pense par conséquent aux écrivains moralistes (Montaigne, La Bruyère, La Rochefoucauld) qui ne voient pas la raison comme toute puissante, et en s’appuyant sur des métaphores essentielles – la vie comme voyage, le monde comme théâtre – regardent l’existence en en soulignant les fictions.
 
Mais L’Espèce fabulatrice dialogue aussi avec Hegel, le rejoignant lorsqu’il postule que l’expérience de la vérité est toujours une interprétation à la lumière d’un horizon historique, s’en déprenant lorsqu’il affirme que la conscience peut cependant se hisser au savoir absolu. On pense alors à Nietzsche, posant que la vie veut l’illusion, le mensonge est une condition vitale, que notre volonté de vérité achoppe sur notre désir de croire, et qu’on ne distingue pas toujours la différence entre découvrir et inventer : « [Les philosophes] sont tous des avocats qui ne veulent pas passer pour tels. Le plus souvent ils sont même les défenseurs astucieux de leurs préjugés qu’ils baptisent du nom de « vérités »très éloignés de l’intrépidité de conscience qui s’avoue ce phénomène. » (…) [Le philosophe] crée toujours le monde à son image, il ne peut pas faire autrement, car la philosophie est cet instinct tyrannique, cette volonté de puissance la plus intellectuelle de toute, la volonté de « créer le monde », la volonté de la cause première » (Par-delà bien et mal, 1886). Mais lorsque l’illusion, consciente d’elle-même, se fait arts, elle est un « baume salutaire » qui nous repose de regarder tragiquement l’existence.
 
L’intrépide Nancy Huston n’entend pas faire de nous des adorateurs d’une transparence forcenée, qui ne serait qu’une illusion prétendant en finir avec elle-même ; elle nous exhorte à mieux choisir, s’adressant ainsi au noyau dur de notre liberté, cette « citadelle intérieure » qu’évoque Marc-Aurèle : certaines fables sont mortifères, tandis que d’autres sont vitales. Un monde sans fictions sera peut-être un monde en écologique et parfait équilibre, mais ce sera un monde dont nous aurons disparu.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:00
Reçu de "programme républicain"
[la conclusion suggère que le programme républicain est une émanation de l'ancien pole républicain, à savoir de partisans du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement et de Debout la République de Nicolas Duont-Aignan]
---------- Message transféré ----------
Objet : Fw [programmerepublicain] Bertrand, Martine ou Ségolène… le prochain secrétaire du PS ne sera pas laïque !
À : Republicain Programme <programmerepublicain@yahoogroupes.fr>


REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE
Bertrand, Martine ou Ségolène… le prochain secrétaire du PS ne sera pas laïque !
mardi 30 septembre 2008, par Christine Tasin

Sauf miracle, ce sera un anti-laïque qui sera aux commandes du deuxième parti de France, censé être le fer de lance de l'opposition, de gauche ! Censé, à ce titre, préserver l'héritage de la Révolution française. Censé se battre pour que le bouleversement apporté par les Lumières se poursuive. Censé veiller à ce que la religion reste dans la sphère privée, celle de la conscience. Censé veiller à ce que des rites et des superstitions ne viennent pas entacher la chose publique ni remettre en cause l'égalité homme-femme.

Las ! Enfer et damnation ! Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre…

Accusés, levez-vous.

 

Martine Aubry, vous êtes accusée de communautarisme au profit de la religion musulmane. C'est bien vous qui avez osé vous opposer à la loi sur les insignes religieux à l'école. C'est bien vous qui avez osé réserver des horaires de piscine aux femmes. C'est bien vous qui avez permis les subventions de la communauté urbaine de Lille à l'association ARD (1), qui collabore avec la radio musulmane, Pastel FM, qui invite Tariq Ramadan, l'homme qui, à propos de la loi sur les insignes religieux à l'école, déclara que les musulmans devaient "se lever et s'opposer à ce projet" et qui demande, sans vergogne, un "moratoire" sur les lapidations … ou encore Hassan Iquioussen, ce prêcheur de l'UOIF qui accuse les juifs d'avoir été "en connivence avec Hitler" ! C'est bien vous qui avez favorisé la création du lycée musulman dans la mosquée de Lille sud dont Asmar Lasfar (UOIF) est le recteur. C'est bien vous qui avez permis à la municipalité de Lille de suspendre la crémation de l'athée Amar Bergham que ses trois enfants majeurs, avec l'autorisation du Tribunal de Douai, avaient demandée, pour faire pièce aux injonctions religieuses du recteur du même Asmar Lasfar, qui refuse le droit de l'individu à l'apostasie. (On ose espérer que le fait que votre mari soit l'avocat de l'UOIF et d'Asmar Lasfar n'a rien à voir dans tout ça…) C'est bien vous, aussi, qui laissez se développer des activités non-mixtes pour les jeunes dans des Centres sociaux municipaux de Lille…(2)

Je ne vous confierais pas mes enfants, Madame Aubry, alors encore moins le rôle de l'opposition de gauche face à un pouvoir qui se veut, lui aussi, communautariste.

 

Bertrand Delanoe, vous êtes accusé de collusion avec les intérêts religieux, aux dépens de la République laïque que vous devez représenter et défendre. C'est bien vous qui avez baptisé une place "Jean-Paul II". C'est bien vous qui avez subventionné de la modique somme de 4 millions d'euros un "institut des cultures islamiques". C'est bien vous qui avez fait du Dalaï-Lama le citoyen d'honneur de Paris. C'est bien vous qui avez fait financer par le contribuable parisien la "Nuit du Ramadan". C'est bien vous qui subventionnez des écoles juives intégristes, au grand dam de certains de vos amis de gauche au Conseil de Paris qui, de ce fait, souhaitent créer un observatoire de la laïcité à Paris ! (3). C'est un comble ! Les élus doivent se protéger des élus... C'est bien vous, aussi, qui, pendant les travaux de la mosquée intégriste de la rue de Tanger, dont vous autorisez l'extension, prêtez un gymnase qui sert de mosquée temporaire...

Je ne vous confierais pas mes enfants, Monsieur Delanoe, alors encore moins le rôle de l'opposition de gauche face à un pouvoir qui se veut, lui aussi, communautariste.

 

Ségolène Royal, vous êtes accusée de complaisance douteuse envers les religions, aux dépens de la laïcité et de son corollaire, la liberté d'expression. C'est bien vous qui avez déclaré que vous ne "laisseriez pas insulter Dieu" suite à l'affaire des caricatures. C'est bien vous qui avez osé dire que le voile était préférable au string. C'est bien vous qui vous êtes complaisamment fait photographier en compagnie de femmes voilées pendant la campagne des présidentielles ou bien, au printemps dernier, en train de prier dans une église de Florence… C'est bien vous, encore, qui avez osé assister à une conférence de Ayaan Hirsi Ali, monter l'embrasser à la tribune, vous faire photographier avec elle et la poignarder dans le dos le lendemain en déclarant qu'on n'avait pas le droit de tenir des propos si critiques sur une religion et que ceux d'Ayaan devaient être imputés à sa condition de femme ayant souffert dans sa chair ! C'est bien vous, aussi, qui, reniant vos promesses de campagne, avez applaudi au Traité de Lisbonne et à la Charte des Droits Fondamentaux qui risque de remettre en cause la laïcité et notamment l'interdiction des symboles religieux dans les écoles... Enfin, c'est bien vous qui osez vous allier au maire communautariste de Lyon, Gérard Collomb, celui qui vient de s'engager à subventionner (4) l'institut français de civilisation musulmane que réclame le recteur de la grande mosquée de Lyon.

Je ne vous confierais pas mes enfants, Madame Royal, alors encore moins le rôle de l'opposition de gauche face à un pouvoir qui se veut, lui aussi, communautariste .

On pourrait imaginer un retournement de situation qui verrait la victoire d'un Benoît Hamon, qui incarne la gauche du parti, a pour lui son engagement pour le "non" au T.C.E. en 2005, ses prises de distance face à la social-démocratie proposée par les trois éléphants ci-dessus malgré son passé de Rocardien et le chemin parcouru aux côtés d'Aubry ou de Jospin. Hélas, ce n'est pas si simple et ce n'est pas mieux ! D'abord l'aile gauche du PS comprend un certain nombre de communautaristes qui ont combattu la loi de 2004 et attendent vraisemblablement l'opportunité de vendre leur ralliement à Aubry ; ensuite, Benoît Hamon a commis une erreur gravissime, il a fondé en juillet 2007, en compagnie du communautariste Noël Mamère le laboratoire d'idées (ce que ces élus français amoureux de leur langue nomment un think tank) La Forge. On consultera avec profit le programme de travail du Groupe de réflexion "Culture et libertés" (5) qui refuse la responsabilité individuelle, critique la répression et ne veut que s'attacher aux "causes économiques et sociale" de la délinquance, dans une logique libertaire qui augure bien mal du traitement réservé par les fondateurs de La forge aux revendications religieuses… Faut-il d'ailleurs rappeler que Noël Mamère fut le seul député qui reçut des délégations de voilées, qu'il ferrailla contre la loi de 2004 et qu'en 2005 il a siégé à la tribune du Congrès de l'UOIF, en compagnie d'une voilée ????

Alors, me direz-vous, plus d'espoir ? Mais si ! Le Parti Socialiste n'est pas le seul parti en France, et les Français, malgré l'omerta des medias, malgré le matraquage de l'UMPS, ont encore le choix de partis authentiquement républicains capables de les représenter et de les défendre comme le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement ou Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan(6). L'opposition peut passer entre leurs mains avisées. Elle le doit. C'est la seule chance du peuple français.

Faites disparaître le Parti Socialiste du paysage et vous pourrez chanter avec moi : "Un seul Parti vous manque et tout est repeuplé !"

Christine Tasin

(1) http://vigilance-laique.over-blog.com/categorie-787343.html

(2) http://www.ripostelaique.com/Le-palmares-anti-laique-lillois-de.html

(3) http://www.leparisien.fr/abo-paris/delanoe-trop-complaisant-avec-les-religions-29-09-2008-258822.php

http://www.leparisien.fr/abo-paris/3-meur-pour-des-creches-loubavitch-29-09-2008-258821.php

(4) http://www.leprogres.fr/infosdujour/rhone/1047444.html

(5) http://la-forge.info/2008/03/01/groupe-de-reflexion-culture-et-libertes-programme-de-travail/#more-118

(6) http://www.dailymotion.com/video/k3YagjU9ZRBcTgMvY9

 


__._,_.___
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 23:10
Le livre des fantasmes, Bret Kahr
Fantasme… Quel mot plus érotique-voilé, magique-circonstanciel, explosante-fixe dans le vocabulaire français ? A lui seul, il évoque le désir et son impossible satisfaction, la contrainte sociale et l’accomplissement de pensées interlopes. Ce terme devient une quintessence de ce qui nous hante infiniment : notre porte ouverte vers une sexualité exaltée et libre, pas forcément spectaculaire, mais exprimée dans son plus simple appareil. Celui débarrassé de tout secret.

Et les définitions ne manquent pas. Chacun y va de la sienne – allez-y donc, avec un dictionnaire sur les genoux (hmm… une femme avec un dictionnaire sur les genoux…), et demandez à vos proches de définir le terme ! En ce sens, le livre de Bret n’aide pas vraiment à se faire une idée de ce que signifie un fantasme. Au moins peut-il fixer le lecteur sur une idée définitive s’il est nécessaire : il n’existe pas UN fantasme, mais des myriades.

Des myriades de pensées secrètes agitent nos frères humains qui après pendant et avant nous vivront, vivent ou ont vécu.

Réunissant ainsi les quelque 19.000 témoignages d’une enquête menée sur la population anglaise, Bret agit en chercheur et tente d’aborder le fantasme sous une pluralité d’angles. Pour le néophyte de la psychanalyse, aucun risque, hormis quelques aspects historiques et deux ou trois notions pas bien méchantes à cerner, le jargon ne pollue pas le plaisir de la lecture.

Ni vraiment un essai, ni une étude savante (au sens pesante), et pourtant riche d’informations, il semblerait bien que ce livre nous aide à mieux supporter nos propres secrets : de connaître ceux des autres facilite largement la vie.

La franchise avec laquelle les personnes ont répondu au questionnaire peut en effet choquer, ainsi que Bret en avertit le lecteur. Si l’on se hasarde à ouvrir ce livre, il faut le faire en pleine conscience et surtout s’assurer que l’on sait où l’on met les pieds : c’est un accès direct sur un réservoir de parfois terribles songes, qui ne manqueront pas de choquer. On pense par exemple à cette femme qui avoue qu’être prise par son frère et deux de ses amis la ferait terriblement jouir. Mais on n’est pas vraiment dans de l’inattendu, avec cette révélation.

On apprendra beaucoup sur la nature humaine à travers ce livre, autant qu’il pourrait choquer les esprits. Dans tous les cas, on ne ressort pas de cette lecture sans avoir appris, découvert ou rejeté. Si elle peut permettre de vivre mieux ses propres fantasmes, de les comprendre en les jaugeant à l’aune de ceux d’autrui, alors peut-être, oui, est-ce là une œuvre qu’il ne faut pas rater.

Attention cependant : pour public (vraiment) averti de ce qu’il va lire.


Retrouvez Le livre des fantasmes, sur Place des libraires.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:42

Hume, David

Edimbourg, 1711 - id, 1776
© Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia

   

 

 


David Hume



Philosophe écossais. David Hume, qui perd son père à l'âge de trois ans, est élevé par sa mère, sous le contrôle rigide de son oncle, pasteur.

En 1734, il part pour la France, où il rédige son Traité de la nature humaine, qui aura peu de succès. Secrétaire d'un diplomate en mission sur le continent de 1746 à 1750, il acquiert une certaine notoriété grâce à l'Enquête sur l'entendement humain. Sa candidature à la chaire de philosophie d'Edimbourg et de Glasgow ayant été refusée, il devient bibliothécaire de l'ordre des avocats d'Edimbourg.

 

De 1763 à 1766, il séjourne à nouveau en France, où, secrétaire de l'ambassadeur d'Angleterre, il est fêté par les salons parisiens et les Encyclopédistes. Il est nommé sous-secrétaire d'Etat à Londres, en 1767, avant de retourner, en 1769, dans sa ville natale, où il meurt en 1776.



Une pensée antimétaphysique
Sur les pas de Newton, Hume entend instituer une science de l'homme où l'expérience à la fois confirme, corrige et limite l'investigation. Selon le philosophe écossais, ce ne sont pas les choses que nous connaissons, mais seulement les savoirs qui s'y rapportent: tout échappe à la connaissance, à l'exception de l'entendement humain, entièrement soumis à l'expérience. Cet empirisme, qui entretient des liens évidents avec le naturalisme et le scepticisme, est marqué par une orientation violemment antimétaphysique.  

 

Les limites de la raison
Toute l'entreprise de Hume apparaît, notamment dans les Dialogues sur la religion naturelle, comme une critique du principe de raison: tout en admettant qu'il y a un ordre des choses, le philosophe affirme qu'il est vain de chercher à l'expliquer en s'appuyant sur l'entendement. L'examen de tous les systèmes religieux - c'est-à-dire de toutes les cosmogonies - montre qu'il n'est pas nécessaire de supposer que la cause du monde est un dessein intelligent. Tout peut être cause de l'ordre («Pourquoi un système ordonné ne pourrait-il être tissé du ventre aussi bien que du cerveau?»), et lorsque la raison veut en rendre compte elle s'égare dans l'arbitraire.

La raison elle-même, souligne Hume, est un fait du monde, par conséquent «elle nous est aussi peu connue que l'instinct ou la végétation». Nous pouvons tout au plus connaître son mécanisme, non son fondement, et en régler l'usage dans ses limites naturelles. Cependant, cette régulation vigilante est indispensable, car l'ordre de l'esprit s'engendre du désordre et tend à y retourner. La raison n'est que l'imagination rendue uniforme.  

L'esprit passe naturellement d'une idée à une autre, mais au gré du hasard: aucune idée n'a par elle-même d'affinité exclusive ni constante avec une autre. Les idées sont réunies selon les principes d'association, qui imposent leur règle à l'imagination: l'esprit va d'une idée à une autre suivant les transitions faciles que constituent la ressemblance, la contiguïté et la causalité.  

Une lutte incessante oppose donc le délire et les principes qui font de l'imagination une faculté organisée. La ruse la plus subtile et la plus redoutable de l'imagination consiste à mettre à son service les principes mêmes qui l'assujettissent, notamment la causalité, dont elle se saisit pour induire les superstitions les plus extravagantes. C'est ce que Hume nomme fiction, qui résulte d'un usage illégitime des principes de la nature humaine.  

Croyance et causalité
Connaître implique toujours un dépassement du donné: lorsqu'on formule des propositions telles que «César fut tué au sénat», on croit à quelque chose qu'on n'a pas vu; de même, lorsqu'on dit que «Le soleil se lèvera demain», on croit à quelque chose qui, par définition, dépasse l'expérience.

Parmi les principes, seule la causalité permet de concevoir l'idée de quelque chose à venir, l'idée d'un effet à prévoir ou d'une cause probable. La causalité (comme principe) n'établit pas seulement une relation, elle est aussi à l'origine de l'inférence, fondée sur la répétition des cas semblables: après avoir constaté plusieurs fois une relation A-B (entre la flamme et la chaleur, par exemple), à partir de A on conclut B, et inversement. Inférer, c'est s'attendre à quelque chose sur la base de l'expérience.  

Cependant, ce n'est pas l'expérience qui peut produire par elle-même son propre dépassement: la répétition du même dans l'expérience laisse les événements indépendants les uns des autres. On pourrait envisager alors que c'est l'entendement qui procède à l'inférence, que ce sont les opérations de l'entendement qui supposent la causalité, c'est-à-dire le droit de présumer que dans le futur un objet sera lié à un autre, comme dans le passé. Or Hume refuse cette hypothèse en affirmant que la répétition, qui ne change rien dans les choses, modifie l'esprit: celui-ci s'habitue au retour d'un phénomène, il anticipe B si A survient ou suppose A si B est donné. L'esprit a donc un pouvoir de contracter des habitudes: expérience et habitude sont deux principes de la nature humaine.  

Lorsqu'on parle de causalité, c'est-à-dire d'une connexion nécessaire, alors qu'il ne nous est donné qu'une conjonction constante, on ne fait que suivre une tendance subjective. Car la connexion nécessaire est dans l'esprit, non dans les choses, et elle ne s'y trouve que comme effet: le sujet contemple les répétitions dans la nature et éprouve en lui-même la modification qui s'y produit; au-delà des données brutes, que Hume nomme impressions de sensation, c'est l'impression qui apparaît encore: ce qui intervient alors, c'est l'impression de réflexion, qui, se fiant à l'habitude, présume que les répétitions attestées par l'expérience vont se reproduire.  

L'effet ne se déduit pas de sa cause comme, en mathématiques, la conséquence du principe; dans la causalité, on attribue à l'effet une position d'existence, et la négation d'un fait n'implique pas contradiction; en fait, on peut toujours envisager qu'aucune chaleur n'accompagne une flamme.  
 Lorsqu'on croit à l'existence d'un fait, on passe d'une impression vivace à l'idée d'une chose absente: la vivacité de l'impression se communique à l'idée en vertu des principes d'association. Or il est toujours légitime de se demander si l'habitude qu'on contracte est fondée sur une répétition constante. Car l'imagination conçoit de fausses répétitions, en particulier au gré des passions, et l'habitude est alors prise sans réflexion. Si on n'a aucun moyen de prévenir l'erreur, on peut toutefois la limiter: il faut veiller à ce que les répétitions prévues par l'habitude soient confirmées par le calcul des probabilités, qui permet de désigner les répétitions réelles, sur la base de leur fréquence.  

La pensée et la pratique
Alors que les impressions diverses sont au fondement de toute opération de l'esprit, les idées, elles-mêmes toujours singulières, ne sont que des copies faibles des impressions. Cette résolution de l'esprit en ultimes éléments sensibles, qui est propre à l'atomisme psychologique de Hume, ramène l'esprit au pur fait de l'existence, antérieure à toute pensée.  

Pure présence atemporelle, l'impression est l'être qui précède l'idée et reste donc en deçà du pensable; elle investit l'esprit de réalité, mais en même temps elle ramène toute totalité et toute permanence à une fiction. Pour Hume, l'unité du monde n'est que présumée, et l'identité du Moi est insaisissable. Cependant, notre certitude pratique que le monde existe est tout aussi inébranlable que notre conviction d'être un Moi à travers la dissipation des impressions. Si nous y croyons, c'est parce que les opérations de l'entendement trouvent leur sens dans la pratique et qu'elles nous aident à vivre.  

Les passions
Pour agir, l'homme a besoin d'une passion, qui recherche le plaisir, et fuit la douleur. Il existe des passions directes: la contemplation d'une belle maison procure de la joie, l'esprit est tourné alors vers le plaisir. Si je suis propriétaire de cette maison, j'en éprouve de l'orgueil; cette autre impression de réflexion me tourne vers l'idée du Moi (dans d'autres cas vers l'idée d'autrui): c'est une passion indirecte. A cela la raison n'a aucune part.  

Dans l'action, la raison n'a d'autre rôle que de discerner l'utile, les bons moyens: elle choisit la cause capable de produire l'effet désiré. En fait, ce sont les passions qui posent les fins, qui déterminent les effets souhaitables. Par conséquent, les passions sont d'une nature radicalement différente de celle de la raison: alors que les moyens d'action peuvent être aisément comparés par la raison, les fins assignées à l'action sont assurément des données incomparables. Certes, il y a une hiérarchie des fins - une action peut être louable ou blâmable -, mais les passions ne sont pas raisonnables ou déraisonnables.  

Morale et esthétique
Comme les passions, la morale ne dépend nullement de la raison impuissante. Cependant, on pourrait supposer que c'est la raison qui permet d'outrepasser les attachements particuliers et étroits créés par les passions et qui rend possible, par là même, la morale. Or, en réalité, c'est l'imagination qui réagit aux principes de la passion: au besoin, elle fait jouer plaisir et douleur hors de leur propre exercice légitime.  
 Alors que dans la connaissance d'un objet nous inférons du connu à l'inconnu, partie par partie, l'affectivité réagit à l'objet comme à un tout. Ainsi, la beauté n'est dans aucune des parties, c'est un effet nouveau produit dans l'esprit par le tout. Il en va de même du chagrin ou de la joie ressentis au spectacle ou éprouvés à l'idée d'une action. C'est le goût qui investit les choses de nos sentiments et qui «fait surgir une nouvelle création».  
 Les passions, qui sont d'abord essentiellement partiales, peuvent s'étendre donc à des totalités de plus en plus vastes. Tandis que les parties sont dans la nature, la totalité est à inventer, notamment par l'utilisation de l'artifice.  

La justice
Les vrais inventeurs sont les législateurs, qui forgent les moyens «obliques» des fins humaines. Vertu artificielle, la justice est requise car la bienveillance n'est pas spontanément universelle, et la répartition des biens matériels est nécessaire en raison de leur rareté. Il est socialement utile que soient établies des règles séparant le mien du tien, si arbitraires paraissent-elles. Le rôle du gouvernement consiste à donner à l'intérêt général la vivacité qu'il n'a pas de soi.  

Les règles générales définies par la raison trouvent leur emploi par excellence dans le droit, en particulier dans la régulation de la propriété. Mais les règles ne peuvent pas être dictées par l'utilité, liée à l'intérêt privé et contraire à l'intérêt général que défend la justice. La convention sociale est encore de la nature: notre adhésion à l'artifice suppose une passion qui l'approuve.  

Il n'est rien que nous ne fassions par plaisir, même connaître. Ainsi, la raison n'est qu'« un merveilleux et inintelligible instinct », par rapport auquel Hume privilégie la pratique: pratique intellectuelle, morale, artistique, religieuse.  

Le scepticisme modéré que prône Hume n'est pas une démission; au contraire, c'est une attitude intellectuelle qui vise à exploiter le champ indéfiniment riche de l'expérience. Il cherche à combattre les superstitions, c'est-à-dire les croyances qui se retournent contre la vie et la paralysent, avec la complicité de la raison. Celle-ci, faisant un mauvais usage de la causalité, usurpe ses droits: elle prétend justifier rationnellement ce qui n'est que fiction issue de la métaphysique et de la religion naturelle (qui procéderait de la seule lumière naturelle, c'est-à-dire la raison, et de la conscience intime). C'est ainsi que débute la crise ouverte du rationalisme que Hume, selon l'expression de Kant, éveilla de son « sommeil dogmatique ».


Bibliographie
1740 Traité de la nature humaine  
1741-1783 Essais moraux, politiques et littéraires  
1748 Essai sur l'entendement humain  
1751 Enquête sur les principes de la morale  
1762 Histoire d'Angleterre  
1779 Dialogues sur la religion naturelle

 

Pour en savoir plus
Hume et Rousseau
Langage et formes d'expression philosophiques
La philosophie des sciences
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 16:39
  • LA FOLLE ET LE SAINT

LA FOLLE ET LE SAINT

   

Paris, hôpital de la Salpêtrière, année 1880 : une pauvre vagabonde commence une longue vie de folle dans le service de Pierre Janet, qui la soignera pour délire mystique, vingt-deux ans durant. On l'appelle Madeleine. Calcutta, temple de la déesse Kâli : au même moment, un pauvre brahmane visionnaire devient un grand saint sous le nom de Ramakrishna. Son mysticisme est éclatant. Malgré la distance, malgré de profondes différences entre le Bengale et la France, on les dirait jumeaux. Mais l'un est déclaré saint, et l'autre folle. Madeleine et Ramakrishna s'inscrivent dans deux traditions culturelles opposées : le positivisme médical du XIXème siècle français et le mysticisme extatique de l'Inde. Catherine Clément et Sudhir Kakar, en un brillant chassé-croisé, nous entraînent à la rencontre de la "Folle" et du "Saint". Catherine Clément ouvre le dossier de Madeleine Le Bouc, patiente de l'illustre psychiatre français qui passe au crible stigmates, discours aux animaux, contractures, suspension de la respiration, jeûnes, visions. Sudhir Kakar interroge la chronique de la vie du mystique bengali Ramakrishna, et, pour la première fois, entreprend l'analyse des capacités thérapeutiques des gourous de l'Inde. Du délire mystique au mysticisme religieux, la frontière est poreuse, et ces enseignements aujourd'hui impressionnants. Rien d'académique dans cette étude : le ton en est alerte, curieux, descriptif, impertinent.  
  • Auteur : Catherine Clement - Sudhir Kakar
  • Date de parution : 03/1999
  • ISBN : 9782020193597
  • Editeur : Le Seuil
  • Collection : CHAMP FREUDIEN
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:18
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:01
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