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Ecosia : Le Moteur De Recherch

17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:25

John C.Wright : L'âge d'or et la fin de l'histoire

Posté par Maxence le 21.12.07 à 16:03 | tags : roman, science-fiction, philosophie

La science-fiction est un genre philosophique par excellence. C'est ce qui fait sa richesse et qui fait aussi que les arguments de ses détracteurs prétextant qu'il s'agit d'une littérature pour adolescent boutonneux ne tiennent pas. Et ce n'est pas le cycle (une geste, ou une saga, pour être précis) de L'Oecumène d'or de John C. Wright qui contredira cette affirmation.

Dans L'Oecumène d'Or (The Golden Age en VO) sous-titré Une geste de l'avenir lointain, l'auteur nous présente une société entièrement gérée par des intelligences artificielles, nommées "sophotechs", qui s'occupent principalement de l'aspect juridique, énergétique, stratégique et économique des affaires humaines tout en pourvoyant à leur plaisir dans des univers virtuelles ultra-sophistiqués. Le genre humain s'est donc asservi volontairement pour son plus grand bien. Les planètes de notre système solaire sont toutes colonisées, ou servent de matière première à la Terre. Mieux, dans cette société véritablement post-humaine, la mort a disparu depuis longtemps. Les humains ne se reproduisent plus de manière "naturelle", ou presque, mais effectuent des copies, des doubles, des artefacts les représentants à divers endroit de l'univers. Ils vivent de toute façon plus généralement dans d'immenses simulations informatiques.

Tout semblerait donc (enfin) parfait dans le meilleur des mondes possibles, si ce type de civilisation sclérosée par un confort lénifiant, la quête du plaisir immédiat et le conservatisme rampant, ne comportait pas aussi de gros défauts : l'ennui tout d'abord, le manque de défi et d'ambition ensuite, ainsi que la peur du changement.
Pourtant, dans un univers où le soleil entrera un jour en expansion et réduira les planètes qui l'entourent en cendre, l'humanité devrait se soucier de son avenir. Un avenir qui, pour certains, se situe dans les étoiles. Mais dans une société comme celle de l'Oecumène d'Or, quand les conditions sont optimales, tout changement est considéré comme une dangereuse régression ou au moins comme une dégradation.



L'Oecumène d'or : Une geste de l'avenir lointain
John C. Wright
(Le Livre de Poche)

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:03
  • Sartre

    C'est peut-être en cela que Sartre a été le plus utile : parce qu'il a su exprimer de façon claire des idées complexes. La pensée de Sartre est une pensée ...
    lunch.free.fr/sartre.htm - 16k - En cache - Pages similaires

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DominiqueGiraudet - dans penser
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 13:17

Chantal Chawaf : les vies abîmées

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Les premières lignes du nouveau roman de Chantal Chawaf (Les obscures, roman, Editions des Femmes, 2008) donnent le ton à l’œuvre : « Attachées aux bulles lumineuses, nous flottons sur les reflets, nous rêvons de remonter le temps mis par la lumière, d’arriver au point d’où nous vient la vie. » Il s’agit ici de saluer la vie, l’énergie en nous, la « douceurs d’être nés » ; de revenir aux corps en bonne santé, combattre la névrose moderne. Tout l’objet de ce roman. 
Voici l’histoire de deux femmes. L’une, Lise, la narratrice, dont la filiation falsifiée, la jeunesse volée, n’apprend que tardivement que sa place fut usurpée par une autre. L’autre, Yashar, la fille naturelle de cet homme étranger que Lise épousa, s’y abandonnant comme une enfant, laissée derrière par son père qui s’en va un matin, sans jeter un œil à cette adolescente de dix-sept ans.

Lise et Yashar. Femme chavirée et fille indomptable. Leur rencontre, sous forme de choc, sera la source jaillissante d’une existence de vagabondes, arrachées à leur sort, dont la vie est soudain mise entre parenthèses par une société qui refoule les êtres authentiques. Fugue de deux rebelles, qui refusent la castration d’une société malade, cloisonnée, « deux femmes en mal d’avenir… » Entre plaisirs et dérives, manques et pollution urbaine, quartiers-ghettos, émeutes châtrées et enfermements psychiatriques pour les corps qui ne parviennent pas à assimiler le dressage social, le roman de Chantal Chawaf veut nous conter le cri de guerre et d’amour de deux femmes qui n’aspirent qu’à une seule chose : retrouver leur liberté. Retrouver la vraie vie…  

 

chawaf.jpgPas seulement sociétale, le récit de Chawaf mêle la crise métaphysique et religieuse que notre histoire porte depuis son berceau : le Caucase. Ni plaidoyer ni apologie d’un passé révolu auquel nous ne reviendrons jamais, cette fiction a toutefois pour ambition de retrouver les traces d’une origine de notre civilisation falsifiée, tronquée par les hommes qui, jadis, imposèrent leur vision du monde, de la femme, de la sexualité et de l’amour.

L’Odyssée dépressive de ces deux êtres en mal de devenir ressemblent de près à une échappée belle, une course contre l’angoisse, la folie, la solitude, le climat anxiogène que le système social installe entre les individus, cloisonnant les femmes, les retirant des hommes, les jetant dans une misère affective et personnelle insoutenable. Cette profonde solitude en forme d’isolement parfaitement inhumain, symbolisée par la banlieue, - récurrente dans l’œuvre de l’auteure -, est celle de cette partie de la ville abandonnée, enclavée, livrée à la barbarie machiste de jeunes gens souvent désœuvrés, souvent ignorants, trop souvent victimes d’un ghetto aveugle et sourd, d’un patriarcat dogmatique et ravageur. Chantal Chawaf, de sa verve d’écrivaine, nous accroche d’abord par son style, celui que l’on lui connaît bien, de livre en livre, Retable, Crépusculaires, Le manteau noir, Infra-monde, autant de romans qui ont su imposer un style maîtrisé, nous racontant des histoires d’amour, de folie et de mort, de solitude, de banlieues incandescentes.

 

De ces accidentées, habitées par le silence d’un mystère lointain, de ces corps traumatisés, de notre époque obscure, Chantal Chawaf sait tirer le fil rouge, incandescent, qui relit l’homme à son humanité, celle-là même que la société post-moderne broie par la violence, le dressage, l’individualisme larvé. Se refusant de céder aux familiarités de notre époque « people et paillettes », et de ses « romans-réalités » dont la grande platitude est l’une des failles à regretter, l’auteure puise toutefois dans ce qu’elle a minutieusement observé, fouille dans sa mémoire personnelle, s’inspire de sa propre vie bousculée, de son enfance douloureuse, nous offrant ainsi une fiction réaliste qui n’accepte aucun compromis avec les « dictats » de la bien-pensance. Et voilà l’une des premières grandes qualités qu’il faut retenir de son dernier roman, intitulé Les obscures : exit la langue de bois ! Exit les modes littéraires ! Et en ce sens, nous pouvons sans conteste saluer cette nouveauté sortie tout droit de la vénérable maison d’édition Des femmes.

 

En détective contemporain, Chantal Chawaf fouille, creuse, observe et scrute les dysfonctionnements de notre époque contemporaine, ce supposé « Eldorado » moderne, du bien-être et de la liberté, de l’épanouissement individuel et de l’égalitarisme pour tous, enclavant les corps, vendant l’amour aux enchères, fanatisant les masses de plus en plus léthargique. Chantal Chawaf emploie certes un ton grave pour décrire un monde en proie à de profondes contradictions, célébrant les libertés individuelles, mais cloisonnant les femmes et les hommes, permettant aux femmes de s’éduquer et d’occuper des postes à responsabilités dans la société civile, mais les contenant dans un véritable état infantile devant leurs maris ; Chantal Chawaf n’accepte aucun compromis d’écriture lorsqu’elle décrit une société bouleversée qui demeure froide à la souffrance affective, une société délétère qui vend du bonheur pour masquer son vide spirituel. Et pourtant ! Ne nous y trompons pas ! Son livre demeure profondément optimiste. C’est un roman qui observe et constate. Les obscures, ce sont ces femmes que l’on vilipende, cachées, réduites à des « faire-valoirs » légitimes, des objets matrimoniaux, des corps géniteurs, prises en otages par la religion et la société patriarcale qui agrège ou exclue aveuglément et sans recours. Les obscures ce sont aussi ces banlieues où la violence et la barbarie ont envahi ces cités dortoirs, abandonnées, exclues, méprisées. Ces « banlieues intérieures ». Chantal Chawaf se livre à un éloge de la vie. Elle sait capter en nous ce souffle d’existence, celui qui nous ramène à notre période pré-natale, celui du fœtus, le moment où la vie est la plus intense, la plus pure. Elle nous montre une France en crise, déchirée par ses contradictions internes, et les communautarismes montants, déspiritualisée, où la voie de l’Esprit et la quête de la chair sont tombées en désuétudes, dans un vide ontologique devenu, à force d’indifférence à son propos, pathétiquement obscène.

 

La densité de ce roman d’environ deux cents pages, le regard critique courageux qu’il porte sur une société patriarcale qui hisse la phallus au firmament, valorisant la force, la domination, l’argent, le succès, font de cette nouvelle fiction un grand moment de libre-pensée, de vrai esprit critique contre la fronde actuelle, véritable dictature de la « pensée unique » qui réduit toute chose, tout être vivant à un pur et simple objet de consommation immédiate. Plus qu’un roman, Les obscures, est un hymne à la vie, à l’amour, et à la fraternité.

Cet article est paru dans Le Magazine des livres, n°10, Sept-Oct. 2008

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:13

Charles Darwin. L'autobiographie.

Editions Seuil
ISBN-EAN13 : 9782020979016
http://www.dessinoriginal.com/modules/gbooks/gbooks.gif
Auteur(s) : Charles Darwin

Comment un jeune bourgeois victorien, plutôt paresseux et porté sur la chasse, en est-il venu à révolutionner la biologie avec sa théorie de l'évolution des espèces ? Cette brève autobiographie, écrite à l'intention de ses enfants sur le ton de la confidence, est le texte le plus intime et le plus révélateur qu'ait laissé Charles Darwin.

20,00 €

19,00 €
2 articles en stock
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S'y mêlent son voyage autour du monde et ses problèmes de santé, son mariage et les débats suscités par sa théorie, les autoportraits du gamin espiègle et du vieux sage respecté, ainsi que le drame d'une foi religieuse désorientée par le hasard des lois naturelles.

Cette édition, première traduction française exhaustive du travail de Nora Barlow, petite-fille de Charles Darwin, complète l'autobiographie de nombreux documents essentiels, et fait la part des ajouts et suppressions qui ont affecté ce texte justement célèbre.

> Lire article associé

 


Auteur(s) : Charles Darwin
Date parution : 03/09/2008
Dimensions : 220 X 145
Editeur : Seuil
Format : Ouvrage broché
Langue : Français
Nombre de pages : 243
Poids : 0.342


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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 11:35
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 23:58

La marque du sacré

    Essai sur une dénégation


250 pages

Format 14x22, ISBN 978-2-35536-014-5
7236712                                                                                       
20 €

sortie : 23 octobre 2007               



Ce livre part d’une thèse prise à la théorie mimétique de René Girard : c’est le sacré qui nous a constitués. Mais l’auteur montre que la pensée moderne, y compris la science, fait tout pour nier cette origine. Ce livre se lit donc comme une enquête policière. Il recherche des indices, des traces, des signes : la marque du sacré dans des textes, des analyses ou des arguments qui prétendent se fonder sur la seule raison humaine.

Comment le religieux se donne-t-il à voir lorsqu’il structure une pensée sans jamais y figurer comme thème ? La question se pose à propos des mythes. Tous les dieux fondateurs ont d’abord été des victimes, dont la mort ou l’expulsion a en retour fondé la cité. Ce bouclage est la signature du mythe. Dans de nombreux mythes, le destin se déroule, implacable, jusqu’à la catastrophe finale. Mais il doit, pour s’accomplir, s’appuyer sur un accident, un élément irréductible qui provoque la catastrophe. La dissuasion nucléaire a fonctionné quarante ans sur un récit de ce type : elle mettait ainsi à son insu le sacré au cœur de sa rationalité.

L’essai de Jean-Pierre Dupuy révèle cette insistance du religieux en critiquant cinq mystifications de la rationalité contemporaine : le « transhumanisme », l’évolutionnisme, l’électoralisme, l’économisme et le catastrophisme. Il s’ouvre par le récit du parcours de l’auteur, dont l’œuvre tourne autour du destin apocalyptique de l’humanité. Il se clôt sur une méditation vertigineuse, à propos de l’œuvre cinématographique qui a marqué de son empreinte la personne et la pensée de Jean-Pierre Dupuy - une œuvre qui met en scène des cercles qui ne parviennent pas à se refermer sur eux-mêmes, dégénérant en une spirale descendante, une plongée tourbillonnante dans l'abîme : Vertigo, le chef d’œuvre absolu d’Alfred Hitchcock.



Jean-Pierre Dupuy, polytechnicien et ingénieur des mines, est professeur à l’Université Stanford. Il a fondé le CREA (Centre de recherche en épistémologie appliquée) et enseigné longtemps à l’Ecole polytechnique la philosophie sociale et politique et l’éthique des sciences et des techniques. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L’enfer des choses. René Girard et la logique de l’économie (avec Paul Dumouchel, 1978) ; La panique (1991) ; Le sacrifice et l’envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2004) ou Petite métaphysique des tsunamis (2005).


 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 18:41
Catholique
Bernard Sichère
Livre
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Année : 2005
Editeur : Desclée de Brouwer
ISBN : 2220055698
Notre référence : 11281
Nombre de pages : 160

Présentation de l'éditeur

On ne peut plus éluder aujourd'hui la question du rapport personnel à Dieu, surtout quand ce rapport s'inscrit dans une tradition aussi ancienne que la tradition chrétienne. Disons-le sans détours : le spectre qui hante désormais l'Europe, ce n'est pas le " retour du religieux " ni même celui du bon vieux Dieu, mais le nihilisme, la religion féroce de ceux qui ne croient en rien et qui voudraient même empêcher qu'on croie. C'est en regard de cette réalité que je veux ici m'expliquer. je ne suis pas un " philosophe catholique ", si l'on veut dire par là que philosopher se réduirait à paraphraser le dogme. En revanche, m'expliquer sur Dieu et sur ma relation à Dieu fait pour moi partie de l'acte de philosopher. Alors, qu'est-ce que croire sur le mode catholique à l'orée du XXIe siècle ? Ces pages tentent d'y répondre.

 

Philosophe, Bernard Sichère poursuit son chemin en dehors des étiquettes réductrices. Lecteur de Heidegger, son ouvrage consacré au philosophe allemand, Seul un Dieu peut encore nous sauver (DDB, 2002), avait été remarqué. La diversité des travaux de Sichère peut surprendre, puisqu’il étend son écriture depuis Barthes jusqu’au catholicisme, en passant par Lacan ou la pensée du Politique. Il pratique simplement la liberté d’être libre : « Le spectre qui hante cette Europe, ce n’est pas le retour des religions […], c’est le nihilisme, c’est la religion féroce de ceux qui ne croient en rien et qui veulent empêcher qu’on croie. Ou plutôt qui croient en un certain nombre d’idoles ». Le ton est donné et ce ton est fort bienvenu, en cette époque où des intellectuels démagogues aux prétentions de philosophie cherchent à transformer les chrétiens en bouc émissaires. Avec Catholique, Sichère donne un bel oeuvre, s’attachant à expliquer en quoi et pourquoi il est catholique. Outre cette profession de foi, le philosophe aborde des thèmes aussi divers que la messe, le pape, la prière, le péché, le pardon ou la résurrection. Et, comme la foi catholique est en dedans du réel, Sichère confronte son christianisme (« une expérience d’être ») avec les grandes questions du monde dans lequel nous vivons : l’Occident, les relations avec les mondes juifs et musulmans, le Mal, le sexe… Dernier axe : le philosophe s’interroge sur le débat autour de la place de la femme dans l’Église ou du célibat des prêtres, rappelant, ça et là, quelques vérités simples. Et la principale est peut être personnelle : « J’écris ce livre pour manifester en quel sens je ne crois pas du tout être une bête curieuse, en quel sens à mes yeux c’est au contraire notre époque avec ses lieux communs qui devrait faire figure d’étrange animal, et pour manifester ma fidélité vis-à-vis de cette très longue mémoire ».

Par Matthieu Baumier dans la revue La Nef, n°166

 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 18:09
 
 
 
Jacques Le Goff
AVEC HANKA
HORS SÉRIE CONNAISSANCE 216 pages, 4 ill. - 19,50 €
 
« Ce livre est un livre d'amour et un acte de mémoire. Mais il est d'abord la tentative de refaire vivre, dans l'individualité de sa personne et de son existence, une femme. Une femme que tous ceux qui l'ont connue s'accordent à dire remarquable et attachante. Il est aussi, en intime liaison avec ce projet, un effort pour prolonger ma vie avec une femme que j'ai profondément aimée et que j'aimerai toujours ardemment jusqu'à ma mort. J'ai quatre-vingts ans. »
Jacques Le Goff.
 
AVEC HANKA [2008], 216 pages, 4 ill., sous couv. ill., 118 x 185 mm. Hors série Connaissance, Gallimard -ess. ISBN 9782070122738.
Parution : 06-11-2008.
 
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 18:07
 
 
 
Bernard Sichère
L'ÊTRE ET LE DIVIN
INFINI (L') 464 pages - 25,00 €
 
La métaphysique comme pensée-oubli de l'être est en route depuis longtemps. Elle a pris désormais le visage d'une volonté d'appropriation furieuse et planétaire de toute ressource qui, occidentale en son principe, a depuis longtemps franchi les frontières du national et de l'étatique. Ce qui se joue dans ce mouvement apparemment irrésistible qui ravage notre Terre est à la fois l'effacement de l'être lui-même et la mise en retrait du divin : le nihilisme triomphe désormais, dans la figure de l'impériale domination technique comme dans son envers symétrique, la Terreur de l'obscurantisme fanatique.
Il faut donc relire l'histoire de la métaphysique « comme histoire de l'être », il faut reprendre la très ancienne parole de l'être qui parle depuis la Grèce, reprendre dans le même temps la vérité qui a parlé dans les trois révélations du Dieu unique : telle est la tâche qui nous revient et vers laquelle nous guident Heidegger et Hölderlin, Rûzbehân Baqlî Shîrâzî ou Franz Rosenzweig, penseurs, poètes, initiés. Du moins si nous voulons être de nouveau ceux que le divin salue, non les errants d'une Terre que ne bénit aucun Ciel.
 
L'ÊTRE ET LE DIVIN [2008], 464 pages, 140 x 205 mm. Collection L'Infini, Gallimard -étu. ISBN 9782070762057.
Parution : 06-11-2008.
 
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 11:44
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