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Ecosia : Le Moteur De Recherch

28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 13:12

 

LIEN : link

 

 

Notes de Hiroshima (en japonais Hiroshima noto) est une collection d'essais de Kenzaburo Oe. L'ouvrage est paru en 1965 et a été traduit en français en 1996.

 

 

L’auteur se rend pour la première fois dans la ville en août 1963 (18e anniversaire de la bombe) pour couvrir la Conférence mondiale contre les armes nucléaires. D’abord observateur distant, étonné et presque amusé, souvent outré, des divisions du camp anti-nucléaire (au temps des essais chinois), Oe se laisse peu à peu gagner par le caractère poignant et incroyablement vrai du témoignage des hibakusha, les irradiés de Hiroshima. Au fil de ces « notes », ceux-ci prennent une place de plus en plus importante, allant jusqu’à occulter entièrement le premier thème, plus directement journalistique et événementiel.

À travers quelques portraits, souvent répétés ou plutôt disséminés dans les différents essais (le docteur Shigetô, directeur de l’hôpital des irradiés ; une jeune fille suicidée après la mort de son fiancé irradié ; un journaliste local qui se bat pour que l’État indemnise les hibakusha et pour que leur témoignage soit recueilli et publié ; une femme au visage couvert des stigmates de la bombe qui sort de son isolement pour témoigner du destin des hibakusha), Oe érige le survivant de Hiroshima en figure de la dignité humaine, dans des termes qui ne sont pas sans rappeler le langage d’Albert Camus. Qu’ils choisissent le suicide ou (peut-être plus difficile et plus héroïque encore aux yeux de l’auteur) qu’ils aient « choisi de ne pas se suicider », les hibakusha sont le signe de la possibilité d’un Japon (et, au delà, d’une humanité) débarrassé de la folie destructrice.

 

LIVRE DE KENZABURO OE : NOTES DE HIROSHIMA - TRADUIT DU JAPONAIS PAR DOMINIQUE PALMé - EDITIONS : ARCADES -GALLIMARD .

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

Oscar 29/03/2011 18:24



"... après la prise..."


En mars 1963 est mort à 62 ans, d'une leucémie qui a mis 10 ans à le détruire peu à peu, mon grand père maternel, qui m'aimait et que j'aimais bien plus que mon père...



Oscar 29/03/2011 18:18



Mon Dieu, que la vie est donc triste, la lecture de cet article nous le rappelle une fois de plus, et parfois nous n'avons presque plus le courage de regarder en face la réalité du monde,
éblouissante et aveuglante comme le soleil mais d'une lumière noire atroce, on n'ose plus galvauder le mot "infernale"...


Et aujourd'hui, dans ce même Japon!....


La photo est très belle, mais que cette beauté et cette poésie sont fragiles, comme on sent cela...


 


Et je ne sais pourquoi, le pont me rappelle ce pont bosniaque, en fait un ouvrage turc très ancien, que les Serbes avaient fait sauter...


 


Quant aux Turcs, pas en reste, leurs tueries à Chio qui ont "inspiré" Delacroix, et antérieurement à Constantinople, où après de la prise de la ville, héritière culturelle de la Rome
antique, ils avaient transformé les basiliques les plus belles et les plus sacrées en étables et en lupanars, dont Sainte Sophie -j'ose le dire tout en étant athée- dans
laquelle s'étaient réfugiés, regroupés autour de l'autel et de la statue de la Vierge Marie, femmes, enfants et vieillards avant d'y être massacrés ou violés.


 


Et il serait trop facile d'égrener une liste interminable d'horreurs encore pires, guerres féroces, génocides, épidémies, maladies endémiques, catastrophes naturelles...


 


Qui, cher Dominique, qui effacera ces abominations du monde, qui fera que ce qui a été n'ait pas été?


 


Y compris d'ailleurs les souffrances animales, auxquelles je sais que vous êtes très sensible, et à juste titre à mon sens...