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Ecosia : Le Moteur De Recherch

17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 11:06

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«This is the dead land
This is cactus land
Here the stone images
Are raised, here they receive
The supplication of a dead man's hand
Under the twinkle of a fading star.»
T.S. Eliot, The Hollow Men (1952).

Les Cahiers de Monsieur OuineVoici, au format PDF, l'un des chapitres de ma Littérature à contre-nuit (à laquelle, je le signale, une nouvelle critique a été consacrée ici avant d'être reprise dans un futur numéro de Liberté politique), évoquant une œuvre fascinante qui à mes yeux, sans conteste, demeure l'un des plus grands romans du siècle passé.
Ce texte a connu, avant de trouver dans mon essai sa forme définitive, bien des publications en revue : il m'a toujours paru essentiel en effet d'évoquer, chaque fois que je le pouvais, Monsieur Ouine, roman que je n'ai lu qu'après avoir dévoré plusieurs fois l'ensemble des livres de Georges Bernanos. Je n'ai pas de honte à avouer qu'une sorte de crainte, une méfiance respectueuse me gardaient d'aborder, trop vite, sans la moindre préparation, un roman que tous ses lecteurs, y compris universitaires (j'ai ainsi retrouvé, avec plaisir, sous la plume de Sarah Vajda, une évocation sensible et... mitterrandienne de l'ancien professeur de langues !), avaient déclaré difficile, opaque, ténébreux, elliptique, profondément étrange pour finir. Monsieur Ouine forme, avec une poignée d'autres romans tels que Absalon, Absalon !, Héros et Tombes et La mort de Virgile, une sorte de constellation noire, illuminant faiblement un monde désertique, spectral, où se dressent les étranges monuments de pierre évoqués par T. S. Eliot, une brèche par laquelle s'échappe la friable réalité de notre monde, une lézarde qui nous permet de regarder... Quoi ?

Qui a lu, qui a relu ces romans, qui a pris la peine, à propos de Bernanos, de lire les envoûtants Cahiers de Monsieur Ouine patiemment déchiffrés par Daniel Pezeril, buttant sur bien des difficultés stylistiques et formelles de pareilles écritures tentant de sonder le Mal et le Néant, parfois pris d'un malaise physique comme il en va des plongeurs en mer victimes de l'ivresse des profondeurs, n'est plus le même je crois, et soyez bien certains que je n'emploie pas à la légère un tel cliché.

Certes, un tel lecteur (qu'aucune caractéristique particulière ne saurait distinguer de tant d'autres si ce n'est son opiniâtreté, une vertu qui aujourd'hui se perd et inquiète...) n'a pas traversé le miroir, puisqu'il n'est pas certain que les romanciers en question aient accompli un tel voyage, en dépit de leurs propres innombrables confessions parfois désespérées, même si je n'occulte pas le fait que, pour au moins deux de ces livres, évoquer une sorte d'expérience initiatique n'est pas une sottise.

Du moins ce lecteur a-t-il cru entrevoir l'univers qui se cache derrière le miroir déformant dont parle l'apôtre.

J'ajoute, pour finir, que les lecteurs déjà familiarisés avec Monsieur Ouine peuvent lire deux longues études récemment publiées dans les Études bernanosiennes dirigées par Michel Estève et éditées par Minard.

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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Oscar 01/02/2011 18:40



J'avoue ne strictement rien comprendre à la manière dont Bernanos -ni accessoirement, Kierkegaard-, conçoivent le Mal et ce qu'ils apellent "satanique".


"Monsieur Ouine", au vu de la présentation qui en est faite par ce critique, c'est tout simplement du chinois ou de l'hébreu pour moi, ce qui ne m'incite guère à lire ce roman; mais même un roman
que j'ai lu de Bernanos, "Sous le soleil de Satan", -après "Le journal d'un curé de campagne", mortellement ennuyeux et obscur aussi, je n'avais pas voulu rester sur cette mauvaise image de ce
romancier si réputé- m'avait déjà laissé une impression -et un souvenir- bien nébuleux!! 


et jusqu'à nouvel ordre, je m'en tiens à ma conception peut-être simpliste: le Mal, c'est ce qui blesse autrui, ce qui lui nuit (ce qui lui FAIT (du) mal, en somme).


 


Bernanos avait pourtant des exemples de Mal autrement concrets sous les yeux: voir ses "Grands cimetières sous la lune", où je le trouve plus clair et convaincant à la fois...



DominiqueGiraudet 01/02/2011 22:56



Je comprend ce que tu veux dire , c 'est très juste d'écrire " Le Mal c'est ce qui blesse autrui ,ce qui lui nuit (ce qui lui FAIT (du) mal ,en somme " en fait oui comprendre cela c 'est déjà l
'essentiel . Combien de consciences ont oublié cette pensée si simple et si fondamentale ? Certainement beaucoup ! Je n'ai pas encore lu "Monsieur Ouine" ce commentaire sur "Stalker" m'incite à
reprendre la lecture des œuvres de Bernanos , j' avais déjà lu   quelques livres du lui , il y a longtemps déjà , je ne sais si celui que je suis maintenant les percevra pareillement que
celui que j 'étais alors . Chaque être est un univers , l'univers de Bernanos me semble riche et complexe , le mal ,hélas, à de multiples facettes et de multiples visages , peut-être Bernanos en
a -t-il saisi certains aspects que nous ne percevions pas ?   



clovis simard 19/01/2011 16:26



Bonjour,


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
      
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


La Page No-20, EINSTEIN ET LA FOI DE MA MÈRE ?


Cordialement


Clovis Simard