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Ecosia : Le Moteur De Recherch

22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 02:25

Présentation de l'éditeur

Catharisme au vrai visage... visage humain, visage vivant. On ne trouvera pas ici une vaine construction de cette imagination " combleuse de vide " qui, depuis le début du XXe siècle, porte tant d'auteurs à fabriquer un catharisme mythologique à petits renforts de trésors cachés, de Graals pyrénéens, d'inédits de Platon ou de rêves bouddhistes. Le catharisme fut l'un des grands courants du Moyen Age chrétien : particulièrement, mais non exclusivement implanté en Occitanie, déraciné par le fer des armées catholiques, les procédures de Home et les bûchers, il disparut de l'Histoire à la fin du XVe siècle, laissant, par-delà une longue oblitération, un message vivant, tiré de la mémoire des documents médiévaux. Christianisme sans damnation éternelle et sans croix, le catharisme refusa le mal et la violence et crut en la bonté fondamentale de la nature humaine. Le vrai visage du catharisme, celui des Bons Hommes dont le bâton sonnait de bourg en château, de ville en désert clandestin, celui des croyantes entraînant ceux qu'elles aimaient dans leur aventure et dans leur foi, c'est le visage que les cathares nous montrent à travers le miroir dépoli des manuscrits et du temps.

Biographie de l'auteur

Anne Brenon est diplômée de l'Ecole des Chartes, Conservateur des Archives de France, diplômée de l'École des Hautes Etudes en Sciences Religieuses et spécialiste du catharisme occitan et des hérésies médiévales. Elle a en outre fondé la revue Heresis.


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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

Oscar 27/04/2010 16:53



Si mes souvenirs de recherches déjà assez anciennes sur le net ne m'abusent, Anne Brenon fait partie des spécialistes du catharisme qui tendent à minimiser sinon nier le caractère foncièrement
manichéen -au sens métaphysique nien entendu- de cette doctrine et à affirmer que ses divergences avec le christianisme ont été exagérées, notamment par les Croisés et surtout les inquisiteurs
qui étaient soucieux de justifier l'atrocité et le caractère radical (sic) de leurs persécutions des "hérétiques".


Comme il reste peu de choses des textes liturgiques cathares, il est difficile de se prononcer.


 En liaison avec l'article sur Simone Weil qui commence par une étude magistrale de la Gnose je poursuis actuellement une réflexion sur le problème du Mal -du Mal en soi comme de celui lié
spécifiquement à des comportements humains-, j'en profite pour rappeler que R. Safranski, après une étude passionnante et très riche sur Schopenhauer et son contexte historico-philosophique, a
consacré un autre livre au problème du mal dans la perspective d'une théodicée contenue dans l'oeuvre de Schelling, intéressant mais moins convaincant selon moi.


Pourquoi ces remarques? Parce que la phrase "Le catharisme (...) crut à la bonté fondamentale de la nature humaine"... Hum!! Cela m'inspire le même scepticisme que quand ce genre de croyance
vient de Rousseau, même si en creusant un peu, on découvre une pensée bien différente évidemment!