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Ecosia : Le Moteur De Recherch

15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:59

Prêtre dans le calvados, aumônier en psychiatrie, en prison, coorganisateur d'un café interreligieux. Essayer "de parler en vérité et non comme les scribes".

 

Le CREDO de DIETRICH BONHOEFFER.

Je crois que Dieu peut et veut faire naître le bien à partir de tout, même du mal extrême. Aussi a-t-Il besoin d'hommes pour lesquels " toutes choses concourent au bien ".
Je crois que Dieu veut nous donner chaque fois que nous nous trouvons dans une situation difficile la force de résistance dont nous avons besoin. Mais Il ne la donne pas d'avance, afin que nous ne comptions pas sur nous mêmes, mais sur Lui seul. Dans cette certitude, toute peur de l'avenir devrait être surmontée.
Je crois que nos fautes et nos erreurs ne sont pas vaines et qu'il n'est pas plus difficile à Dieu d'en venir à bout que de nos prétendues bonnes actions.
Je crois que Dieu n'est pas une fatalité en dehors du temps, mais qu'Il attend nos prières sincères et nos actions responsables et qu'Il y répond.
Dietrich BOENHOFFER,
pasteur allemand résistant au nazisme, mort dans les prisons hitlériennes début 1945.
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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

REUTENAUER Jean-Jacques 03/12/2011 09:24


Son grand compagnon de lutte s'appelait Martin Niemöller.

Reutenauer Jean-Jacques 03/12/2011 09:22


Dietrich Boenhöffer a été pendu le 8 avril 1945 dans une prison de Berlin. Son grand compagnon de lutte a eu plus de chance, parce qu'il a été libéré à temps par les Américains dans une prison
bavaroise.

Oscar 15/05/2010 19:04



Cher Dominique,


Overblog vient de refuser de publier le commentaire assez substantiel que j'avais rédigé en premier jet donc je ne peux pas le retranscrire, alors que je n'avais commis aucune erreur de
manipulation. Pourriez-vous me confirmer ce dysfonctionnement plutôt fâcheux?


Cordialement, Oscar.



Oscar 15/05/2010 18:58



Cher Dominique,


Moi-même protestant ( obédience calviniste) sur le papier, MAIS JE LE DIS JUSTE EN PASSANT, LA N'ETANT PAS LA QUESTION A PROPOS DE CET ARTICLE, je salue avec respect l'attitude ce ce pasteur -que
je ne connaissais pas- et je m'incline avec tristesse devant sa mort.


CELA DIT: c'est un des amphigouris intellectuellement les plus lamentables qu'il m'ait été donné de lire, j'espère ne pas trop vous choquer et je vous livre juste sincèrement mon opinion: si les
chrétiens pouvaient se contenter d'invoquer les mystères insondables de la Providence et les voies impénétrables de leur Seigneur-saigneur (pardon!!), je leur en serais infiniment
reconnaissant, car ils m'épargneraient les variantes aussi grotesques qu'innombrables de leurs semble-t-il irrépressibles impulsions pour la THEODICEE.


Cette réaction ne devrait du reste pas vous étonner outre mesure puisque j'ai déjà eu l'occasion de vous exprimer mon point de vue selon lequel un dualisme de type manichéen ou cathare, comme l'a
compris une femme aussi intelligente, noble et sensible que Simone Weil serait le SEUL des systèmes de pensée religieux théistes capable à l'extrême limite d'exonérer Dieu du Mal.


Les chrétiens du Moyen Age, Innocent III à leur tête, en ayant jugé autrement et préféré recourir au génocide pour prouver que les dualistes avaient tort -vous me passerez ce sarcasme macabre,
mais la prose entortillée et fumeuse de ce pasteur a eu le don de me mettre les nerfs en pelote-, qu'ils se débrouillent maintenant notamment avec le Dieu monstrueux de leur Ancien
Testament, mais en renonçant à toute tentative de justification rationnelle par pitié!!


Certes le protestantisme n'était pas né à l'époque du génocide cathare, mais les Vaudois en étaient assez proches je crois et eux aussi sauf erreur de ma part, bien que persécutés également par
l'Eglise catholique, étaient  violemment hostiles à "l'hérésie manichéenne" cathare... Simplement ils ne disposaient pas des pouvoirs temporels sur lesquels se sont appuyés par la suite
les inquisiteurs dominicains pour perpétrer les mêmes crimes...S'il vous semble que je me trompe quelque part ou que je suis injuste, dites-le moi je vous en prie!...


Cordialement, Oscar.



DominiqueGiraudet 15/05/2010 19:53



Cher Oscar ,


J'ai bien reçu votre message , pour plus de confort vous pouvez ,si vous le souhaitez m 'écrire directement à mon adresse mail : domi.giraudet@orange.fr  . Comme souvent je partage entièrement votre analyse concernant les approches souvent trop bavardes et difficilement recevables
des commentaires théologiques chrétiens , je vous comprend mème si je suis d'origine catholique : c'est le mème bateau , je n'ai pas dit forcément la mème galère mais  elles se
ressemblent tout de mème . Simone Weil et aussi Cioran ont bien vu l'intéret de la pensée cathare au sein de cet imbroglio dialectique chrétien .


Vous me parliez aussi de Dostoievsky , hélas , je connais encore fort mal sa pensée profonde , j'espère y remédier dès que possible ! D'un point de vue strictement philosophique l 'approche du
philosophe David Hume est peut -ètre plus stimulante et convaincante dans ses analyse de la conscience humaine que bien des philosophes ,chrétiens ou non .


Exemple :


Mais, si je laisse de côté quelques métaphysiciens de ce genre, je peux m'aventurer à affirmer du reste des hommes qu'ils ne sont rien qu'un faisceau ou une collection de perceptions différentes
qui se succèdent les unes aux autres avec une rapidité inconcevable et qui sont dans un flux et un mouvement perpétuels. Nos yeux ne peuvent tourner dans leurs orbites sans varier nos
perceptions. Notre pensée est encore plus variable que notre vue ; tous nos autres sens et toutes nos autres facultés contribuent à ce changement : il n'y a pas un seul pouvoir de l'âme qui reste
invariablement identique peut-être un seul moment. L'esprit est une sorte de théâtre où diverses perceptions font successivement leur apparition ; elles passent, repassent, glissent sans arrêt et
se mêlent en une infinie variété de conditions et de situations. Il n'y a proprement en lui ni simplicité à un moment, ni identité dans les différents moments, quelque tendance naturelle que nous
puissions avoir à imaginer cette simplicité et cette identité. La comparaison du théâtre ne doit pas nous égarer. Ce sont les seules perceptions successives qui constituent l'esprit ; nous
n'avons pas la connaissance la plus lointaine du lieu où se représentent ces scènes ou des matériaux dont il serait constitué.

 Ce passage est tiré de son "traité de la nature humaine " , admirons la clarté et la pertinence de son analyse !


Le texte "Credo de Dietrich Bonhoeffer" est évidemment d'une toute autre nature , il s'agit d'un texte limpide et simple d'un ètre qui a la foi et l 'exprime du fond de son coeur . Ou cela se
gate , effectivement , c'est lorsque le théologien se met en tète de théoriser son vécu de foi , pas Bonhoeffer en particulier d'ailleurs , je ne connais pas en détail son abondante dialectique ,
mais il est vrai , qu 'en général c'est toujours trés lourd et pas du tout convaincant .


A trés bientot , cher Oscar , amicalement ,


Dominique