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Ecosia : Le Moteur De Recherch

12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:49

LIEN :   link

 

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://30.media.tumblr.com/tumblr_lnkm2pCXQX1qk8tqwo1_500.png&sa=X&ei=mkGuT8CfHM6l8gP_2cDDCQ&ved=0CAkQ8wc43wI&usg=AFQjCNEf9dpPK823edThKHp6H-XwNUosrg

 

 

 

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

Oscar 16/05/2012 20:08


Cher Dominique,


 


Merci pour les références et le lien!


 


Concernant Flaubert, je trouve même qu'on peut très bien le lire sans prolonger cette lecture par celle du lourd pavé un peu fumeux (tu excuseras ce rapprochement d'
images hétérodoxe!!) que Sartre lui a consacré...


 


Par contre, j'ai trouvé génial et très instructif l'essai assez bref mais incroyablement suggestif que Geneviève Bollème a consacré à "Madame Bovary": "La leçon de Flaubert"!!! Je te
recommande vivement cette lecture qui met en évidence la valeur et la portée expressive du roman de Flaubert sans s'attarder à des considérations biographiques -ou pire, idéologiques-,
vasouillardes!


 


Le livre, s'il est épuisé, doit cependant se trouver pour un prix raisonnable sur un site d'achat quelconque, genre Priceminister, Amazon.fr ou Abebooks...


 


Pour "L'Etre et le Néant", n'aie pas de complexe: Camus en personne a avoué n'y rien comprendre et a laissé tomber le livre assez vite; sans être méchante langue, on peut se demander si
Sartre ne voulait pas y rivaliser en jargon hermétique avec Heidegger et son "Etre et le temps"!!


 


Mais surtout ne rate pas Flaubert si tu veux m'en croire!!; une suggestion si je puis me la permettre: le "disciple" de Flaubert, Maupassant, a proposé une sorte de réponse, en plus tendre
et indulgent, à "Madame Bovary", dans son premer roman à lui: "Une vie"; la lecture des deux oeuvres d'affilée , à la fois pour les savourer chacune pour sa valeur propre et pour la
comparaison, me paraît une démarche très enrichissante.


 


Surtout quand on ajoute après coup l'éclairage de Geneviève Bollème, qui montre que "Madame Bovary" attache au fond plus d'importance et de prix à la poésie des choses, des "décors", qu'aux
personnages, qui sont évoqués de façon saisisssante et incisive mais uniformémént sévère voire cruelle, ce à quoi Maupassant répondra implicitement par "Une vie", récit d'un autre destin de
femme qui rate sa vie, mais, elle, sans qu'elle puisse en être tenue pour "responsable" (par sa bêtise et aussi son égoïsme), si tant est que cet adjectif moralisant ait un sens...


 


C'est du moins là mon avis personnel, cher Dominique, qui vaut ce qu'il vaut!


 


Reçois mes meilleures amitiés! 

dominique giraudet 16/05/2012 11:48


Bonjour et merci cher Oscar pour ton bon commentaire ! Effectivement je trouve aussi le Sartre écrivain vraiment très bon , c'est d'ailleurs grâce à son talent littéraire que j'ai le mieux perçu
clairement sa pensée philosophique notamment en lisant " Carnets de la drôle de guerre " et évidemment " La nausée " . Sur le site de la BNF ou se trouve l'exposition virtuelle sur Sartre ( Lien
: http://expositions.bnf.fr/sartre/index.htm ) , il y a l'interview de Pontalis , il trouve que Sartre manquait d'esprit de nuance ( sur le thème :imagination et pensée,réel) , c' était une
pensée tranchante,dit-il . Tous reconnaissent évidemment sa vive intelligence,voir son génie . Il faut reconnaitre que grâce à ses romans , il est pour moi l'un des derniers philosophes dont on
arrive encore à comprendre la pensée ( J'avoue par contre n'avoir pas lu l’être et le néant !) .


Sur le Site de l' ACADEMOS ,cette pensée de Sartre est citée :


“Une philosophie, quand elle est dans sa pleine virulence, ne se présente jamais comme une chose inerte, comme l’unité passive et déjà terminée du Savoir ; née du mouvement social,
elle est mouvement elle-même et mord sur l’avenir : cette totalisation concrète est en même temps le projet abstrait de poursuivre l’unification jusqu’à ses dernières limites ; sous cet
aspect, la philosophie se caractérise comme une méthode d’investigation et d’explication ; la confiance qu’elle met en elle-même et dans son développement futur ne fait que reproduire les
certitudes de la classe qui la porte.”


Jean-Paul Sartre, Critique de la raison dialectique (1960), t. I, Ed. Gallimard, 1985, p. 16.


Cela voudrait dire pour moi , qu'il était lui-même aussi conscient des limites de sa propre philosophie . 


Je ne sais pas ce que vaut son "Flaubert" , les critiques de cet ouvrage sont nombreuses et contradictoires . Cela dépend de chacun , quelquefois on a des a-priori sur certains livres, et il
suffit de commencer à les lire et l'on accroche étonnamment tout de suite .. Oui il mais faudrait peut-être lire aussi Flaubert , un minimum avant d'attaquer la somme de Sartre sur Flaubert..


Avec toute mon amitié,


Dominique


 


 

Oscar 12/05/2012 20:45


Cher Dominique,


 


Personnage complexe et plein de contradictions, comme l'illustre bien la vidéo, contradictions qu'il assume et même revendique, comme le fit autrefois Denis Diderot, Sartre a pris position
de façon parfois, à mon avis en tout cas, discutable: ainsi il a fini par condamner le stalinisme de l'URSS, mais tout en continuant à soutenir les maoistes chinois, pourtant au moins aussi
nocifs sinon davantage (je crois pouvoir supposer que tu ne penses pas le contraire?); il a rompu avec Camus de façon brutale et inutilement polémique, pour des raisons de divergences politiques
liées précisément au communisme, notamment après la publication par Camus de "L'homme révolté"...


 


De façon bien plus anecdotique mais qu'a retenu, avec indignation à l'époque, l'amateur passionné du jeu d'échecs que je suis, il a, hurlant pour l'occasion avec les loups médiatiques
occidentaux, cosigné avec Ionesco un télégramme souhaitant la victoire du dissident Victor Kortchnoï sur le Soviétique communiste orthodoxe Anatoli Karpov aux championnat du monde
d'échecs en 1978, alors que Kortchnoï était (et est toujours) humainement bien moins respectable que Karpov, aussi bien que champion du jeu doté d'un génie moindre -mais le
parti-pris idéologique a primé en la circonstance toute autre considération, attitude d'autant plus grotesque que le jeu d'échecs est un art en soi totalement apolitique, bien
évidemment.


 


Sartre philosophe métaphysicien est par ailleurs illisible dans certains livres comme "L'Etre et le Néant", il est parfaitement lisible et compréhensible par contre dans d'autres,
c'est-à-dire quand il le veut bien, comme dans "L'existentialisme est un humanisme" (constitué à partir de conférences).


 


Mais à mes yeux, le grand Sartre, celui qui le fait mériter de passer à la postérité, est l'écrivain, moins du reste l'auteur d'essais sur Baudelaire ou sur Flaubert, souvent pesants et
oiseux, que celui de romans (cf. bien sûr "La nausée" mais aussi "Les chemins de la liberté" et le recueil de nouvelles "Le mur"), d'un théâtre dont il faudrait quasiment tout citer et, last but
not least, d'une autobiographie qui est peut-être mon livre préféré de lui: "Les mots".


 


C'est là de façon très résumée ma position sur Sartre (dont, déterministe résolu,  je n'approuve pas du tout les thèses philosophiques "existentialistes", celles surtout qui affirment la
liberté humaine), Sartre que, tout compte fait, je considère comme un écrivain de très grande envergure... qui s'est souvent égaré dans ses engagements, surtout politiques...


 


Bien affectueusement!