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Ecosia : Le Moteur De Recherch

16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 10:08

                                                                            LA MORT DU LOUP

 

                                                         I

 

 

 

                  ... Le Loup vient et s ' assied,  les deux jambes dressées

                  Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.

                  Il s' est jugé perdu, puisqu ' il était surpris,

                  Sa retraite coupée et tous ses chemins pris;

                  Alors, il a saisi, dans sa gueule brulante,

                  Du chien le plus hardi la gorge pantelante

                  Et  n 'a  pas desserré ses machoires de fer,

                  Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair

                  Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,

                  Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,

                  Jusqu ' au dernier moment ou le chien étranglé,

                  Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.

                  Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.

                  Les couteaux lui restaient au flanc jusqu' à la garde,

                  Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;

                  Nos fusils l ' entouraient en sinistre croissant.

                  - Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,

                  Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,

                  Et , sans daigner savoir comment il a péri,

                  Refermant ses grands yeux , meurt sans jeter un cri.

 

 

 

                                                          II

 

 

 

                   J ' ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,

                    Me prenant à penser , et n' ai pu me résoudre

                   A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,

                   Avaient voulu l ' attendre , et, comme je le crois,

                   Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve

                   Ne l' eut pas laissé seul subir la grande épreuve;

                   Mais son devoir était de les sauver, afin

                   De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,

                   A ne jamais entrer dans le pacte des villes

                   Que l' homme a fait avec les animaux serviles

                   Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,

                   Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

 

 

                                                     

                                                      III

 

 

 

                     Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,

                    Que j' ai honte de nous, débiles que nous sommes ! 

                    Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,

                    C ' est vous qui le savez ,   sublimes animaux !

                    A voir ce que l ' on fut sur terre et ce qu' on laisse,

                    Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.

                    - Ah ! je t ' ai bien compris, sauvage voyageur,

                    Et ton dernier regard m' est allé jusqu' au coeur !

                    Il disait : << Si tu peux ,  fais que ton ame arrive,

                   A force de rester studieuse et pensive,

                  Jusqu ' à ce haut degrés de stoique  fierté 

                  Ou ,  naissant dans les bois , j' ai tout d' abord monté.

                  Gémir, pleurer, prier est également lache. 

                   Fais énergiquement ta longue et lourde tache 

                   Dans la voie ou le Sort a voulu t ' appeler,

                   Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler . >>  

 

 

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PS: Il y a quelques fautes d'accent, car je ne suis pas très doué au clavier..Désolé.             

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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

Blondie 17/11/2010 11:36



Magnifique texte... Merci.


Blondie


(que ce pseudo ne vous effraie pas, il est mon masque et ma protection face aux Stalkers... l'expression de leur désir, la protection de mon intime)



DominiqueGiraudet 22/11/2010 19:22



Merci chère Blondie ! Je comprend et je  respecte ton désir d'avoir un pseudo .



Oscar 16/11/2010 23:49



Il faut dire que ce loup a du chien haha!!


En plus il me rappelle de bons souvenirs professionnels, car "La mort du loup" est une véritable aubaine pour les amateurs de commentaires de textes, ça se commente presque tout seul, même les
élèves y arrivent (parfois!), c'est dire!!


Je suis mauvaise langue, hein?