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Ecosia : Le Moteur De Recherch

11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 09:34

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Si le sujet de la psychanalyse revient sur le tapis, c'est qu'il est loin d'être résolu dans notre merveilleux pays de France.


J'ai le regret de constater que le "Nouvel Obs", censé faire partie des médias intellos, s'offusque de la prise de position de Michel Onfray, trublion dans tous les domaines des cultes surranés et obsolètes. Il  aurait soit-disant repris tous les thèmes du "Livre Noir de la Psychanalyse".


LIVRE NOIR PSY


Il est certain que ce bouquin était une Bible contre le freudisme. Mais je pense que M. Onfray a su nous proposer de nouvelles pistes sur l'arnaque de Freud et suis impatiente de lire son dernier essai.


"Tout à son entreprise de démolition, le maître de l'Université populaire de Caen ne peut concevoir que l'oeuvre du médecin viennois ait pu se révéler plus grande que l'homme qui l'a conçue... Sinon, pourquoi aurait-elle reçu un tel accueil ?"

 


Facile, la blague! Quand la religion ne suffit plus à être l'opium du peuple, il faut bien lui trouver un substitut!

Freud aurait-il remplacé Dieu durant quelques années?

What's on a man's mind Freud

Pourquoi sinon le freudisme ne fonctionnerait-il plus qu'en Argentine et chez nous?

Freud a certainement inventé une belle histoire, mais son oeuvre ne reste que le produit de son imagination appliquée à lui-même. Alors, vraiment, je déplore haut et fort que Le Nouvel Obs OSE défendre La Psychanalyse comme un moyen de résoudre ses problèmes inter-intra-méta physiques...Quant à ses interprétations typiquement sexuelles, nous pouvons en rire quand on lit ses points de vue sur la sexualité de la femme. Même les mecs les plus beaufs d'aujourd'hui semblent aller plus loin dans leur recherche du désir et du plaisir des femmes. Mais c'est bien connu: nous sommes toutes des hystériques et voilà ce qui nouis interdit l'accès au plaisir génital!


L'article du Nouvel Obs ci-dessous:

A quoi sert la psychanalyse

Haro sur Freud ! Avec la prochaine parution d'un réquisitoire signé du philosophe Michel Onfray, la polémique autour du père de la psychanalyse reprend de plus belle. «Le Nouvel Observateur» vous présente les pièces du dossier

Soixante-dix ans après sa mort, va-t-on enterrer Sigmund Freud ? Nom-breux sont les contempteurs de l'inventeur de la psychanalyse qui s'y sont essayés. Des philosophes de Sartre à Deleuze -, des médecins, des scientifiques... Et plus récemment des psys partisans des thérapies comportementales cognitives dans un « Livre noir de la psychanalyse » qui fit grand bruit en 2005... Mais voici que s'avance un cavalier de l'Apocalypse. Dans trois semaines, le philosophe Michel Onfray lancera son pavé dans l'inconscient. Son brûlot « le Crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne » (Grasset), que « le Nouvel Observateur » s'est procuré, prétend venir à bout du mythe. L'ouvrage est touffu, mais la thèse tient en peu de mots : selon Onfray, Freud a tout simplement «pris son cas pour une généralité ».? «Le problème d'un homme, d'un seul, qui parvient à névroser l'humanité tout entière dans le fol espoir que sa névrose lui paraîtra plus facile à supporter. » Toute l'oeuvre du médecin viennois, qui n'aurait pas eu l'humilité et la patience du travail scientifique, en découlerait : depuis son «auto-analyse» jusqu'à ses écrits antireligieux, anthropologiques et philosophiques, en passant par ces cinq cas de psychanalyse aux résultats grossièrement falsifiés.
Car Freud, martèle Onfray, n'a qu'un désir : coucher avec sa mère et tuer son père. Et de cette pathologie incestueuse il fait une théorie globale qui, tenez-vous bien, a mystifié le monde entier. Le complexe d'OEdipe
« Une illusion collective »

Freud n'aurait pas sublimé son complexe, il se serait caché derrière une fiction littéraire et se serait employé à bâtir une nouvelle religion avec dogme impératif et servile cléricature. «D'où l'intérêt pour les hagiographes de dissimuler tout ce qui contredit ce récit légendaire, de contrôler les archives afin d'éviter tout ce qui montre : Freud hésitant sur sa carrière ; Freud motivé par l'argent, l'ambition, la réussite, la gloire ; Freud tâtonnant, cherchant, se trompant; Freud quêtant un peu partout ce qui pourrait faire rapidement sa fortune viennoise à tous les sens du terme ; Freud effectuant une auto-analyse pour la forme; Freud trompant sa vie durant son épouse avec sa belle-soeur; Freud pillant nombre de découvertes effectuées de son temps dans le domaine des maladies mentales pour présenter une mosaïque nommé psycho-analyse; Freud mentant sur les guérisons qu'il n'obtient pas ; Freud transmettant les clefs de sa découverte à sa fille cadette transformée en vierge pour l'occasion. » Pour briser la statue, le nietzschéen normand a sorti son marteau. Mais son marteau est freudien ! Onfray reproche à Freud et ses thuriféraires de forcer sur l'interprétation au mépris du réel. Le problème, c'est qu'il s'abandonne avec délectation au même vice. Si bien qu'on finit par s'amuser de voir Michel Onfreud, le fils préféré de son père, « analyser » Sigmund Fray qui, lui, aimait beaucoup trop sa maman.
Y aurait-il du neuf ? Pas vraiment. Onfray reprend à son compte les critiques du « Livre noir de la psychanalyse », inspiré lui-même des « Freud scholars » américains qui, dans les années 1990, ont passé la geste freudienne au Kärcher. « Tout cela est connu, archiconnu et digéré par les psychanalystes qui, depuis bien longtemps, ne sont plus des hagio- graphes de Freud », précise le psychanalyste Jean-Pierre Winter. Côté philosophie, Onfray reproche vertement à Freud d'avoir sciemment ignoré son maître Nietzsche... pour mieux le piller !
Tout à son entreprise de démolition, le maître de l'Université populaire de Caen ne peut concevoir que l'oeuvre du médecin viennois ait pu se révéler plus grande que l'homme qui l'a conçue... Sinon, pourquoi aurait-elle reçu un tel accueil ? « Pour la première fois Freud fait entrer le sexe dans la pensée occidentale », concède Onfray en conclusion. Et puis ceci encore : «Le X Xe siècle aura été celui de Freud en même temps que celui de la pulsion de mort : de la boucherie de 14-18 au génocide rwandais, en passant par le totalitarisme nazi. » Mais Onfray voit dans le « pessimisme ontologique » du freudisme une impasse. « Si le fou équivaut à l'homme en bonne santé psychique, [...] rien ne permet de penser ce qui distingue le bourreau de sa victime. » Souvent frappé d'illusion rétrospective, il en vient à considérer Sigmund comme « complice » du génocide qui fera disparaître sa propre famille ! Adepte de Wilhelm Reich, disciple puis dissident du freudisme qui théorisa la « révolution sexuelle », Onfray aurait préféré que les continuateurs de Freud libèrent pour de bon les énergies libidinales. Au lieu de ça, le « freudo-marxisme post-soixante-huitard» a médiatisé une «illusion collective » et fait naître « une aura libertaire dans un monde fatigué de lui-même ». La charge se veut définitive. Elle ne laisse place à aucun doute. Ce doute qui taraudait Freud lui-même lorsque, à la fin de sa vie, il s'interrogeait sur les limites de sa pensée et de sa méthode. Mais tout est bon, sans doute, pour tuer le père. 

Fiche technique

  • Page : 830 p
  • Format : EBOOK "PDF"
  • ISBN : 2-912485-88-6
  • EAN13 : 9782912485885

 

SEULEMENT 25€

 

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DominiqueGiraudet - dans penser
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commentaires

Oscar 11/09/2010 12:46



Merci pour cet article relativement mesuré, qui donne d'ailleurs plus envie de rechercher du côté des ouvrages personnels de Catherine Meyer que de lire la xème charge, semble-t-il un peu
caricaturale et partiale, d'Onfray contre Freud (voir déjà Debray-Ritzen puis l'ancien pavé de Zwang, "La statue de Freud", et combien d'autres livres accusateurs parus depuis)...


Il est évitant que la fameuse "cure psychanalytique" ne guérit pas, surtout à elle seule, les névroses. Sert-elle du moins à "mieux se connaître soi-même" comme les inconditionnels de Freud
devenus modestes -bien obligés, après des décennies de pratiques aux résultats négatifs-, le soutiennent? Voire...


Il n'en reste pas moins qu'à lire Freud on a l'impression d'un homme modeste, affable, circonspect et intellectuellement honnête, moins imbu de lui-même, moins péremptoire et agressif
qu'Onfray en tout cas...


Et Freud a sinon découvert, du moins bien mis en évidence l'immense portée de l'Inconscient, cela me paraït difficilement contestable, malgré le déjà ancien cri d'Hermione dans "Andromaque": "je
crains de me connaître en l'état où je suis!"


Eh oui, Racine, de formation janséniste, était un lointain précurseur de Freud, Pascal et les autres jansénistes aussi du reste!


Puis, des ouvrages de Freud tardifs à visée plus largement culturelle et sociologique comme "Le malaise dans la culture" et "L'avenir d'une illusion", restent (hélas) ô combien actuels, me
semble-t-il! A cet égard, il était sans doute plus lucide que son ami Stefan Zweig (cf. leur dialogue rapporté dans le merveilleux et tragique témoignage que constitue "Le monde d'hier" de
ce dernier!!)