Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ecosia : Le Moteur De Recherch

24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 11:57
Entretien avec Dominique Barbier, expert-psychiatre

La fabrique de l'homme pervers

Par Anne Crignon

Sous l'effet du passage au matriarcat et de la crise économique, il entrerait dans  les relations humaines de plus en plus de perversité, c'est-à-dire un rapport à l'autre purement utilitaire. Telle est la thèse de Dominique Barbier, expert-psychiatre au contact de ces nouvelles pathologies

 

 

 

 

BibliObs.- Vous observez dans vos consultations une évolution des pathologies. Quels sont ces nouveaux troubles ?

 

Dominique Barbier.- Nous sommes en pleine mutation sociale, ce qui entraîne des modifications considérables de la pathologie mentale. On se demande en effet ce qu'est devenue l'hystérie, on voit très peu de névrose obsessionnelle, peu de cas de phobie. En revanche, la toxicomanie, l'alcoolisme et la dépression connaissent une augmentation notable. De même que les troubles du comportement, les passages à l'acte agressifs, la délinquance et les troubles de la personnalité.

 

BibliObs.- Quelles en sont les principales causes ?

 

Dominique Barbier.- J'interprète cette modification comme le résultat de la fin du patriarcat et l'avènement du matriarcat: pour faire bref, le patriarcat entraînait le refoulement, l'adaptation au réel et son acceptation par l'effet de castration de la fonction paternelle. Le matriarcat, quant à lui favorise une dépendance à la mère avec disqualification du père (qui s'en arrange plus ou moins bien) et l'on arrive ainsi de plus en plus souvent à l'âge adulte sans être sevrés. La fonction paternelle de coupure de la fusion avec la mère n'a pu advenir. Or la fonction du sevrage est de faire comprendre au nourrisson et à l'enfant qu'ils n'ont pas à tout attendre de l'extérieur, qu'ils ont à se contenter, non à toujours consommer.

 

Si le sevrage est mal fait, on aura tendance à consommer toujours plus. D'où les pathologies de l'oralité : addictions, boulimie/anorexie et les multiples dépendances, qui s'intègrent parfaitement dans la société de consommation. C'est ainsi qu'on fabrique des états-limites, qui sont parfaitement adaptés à nos sociétés postmodernes, qui sont des sociétés de l'avoir. On ne se pose même plus la question de l'être.

 

BibliObs.- A quoi reconnaît-on un état-limite ?

 

Dominique Barbier.- Pour résumer, la frontière entre lui et l'autre n'est pas clairement définie. Il a besoin de «prolonger son moi» dans l'autre pour un renforcement d'identité, qui constitue sa dépendance. C'est dans ce besoin consommatoire de l'autre qu'il présente un cousinage avec la perversion, mais qui elle est une structure constituée. Le non-sevrage de la personne en état-limite, la non-défusion à l'égard de la mère fait que sa personnalité d'adulte n'est pas autonome, sa place n'est pas définie. Il est «addicte» de l'autre. C'est comme si l'autre l'hypnotisait. Dans cette hypnose, les événements ne font pas histoire mais sont immédiatement effacés par l'événement suivant dans un zapping sans sédimentation.

 

 
Les vampires sont parmi nous

Nous avions rencontré Dominique Barbier à l'occasion d'un dossier sur «Millénium», en quête du spécialiste capable de décrypter le face-à-face entre l'héroïne, Lisbeth Salander, et son tuteur sadique. Chaleureusement recommandé par Boris Cyrulnik, Dominique Barbier, habité comme son illustre confrère d'une vraie passion pour le métier, nous avait longuement entretenu des mécanismes et divers degrés de la perversion mentale; avant d'ajouter, que, la société contemporaine était une véritable «fabrique» d'hommes pervers.

De plus en plus de pervers ? Non pas bien sûr au sens courant de serial killer ou autre dérive spectaculaire, mais dans une acception plus ordinaire ; celle où la relation à l'autre tend à devenir essentiellement utilitaire. L'autre qui, bien souvent, ne serait plus qu'un objet dans une stratégie d'épanouissement à sens unique ou de réparation d'un ego mal construit, nous expliquait en substance Dominique Barbier. Ainsi, les pervers seraient comme des vampires qui, sans en avoir l'air, puisent dans un autre leur vitalité, créant chez ce dernier un malaise durable et diffus.

Rendez-vous fut pris pour que le spécialiste nous en dise un peu plus. C'est chose faite.

Anne Crignon

BibliObs.- Et quel est le profil d'un pervers ?

 

Dominique Barbier.- Il faut opposer la perversité à la perversion. La première constitue un trait de personnalité, la seconde une structure, c'est-à-dire un mécanisme constant de fonctionnement psychique. Le pervers s'insinue dans le fantasme de l'autre, dont il a une connaissance intuitive bien meilleure que l'intéressé : il fait croire à l'autre, même en dehors des mots, qu'il lui est indispensable et qu'enfin il y a quelqu'un qui le comprend, dans un fantasme de complétude totale. Il s'agit d'une effraction dans l'autre et d'un rapt d'identité, à l'insu de sa proie.

 

Ce prédateur, qui évoque l'image du vampire, va de mieux en mieux au fur et à mesure qu'il anémie sa victime ; c'est un destructeur, il a une indifférence à la souffrance de l'autre dont il peut abuser. Sa culpabilité apparaît inexistante. C'est la jouissance à perte de vue où l'autre est réduit à n'être qu'un outil entre ses mains.

 

BibliObs.- Quel est le lien entre l'état-limite et le pervers ?

 

Dominique Barbier.- Le pervers a une compétence extraordinaire à déstabiliser l'autre avec de petites phrases faussement insignifiantes mais qui s'accrochent à l'inconscient qu'elles parasitent à notre insu en continuant leur travail de sape. C'est ce que j'appelle les plasmides. Comme l'état-limite est influençable et manque de repères et d'assurance, du fait d'une personnalité fluctuante, il est la cible privilégiée du pervers, avec lequel ils forment un bon tandem, le conducteur étant bien sûr le pervers.

 

BibliObs.- Est-ce un phénomène de société selon vous ?

 

Dominique Barbier.- Assurément. Nous sommes aujourd'hui dans la gestion de l'autre : que peut-il m'apporter pour optimiser mes possibilités, mes convenances, mon bien-être ?

 

 

 

BibliObs.- Quelles sont les conséquences sociales de ce renversement de pathologie ?

 

Dominique Barbier.- Cette absence de sevrage a une conséquence très nette : un discours présidentiel qui a réponse à tous les problèmes est en adéquation parfaite avec l'époque, laquelle  ne supporte pas le manque - y compris le manque de réponse. Et qui cherche une mère archaïque, même à la tête de l'Etat. En quelque sorte, notre Président a réponse à tout. Il ne favorise pas le « travail du manque » qui est la fonction paternelle de défusion. Il répond trop bien au fantasme du citoyen, ce qui ne règle en rien les problèmes sociétaux. Nous sommes gavés de toute part, jusqu'à ne plus y trouver notre compte : si l'on veut remplir le récipient, le débit du robinet ne doit pas être trop fort sinon le récipient reste vide. Nous en sommes là aujourd'hui, dans le vide par excès ! L'homme en est réduit seulement à sa valeur économique, ce qui le dépossède de sa dimension spirituelle et psychique, fondée sur le manque.

 

BibliObs.- Avec un degré d'individualisme rarement atteint ?

 

Dominique Barbier.- Oui, le but de la vie semble être aujourd'hui la jouissance à perte de vue, ce qui, obligatoirement, amène à l'individualisme par absence d'altérité. Le non-sevrage ne nous fait pas aller vers l'autre. De plus, la politique actuelle résultant d'une guerre économique mondialisée casse ce qui est encore humain en nous. Nous sommes dans une marchandisation de l'existence.

 

Propos recueillis par Anne Crignon

 

=> Toute l'actualité littéraire

 

=>>> Revenir à la Une de BibliObs.com

Affiche-Sarkozy.jpg
Dominique-Barbier_DR.JPG
D.R.
Criminologue et expert-psychiatre, Dominique Barbier est l'auteur de nombreux livres de psychiatrie et de psychanalyse, comme «la Dépression» (Odile Jacob), et de nombreux articles comme «la Rédemption du pervers» dans la revue «Synapse». Il prépare un nouvel ouvrage sur la fabrique de l'homme pervers dans la société contemporaine.


filet
commentairescommentaires

A toutes fins utiles et pour

A toutes fins utiles et pour rebondir...

Extrait du titre inédit : "Confessions d'un ventriloque"

_______________________________

"Monsieur, sachez qu'aujourd’hui il n’est plus question de rentabilité... de retour sur investissement, car le besoin légitime d’un retour sur investissement finit là où commence la recherche effrénée du profit maximal ; et cette recherche-là, c’est la recherche du seuil de rupture des modes de production et de fonctionnement musculaires et psychiques de l’espèce humaine salariée. Le fameux point-mort, c’est ça ! Le moteur de cette production humaine, c’est bien le meurtre ! C’est la recherche perpétuelle du concurrent à trucider, pour occuper seul la place et imposer sa loi.

Le monde de l’entreprise c’est un monde totalement orienté vers une logique de guerre et dans la guerre, on ne laisse aucune chance à l’adversaire. On ne partage pas, non plus, le butin ou les territoires conquis avec les troupes qui vous ont permis de gagner cette guerre. Une fois les objectifs atteints, on démobilise tout le monde. Aux soldats, on leur donne une médaille en chocolat pour toute consolation, pour toute indemnité et pour toute récompense.

Ils sont prêts à tout pour survivre même si ce système les condamne tous ! Oui, tous ! Car ce système de production n’existe pour personne d’autre... sinon pour lui-même, tout en sachant comme nous le savons maintenant qu’il faudra qu’ils se sacrifient tous les uns après les autres quand le moment sera venu pour eux de se retirer parce qu’un plus performant qu’eux les aura balayés, eux, leurs salariés, leurs fournisseurs et leurs clients. Leurs successeurs pourront toujours se réjouir et ceux à qui ils distribuent des miettes, avec eux, insoucieux qu’ils sont, les pauvres bougres, du sort qui les attend.

Bientôt, il n’aura plus de nom ce système ! On ne sait déjà plus comment le nommer ! Il n’a déjà plus de visage ! Lorsque le sacrifice de tous contre tous sera partagé par tous, en kamikazes d’une défaite universelle, ce système sera sans morale et sans honneur, car sous le couvert de l’anonymat, tout lui sera permis ! Absolument tout ! Le moteur de ce système, c’est bien le meurtre : celui du meurtrier et de ses victimes et puis encore... le meurtre de ce même assassin qui se donne la mort... en tuant.

Alors, aujourd’hui, qu’est-ce qui nous reste à célébrer ? Je vous le demande. Sûrement pas la vie ! Pourquoi croyez-vous que les femmes n’enfantent plus là où ce système triomphe sans conteste ? Il vient de là, le déficit démographique. La fin, nous sommes ! La fin et les moyens. Rien d’autre. Plus rien au-dessus de nous : plus rien ne nous dépasse. Plus rien devant nous. Ne cherchez pas ! Quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous... que nous sommes tous... déjà morts."

_________________

Auteur à la recherche d'un éditeur à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/-_synopsis_entretiens_commentaires_et_extraits/

Partager cet article

Repost0

commentaires

kreitlow 19/09/2009 03:01

interview fort intéressant et ne peut qu'attendre avec impatience la parution du livre de M. Barbier. il reste du coté féminin des interrogations.  la référence psychanalytique et le sens des concepts comme "matrichat" et "patriachat" nécesistent sans doute plus de définition pour ne pas induire  l'erreur. alosr osons l'erreur. le commentaire de serge uleski est éloquent. voilà qu'il présente "l'entreprise post-moderne" en terme de logique de guerre ( il existe à paris une école à déstination compétitivité économique qui fait de la guerre son nerf de guerre). cette logique me semble indéniable et tous les jours observable. il l'a décrit fort bien. comment alors justement articuler logique de guerre et matriachat supposée par M. Barbier ? d'un côté des études sérieuses ( cf FMI) nous rapportent que les crédits autorisés à des communautés africaines sous entière responsabilité des femmes ( citées en tant que matriachat) obtiennent des résultats bien meilleure pour la survie économique que les celles ménées par les hommes, et de l'autre s'annonce le désastre humain et peut-être économique d'un supposé matriachat de nos sociétés occidentales? la question reste ouverte : nos sociétés sont -elles vraiement matriachales ? - ce qui voudrais tout de même dire à domination féminine ? la logique compétitive à excès, c'est vrai, qui gouverne nos sociétes , est-elle de resort féminin ? comment comprendre cette "verticalité guerrière" ? comment se débrouiller avec ce dualisme matriachat -patriachat, même au sens psychanalytique, logique dialogique que l'on peut mettre en question ( cf les pensées traditionalistes du monde asiatique qui ignore le dualisme), losrqu'en tant que femme, mère de surcroît,on est prié d'assurer sa carrière dans une lutte ( guerre) sans merci. comme résultat d'un matriachat ? pour ma part je pense que nous sommes loin, dans la réalité de tous les jours, d'une logique qui serait à incomber aux mères. je signale que le travail de mères consiste aussi aux soins, à la sollicitude, à la bienveillance et l'attention. quid de cela dans nos sociétés? où sont-elles ? et ces qualités seraient "addictives", seules responsables de l'excessivité économiques ? et seules émanant, quand elles existent, grâce au rôle du père? autrement dit au sens psychanalytqiue bien intégrée par les mères comme "loi du père"? sans doute, faut-il comprendre patriachat-matriachat dans un sens différent que j'évoque ici. mais cette dualité, reprise par Barbier, pose quelques problèmes. 1. elle n'interroge pas les dérives du patriachat ( je ne pense pas qu'il soit possible de parler en terme de matriachat pour les horreurs du 20 siècle) 2. le vocabulaire écomomique dans les entreprises ne relève pas non de la douceur maternelle ( cf Heidegger "langue de tradition et langue technique") 3. la réalité de nos sociétés est loin de quelconque "capacité empathique" dont les mères si elles ne sont pas toujours garantes, restent le symbole. N'y a-t-il pas une autre approche possible que celle "dualiste" proposé par Barbier? n'y at-il pas une défaillance masculine, de père de surcroît ? oui, dirait sans doute Barbier, car c'est en substance ce qu'il dit. seulement, je mettrai un bémol dans la compréhension. pour ma part, je considère que  cette société reste entièrement sous domination mascuilne. et le hic, est que les hommes, pères, se sont laissé piègés à leur propre jeu jusqu'à l'excès.. ( pas besoin de mères défaillantes pour cela). l'évolution de la société, celle qui a fait aussi advenir les femmes et mères à des positions "verticales" a omis de s'ocupper en concomittence des positions "horizontales" des hommes. ceux-ci n'ont rien compris au féminisme. et pendant que les femmes ont changé de positions, et de liberté ( tout de même dans le sens d'indépendance - contraire à l'addiction), les hommes n'ont que peu bougé. ils ont maintenu le cap de la virilité, ils ne se sont pas interrogés, ni sur leur rapport au pouvoir, ni sur leur rapport à la violence, ni sur le rapport à la sexualité ( si n'est qu'en terme de défaillance ..) ni sur celui du désir , ni sur leur relation aux femmes.. Ils n'ont pu que constater qu'ils ont aujourd'hui du mal avec les "nanas" , qu'ils ne comprennent plus rien et qu'ils se demandent "à quoi ils servent?" - instrument de reproduction, et accessoirement de plaisir ?!  cela serait encore le fait d'un matriachat ? ne serait-ce pas plutôt le résultat d'une illusion masculine perpétrée, "nos lois gourvenent le monde, pas besoin de bouger", associée à une rivalté "excessive" où les pères ne supportent plus que les fils les tuent (symboliquement). les hommes (mâles) se sont laissés happés par la technologie, sans avoir compris que leur rôle auprès des enfants est de première importance. matriachat ? non, défaillance masculine, pris à leur propre jeu de dupe, mal relayée de père en fils. il est possible d'imaginer un retour, à ce rôle du père qui fait "loi". et en un sens c'est nécessaire, sans pour autant retrouver de vielles traditions. Il est aussi possible d'imaginer de sortir du dualisme et de favoriser une logique complémentaire et inséparable de fait. admettre que dans la famille, douceur et soins (féminins) va de pair avec limites et une certaine autorité, excatement de la même façon qu'ils seraient nécessaire dans cette société partie en vrille. admettre l'idée qu'émotions et empathie peuvent co-habiter avec performance - peuvent la freiner quand c'est nécessaire  et quand elle passe dans l'excès, de la même façon qu'il faut savoir sortir avec mot d'orde de trop d'étayage addictif. cela ne doit pas succomber à des rôles stérotypes. et cela ne doit pas se réduire à cette idée que la loi est du côté de l'esprit - symbolique - séparée de la douceur d'un geste. le fait est que les hommes,mâles, fiuient en grande majorité. Ils sont au boulot - devant les computers et quouqu'en pense Barbier, ils y mènent ou jouent la guerre. rien d'une douceur n'y a accès. l'entreprise restent dans la rationalité guerrière, sous le joug de la gestion, c'est un fait, pas seulement instrumentale, mais de contrôle et de maîtrise. ( cela est encore seulement matriachale?) il n'y a pas de sensibilité "feminine", les lois y sont "scientifiques " et irrationnelles en même temps, parce qu'elles ont évincées toute possibilités de les rendre humaines. parce que principes de science et de technologie ont produit un positivisme ( ou l'inverse) qui ne sait plus quoi faire avec le mot "âme" , une rationalité dont le principe même est basés sur l'exclusion (de ce qu'elle ne sait pas définir - en général : la mère). Force est encore de constater qu'il faut aussi une sensibilité, comme dit Kant être senible à la loi, (morale) pour l'éveiller. pour cela il faut savoir sentir et perçévoir et pour cela il faut être capable de se laiser toucher .. comme par une mère et de s'en souvenir. il ne suffit pas d'accès d'autorité qui applique bêtement des "lois" . et si c'était le contraire qui pose problème, à savoir l'édification d'un monde dûr qui ne se souvient plus d'un "du côté de la mère", certes par saturation technologique...  Et si c'était un enlissement dans le clivage, où la loi ( du père) n'a plus d'ancrage dans le corps, où elle ne resonne sur plus rien d'autre que sur l'esprit qui l'édicte "abstraitement" et avec tentative symbolique.  si c'était l'évincement du maternel qui nous pose problème? l'effort que nous avons à produire c'est sans doute de s'ouvrir. Ni patriachat, ni matriachat, ni selement du côté du père ou du côté de la mère, ni trop refoulé, ni trop clivé, mais un mélange où la loi retrouve sa place en famille, et la sensibilité empathique au travail et vice-versa, un mélange enore inconnu. mélange qui au regard de principe d'indentité sexuée , posera sans doute problème au psychanalyste. mais soit.