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Ecosia : Le Moteur De Recherch

29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 16:02

Le calvaire des noirs d’Inde : lynchés, violés, déshumanisés

 

« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir » chantait Johnny Halliday, le veinard qui voit ses impôts épongés par Sarkozy. Quoi ? Oui, il chantera pour la « modique » somme de 500 000 euros, le 14 juillet au Champ de Mars à la demande de son ami. Sachant qu’en Suisse il s’acquitte de 610 000 euros d’impôt par an, il lui reste juste une petite broutille qu’il aura facilement d’autant plus que, pour sa tournée d’adieu, il empochera par prestation, 200 000 euros qu’il reversera à la …..Suisse. "Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit." disait Khalil Gibran, l’excellentissime poète libanais. Mais, en ce qui concerne les noirs, j’ai bien peur que ce peuple n’atteigne jamais l’aube. Quant au jour, à la lumière donc, faudrait attendre que la poule ait des dents.



Dans tous Les pays de la planète, semble-t-il, le noir est toujours relégué au second plan. Même dans ceux supposés être leur patrie, notamment en Afrique. Il y a un refus généralisé de cette couleur de peau, nul ne sait vraiment pourquoi. C’est le cas flagrant des aborigènes indiens dont un chercheur a rapporté des images étonnantes, détonantes et folles. Cet homme est Runoko Rashidi.

Runoko Rashidi est américain. Célèbre historien, écrivain et conférencier international, il a parcouru toute l’Asie en globe-trotter qu’il est à la recherche des africains noirs d’Asie. Histoire ancienne de ces noirs-là, de tous temps discriminés. Ses travaux sont considérés comme des éléments probants de l’implantation millénaire des africains en Asie. Il est un vrai pionnier.

C’est ainsi qu’il a pu dénombrer en Asie du Sud, une population noire s’élevant à environ 300 millions d’âmes. Il nous fait découvrir les dalits (les intouchables) en Inde, en démontrant qu’ils sont en fait d’origine africaine. Or, tout le monde s’est toujours cantonné à parler de la société indienne faite de castes, sans toutefois indiquer que la plupart des intouchables sont des noirs. Ce sont des aborigènes émancipés qui se sont installés dans des agglomérations près des grandes villes. Ces derniers sont nommés Adivasis.

Les autres Adivasis, comme leurs cousins aborigènes d’Australie, sont restés loin des cités, préférant être dans leurs villages et/ou réserves. Ce peuple constitue une grande minorité de la population indienne et par conséquent, devrait bénéficier de la protection des autorités. Officiellement reconnus par la Constitution indienne comme "tribus", ils sont souvent inclus de facto pourtant, dans les « castes », surtout dans la catégorie la plus basse. Cette hiérarchisation de la société et ce classement minent l’émancipation de ces derniers. Les promesses des avantages qu’ils doivent en principe bénéficier en vertu du principe de la discrimination positive sont inexistants. Les autres Indiens n’hésitent donc pas à les considérer comme des autochtones primitifs, des sauvages voire des animaux.

Les « sauvages » donc, sans cache-sexe, pieds nus certes, accompagnés de leurs épouses, enfants et amis, se sont déplacés en ville pour faire valoir leurs droits. Manque de pot. D’abord, les autorités ont refusé de les recevoir. Ensuite, ces derniers ont décidé de les offrir en sacrifice, à la vindicte populaire, à une population avide de sensations fortes et morbides. Lâchés, face à une populace assoifées de haine, les proies faciles -les Adivasis-, se sont retrouvés en face de sauvages, ceux-là, des vrais, dont l’odeur du sang est jubilatoire. "Ils" vous parleront du Darfour ou du Tibet, parce que les chinois y sont mais, jamais de l’Inde qui bafoue les droits humains, parce que leurs intérêts y sont considérables.

Avertissement  : la vidéo ici en lien est très violente. Ne pas l’actionner si vous ne vous sentez pas de taille ou capable de voir des hommes mourir devant vos yeux. Ce n’est surtout pas du cinéma. Tournée à Guwahati, la capitale de l’Etat de l’Assam, devant des policiers inertes, la population civile lynche les pauvres aborigènes en toute impunité. Selon Renoko Rashida, c’est même un rite et, avant la mise en place de cette tuerie, les épouses des Adivasis avaient auparavant été violées. Il y a même une femme qui tente de s’échapper, toute nue, certainement après un viol collectif. Vous avez dit civilisation ? Laquelle ?

>>> Allain Jules
 
 
(crédit photo/Wikipédia)

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commentaires

DominiqueGiraudet 31/03/2009 16:34

Et aussi, sur La Vie des Idées :



Idées du monde
Castes, intouchabilité et réussite sociale en Inde
par Jules Naudet [13-03-2009]
L’Inde a beau être une société de castes, la mobilité sociale n’y est pas impossible. De longues années de luttes et des politiques de discrimination positive ont permis à certains Dalits – autre nom des Intouchables – d’échapper à leur condition. Jules Naudet, à partir d’une enquête qu’il a menée auprès de Dalits devenus hauts fonctionnaires, professeurs ou cadres supérieurs, s’intéresse aux liens qui les unissent à leur milieu d’origine.