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Mercredi 14 mai 2008
Descriptions du produit
Présentation de l'éditeur
Ceux qui, aux alentours de 1965, avaient entre vingt et trente ans, ont alors rencontré un nombre exceptionnel de maîtres dans le champ de la philosophie. Les anciens comme Sartre, Lacan ou Canguilhem, étaient encore en pleine activité ; d'un peu plus jeunes, comme Althusser, déployaient leur œuvre, et toute une génération, les Deleuze, Foucault, Derrida, entrait dans l'arène. Tous ces maîtres, aujourd'hui, sont morts. La scène philosophique, largement peuplée d'imposteurs, est autrement composée, ne tirant sa consistance que de ceux, jeunes et moins jeunes, qui, les formulant à neuf dans leur propre langue, savent être fidèles aux questions qui nous animèrent il y a quarante ans. Je crois juste de rassembler les analyses et hommages qu'au long des années, quand ils disparaissaient, j'ai consacrés à ceux à qui je dois la signification, toujours inhumaine autant que noble et combattante, du mot " philosophie ". Je n'ai pas toujours eu avec ces contemporains capitaux des rapports simples et sereins : la philosophie, comme le dit Kant, est un champ de bataille. Mais, considérant aujourd'hui les innombrables " philosophes " médiatiques, je puis dire que j'aime tous ceux dont je parle dans ce livre. Oui, je les aime tous. Alain Badiou.

Détails sur le produit
  • Broché: 96 pages
  • Editeur : La Fabrique éditions (28 février 2008)
  • Langue : Français

  

par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
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Mercredi 14 mai 2008

Stanley Rosen

La question de l’être
Heidegger renversé

Vrin, « Tradition de la pensée classique ». 368 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 978-2-7116-1978-8.
Que serait une véritable métaphysique, une métaphysique qui penserait vraiment l’Être? La réponse de Heidegger s’est voulue novatrice, prophétique et définitive : le « nouveau commencement » qui fera entendre la voix originelle de l’Être exigera d’en finir avec le platonisme, car les Idées ont inauguré en Occident la longue histoire de l’occultation de l’Être au profit des étants. Mais cette thèse est pour Stanley Rosen largement erronée. Sa critique de l’interprétation heideggérienne de la métaphysique montre en effet combien le platonisme invoqué par Heidegger doit en fait beaucoup plus à la « science de l’être en tant qu’être » d’Aristote qu’à Platon lui-même, et comment cette erreur a contaminé également toute la lecture heideggérienne de Nietzsche. Le dépassement de la métaphysique occidentale tel qu’Heidegger le conçoit pourrait bien n’être qu’un horizon inaccessible, et l’Être qu’il convoque qu’un mot vide de sens.
Faut-il donc renoncer à la métaphysique? Il faut plutôt retourner à sa source : seul un renversement de Heidegger et de son interprétation longtemps dominante de l’histoire de la philosophie peut nous mettre sur la voie de la métaphysique authentique. Un nouveau départ s’impose donc : par fidélité à Platon, Stanley Rosen fait descendre les Idées sur la terre de l’expérience et du langage ordinaires. La métaphysique redevient une affaire familière, ancrée dans le sens commun et la quête universelle de la vie la meilleure, où l’on croise en chemin Kant, Hegel et Husserl. L’« au-delà » de la métaphysique renoue ainsi avec l’« ici-et-maintenant » du monde quotidien.
Stanley Rosen est Professeur à l’Université de Boston
par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
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