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Jeudi 8 mai 2008
  • "La société tout entière comme lieu d’élevage où l’on supprimerait systématiquement les animaux les plus doués, pour ne garder que le niveau moyen."
  • "On mesure encore mal, peut-être, à quel point un grand écrivain blesse le corps et le coffre-fort de son pays ; à quel point le fait de rappeler à la famille clanique nationale sur quels crimes domestiques et publics elle est finalement fondée ; à quel point révéler le lit d'une langue peut entraîner de haine, de sourde rancune, filtrées seulement par le temps en célébration."
  • "Magnifique luxure ! Comme elle dit la vérité ! Comme elle angoisse l'hypocrisie économe et sa profonde fécalité ! Comme elle va débusquer le diable jusque dans les grimaces des dévotions supposées !"
  • "La bête sociale sent toujours que quelque chose risque de lui échapper, surtout par écrit. Elle doit donc, en bonne logique, entraver le corps qui en serait la source."
  • "Le monde entier est un théâtre, et le musicien comme le poète, en a la clé et les éclairages."
  • "Le français officiel cherche encore à éviter Artaud, Bataille, Céline... Un écrivain, à ce niveau-là, c'est une catastrophe pour les foyers, c'est-à-dire l'École, c'est-à-dire l'État, c'est-à-dire la politique du sommeil en tas. Que peut la littérature ? Rien en termes de progrès et d'arrangements, tout en termes de vérité. Rien pour l'hypocrisie du lien social et du roman familial, tout pour montrer comment se noue la censure."
  • "La peur de jouir, véritable malédiction des temps dits modernes."
  • "Rien ne fait plus peur, sans doute, que les possibilités d’autonomie individuelle des femmes."
  • "Plus que jamais la Société est persuadée d'être bonne, sa tartufferie spontanée fonctionne à travers des stéréotypes autopublicitaires. Son ennemi principal ne sera donc pas, comme elle veut le faire croire, l'individu qui a de mauvaises pensées, l'extrémiste, le terroriste, mais bien celui qui s'exprime autrement, de façon plus nette, plus complexe."
  • "Comme nous sommes, oui, dans une époque lourde, analphabète et triste (celle du populisme précieux), tout doit avoir l'air authentique et démagogique, alors que règne, sous couvert de « cœur », une froideur rentabilisée. La brutalité d'un côté et le sentimentalisme de l'autre ont remplacé la sensibilité et l'ironie du goût. Il faudrait donc s’ennuyer ? Ce serait un dogme ? Eh bien, non."
  • "La télévision, n’est-ce pas, sera suffisante. Mourir sain et intoxiqués d’images, voilà le programme."
  • "Il n’y a plus de censure ? Allons donc. Elle est dans les têtes, partout."
  • "L’aventure d’un corps singulier, non collectivisable, ses gestes, ses initiatives, ses postures, déclenchent une inquiétude permanente."
  • "Le problème sera désormais : comment retrouver un corps, et lequel ?"
  • "La guerre a lieu, désormais, entre l’individu et la ville, entre l’individu et le Spectacle dans son ensemble."
  • "Tout ce que la télévision n’est pas susceptible de montrer ou d’exhiber sur-le-champ a une réalité douteuse. L’opinion désormais c’est l’écran. Une grande famille devant l’écran, spasme d’audimat émotif, voilà le théâtre."
  • "à moi aussi elle est arrivée la grande pensée elle m'a lentement contourné noyé elle a pris son temps à ma place il s'agit d'une expérience toute personnelle que rien n'oblige à communiquer mais le ravissement qui en ruisselle déborde malgré nous les tasses et va bleuir le papier et le papier à ce moment-là est un buvard assoifé ozone carbone argile rayée" (Paradis)
  • "Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux." (Passion Fixe)

Question à Ph. S. : "Vous croyez toujours que nous sommes victimes d'un grand complot, celui de la collectivité qui voudrait nous culpabiliser de quelque chose, nous empêcher d'être heureux et d'être vivant ?"

Réponse de Ph. S. : Vous n'avez jamais remarqué que la société vous empêchait de vivre vos désirs ou de vous comporter comme vous l'entendez, vous, seul ? Vous n'avez jamais senti cette emprise, dites-moi ? Parce que moi, je sens ça depuis l'enfance : comment il faudrait être là, étiqueté, soumis, servile. Et puis se taire ! Vous ne croyez pas ? (Émission TV "Ce soir ou jamais")
  • "Comme je ne peux pas obtenir l'approbation de mon époque (surtout à cause de mes romans trop libres), je pense qu'il est nécessaire d'utiliser, au moins, sa réprobation" (Un vrai roman, Mémoires)
  • " La maladie de l'adolescence (...) est de ne pas savoir ce que l'on veut mais de le vouloir à tout prix."
par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
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Jeudi 8 mai 2008

Bonjour,


On peut aussi lire "L’art de ne croire en rien" et le "Livre des trois imposteurs" datant du 15-16e siècle (préfacé par Raoul Vaneigem, Payot, Petite bibliothèque, 7,95 euros) ;

"Le dictionnaire du diable" d’Ambrose Bierce (Librio, 2 euros) ;

"La foi : une histoire culturelle du mal. En danger de croire", de Jean-Paul Gouteux (L’Haramthan, 11 euros) ;

"Dieu, l’Europe et les politiques" de René Andrau (Bruno Leprince éditeur, 15 euros) ;

"La foi qui tue" de Bernard Oudin (Robert Laffont, 13 euros) ;

"La peste monothéiste" de Cyril Gallion (Editions libertaires, 35 allée de l’Angle Chaucre 17190 st-Georges d’Oléron, 12 euros + 10% de port) ;

"La gloire des athées" Anthologie. Textes rationalistes et antireligieux de l’Antiquité à nos jours (Editions Les nuits rouges, 23 euros) ;

"Pour en finir avec dieu" de Richard Dawkins (Robert Laffont, 22 euros).

Liste non exhaustive, évidemment...

par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
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Jeudi 8 mai 2008
Le 8 mai 1988, Robert Anson HEINLEIN
écrivain, homme politique, citoyen de la galaxie, 
s'éteignait tranquillement dans son sommeil, 
à Carmel (Californie)

Ses cendres ont été dispersées dans l'océan Pacifique, qu'il avait tant aimé. 
Ses textes nous accompagneront encore lontemps.


---------------------------------------
Anouk ARNAL

Site Heinlein : http://heinlein.free.fr
Forum Heinlein : http://heinlein.freeforums.org




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Jeudi 8 mai 2008

Document sélectionné :

Divers Aspects de la Pensée Contemporaine
Emission du 4 mai 2008

Thème : Le Grand Orient de France : une voie initiatique et humaniste

Invité : Daniel Morfouace reçoit Claude Vaillant, Grand Orateur du GODF.

04/05/2008



Lecture


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Jeudi 8 mai 2008
 

RESUME de Dieu n'existe pas

 
 
Dans ce livre l'auteur critique toutes les idéologies qui, sous une forme ou une autre, prétendent expliquer le mouvement et la structuration de la matière jusqu'à l'apparition des organismes vivants, et leur évolution qui a produit des êtres conscients et finalement pensants, par l'intervention d'une conscience, d'une intelligence, d'une volonté, bref d'un esprit immatériel.
Dans une première partie, il montre comment la matière peut échapper au déterminisme absolu qui semble découler des lois de la physique, ce qui permet l'apparition de types différents de déterminisme, et quelles sont les propriétés de la matière qui les rendent possibles. À travers une discussion épistolaire avec un philosophe, il développe ensuite ces questions, montrant comment les propriétés de la matière permettent non seulement de comprendre l'apparition du vivant et de notre "esprit pensant", activité de notre cerveau, mais sont incompatibles avec l'action d'un hypothétique esprit immatériel sur la matière.
Ce livre apporte ainsi une contribution importante à la question : " matérialisme ou spiritualisme ? " relancée par la propagande des diverses religions et des tenants de l'évolution intelligente.
Autres livres du même auteur :
Un jambon-beurre pour le rabbinUn jambon-beurre pour le rabbin
Tous les livres de Max AplboïmTous les livres de Max Aplboïm

Autres livres du même éditeur ou de la même collection :
Voir tous les livres édités par <b>PORTAPAROLE</b>Voir tous les livres édités par PORTAPAROLE
Voir tous les titres de la collection <b>IL PENDOLO</b>Voir tous les titres de la collection IL PENDOLO
 
 

BIOGRAPHIE de Max Aplboïm

 
 
Max Aplboïm n'est pas un écrivain. D'ailleurs, il ne sait pas ce qu'il est, ni qui il est : cela ne l'intéresse pas. Il ne s'interroge que sur ce qu'il fait et doit faire. Il a fait diverses choses, et sous des noms variés. Entre autres, de la peinture surréaliste, des sculptures assez originales, de la recherche et de l'enseignement en physique, et pas mal de militantisme politique. Il est aussi l'auteur du livre Un jambon-beurre pour le rabbin (Portaparole 2006), livre moins sérieux mais plus divertissant, où il a quand même fourré quelques idées.

par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
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