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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 15:18

   " J'ai rencontré un gars nommé Layard qui nourrit/Mon esprit réceptif d ' une nouvelle doctrine/Lane y avait sa part,D.HLaurence aussi/Gide également,mais je ne savais pas alors/Ils m'apprirent à dire mon horreur profonde/Pour tous ceux qui préfèrent l ' Art /A la Vie,à l' Amour,à l' ètre Pur-en-son-coeur."

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 08:45
Penser l’existence, Exister la pensée”
Approche phénoménologique de la psychothérapie
En publication – Juillet 2007
  « L’existence est rare. Nous sommes
constamment, mais nous n’existons que
quelquefois, lorsqu’un véritable événement
nous transforme »
                        
Henri Maldiney

Huit années de réflexion dans le sillage de mes promoteurs et professeurs Henri Maldiney, Jacques Schotte, Jean Kinable et Michel Dupuis ont transformé mon rêve en réalité : prendre appui sur la phénoménologie pour soutenir en mai 2003 une thèse de doctorat en psychologie clinique.

Trois nouvelles années furent nécessaires pour réécrire cette thèse, peaufiner ma pensée et proposer à la publication un livre plus condensé et structuré qui puisse permette à chacun, au fil et dans l’écart de mon cheminement, de questionner le sien propre. Son fondement est de ne jamais oublier qu’un patient, un collègue, un ami, un simple « quidam » n’est jamais un objet manipulable. Leur présence nous convoque à la rencontre du visage (1) , de cette ouverture sans fond  qui donne ce qu’il ne possède pas. Les sciences humaines se démarquent des sciences exactes dans la mesure où elles tiennent compte aussi du caractère irrationnel de l’être humain en ne l’enfermant jamais dans une catégorie ou une destinée pré-établie. 

Qui se soucie encore aujourd’hui, au-delà du concept ou de la simple formule,  des fondements d’une psychothérapie humaniste ? Comme se déplie en nous le sens propre de l’humanisme ?  Restons-nous conscients que nous ne sommes ni table, ni animal ? Nous avons la capacité de dire « je peux autrement » que ce que je suis car je ne suis pas, j’ai à être. Le psychothérapeute se confronte quotidiennement à l’impuissance de cette possibilité dont l’appel du patient déploie le pathos. L’appel ne témoigne-t-il pas de la puissance de la crise, comprise en tant que rupture à l’impossible d’un mode de vie soumis jusqu’ici à l’éducation, à ce qu’il est convenu de faire, au « qu’en dira-t-on », un mode de vie qui ne tenait pas compte de ce que nous étions au plus profond de nous-mêmes : ouverture et projet ? L’appel à l’aide n’est-il pas un appel à exister, à déchirer l’absurde, l’ébrouement du rien  qui s’impose à nous pour fuir ce qui nous semblait être inacceptable : la mort, la finitude, la néantitude.

Déchirer l’absurde en recherche de sens, déchirure qui n’est possible qu’au jour événementiel du sublime : « Le sublime est ce moment vectoriel de force où « quelque chose », un « il y a » nous surprend non pas par ce qu’il donne à voir ou entendre mais précisément par le vide éclaté qu’il instaure. Ce ne sont ni les séries de notes de musique ou les choix de couleurs ou les méandres des traits d’une toile pas plus que la beauté d’un paysage ou la courbe pure d’une sculpture qui forment le sublime mais la présence au sein de cette présence d’une absence de nous, de ce qui nous a constitué, d’une puissance phénoménale de dissolution de toute étantité, de toute construction. » (2)

L’essence de l’homme est existence. Il n’est pas. Il a à être. Il advient. Cette existence n’est-elle qu’une croyance parmi d’autres ? Peut-être ? De toute manière, nous n’érigeons pas en vérité ou en dogme « l’exister » ; nous en partageons humblement l’épreuve.  Qui n’a pas entendu au fond de lui un appel silencieux à se dépasser, à sortir de lui-même, de ses évidences, de ce qu’il croyait une fois pour toute sa vérité. Une première prise de conscience impitoyable ressentie comme une vague néantisant tout ce que je suis. De tous les appels, l’un est particulièrement redoutable : le trouble de l’amour. Si j’aime, ce que je suis a été. « Se vider de ses désirs autant que possible et de combler ce vide par l’amour pour ceux qui sont liés à soi, en les aimant infiniment, immensément et sans conditions. »(3) C’est ainsi que très rapidement l’Être, le Rien, l’Amour se sont imposés comme fil rouge de mon questionnement.  

Un phénoménologue « n'invente pas son objet mais doit le rencontrer là où il est, découvrir le sol phénoménal sur lequel il se laisse apercevoir. »(4) C’est pourquoi notre analyse s’est nourrie de nombreuses œuvres d’art bouleversantes d’humanitude pour comprendre(5) la souffrance de l’impuissance humaine : celle d’un peintre mélancolique en quête de l’œuvre absolue, celle d’un homme de peine en quête de son innommable, la honte. L’un et l’autre, accaparés, sont enlisés dans le quotient de l’équation existentiale dont les foyers tensionnels sont l’animalité, la divinité, la création et la néantisation. Ce cheminement a interrogé les existentiaux fondamentaux : l’espace, le temps, le corps, l’être-pour-la-mort, la disposition affective… et  ouvert des horizons : le toucher haptique, le geste dansé comme mouvement existential, la tonalité fondamentale qui porte le saut,  l’homme tant configurateur de monde qu’ébroueur du rien, le fond de l’homme qui s’avère être « sans fond », le geste d’amour qui esquisse sans jamais se refermer, la nostrité, la simultanéité de l’Être et du Rien, l’avènement de la vacuité, l’événement de la rencontre, la trouée du sublime.

 

En cliquant sur une des rubriques ci-dessous, vous pouvez directement accéder à la  table des matières, la soutenance de ma thèse, la bibliographie ou certains passages des sections. L’annexe picturale vous dévoile les toiles analysées.

Si vous désirez réserver ce livre à sa parution, envoyez-nous un émail avec vos coordonnées.

Cliquez ici:

I. Soutenance  de ma thèse de doctorat en mai 2003

II
. Table des matières de « Penser l’existence, exister la pensée »

III. Préface du Pr. Stevens

IV. Se frayer un chemin

V. Interrogeons la psychothérapie

VI. En présence simultanée de l’Être et du Rien

VII. Aimer – Créer – S’ouvrir au monde

VIII. La trouée du sublime

IX. Bibliographie

X. Remerciements

 

 

1 : LEVINAS, Le visage et l’extériorité : Visage et Ethique in Totalité et Infini, p.211 à 238

2 : Ado HUYGENS, Penser l’existence, exister la pensée, section V,  p. 215

3 : Kwang-Sou LEE, Amour, Maisonneuve & Larose, 2004, p.90

4 : Henri MALDINEY

5 : Le comprendre Heideggerien : S’intonner : Verstehen ist immer gestimmtes,  Être et Temps, Gallimard, p.187

 

 

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 15:45

Dieu, la mort et le temps

Emmanuel Lévinas

Le livre de poche

Contenu de l'ouvrage :

Deux cours. Les deux derniers professés par Emmnuel Lévinas en Sorbonne, durant l'année universitaire 1975-1976. Deux cours qui sont comme une glose méditative autour de quelques mots : Dieu, la mort, le temps. En ouverture, la mort et le temps. Pour la première fois, ces deux notions qui parcourent l'oeuvre entière du philosophe sont longuement explicitées. Parallèlement, Lévinas renoue avec sa recherche sur le mot Dieu, inversant les termes du diagnostic heideggerien : lorsque la philosophie a confondu, dès son origine, Dieu et l'être, ce n'est pas tant le second qui a été oublié, c'est d'abord le premier qui a été éclipsé. La tâche de la pensée revient alors à libérer Dieu de l'emprise métaphysique. Au final, ces deux textes éclairent sous un autre jour et à partir d'un angle nouveau trois des thèmes majeurs de la réflexion d'Emmanuel Lévinas. Mais ils reviennent aussi, au gré d'une parole vagabonde, sur d'autres notions fondamentales de l'oeuvre - la responsabilité, Autrui, la patience, le Dire, la transcendance, le témoignage...

Spécifications:   Broché: 285 pages Editeur : LGF - Livre de Poche (25 janvier 1995) Collection : Livre de poche Langue : Français

 

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 17:43

Bonjour Monsieur Domeracki,

L’invitation que vous me faites dans votre dernier message à “parler philosophie” me convient tout à fait, même si ma façon de lire la philosophie n’est pas celle d’un spécialiste ou d’un professeur de philosophie. En fait, à mes yeux, tout le monde fait de la philosophie en ce sens que tout le monde, à un moment ou à un autre, est contraint à se poser des questions. C’est pour cela, par exemple, que je lis Ludwig (Wittgenstein) avec plaisir, parce qu’il ne propose pas de philosophie, c.à.d. de système, de synthèse, de vision, mais qu’il adopte une méthode de penser analytique et critique. A mes yeux, c’est cela l’attitude philosophique, socratique en somme (pas platonicienne, même si Platon est quand même superbe, non?). D’autre part, j’ai acquis aussi à force de m’intéresser à l’intelligence dite artificielle la conviction que nos perceptions, nos émotions, nos pensées sont des simulations, ce qui rejoint le transcendentalisme de Kant et de Husserl. Notre cerveau est un simulateur et, que ça nous fasse plaisir ou non, toutes nos pensées sont liées à cet organe. D’où mon opposition frontale à toute forme de pensée qui prétendrait que nous avons la capacité de surmonter notre “prison” transcendentale et de parvenir à rejoindre le transcendant. D’où ma réserve à l’égard de la distinction heidegerrienne être/étant. Cette distinction relève pour moi du religieux, dans le sens de C. Rosset (j’ai adoré son livre: “L’anti-nature”), je veux dire d’une tendance humaine à imaginer derrière les phénomènes (”phainomena”!)autre chose de plus fondamental, de moins relatif, de plus certain, de plus crédible etc etc. Pour moi, c’est une forme de pensée magique, enfantine, et cela fait longtemps que j’ai renoncé à me sentir concerné par ce genre de simulation. Or, de l’insistance maniaque de Heide sur ce qu’il appelle “l’oubli de l’être”, je pourrais en somme simplement en sourire, comme me font sourire les êtres humains en quête d’absolu, de Dieu, d’arrières-mondes (comme disait Friedrich), etc etc. Mais voilà, ce genre de simulation ne me fait pas sourire tous les jours, surtout pas en politique. Si Heidegger a pu trouver dans le projet politique des nazis, tel qu’il lui apparaissait, un attrait, c’est que ce projet, comme du reste celui de l’ennemi idéologique des nazis, je veux parler du communisme, avait un caractère absolu, religieux, totalisant. Or, je m’oppose, pour des raisons philsophiques, à toutes les formes de projets politiques à caractère totalisant: la pensée religieuse me fait peur! Et je partage avec M. Faye, même si ce n’est peut-être pas pour les mêmes raisons, son hypothèse de travail (comme nous disons en sciences) à savoir qu’il y a un lien organique entre l’oeuvre de Heide et son engagement politique. Ce dernier n’était pas qu’une Dummheit, à moins qu’il faille appeler Dummheit toutes les formes de pensées religieuses qui sont pour moi, en effet, de malheureuses “nostalgies de l’être” pour parler comme M. Alquié.
Bien cordialement
R. Misslin

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 03:43
Sartre a symbolisé la figure de l'intellectuel démoniaque. Examen des charges qui ont pesé contre lui.

Dans la nouvelle édition du « Dictionnaire des idées reçues », à la rubrique Sartre, on peut lire ceci : « Hommes de lettres prolifique, tour à tour romancier, dramaturge, essayiste, pamphlétaire. Philosophe post-cartésien de la conscience et du projet. S'est toujours trompé en politique. » Pour parachever la constitution du mythe Sartre comme figure exemplaire de l'intellectuel démoniaque, il lui est rituellement opposé la sagesse aronienne, aussi modeste que la violence sartrienne fut arrogante.
Eh bien, dira-t-on, cette nouvelle vulgate dominante est à prendre pour ce qu'elle est ; la maque du classique retour de balancier, quand un grand auteur, mort, rentre dans le pénible temps de son purgatoire. Il semble que la question Sartre dépasse ces rituels aléas de l'histoire littéraire et qu'elle fonctionne comme révélateur de ce que chacun tient pour l'essence et la légitimité de l'écriture et de la philosophie.
On connaît les charges qui pèsent sur l'accusé Sartre. Dans l'ordre politique et éthique : une impardonnable complaisance avec le totalitarisme, depuis son compagnonnage avec le PCF, en passant par son soutien enthousiaste aux pires errements du tiers-mondisme, pour finir par sa pitoyable caution au maoïsme français ; Pour ce qu'il en est de la théorie, une incompréhension radicale de la psychanalyse, et, d'une manière générale, des acquis des sciences humaines structurales au profit d'un ravalement de la vieille tradition française, cartésiano-bergsonnienne, une philosophie pour la classe de philo.
l ne s'agit pas, dans le cadre de cet article, de jouer les avocats de la défense, et encore moins de porter un jugement philosophique ou politique d'ensemble sur l'œuvre de Sartre. Plus prosaÏquement, on s'interrogera sur les modalités et le type de fonctionnement de l'erreur pour un intellectuel qui se recommande et s'autorise de la philosophie, et des titres de validité de ceux qui, au nom de l'évidence du droit et du savoir, se croient aptes à la repérer et à la critiquer.
C'est une affaire entendue en 1987, nul ne conteste que le « socialisme existant » est la forme dominante du totalitarisme. Cela veut-il dire que Sartre a eu intrinsèquement tort, parce que dans la lutte contre les guerres coloniales d'Indochine, d'Algérie, dans ses prises de position en faveur des luttes ouvrières contre le patronat, dans son soutien au mouvement de Mai 1968, il s'est trouvé plus près de l'extrême gauche que de la droite libérale ? Le fait qu'il ne se soit jamais inscrit au PCF et que, bien qu'il ait proclamé que le marxisme était l'horizon indépassable de notre temps, il se soit toujours battu contre le stalinisme, devrait déjà nuancer le jugement : Sartre = dérive totalitaire. Est-ce que dans ces trois occurrences historiques il faudrait admettre que seuls ont eu raison ceux qui rétrospectivement portent un jugement d'autant plus juste qu'il s'énonce au futur antérieur ?
Fallait-il défendre l'empire français, ou à tout le moins prônet une évolution lente de la colonisation à l'autonomie car se solidariser avec les guerres de libération nationale, c'était justifier par avance la dictature, l'extension de l'empire russe, le martyre des boat-people, la folie sanguinaire de Sekou Touré ou les atteintes répétées aux droits de l'homme en Algérie et dans d'autres pays africains ? Contester les injustices de la société française, mettre en doute l'autorité de droit divin des castes patronales, mandarinales ou technocratiques, était-ce du même coup excuser ou justifier le centralisme démocratique du PCF, ou pire encore le terrorisme sanglant de la Fraction Armée Rouge en Allemagne ou des brigades rouges en Italie ? Etait-ce une erreur que de soutenir les mouvements sociaux qui aspiraient à plus de démocratie, à plus de transparence ? Ceux qui à l'époque, quand il fallait faire un choix, soutenir ou condamner, préféraient maudire l'esprit manichéen de guerre civile et se retirer du jeu pour sauvegarder leur liberté d'esprit, avaient-ils plus raison ou se trompèrent-ils moins  ? Il est certes loisible d'en disserter. Mais rien ne prouve a priori qu'ils aient, a posteriori, raison, à moins qu'on tienne pour assuré, en droit et en vérité, que l'état du monde et les choses, dans nos sociétés libérales, est intrinsèquement juste et que tout essai de le transformer place ceux qui s'y risquent dans les camps des fourriers de la démocratie et des droits de l'homme.
Certes la conception pragmatico-libérale du monde est parfaitement respectable. Il est à la fois rationnel et compréhensible de concevoir qu'un tiens d'une société libre vaut mieux que deux tu l'auras d'une conquête de nouveaux droits et de nouveaux espaces de liberté, mais il ne s'en déduit pas que ceux qui aspirent à une démocratisation plus radicale dans l'ordre social, institutionnel ou éthique sont les alliés conscients ou les marionnettes manipulées des führers, des despotes ou des petits pères des peuples. Préférer l'idéologie libérale à l'idéologie critique est une prise de position concevable ; stigmatiser la position critique comme seule relevant de l'enfer des idéologies est au mieux un tour de passe-passe rhétorique, au pire un escroquerie intellectuelle.
Or, c'est bien de cela dont il s'agit quand, au nom des leçons macabres de l'histoire ou de la rigueur scientifique, on statufie Aron pour mieux disqualifier Sartre. L'un aurait été un modèle d'objectivité et de tolérance, l'autre un repoussoir de mauvaise foi et de fanatisme « métaphysique ». Il n'est nul besoin de démonologiser l'un ou l'autre pour constater qu'ils ne se référaient pas au même système de valeurs ou de priorités pour juger des mêmes événements historiques et, que, par conséquent, leurs évaluations pouvaient être diamétralement opposées. Cette lapalissade reconnue n'implique nullement que dans la nuit des jugements, toutes les vaches idéologiques sont grises. Mais cela veut dire que dans l'espace de débat démocratique, les critères de jugements ne relèvent pas de l'éthique scientifique de l'exactitude ou de la vérification, mais de celle, tout aussi sévère et astreignante, de la conviction ou de la responsabilité, pour reprendre les catégories wébériennes. Dès lors que chacune de ces éthiques n'outrepasse pas les limites de la loi démocratique, soit l'interdit de la contrainte violente pour imposer son choix ou son jugement, elles ne peuvent se prévaloir d'une hiérarchie scientifique, l'une incarnant le vrai et l'autre l'erreur, mais renvoient à l'irréductibilité des partis pris philosophiques, qui tout à la fois signent et fondent la liberté de pensée, socle de la démocratie.
Dès lors subordonner la sphère du philosophique à la sphère des opinions idéologiques ou politiques qui peuvent s'en réclamer est non seulement une erreur méthodologique, mais plus fondamentalement ruine toute légitimité de la philosophie et par conséquent de la démocratie, qui n'a d'autre valeur universalisable que la libre lutte des idées, dont les citoyens sont les seuls juges.
En fait, au-delà des dénonciations politiques, ce qu'on reproche fondamentalement à Sartre, c'est de penser seul. Ce qui est visé dans le rejet de son « hyperidéologisme », c'est l'exercice même de la philosophie, c'est-à-dire le libre choix de porter un jugement sur l'être et le monde, non pas du point de vue d'un savoir cumulatif, mais à l'aune d'un désir de vérité et d'une intention de sens. Cette prétention ne serait soi disant plus de mise à l'âge des experts, des spécialistes et d'autres grands communicateurs. Que le langage soit autre chose qu'un médium, voilà qui est proprement intolérable à l'heure de la compétition et de la pensée fonctionnant comme une banque de données. Pour Sartre, penser et écrire ce n'est pas produire des stocks, de savoirs instrumentalisés, ni transmettre des signes, des codes ou des ordres, mais c'est faire appel à la liberté de l'autre pour produire un monde non encore connu, toujours à faire, creux toujours en suspens d'être comblé, par le projet d'un sujet en action et en extension. Bref, pour Sartre, le monde et l'autre ne sont pas des choses, mais des situations par rapport auxquelles je peux déployer une pratique et, derechef, me situer dans l'histoire des hommes. Cette éthique n'est pas compatible avec le spectacle hallucinatoire des marchandises et des spots publicitaires que d'aucuns veulent nous faire accroire comme l'horizon indépassable du réel. Irrécupérable Sartre, comme son héros des « Mains sales », donc figure toute désignée pour le ressentiment. Comme de bien entendu, après Voltaire et Rousseau, c'est aujourd'hui « la faute à Sartre ».

Inmagazine littéraire n° 248 - Décembre 1987

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 10:50

L’illumination, c’est d’abord la liberté d’être le
raté que l’on est… Il nous faut commencer là
où l’on est, de façon entière, sans réserve et
sans regret… En dehors de cette acceptation,
toute tentative de discipline morale ou
spirituelle demeure le combat stérile d’un
esprit divisé et de mauvaise foi.
"

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 09:47

 

 

                                      

"Un philosophe est un homme qui ne cesse pas de vivre, de voir, d’entendre, de soupçonner, d’espérer, de rêver des choses extraordinaires, à qui ses propres pensées semblent venir du dehors, d’en haut ou d’en bas, comme des événements ou des coups de foudre à lui destinés. Peut-être est-il lui même un orage gonflé de nouvelles foudres, un homme fatal toujours environné de grondements, de roulements de tonnerre, d’abîmes béants et de sinistres présages." ( Par- delà bien et mal)
Ce n’est pas le doute qui rend fou : c’est la certitude... (Ecce homo)
Friedrich Nietzsche.
 
Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 10:25

 

 

Quel est le problème maintenant, si vous n`y pensez pas?
Auteur: Bob Adamson
 
Quel est le problème maintenant, si vous n`y pensez pas?

 

Témoignages.

Lire ce livre va remettre en question et défier tout ce que vous croyez être la réalité, ce que vous croyez être la vérité.

Vous commencerez à voir la vie sous une perspective totalement différente, une perspective, qui va vous libérer du bagage qui vous empêche de vivre une vie pleinement heureuse et satisfaisante. Puisse cette compréhension vous venir, comme cela s'est passé pour moi à travers l'enseignement de Bob.

David Black


J'ai rencontré Bob Adamson la première fois, il y a deux ans. Ce qui m'a d'abord attiré dans son enseignement est le concept de l'un-sanssecond de Dieu: l'omnipotence, l'omniscience et l'omniprésence. Si Dieu est tout, quelle place reste-t-il pour cette idée d'une entité très importante appelée "moi"? Puis vint la compréhension que je ne suis pas mes pensées, que "ma" vie est vécue, et que les événements ne sont pas contrôlés par "mes" pensées. Les pensées elles-mêmes sont une expression de cette conscience ou présence. Une autre réalisation fut qu'il n'y a pas d'autre temps que maintenant. Tout pouvoir et toute connaissance ne sont disponibles que dans cet instant de toute-présence. Le mental lui-même n'est qu'un outil qui ne peut penser qu'en termes de passé ou futur. Ce n'est pas le facteur de contrôle.

Bob, qui a été très généreux de sa sagesse, m'a aidé à voir que peu importe ce qui se passe dans l'apparence de la vie, tout est fondamentalement juste, vu de la position d'ici, maintenant. Regarder la vie de la position de la présence ou de la conscience, plutôt que du point de référence changeant du "moi" ou de "mon" mental, m'a aidé à rendre la vie plus insouciante, dépourvue d'efforts, et productive. Je peux maintenant voir la vie comme une grande aventure, une
aventure qui se passe toujours, maintenant.

Cliff.


Ce que j'aime dans le fait de parler avec Bob ou de l'écouter, c'est sa
parfaite clarté, inébranlable. Quand je l'ai écouté la première fois, j'étais rempli de colère, malheureux et plein de souffrance. Tout cela est parti avec la réalisation, comme Bob l'a indiqué, que je suis la conscience. Il m'a montré que c'était mon mental, qui en répétant des vieux schémas de tourments, créait la souffrance. Si nous sommes tous la pure conscience, alors "tous" signifie "tous", pas d'exception, il n'y a pas "moi" et la "conscience", mais une seule conscience.

Quand Bob m'a demandé de regarder où est le "moi", j'ai vu qu'il n'y avait rien que je pouvais localiser et appeler "moi". Il y a dans la mémoire, une collection d'idées et d'interprétations, que j'ai appelé "moi", mais en réalité il n'y a que la conscience.

Si la conscience est tout, comment peut-il y avoir "moi" et "l'autre"? Nous sommes tous cette conscience. Avec cette compréhension, comment pourrait-il y avoir de l'animosité pour cet apparent "autre"? Si je sais qu'il y a juste cette conscience et rien d'autre, alors comment pourrait-il y avoir jamais eu séparation?

Bob exprime la vérité avec une telle clarté et simplicité qu'il n'y a aucune incompréhension, aucun doute. Nul besoin de comprendre un jargon ou 'interpréter ce qu'il dit. C'est clair. Il n'y a rien à faire, pas de pratique à suivre. Je comprends que je suis conscience – maintenant.

Jan Dobbs.


La recherche a commencé dans l'enfance. Je me suis d'abord tourné vers le Christianisme, puis vers la science et la logique pour trouver des réponses à la vie. Adulte, ma recherche s'est déplacée vers la psychologie et puis plus tard vers la philosophie orientale et le Bouddhisme. J'approchais! Au début de la cinquantaine, j'étais bien avancé sur le chemin! C'était les écrits sur la non-dualité des sages du début du XXème siècle, j'ai même voyagé pour en rencontrer quelques uns.

Puis en 1994 j'ai rencontré Bob. Son approche était très différente et très simple. "La réponse n'est pas dans le mental" me dit-il. A d'autres moments il demandait: "Qui pose la question?" Je souris maintenant de la rage que je ressentais dans ces moments-là.

Eh bien, après avoir assisté quelques temps aux réunions de Bob, il devint très clair qu'il n'y avait rien à obtenir et personne pour le faire. Je ne suis pas ce chercheur et paradoxalement ne l'ai jamais été.

Lisez ce livre. La profonde sagesse des mots de Bob est simple et magnifiquement claire. Ils vous montrent que votre recherche est futile, ils vous montrent ce que vous n'êtes pas, ils vous montrent ce que vous êtes et ce que vous avez toujours été. Et de cela, vous pouvez rire et rire encore!

Col.


Bob d'une façon claire et simple m'a ramené à ce que je suis.

Réaliser ma vraie nature a changé ma vie.

Brione.


Rencontrer Bob Adamson ou lire ses commentaires sur la vie n'est pas qu'un simple cadeau. Simplement et humblement, et cependant en des termes non moins directs, il rend parfaitement clair "qui nous sommes" en montrant sans discontinuer "qui et ce que nous ne sommes pas".

Le message de Bob n'est pas pollué par des vanités ou carottes spirituelles. Il n'a pas besoin de vous distiller lentement le "quelque chose" d'imaginaire que le mental puisse "un jour" (dans le futur) envisager d'atteindre.

Au contraire, il montre avec la plus grande conviction la seule chose ou "non-chose" qui ne peut être niée, et qui est notre conscience présente "Cela et rien que cela – non altéré, non modifié, non corrigé". Je recommande très fortement la lecture et l'écoute de Bob Adamson.
Avec beaucoup d'amour et d'appréciation pour cet homme.

John Linland.


Dès que j'ai rencontré l'enseignement de Bob Adamson au travers de son livre et des CD, des changements intérieurs ont commencé à se produire. Il n'y avait pas d'effort conscient, mais je pouvais sentir l'emprise des pensées conceptuelles commencer à lâcher spontanément. Les choses étaient en train de basculer et tomber. Intuitivement c'était une expérience de liberté et je sentais que c'était juste.

En 2003 j'ai pu rendre visite à Bob, assister à ses réunions et avoir plusieurs entretiens avec lui. Rapidement, il m'est apparu que j'avais enfin trouvé quelqu'un qui avait une compréhension claire et inébranlable de sa vraie nature.

Bob a expliqué que la compréhension lui était venue par le contact avec Sri Nisargadatta Maharaj en 1976.Bob a pu clarifier des questions et des problèmes spirituels que je n'avais pu résoudre en de nombreuses années de recherche. Alors que j'avais une très bonne compréhension de l'enseignement de la non-dualité (à travers les livres et la rencontre avec différents
enseignants au fil des ans) cela ne s'était vraiment jamais fait mien, jusqu'à ce que je rencontre Bob. Parce qu'il est totalement clair sur tout cela, il m'a permis de le voir par moi-même et ce, assez rapidement. Je n'ai jamais eu ce type d'expérience avec d'autres enseignants contemporains.

Avec Bob, j'ai trouvé une clarté pénétrante et une énergie qui ont vraiment marché pour moi. Son enseignement est le contraire de l'absurde, il pointe directement vers la réalité de notre propre être. Bob est l'un de ces meilleurs "secrets ouverts" dans le monde de la spiritualité contemporaine.

John Wheeler.


Je lis de moins en moins sur "le sujet", car de nombreux écrits me semblent dévier et ne plus montrer le chemin vers le centre, mais votre livre est une joie à partager et je le recommande sans hésitation aux soi-disant autres.

Léon Hartong, auteur de "S'éveiller au rêve"


Son enseignement, comme celui de Nisargadatta, est d'exposer le fondement de l'être. L'enseignement de Bob montre en permanence que la nature du mental est de diviser, que "comprendre est tout" (pour citer Nisargadatta), et que la compréhension vient de l'expérience directe, ici, maintenant, arrêt total, présence-conscience.

Jerry Katz fondateur de http://www.nonduality.com


Avec Bob, j'ai trouvé une clarté pénétrante et une énergie qui ont vraiment marché pour moi. Son enseignement est le contraire de l'absurde, il pointe directement vers la réalité de notre propre être. Bob est l'un de ces meilleurs "secrets ouverts" dans le monde de la spiritualité contemporaine.

John Wheeler auteur de "S'éveiller à l'état naturel"

 

 

 

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 11:34

 

Le miroir du monde

Évolution par sélection naturelle et mystère de la nature humaine

Voir dans ce livre, (et ici) « Les preuves de l'évolution », page 9.




Texte de la couverture arrière

Le monde a-t-il un sens ? Pourquoi existons-nous ? Qu'est-ce qu'un humain ? Ces questions émergent de notre cerveau. Tout comme notre pancréas, ce cer­veau est un produit de l'évolution par sélection naturelle. La biologie évolutionnaire peut contribuer grandement à éclairer ces questions existentielles normale­ment réservées à la philosophie, à la théologie ou, malheureusement, de plus en plus à l'ésotérisme. Mais ce terrain est miné : les réponses simplistes y abondent et il faut s'y méfier autant du réductionnisme excessif de la science actuelle que du pire ennemi de la raison : le désir de croire. Cet ouvrage propose des pistes de réflexion fondées sur la biologie darwinienne moderne.

L'auteur présente d'abord l'évolution et la théorie unificatrice de la biologie, la sélection naturelle. Il y montre, entre autres, que :

• la sélection naturelle est plus que la survie du plus fort ;

• elle s'exerce sans sélectionneur ;

• la reproduction est plus importante que la survie ;

• L'évolution n'a pas de projet ;

 

• l'être humain est un produit accidentel de l'évolution.

 

Ensuite, l'auteur utilise ce qu'on connaît de la biologie darwinienne pour tenter de comprendre le mystère de la nature humaine. Il constate que, tout en étant indéniablement un animal, l'être humain est seul capable d'être libre, proactif et angoissé. Grâce à son cerveau, il est un miroir de carbone qui réfléchit sur le monde dont il fait partie et auquel il tente de donner un sens.

 

Ce livre s'adresse aux femmes et aux hommes qui ont soif de comprendre, font confiance à leur raison, se méfient des superstitions et des mirages et souhaitent réfléchir à l'éclairage que la biologie darwinienne peut apporter au mystère de notre existence.


Cyrille Barrette est professeur de biologie à l'Université Laval depuis 1975. Spécialiste reconnu du comportement et de l'écologie des mammifères, il a publié de nombreux articles dans plusieurs revues scientifiques de calibre international. Soucieux de partager ses réflexions et de faire prévaloir la pen­sée scientifique, il a collaboré activement à de nombreuses initiatives de vulgarisation scientifique auprès des jeunes et du public en général, parallèlement à ses activités de recherche et d'enseignement.


   
Ce livre est formidable. C'est un des meilleurs livres que j'aie eu l'occasion de lire sur le sujet.
Voir aussi les ouvrages suivants :
  • Steven, Wienberg, Les Trois premières minutes de l'Univers (Paris ; Seuil, 1980)
  • Carl Sagan, Cosmos (Select, 1981).
  • Voir l'ouvrage de Hubert Reeves, Poussière d'étoile (Paris ; Seuil, 1984).
  • Voir mon article Évolution ou création 1987 pour discussion à propos de la
    présence du sable sur la terre.
  • Voir mon article Évolution ou création 1987, appendice A pour description
    de 11 méthodes de datation.

Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 07:13
LIVRE DE BOB ADAMSON : QUEL EST LE PROBLEME MAINTENANT , SI VOUS N' Y PENSEZ PAS ?


                                                    INTRODUCTION

Ce livre est une édition révisée de " Quel est le problème maintenant ,si vous n' y pensez pas ? " . La première édition s'est avérée ètre un tournant pour ceux qui l'ont lu . Les indications claires qui y sont données, ramènent l'attention vers cet endroit ou se fait la cognition directe . Le mental ,en quelque sorte vagabonde ,avec l'espoir de toujours rassembler ou d'accumuler quelque connaissance secrète. Bob ,en permanence ,montre le chemin du retour ,qui consiste à éliminer les fausses croyances . Au fur et à mesure que celles- ci sont nettoyées ,la clarté d'une conscience simple ,ouverte ,révèle sa subtilité ,toujours présente . Elle est avec vous maintenant ,mème si elle peut vous sembler enfouie sous les activités incessantes du mental .

Ce livre peut vous aider à vous ramener à ce qui ne change jamais en vous ,à l'essence mème de ce que vous ètes - le tout premier moment de l' ètre ,dont vous ne vous ètes jamais éloigné . C'est la paix qui dépasse toute compréhension .

Gilbert Schultz - Rédacteur .
Par DominiqueGiraudet - Publié dans : penser
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