Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Vendredi 4 juillet 2008

NOTE SUR LA PENSEE DE FRIEDRICH WILHELM NIETZSCHE -

 
Informations personnelles :
Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philosophe et un philologue prussien né le 15 octobre 1844 à Röcken, Prusse, près de Lützen, et mort le 25 août 1900 à Weimar (Allemagne).

L'œuvre de Nietzsche se rattache principalement à la métaphysique. Ses écrits incluent des critiques de la religion, de la moralité, de la culture contemporaine, de l'art et de la philosophie. Son style distinctif trouve ses fondements dans l'aphorisme et la poésie (style très prononcé dans son ouvrage Ainsi Parlait Zarathoustra). L'influence de Nietzsche est substantielle dans la philosophie et au-delà, notamment dans l'existentialisme et le post-modernisme.

De La Naissance de la Tragédie à ses dernières œuvres, Nietzsche s'est attaché à comprendre les conditions et les moyens de l'ennoblissement et de l'élévation de l'homme. Aussi nombre de commentateurs ont-ils souligné que le thème fondamental et constant de la pensée de Nietzsche, à travers les nombreuses variations de ses écrits, est le problème de la culture — ou « élevage », problème qui comprend la question de la hiérarchie et de la détermination des valeurs propres à favoriser cette élévation. Ce projet embrasse une partie critique omniprésente dans son œuvre, la destruction des valeurs de l'idéalisme platonicien et chrétien qui ont gouverné jusqu'ici l'Occident et qui, selon Nietzsche, menacent de conduire l'humanité à son auto-suppression.

Au cours de sa vie, Nietzsche a exprimé cette volonté d'une élévation de l'homme soit par une métaphysique d'artiste, soit par une étude historique des sentiments et des représentations moraux humains, soit enfin par une affirmation de l'existence tragique, au travers des notions de « Volonté de puissance », « d'Éternel Retour » et de « Surhomme ». Ces thèmes, sans s'exclure, se succèdent, parfois en s'approfondissant et s'entremêlant les uns aux autres, comme lorsque la philosophie de l'affirmation se présente sous la forme d'une exaltation de la puissance créatrice humaine.

On a parfois divisé l'œuvre de Nietzsche en trois périodes, en mettant en avant la prééminence de l'un ou l'autre de ces thèmes. On distingue ainsi une période comprenant La Naissance de la Tragédie et les Considérations Inactuelles, période pendant laquelle Nietzsche s'engage, sous l'influence de Schopenhauer et de Wagner, en faveur d'une renaissance culturelle de la civilisation allemande. La deuxième période est la période positiviste (de Humain, trop humain au Gai Savoir) ; Nietzsche rompt avec le wagnérisme, et développe une pensée historique et psychologique influencée par les moralistes français. La troisième période va de Ainsi parlait Zarathoustra à ses derniers textes ; c'est la période de maturité teintée d'un mysticisme symbolisé par l'Éternel Retour.

Cette périodisation a été contestée à plusieurs reprises, ce qui souligne une difficulté pour l'interprétation des textes de Nietzsche : que cette périodisation soit ou non exacte, le devenir de la pensée de Nietzsche demeure un fait difficile à appréhender et à restituer pour tous les commentateurs, difficulté qui fut accrue par les premières éditions des fragments posthumes.

Ces difficultés sont encore accentuées par la forme stylistique choisie par Nietzsche à partir de Humain, trop humain. Il décide en effet d'exposer sa pensée sous la forme d'aphorismes qui se suivent plus ou moins thématiquement, ou qu'il regroupe par chapitre. Nietzsche a donné plusieurs explications à ce choix. Ces explications touchent autant le travail de l'exposition de la pensée que celui de la réception de cette pensée par un lecteur.

Dans le premier cas, il s'agit d'éviter d'écrire des traités systématiques, alors que toute pensée est, pour Nietzsche, toujours en devenir. La forme rigide du traité détruit la vie de la pensée, tandis que l'aphorisme conserve quelque chose de la spontanéité philosophique. Dans le second cas, il s'agit d'interdire l'accès aux textes à un lecteur pressé qui ne voudrait pas se donner la peine de repenser ce qu'il lit. Nietzsche décrit ainsi ses textes comme un labyrinthe dont on doit trouver l'accès qui mènera à travers tous les aphorismes. On peut toutefois remarquer que Nietzsche a au contraire écrit ses dernières œuvres avec le souci d'être compris.

[Sources : Wikipedia, moi-même]


(read less)
Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philosophe et un philologue prussien né le 15 octobre 1844 à Röcken, Prusse, près de Lützen, et mort le

 [D] epuis trop longtemps la terre est un asile de fou.  - F.Nietzsche




par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 juillet 2008
par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 juillet 2008
N°88 - Editorial - Eté 2008AIREE L'imagination au pouvoir ? Aux yeux de la majorité des chercheurs spirituels, l'imagination a souvent été rejetée, considérée comme facteur d'illusion. D'Hermès Trismégiste à Jacob Böhme, jusqu'à Rudolf Steiner, des visionnaires en ont pourtant loué les vertus : c'est par un mode de connaissance imaginative que le sens de l'univers et l'oeuvre de la création leur auraient été révélés. De quelle imagination s'agissait-il ? Le discernement entre ce que nous pourrions appeler l'"imagination" (ou l'imaginal) et la "fantaisie" (ou le fantasme) devient ici nécessaire *. Car il s'agit aussi de comprendre que la pollution mentale par les images n'est que le reflet de notre environnement planétaire en proie aux plus désastreux déséquilibres. Des anthropologues contemporains, Henri Corbin et Gilbert Durand, ont réhabilité le mode cognitif de l'imagination. C.G. Jung en a montré le pouvoir créateur. Il reste, pour chacun d'entre nous, à comprendre l'importance de telles redécouvertes au sein d'un monde en crise qui a totalement oublié le pouvoir de l'imagination vraie. * En dehors des termes employés, qui varient selon les auteurs, c'est le sens du discernement des niveaux de connaissance qui importe.

par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 juillet 2008

"La philosophie n’est pas tout à fait innocente"

Edition : Philosophies

Ce n'est que sur le tard que j'aborde le "continent" de la Philosophie dont j'avais eu l'impression d'être exclu dans mes jeunes années par un enseignant et un enseignement, comment dire, peu à l'écoute, très normatif. Après quelques tentatives c'est autour d'Hannah Arendt et à travers son oeuvre que je tente de prendre pied sur des rives qui m'ont toujours effrayé. Pour m'apercevoir rapidement qu'Arendt, formée très tôt à la philosophie et la théologie, met en cause très fortement les philosophes, la philosophie, comme dans cette lettre à Karl Jaspers du 4 mars 1951[1].

 

(...)Voici des semaines que votre « Yahvé » n’aurait-il pas trop disparu ? » me poursuit sans que me vienne une réponse. Pas plus sans doute qu’à ma propre exigence dans le chapitre de la fin. Personnellement, je me défends tant bien que mal (et en réalité plutôt bien que mal) avec une sorte de confiance (enfantine, parce que jamais mise en doute) en Dieu (à la différence de la foi qui croit toujours savoir et tombe de ce fait dans le doute et les paradoxes). On ne peut naturellement rien en faire, sauf être content. Toute religion traditionnelle, juive ou chrétienne, ne me dit plus rien du tout en tant que telle. Je ne crois d’ailleurs plus qu’elle puisse encore fournir quelques fondements pour quelque chose d’aussi directement politique que des lois.

 

Le mal s’est avéré plus radical que prévu. Exprimé superficiellement : le Décalogue n’a pas prévu les crimes modernes. Ou : la tradition occidentale souffre du préjugé selon lequel le pire mal que puisse commettre l’homme nait des vices de l’égoïsme ; alors que nous savons que le pire mal ou le mal absolu n’a plus rien à voir avec ces thèmes du péché que peuvent comprendre les hommes. Je ne sais pas ce qu’est le mal absolu mais il me semble qu’il a en quelque sorte à faire avec les phénomènes suivants : déclarer les êtres humains superflus en tant qu’êtres humains –non pas les utiliser comme des moyens, ce qui n’entame pas leur humanité et ne blesse que leur dignité d’hommes, mais les rendre superflus bien qu’ils soient des êtres humains. Cela arrive dès qu’on élimine toute unpredictability (imprévisibilité), qui, du côté des hommes correspond à la spontanéité. Tout cela est lié à l’illusion d’une toute-puissance (pas simplement goût du pouvoir) de l’homme lui-même. Si l’homme bien qu’homme était tout-puissant, on ne verrait pas en effet pourquoi il devrait y avoir des hommes au pluriel –tout comme dans le monothéisme seule la toute puissance de Dieu lui confère son unicité. Je veux dire : la toute puissance de l’homme individuel rend superflus les hommes au pluriel. (Nietzsche me semble-t-il, n’a rien à voir avec cela et Hobbes non plus. La volonté de puissance tend constamment à devenir plus puissante encore, elle s’en tient par principe à ce comparatif qui respecte encore les limites de la condition humaine, et n’avance jamais jusqu’à la folie du superlatif.)

 

Or, je soupçonne la philosophie de n’être pas tout à fait innocente quant à ce qui nous est donné là. Pas dans le sens naturellement où Hitler pourrait être rapproché de Platon. (La raison, non la moindre, pour laquelle je me suis donné la peine de déceler les composantes des formes de gouvernement totalitaire, est de nettoyer de tout soupçon la tradition occidentale de Platon jusqu’à Nietzsche inclus.) Mais sans doute au sens où cette philosophie occidentale n’a jamais eu une conception du politique et ne pouvait en avoir parce qu’elle parlait forcément de l’homme individuel et traitait accessoirement la pluralité effective. Mais je n’aurai pas dû écrire tout cela, ce n’est pas encore mûr. Pardonnez-moi. (...)

 

[1] Hannah Arendt, Karl Jaspers. « La philosophie n’est pas tout à fait innocente », lettres choisies et présentées par Jean-Luc Fidel. Petite Bibliothèque Payot. 1995 et 2006. Pages 248-250.

par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 juillet 2008
HOWARD ZINN
L'Impossible neutralite

Autobiographie d'un historien et militant


CITATION
"Je peux comprendre que ma vision de ce monde brutal et injuste puisse sembler absurdement euphorique. Mais pour moi, ce que l'on disqualifie comme tenant de l'idealisme romantique ou du voeu pieux se justifie quand cela debouche sur des actes susceptibles de realiser ces voeux, de donner vie a ces ideaux. La volonte d'entreprendre de tels actes ne peut se fonder sur des certitudes mais sur les possibilites entrevues au travers d'une lecture de l'histoire qui differe de la douloureuse enumeration habituelle des cruautes humaines. Car l'histoire est pleine de ces moments ou, contre toute attente, les gens se sont battus ensemble pour plus de justice et de liberte, et l'ont finalement emporte _pas assez souvent certes, mais suffisamment tout de meme pour prouver qu'on pourrait faire bien plus. Les acteurs essentiels de ces luttes en faveur de la justice sont les etres humains qui, ne serait-ce qu'un bref moment et meme ronges par la peur, osent faire quelque chose. Et ma vie fut pleine de ces individus, ordinaires et extraordinaires, dont la seule existence m'a donne espoir."


par DominiqueGiraudet publié dans : penser communauté : Les philosophes épars
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus